Voiture et palmarès : l’Ademe a rendu le verdict 2011

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Le dixième palmarès des véhicules les moins émetteurs de CO2 – « car labelling » – de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a été publié ce 8 juin.

Dans la catégorie diesel, la Smart Fortwo arrive en tête, comme en 2009, avec 86g de CO2/km. Pour les véhicules « essence » ce sont les hybrides Toyota Auris et Toyota Prius qui se hissent au premier rang avec 89g de CO2/km. L’agence note que, comme l’an dernier, les lauréats du palmarès sont des voitures émettant moins de 90g de CO2/km, alors qu’en 2002 le véhicule le plus performant de la catégorie essence émettait encore 118g de CO2/km.

Du côté des voitures « essence » les plus émettrices en CO2, le groupe italien Lamborghini a été jugé avec sévérité ; son modèle super-sportif, la Murciélago, voiture – essence et diesel confondues – franchit la barre des 500 g de CO2/km en 2009. Le groupe Mercedes-Benz enregistre lui les plus fortes émissions de CO2 au niveau des voitures Diesel avec son modèle G280 (320 g/km).

 

La France, deuxième au classement

En 2010, la moyenne des émissions de CO2 des véhicules neufs vendus en France a été de 130 g/km, ce qui place la France en deuxième position juste après le Portugal (129 g/km). En 10 ans, la France a réduit de 25 g la moyenne de ses émissions sur les véhicules neufs. Quant à la moyenne européenne des émissions de CO2, elle a baissé de 45 g en 15 ans.

Cette performance est due en grande partie aux incitations et aides de l’Etat. D’après le rapport de l’Ademe, la prime à la casse, le dispositif bonus-malus, première mesure du Grenelle de l’environnement – qui a pris fin en décembre 2010 – et l’arrivée des véhicules hybrides ont joué un rôle important, en France, pour augmenter l’achat de voitures plus « vertes ».

 

Un constat positif qui doit être nuancé

En dressant ce palmarès, l’Ademe dresse un bilan positif des progrès automobiles en matière de pollution. En 2002, les meilleurs véhicules essences plafonnaient à 118 g d’émission CO2 par km. Aujourd’hui, les véhicules les plus vertueux ne dépassent pas les 90 g/km. Les innovations technologiques ont permis aux constructeurs de réduire les émissions des véhicules, certes, mais la planète n’est toujours pas préservée de leurs émissions de particules fines, d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures imbrûlés.

Si Joëlle Colosio, du département « Air » de l’Ademe, relève que la sortie de crise engendre une aggravation des émissions des gaz à effet de serre et « renforce la nécessité d’agir, elle rappelle aussi les résultats de l’étude européenne Aphekom faisant le bilan de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique. Publiée en mars dernier, cette étude fait le lien entre les émissions urbaines de particules fines et d’oxydes d’azote et la réduction de l’espérance de vie des citadins. La Commission européenne avait d’ailleurs assigné la France pour non-respect des valeurs-limites sur les particules et pour un dépassement sur les oxydes d’azote.

L’Ademe exprime son inquiétude face au constat selon lequel les voitures sont de plus en lourdes. Elle déclare qu’« il serait intéressant de voir quel serait le gain en CO2 avec des voitures moins lourdes ».

L’agence dénonce aussi la faible performance du domaine du diésel : en 2002 la voiture la plus performante émettait 81g de CO2/km contre 86g en 2010. Elle note néanmoins que six constructeurs automobiles, dont trois européens, ont d’ores et déjà atteint l’objectif fixé pour 2015 par Bruxelles d’une émission inférieure ou égale à 130g de CO2/km, à savoir Fiat (122g), Toyota (127g), Renault et PSA (129g chacun).

Autre souhait de l’Ademe, « que le la proportion des véhicules diesel diminue et notamment en ville ». « Avec l’obligation d’installer un catalyseur pour les oxydes d’azote et un filtre à particules dans un proche avenir, le prix des diesels devrait augmenter », espèrent les porte-parole du bras séculier du ministère de l’Ecologie.

 

A quand l’intégration des voitures à nouvelles technologies dans le palmarès ?

Si l’inconvénient, toujours irrésolu, de la voiture à hydrogène est la formation de CO2 pour la construction même de son moteur, la voiture du futur ne polluera pas car elle n’émet que de la vapeur ou de l’eau… L’intégration des ces voitures rendra peut-être le classement obsolète obligeant les constructeurs à faire appel à des systèmes moins polluants…

 

Trop d’ozone peut tuer l’Européen

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Malgré les prescriptions européennes, les taux de pollution de l’ozone (O3) sont alarmants et mettent en jeux la santé et l’environnement des citoyens des pays membres.

Les recommandations de l’Union Européenne (UE) sont formelles : les taux maximum de pollution à l’ozone ne doivent dépasser de 120 microgramme par m3. Voilà pourtant, d’après un rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE), que ce taux a été dépassé pendant plus de 40 jours lors de l’été 2010.

Qu’avons-nous à craindre ?

Selon l’AEE, lorsque l’ozone (issu de gaz comme l’oxyde de nitrogène, le monoxyde de carbone et le méthane) n’est pas directement émis dans l’atmosphère, il peut causer des troubles médicaux pouvant entraîner un décès précoce. Les excès d’ozone peuvent également affecter les rendements agricoles.

Quels sont les coupables ?

Au premier plan, sont responsables émissions industrielles et celles du transport routier, qui représentent entre 50 et 66% des émissions totales. Le rapport de l’AEE précise cependant que « l’ozone n’est pas directement émis dans l’atmosphère, il s’agit d’un polluant secondaire qui résulte de la réaction photochimique entre certains polluants primaires (les oxydes d’azote, le monoxyde de carbone et les composés organiques volatils) sous l’effet du rayonnement solaire ».

A cela, s’ajoute que la création de pollution à l’ozone dépend beaucoup des conditions météorologiques comme la température et l’intensité solaire, les niveaux de production peuvent donc considérablement augmenter suite à de longues périodes ensoleillées.

Au second plan, l’implication des Etats membres de l’Union Européenne dans le processus de réduction des émissions polluantes qui est insuffisante. La majorité des Etats ne respecte pas le processus. Les émissions trop importantes enregistrées lors de l’été 2010 ont été constatées dans 17 pays : Allemagne, Autriche, Bulgarie, Chypre, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Malte, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie. Les Etats ont pourtant un rôle clé à jouer pour inciter particuliers et entreprises à modifier leur mode de production ou de consommation que ce soit grâce à des aides ou sanctions financières,  ou à une sensibilisation intensive aux enjeux de la qualité de l’air. Il en va de la santé de leurs citoyens et leur environnement naturel…

Sources: commentcamarche.net, le journal de l’environnement

Les Australiens disent non à la taxe carbone !

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Après un sondage, réalisé les 1er et 2 juin, par l’institut Galaxy pour les journaux du groupe News Limited, l’avis est clair : 58% des Australiens sont contre la taxe carbone. Celle-ci n’est soutenue que par 28% des sondés.

Le projet de loi a été lancé en février 2011. Déjà, l’idée était très impopulaire provoquant manifestations et oppositions des conservateurs et des libéraux. Le projet de loi consiste à créer un marché de crédits-carbone : durant les trois à cinq premières années, le prix de ces crédits sera fixé, ensuite ils entreront dans un mécanisme d’échanges et de transactions. Les principaux secteurs visés par la taxe sont l’énergie, les mines et les transports. La taxe-carbone entrera en vigueur dès juillet 2012.

L’idée est louable et vise à renforcer les mesures prises en 2007 pour la réduction des émissions des gaz à effets de serre. L’énergie australienne provient en grande partie du charbon, elle fait du continent un des plus grands émettrices de gaz à effet de serre: une réduction s’impose. Mais la taxe qui touche les producteurs d’électricité pourrait se répercuter fortement sur les ménages et  amener une hausse des prix de l’énergie. Même si ces prix sont parmi les plus bas de la planète, les ménages modestes ne pourront supporter une augmentation.

La population exige des élections anticipées avant toute décision de cette importance.

Pour calmer les craintes de ces citoyens, le gouvernement propose de reverser les sommes issus de cette taxe à l’aide octroyées aux ménages, mais cela ne suffit pas. Une campagne de promotion a même été mise en place, incluant notamment quelques célébrités comme les acteurs Cate Blanchett et Michael Caton.

Mais le principe de cette taxe n’est pas suffisant pour faire diminuer les émissions carboniques affirme l’économiste Lynn Chester, de l’université de Sydney, dans une interview à Rfi. Il est nécessaire d’investir massivement dans des programmes de recherche en faveur des énergies durables afin de réduire la dépendance aux énergies polluantes. Elle ajoute que l’investissement doit provenir directement de l’Etat pour apporter des résultats efficaces.

Le rejet d’une telle taxe n’est pas nouveau. En France, en 2010, 69% des Français se montraient favorables au retrait du projet de taxe carbone décidé par Nicolas Sarkozy, président de la république. L’efficacité d’une telle taxe dépend en grande partie de l’application qu’en fera le gouvernement. Dans le cas australien, il sera nécessaire de rester ferme face aux revendications des secteurs miniers pour qu’elle conserve toute sa substance. Même si la loi doit rester consciente des difficultés des entreprises et à même d’inciter des activités de la recherche, en énergie verte notamment.

Hydrogène : avons-nous trouvé l’énergie du futur ?

 

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Cette semaine, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) a lancé, quatre Appels à Manifestations d’Intérêt (AMI) parmi lesquels figure la promotion de l’Hydrogène et de la pile à combustible. Cet appel démontre que les « Pouvoirs Publics de notre Pays prennent enfin conscience de l’importance capitale de ce vecteur d’énergie pour l’avenir de notre Pays», affirme René Trégouët, sénateur français honoraire dans un article sur RTflash.

L’appel fait suite à une conférence sur l’hydrogène du 31 mai lors des Mardis durables du Palais de la Découverte (Paris, France) auxquels avait participé l’ADEME et des représentants de sociétés majeures : Areva, Air Liquide, CEA, l’association ALPHEA.

Le développement de l’énergie à base d’hydrogène relève de la progressive prise de confiance des autorités scientifiques puis publiques pour cette énergie plus propre. L’opinion générale reste encore sceptique face à un gaz potentiellement dangereux : l’hydrogène est un gaz explosif. Mais « si l’on met le feu à une voiture à hydrogène, elle n’explosera pas, contrairement à celle à essence : l’hydrogène s’échappe, formant une flamme incolore, verticale et non rayonnante », assure Gauthier Winé, ingénieur chez ALPHEA.

 

Une fabrication rentable et verte

Il y a plusieurs procédés de production de l’Hydrogène : le vaporeformage, à partir d’hydrocarbures, et l’électrolyse de l’eau. La première technique, la plus répandue, a l’inconvénient de produire du CO2, et la seconde nécessite quant à elle de grandes quantités d’électricité mais affiche un très bon rendement. Pour le mieux, il faudrait que l’hydrogène soit produit à partir d’énergies renouvelables. Une solution serait de le fabriquer à partir de biogaz obtenu par fermentation de biomasse ou de créer l’électricité nécessaire à l’hydrolyse à partir de force éolienne, hydraulique et photovoltaïque.

Son stockage sous forme solide est plus sûr et moins coûteux. Cette forme de conservation est bien développée chez Mc Phy Energy, une startup française, qui sait stocker l’hydrogène sous forme de fines galettes d’hydrures de magnésium solides.

René Trégouët estime qu’ainsi les producteurs seront de plus en plus petits : l’énergie solaire ou éolienne permettra à un particulier de fabriquer et stocker de l’hydrogène sous forme non dangereuse. La plaque d’hydrogène pourrait autoalimenter une pile à combustible. «Le particulier ainsi équipé disposera, au moment où il le voudra, de toute l’électricité dont il aura besoin pour s’éclairer, pour se chauffer, pour faire tourner tous les matériels fonctionnant à l’électricité » conclut le sénateur.

Cette énergie transportable pourrait, sous la forme d’1mx30cmx30cm, « répondre à la consommation journalière d’un ménage », souligne Daniel Clément, directeur scientifique adjoint à l’ADEME. A ces avantages s’ajoute son indépendance des réseaux d’énergie existants. D’autant que le rendement de la pile à hydrogène est bon : entre 45 et 60 % ; ceci est mieux qu’un moteur classique.

 

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

On fait peu d’usages de l’hydrogène dans l’industrie française. La cause revient à une réglementation française dans ces domaines beaucoup plus restrictive que celle des pays concurrents (Japon, Corée, Allemagne, Pays scandinaves, USA) et au ridicule des incitations fiscales proposées pour développer ces secteurs stratégiques (au niveau des PME et des particuliers).

 

De l’énergie hydrogène pour quoi faire ? Peut-on souhaiter déjà longue vie à la voiture à hydrogène ?

Les avancées technologiques du secteur automobile sont saisissantes. Les voitures construites, plus légères que leurs homologues, s’adaptent à tout type de climat, sont de plus en plus autonomes et leur plein se fait en quelques minutes. Ainsi, pour les grands trajets, ils surclassent les modèles électriques, qui sont davantage adaptés aux déplacements en ville et nécessitent plusieurs heures de recharge. Ils dépassent de loin les possibilités permises par les biocarburants.

Mercedes en tête avec la classe B F-Cell. Ces trois voitures viennent de parcourir un tour de la Terre de 90 000 km à elles seules pour prouver leur autonomie. Audi suit la même orientation avec la Q5 HFC (Hybrid Fuel Cell) : son automobile a participé à un rallye de 300 km sans refaire un seul plein. Toyota promet des berlines à l’hydrogène mais seulement là où les infrastructures adéquates sont et seront disponibles.

Face à la hausse des prix du combustible fossile, les consommateurs préfèrent investir dans des modèles utilisant des options plus abordables. Nombreux attendent d’ailleurs un véhicule à émission zéro. Quoiqu’il en soit, les consommateurs n’achèteront pas le véhicule s’ils n’ont pas accès au carburant requis. Et seules la demande, la volonté politique et la disponibilité des véhicules à hydrogène ainsi que du carburant animeront le développement et des automobiles et des moyens de  et les routes qui les accueilleront. Pour exemple, en 2007, le Canada et les États-Unis ont convenu de créer une « autoroute verte », un réseau de 200 stations de ravitaillement en hydrogène entre la Colombie-Britannique et la Californie.

Mais en attendant la généralisation de la commercialisation de la voiture à hydrogène, rendez-vous dans les huit bus londoniens, en Angleterre, déjà équipés afin de répondre au projet de  réduction des émissions de CO2 de 60 % d’ici 2025…

Des pistes pour un sommet de Bonn efficace

 

A une semaine du lancement du sommet des Nations-Unies sur le changement climatique à Bonn, en Allemagne, Andrew Simms vient de publier une tribune sur le site du Guardian. Mais qui est Andrew Simms? Il s’agit du directeur du programme sur le changement climatique du NEF – the new economics foundation.

Celui-ci suggère dix pistes de réflexion aux négociateurs du sommet :

  • Organiser les négociations dans des lieux durement touchés par le réchauffement climatique, comme l’archipel de Tuvalu, menacé de disparition par la montée des eaux. Cette décision leur permettrait sans aucun doute de prendre conscience des problèmes auxquels ils doivent remédier.
  • Débarrasser les délégations des lobbyistes issues d’entreprises peu scrupuleuses.
  • Remettre en question le système de calcul des émissions de CO2. Andrew Simms estime ici que les pays riches ont trop souvent l’opportunité « de délocaliser leurs émissions » en faisant produire leurs marchandises dans d’autres pays, et donne ainsi une image de progrès dans la lutte contre le changement climatique, alors qu’il n’en est rien.
  • Expérimenter plus, et abandonner toute vision à court terme. Il propose ici la création d’un conseil représentatif indépendant, chargé de fixer un plan d’ensemble de réduction des émissions de CO2.
  • Associer tous les acteurs et les aspects des villes pour favoriser une transition énergétique en leur sein.
  • Débarrasser ce type de sommet de présentations « d’innovations gadgets », donnant le sentiment qu’il s’agit d’une « foire commerciale de la technologie » , et plutôt repenser notre modèle économique et notre politique d’innovation.
  • Mobiliser les mêmes montants employés pour le sauvetage des banques lors de la crise financière afin d’investir dans les réseaux intelligents et les énergies renouvelables.
  • Acter la suppression des subventions aux énergies fossiles, afin d’employer la manne financière dégagée pour favoriser la transition vers une économie verte, porteuse d’emplois et d’une meilleure qualité de vie.
  • Acter un objectif de réduction des émissions de CO2 de 30% d’ici à 2020.
  • Enfin, sa dernière piste est ouverte : il suggère à tous d’émettre ses propositions.

Source : The Guardian

ALERTE: Un triste record pour les émissions de CO2

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Les derniers relevés des émissions montrent une hausse de 5% depuis le précédent record de 2008. La nouvelle annoncée par The Guardian, relayée par le Monde, provoque l’émoi dans le monde de la science.

Les projections « supposent qu’il y a 50 % de possibilité que l’augmentation de la température dépasse 4 °C vers 2100 », affirme Nicholas Stern, de la London School of Economics, auteur d’un rapport référence sur le changement climatique, au Guardian.

Quelles en sont les causes ?

  • Les premiers accusés sont les pays en voie de développement (PED). Si comme le soutient Sir David King, ancien responsable scientifique et conseiller du gouvernement britannique, il existe toujours un lien entre hausse du PIB et hausse des émissions, la réduction du réchauffement climatique reviendrait à empêcher le développement des PED.

C’est un retour au débat qui paralysa le Sommet de Copenhague et une inflexion aux orientations prises lors du Sommet de Cancun rappel le Handelzeitung.

  • Notons cependant que les estimations de l’Institut de l’Energie Atomique montrent que la récession lors de la crise de 2008 a eu un faible impact sur les émissions.
  • Les Pays développés ne sont pas hors de cause : leur pratique d’importation de produits, provenant de Chine par exemple, est un moyen de détourner le protocole de Kyoto. En effet, celui-ci sanctionne uniquement le lieu d’émission de CO2, qui est souvent le lieu de production de biens plutôt que le lieu de consommation de ces biens.

Quelles solutions ?

Le séisme au Japon a remis en cause l’usage du nucléaire. Mais il est indéniable que celui-ci a un impact positif sur les émissions, d’autant que les énergies fossiles sont vouées à disparaître. Il devient essentiel d’adopter une politique nucléaire claire.

La seule – faible – lueur est la prochaine rencontre de l’ONU pour dresser une nouvelle convention sur l’environnement à la fin du mois à Bonn, en Allemagne. Y aura-t-il un renouvellement des stratégies et des idées ?

Sources : The Guardian, Le Monde, site internet de la CCNUCC, le Handelzeintung

Pour l’OCDE, croissance et protection de l’environnement vont de pair

crédits : fotosearch.fr

L’organisation de coopération et de développement économique (OCDE) vient de publier, à l’occasion de ses cinquante ans, une tribune en ce sens sur son site web, relayée par le quotidien britannique The Guardian.

L’institution insiste sur le fait que, par des investissements judicieux dirigés vers des politiques d’innovation ou d’entreprenariat, en vue d’initier le changement vers une économie plus verte, les Etats peuvent « trouver de nouvelles sources de croissance et d’emploi ». Dans cette optique, elle a récemment mis à leur disposition un nouveau rapport, intitulé « Vers une croissance verte ». Celui-ci leur ouvre la voie en fixant « un cadre pratique pour stimuler la croissance économique et protéger l’environnement ».

Ainsi, pour le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, « ce rapport montre que croissance et souci de l’environnement peuvent aller de pair […] à condition de mettre en œuvre les politiques appropriées, nous pouvons tout à la fois créer des emplois, accroître la prospérité, préserver notre environnement et améliorer la qualité de vie ».

Deux types de mesures complémentaires sont envisagés pour permettre une transition vers cette économie plus verte. Tout d’abord, il s’agit de fixer un cadre budgétaire et réglementaire solide, ainsi qu’une politique d’innovation ambitieuse, afin de renforcer la croissance économique et préserver le capital naturel. Ensuite, il convient d’inciter à « une utilisation efficiente des ressources naturelles » et de rendre ainsi la pollution plus coûteuse.

L’organisation estime que ce changement doit être opéré le plus rapidement possible. Elle constate en effet que le capital naturel dont l’humanité dispose se dégrade : l’eau se raréfie, le climat se modifie…

Enfin, elle met également à la disposition des Etats certains outils pratiques afin de les soutenir dans cette transition, comme le document « outils pour la mise en place d’une croissance verte » ou encore un mécanisme de suivi des progrès réalisés.

Vers le lancement de projets de stockage géologique du CO2 en France ?

crédits ifpenergiesnouvelles.fr

Le proverbe « tout vient à point à qui sait attendre » vient de trouver un écho particulier sur le dossier du stockage géologique du CO2 en France. Thématique discutée lors du Grenelle de l’environnement en 2007, elle avait alors été inscrite comme l’une des actions prioritaires à mener pour le gouvernement. Mais il aura fallu attendre le mois de mai 2011 pour qu’enfin soit lancé un appel à manifestations d’intérêt pour développer ce type de projet.

Un tel stockage peut s’opérer au sein de gisements pétroliers ou gaziers épuisés, de gisements de charbon inexploités, ou encore en aquifères profonds – formations géologiques perméables qui contiennent de l’eau salée impropre à la consommation – souvent très vastes et présentes dans toutes les régions du globe, comme dans les bassins parisiens et aquitains.

Mais comment piéger le CO2 et le transporter sur son lieu de stockage ?

Des techniques existent déjà. Il s’agit par exemple d’un transport par voie de gazoduc du CO2 à l’état dit « super critique », c’est-à-dire pressurisé et à une température de 31°C, utilisé par l’industrie pétrolière aux Etats-Unis. Il s’agit également d’un transport à l’état liquide, à une température de -40°C pour le CO2 toujours pressurisé. Mais ces techniques restent pour l’heure très coûteuses. Avant cette phase de transport, le CO2 pourrait par exemple être piégé lors du rejet de fumées de combustion.

L’objectif est ici de permettre au CO2, soit de se dissoudre dans l’eau, soit de réagir avec la roche afin de former des minéraux carbonatés. Cela permettrait à coup sur de réduire l’impact de nos industries sur l’environnement !

Le « Straddling Bus » chinois, bientôt sur nos routes ?

La Chine a présenté en mai 2010 à la manière de Steeve Jobs un tout nouveau concept de transport en commun révolutionnaire : le « straddling bus ». Ce concept prend des allures de tramway ou train léger suspendu, ou encore plus surprenant, de tunnel roulant, permettant aux voitures de circuler sous son châssis. Il devrait être mis en service dans le futur dans le district de Mentougou à Beijing.

Mais quel est l’intérêt d’un tel concept ? Celui-ci permettrait sans aucun doute de décongestionner nos aires urbaines et fluidifier le trafic. En effet, il mettrait un terme à la nécessiter de cumuler sur nos axes de circulations des voies dédiées à chaque mode de transport, qu’il s’agisse de l’automobile, du bus ou encore du tramway, en les réunissant en une seule et unique voie à usage commun.

Ce bus nouvelle génération serait alimentée par l’électricité et l’énergie solaire, lui permettant d’atteindre une vitesse maximale de 60Km/h, et pourrait transporter plus d’un millier de voyageurs. Son coût serait d’approximativement 52 millions d’euros. Celui-ci reste moindre que l’investissement nécessaire au creusement et à la mise en service d’une ligne de métro par exemple : le coût de fabrication du « straddling bus » ne représente ainsi que 10% de l’investissement nécessaire à la réalisation d’un métro équivalent. En outre, sa réalisation aurait un impact environnemental moindre.

Ce projet nous vient de « Shenzhen Hashi Future Parking Equipment Co. ». Le verrons-nous un jour sur nos routes ?

Un écosystème découvert en Antarctique

Crédits photographiques: Richard Ling

Des étoiles de mer géantes ou des éponges colorées sont les espèces qui ont pu être observées début 2010 lorsqu’un iceberg de 96 mètres de long est entré en collision avec le glacier Mertz à l’Est de l’Antarctique, provoquant des fissures dans l’océan austral.

Cela a été l’occasion pour les scientifiques d’observer tout un écosystème auparavant emprisonné sous des centaines de mètres de glace.

A l’heure actuelle, l’océan est inondé par une floraison intense de phytoplancton. Malgré l’absence de lumière naturelle, l’eau riche en éléments nutritifs a soutenu la prolifération de la vie marine. Les étoiles de mer seraient de la taille d’un enjoliveur selon Martin Riddle, l’un des principaux chercheurs de l’expédition scientifique.

Une expérience naturelle sur les effets du réchauffement climatique

L’épaisse couche de phytoplancton a fleuri en raison de l’augmentation de la lumière du soleil et de l’abondance des poussières de fer libérées par la fonte du glacier qui alimentent les petits organismes. Selon Steve Rintoul, un océanographe en Tasmanie, c’est « une sorte d’expérience naturelle où le vêlage du glacier n’a pas été causé par le changement climatique. Il s’agit d’un évènement naturel, la nature a fait l’expérience pour nous ».

Bien qu’il soit naturel, il pourrait encore avoir des effets importants globaux sur la météo, la circulation océanique et la vie marine. L’une des principales raisons de l’expédition scientifique était d’étudier comment l’écosystème peut répondre à ces changements à grande échelle et mener des expériences pour aider les scientifiques à mieux comprendre le changement climatique.

La diminution de la salinité pourrait réduire la circulation des courants océaniques

La plus grande inquiétude à propos de cet évènement reste la diminution rapide de la salinité de l’eau dans la région en raison de la fonte de la glace qui flotte dans les eaux les plus chaudes. La réduction de la salinité combinée à l’augmentation de la température de l’océan pourrait considérablement affecter la circulation thermohaline future autour de l’Antarctique car les environs du glacier Mertz constituent l’une des principales zones d’eau salée dense de l’Antarctique.

A mesure que la salinité diminue et que la température augmente, l’eau devient moins dense. Cela signifie que les courants de circulation qui apportent l’eau froide riche en éléments nutritifs des profondeurs de l’océan pourraient diminuer, ce qui aurait des conséquences inquiétantes pour la vie marine tout autour de l’Antarctique, et éventuellement dans le reste des océans.

La diversité de l’écosystème observé pourrait donc être de courte durée et l’on ne peut qu’espérer que les informations collectées aideront à soutenir l’Australie qui milite pour la création une zone de protection marine dans la région de Mertz.

Des cellules solaires sur les pistes cyclables aux Pays-Bas

Crédits photographiques: BrokenSphere

Après le smartphone , le tissu, le verre ou le plastique, c’est une piste cyclable qui va être recouverte de cellules solaires.

Un projet précurseur de « Solaroad »

Les Néerlandais sont bien connus pour l’omniprésence de leurs pistes cyclables à tel point qu’Amsterdam est au coude à coude avec Copenhague pour le titre de capitale européenne des vélos.

Dans ce contexte, les Pays-Bas envisagent l’installation de panneaux solaires sur les routes en commençant par les pistes cyclables. Cela a pour avantage une utilisation efficace de l’espace qui est mise au service de la production d’énergie.

Ce projet « Solaroad » est né grâce à la firme néerlandaise TNO. Une couche d’un centimètre d’épaisseur de cellules solaires en silicium cristallin est fixée sur le dessus avant d’être recouverte d’une couche de verre trempé.

Un projet pilote pour l’année prochaine

Ce procédé pourrait potentiellement produire 50 kWh par m2 et par an pour notamment contribuer à l’éclairage des rues et des feux de circulation dans un premier temps.

Cependant, ce procédé en est encore au stade du développement. C’est la raison pour laquelle un programme pilote à petite échelle doit être mené dans la ville de Krommenie, en dehors d’Amsterdam.

Prévue pour être installée l’année prochaine, la première « Solaroad » pourrait ensuite être mise en place dans tout le pays. Aux Etats-Unis, les premiers tests de routes solaires ont débuté en février mais le prix du panneau solaire routier en verre super résistant devrait rester très élevé.

La France accuse un retard sur la traçabilité de son or

Mine d'Or au Pérou Sources : greenetvert.fr

La France serait en retard en matière de traçabilité de l’or. C’est ce que pointe du doigt WWF qui attire l’attention de la filière depuis le 8 avril.

L’organisation environnementale WWF-France souhaite « amener les acteurs de la filière française de l’or à prendre conscience des conséquences sur l’environnement » qu’implique l’extraction de ce métal.

A travers un rapport disponible ici intitulé « Sur les traces de l’or : la filière française face aux défis de l’or traçable et responsable« , l’ONG alerte sur les risques environnementaux encourus par l’extraction de la matière précieuse. Voici un résumé de la situation communiqué par l’association à la sortie du rapport :

  • « Un contexte de flambée des cours mondiaux qui accroît les risques environnementaux liés à l’extraction :

Le cours de l’or bat de nouveaux records avec une valeur de plus de 1 460 US dollar l’once. Les causes conjoncturelles sont bien identifiées : crise économique mondiale, tensions en Afrique du Nord et Moyen-Orient, inquiétude concernant la dette en Europe. Les conséquences de cette « fièvre de l’or » qui poussent les chercheurs d’or et les multinationales minières à aller chercher au plus vite de nouveaux gisements aurifères sont, elles aussi, bien connues : pollution des fleuves français de Guyane, déplacement de villages entiers aux Philippines, empoisonnement de l’eau potable touchant plus de 2 millions de personnes en Roumanie, soutien financier aux milices armées de Colombie et du Congo, exploitation de milliers d’enfants au Burkina Faso, Niger et Ghana, etc.

  • Avec 57% des volumes extraits, le marché de l’or dédié à la bijouterie est stratégique pour le développement de l’or responsable

Face à cette situation, quelles garanties les professionnels de la filière bijouterie-joaillerie française peuvent-ils apporter aux consommateurs quant à l’origine de l’or et la façon dont il a été extrait ?

En collaboration avec les trois syndicats de la bijouterie-joaillerie française, c’est précisément la question que le WWF France a posé à un échantillon représentatif de 200 professionnels de la filière (affineurs, fabricants et distributeurs). L’analyse des réponses, présentées dans le rapport Sur les traces de l’or : la filière française face aux défis de l’or traçable et responsable , a permis d’obtenir les résultats suivants :

  1. 82 % des répondants reconnaissent ne pas connaître la provenance de l’or qui passe entre leurs mains ;
  2. 84 % des répondants n’ont aucune garantie concernant la responsabilité des pratiques d’extraction ;
  3. 75% des répondants sont conscients des lourds impacts de l’extraction aurifère ;
  4. 90 % des répondants se déclarent prêts à agir, à leur niveau, afin de combattre les pratiques désastreuses d’extraction.

Face à ce constat, l’étude du WWF-France propose un chemin d’amélioration continu qui permettrait aux professionnels de s’engager pour soutenir un changement des pratiques d’extractions aurifères afin de garantir à leurs clients une meilleure traçabilité et des produits issus de pratiques plus responsables. Cette évolution est indispensable pour permettre aux consommateurs de maintenir leur pleine confiance dans la filière bijoutière et joaillière française. »

La production croissante de biocarburants entraîne au moins 192 000 décès par an

Source: Flickr

L’augmentation de la demande mondiale pour les biocarburants, principalement due aux politiques des pays industrialisés qui cherchent à améliorer l’indépendance énergétique et à freiner le réchauffement climatique, a contribué à la hausse des prix alimentaires mondiaux. En conséquence, plus de personnes dans les pays en développement souffrent à la fois de faim chronique et de pauvreté absolue (moins d’1.25$ par jour).

192 000 décès liés aux biocarburants par an

Le Docteur Indur M. Goklany, expert en évaluation des risques environnementaux et ancien chercheur de l’EPA, a publié une nouvelle étude dans le journal de l’association américaine des physiciens et des chirurgiens (AAPS) dans son numéro du printemps 2011. Cette analyse conclut que la production de biocarburants entraînerait au moins 192.000 décès supplémentaires et la perte de 6,7 millions d’AVCI (Année de vie corrigée de l’incapacité) par an. Il s’agit d’une mesure d’écart de santé mise au point par l’OMS en vue d’estimer le poids d’une maladie pour une population donnée. Les AVCI équivalent à la somme des années de vie perdues (AVP) à cause de la maladie et des années de vie vécues avec une incapacité (AVI).

Selon le Dr Indur M. Goklany, les politiques visant à stimuler la production et l’utilisation des biocarburants retardent le progrès des pays en développement en matière de réduction des niveaux de pauvreté et ne ferait qu’exacerber le poids des décès et des maladies liés à la pauvreté.

Des estimations qui dépassent celles de l’OMS

Cette étude exclue l’examen d’un certain nombre de risques pour la santé qui sont, en fait, directement liés à la pauvreté. Cependant, l’analyse n’a examiné les effets de la production de biocarburants sur la pauvreté qu’au-delà de 2004 et ne fournit donc pas une estimation complète de l’effet de toutes les productions de biocarburants. Malgré cette sous-évaluation, ces estimations dépassent celles de l’OMS s’agissant du nombre de décès et de maladies liés au réchauffement climatique qui est de 141 000 décès par an et d’une perte de 5.4 millions d’AVCI par an.

Dr Indur M. Goklany conclut qu’il ne peut n’y avoir aucune analyse honnête des coûts et avantages des politiques sur les biocarburants, si elles ne considèrent pas leurs effets sur les décès et les maladies dans les pays en développement.

Le manque d’eau va toucher près d’un milliard d’habitants en 2050

crédits photographiques: JJ Harrison

Plus d’un milliard de personnes devront faire face à de graves pénuries d’eau d’ici 2050, et ce particulièrement dans les grandes métropoles mondiales, soit environ un humain sur sept.

En effet, le changement climatique aggrave les effets de l’urbanisation et les villes indiennes seront parmi les plus touchées, selon une étude des Proceedings de la National Academy of Sciences, un groupe privé pour l’environnement situé près de Washington. La pénurie menace l’assainissement de certaines grandes villes mais pose également des risques pour la faune et la flore si en réaction, les villes puisent directement l’eau dans la nature.

Près de 993 millions de citadins vivront avec moins de 100 litres d’eau par jour

L’étude a révélé que si les tendances actuelles à l’urbanisation se poursuivent, en 2050, près de 993 millions de citadins vivront chacun avec moins de 100 litres d’eau par jour, le minimum journalier selon les auteurs.

De plus, 100 millions de personnes supplémentaires connaitront un manque d’eau potable que ce soit pour boire, cuisiner, nettoyer, se laver ou utiliser les toilettes. Pour l’auteur principal, Rob McDonald, ce n’est pas une fatalité mais un défi notamment en termes d’investissement dans les infrastructures ou d’efficience dans l’utilisation de l’eau.

Actuellement, environ 150 millions de personnes sont en-dessous du seuil de 100 litres s’agissant de l’utilisation quotidienne d’eau. Par comparaison, un américain moyen dispose de 376 litres par jour bien que l’utilisation varie considérablement selon les régions selon Rob McDonald.

L’étude recommande une réforme de l’agriculture et une meilleure efficacité énergétique

L’exode rural qui touche l’Inde et la Chine exacerbe ce phénomène. Les grandes villes de l’Inde, du Nigéria et du Bénin seront les plus touchées.

Mais si l’eau est pompée directement dans la nature, il y a un risque pour les écosystèmes notamment pour les espèces endémiques. L’étude recommande une réforme de l’agriculture qui consomme le plus d’eau et une meilleure efficacité puisque près de la moitié de l’eau de certains pays en développement est gaspillée en raison de fuites.

L’ONU œuvre actuellement à la mise en place d’un fonds spécial pour les changements climatiques pour aider les pays en développement les plus touchés, avec un objectif de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020.

7 Etats européens pour une réduction de 30% des émissions de gaz-à-effet de serre d’ici 2020

Un appel conjoint, significatif dans la lutte contre le réchauffement climatique, a été lancé aujourd’hui par 7 ministres de l’Environnement européens.

 

 

 

 

 

D’après l’AFP, les ministres grec, britannique, suédois, danois, espagnol, portugais et allemand jugent, dans une lettre ouverte rendue publique par le ministère grec, qu’une « baisse de 30% des émissions de gaz-à-effet de serre d’ici 2020 apparaît plus impérative que jamais ».

Il appellent tous les Etats membres de l’UE à participer à un dialogue urgent suite « à la publication le 8 mars par la Commission européenne de sa feuille de route de réduction de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050, jugé insuffisamment contraignante par les écologistes ».

D’après les ministres, « la feuille de route de la Commission met clairement en avant que l’engagement actuel pour une baisse de 20% » d’ici 2020 est inefficace « pour arriver à l’objectif final pour 2050 » consistant à réduire d’au moins 80% les émissions de GES.

Cette démarche vise à encourager les investissements permettant d’accélérer la croissance verte. Les ministres souhaitent que l’Europe puisse « concurrencer les économies émergentes sur les marchés en développement rapide des biens et des services verts ».

La démarche s’inscrit dans une volonté de se dégager de la dépendance européenne en matière d’énergie. Si l’Union européenne établit « un plan ambitieux », elle protégerait « davantage notre continent des fluctuations des prix du pétrole et réduira sa dépendance » énergétique, notent les ministres.