WWF : 1.000 espèces découvertes en Nouvelle-Guinée

La planète peut se réjouir, malgré la prédation des activités humaines, la nature résiste. En Pentagonie Nouvelle-Guinée, la biodiversité est l’une des plus riches du monde. Dans un récent rapport intitulé « Final Frontier », l’organisation World Wild Life (WWF) a révélé la découverte de 1.060 nouvelles espèces.

 

Grenouille à crocs, serpent aveugle et dauphin à la tête arrondie…

…Ces charmantes créatures font partie des plus de 1.000 espèces découvertes. Si la Nouvelle-Guinée représente moins de 0,5% des terres du globe, elle héberge entre 6 à 8% des espèces recensées dans le monde et les deux-tiers ne se retrouvent que sur cette île.

Des dizaines de papillons – dont un spécimen de plus de 30 cm d’envergure – et d’invertébrés ont été découverts au rythme de deux par semaine entre 1998 et 2008. « Cette diversité est telle qu’il est courant de faire de nouvelles découvertes encore aujourd’hui », résume Neil Stronach, responsable du WWF pour la Mélanésie occidentale.

 

Paradis terrestre mis en danger par l’homme

Le Dr Eric Verheij, Directeur du WWF en Mélanésie, se félicite de ces bonnes nouvelles mais souligne la menace de l’exploitation forestière, de l’exploitation minière, du commerce de la faune, de la conversion en terres agricoles et en particulier de celle liée à la production d’huile de palme qui menace sérieusement l’ensemble des forêts tropicales de la planète.

Ses activités mettent en danger les espèces et libèrent d’énormes quantités de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère qui accélèrent le changement climatique. Des études indépendantes montrent que « le taux de déboisement des forêts accessibles à l’exploitation forestière industrielle est en hausse de 3,4 % par an, un taux beaucoup plus élevé que par le passé ». La Chine, achèterait près de 82 % des exportations de bois annuelles de PNG, ce qui représente un volume total de deux millions de mètres cubes dont 70% seraient exploités illégalement.

Ces découvertes montrent que les espoirs ne sont pas vains. La nature résiste mais il est nécessaire de ne pas se reposer sur elle et chercher à réduire les activités humaines nuisibles au développement des espèces.

 

Sources: zegreenweb, 20minutes, europe1, panda.org

Le crabe royal migre en Antarctique : nouvelle menace sur la biodiversité

Une migration « prévue » par les scientifiques

Le biologiste Sven Thatje avait prévu la migration des crabes des eaux profondes vers les eaux peu profondes de l’Antarctique depuis plusieurs années. Mais son équipe américano-suédoise n’a observé ce phénomène que cet hiver à bord du brise-glace suédois Oden. Elle essaye de comprendre où, quand, à quelle vitesse cette migration se produit et surtout, s’il s’agit d’une migration pérenne.

Le crabe royal vit habituellement dans les eaux profondes qui bordent l’Alaska, la Russie, la Nouvelle-Zélande, le Chili ou l’Argentine. Or, cette espèce n’avait pas pu survivre jusqu’à présent en Antarctique car il faisait trop froid. Ainsi, beaucoup de créatures du fond des mers comme les moules, les étoiles de mer et les oursins n’ont pas développé de défense contre les crabes depuis 40 millions dernières d’années. Selon Sven Thatje, « les espèces de l’Antarctique sont tout à fait uniques, c’est le résultat de dizaines de millions d’années d’évolution isolée ».

 

Le réchauffement climatique fait chuter « la barrière de magnésium »

Lorsque l’eau est trop froide, les crabes ne peuvent pas se débarrasser du magnésium de leur sang. Le magnésium est un minéral commun dans l’eau de mer et s’ils ne peuvent pas s’en débarrasser, il cause un effet narcotique qui les empêche de se déplacer. Mais, les eaux et l’air autour de la péninsule arctique se sont réchauffés depuis les années 1950.

Quelques scientifiques vont jusqu’à avancer que la barrière de magnésium pourrait bientôt chuter puisque le changement climatique mondial affecte continuellement la faune et la flore des régions polaires. D’autres scientifiques comme David Barnes, écologiste marin du British Antarctic Survey, relativise en ce que les changements de température d’eau de mer affectent la surface mais ne seraient pas assez significatifs pour affecter les espèces du fond des mers.

D’un autre côté, il reconnaît que le changement climatique affecte l’Antarctique et cause des problèmes pour les manchots et les phoques qui dépendent des surfaces glacées pour se nourrir et s’abriter. Il admet que cela créé une source d’inquiétude : la tolérance ou l’adaptation des animaux à ses changements dans un court laps de temps va être « délicate »…

Source : The Washington Post

Record historique pour la fonte des glaces de l’Arctique

L’Institut de physique environnementale de l’université de Brême, en Allemagne, a publié une étude révélant que la banquise de l’Arctique a atteint, cet été, son plus bas niveau depuis le début des observations par satellite en 1972. Avec 4,24 millions de kilomètres carrés, l’étendue des glaces du pôle Nord est inférieure d’environ 0,5 % à celle du précédent record enregistré en septembre 2007 (mesuré à 4,27 millions). Des résultats confirmés par le rapport américain du centre d’observation de la neige et de la glace (NSIDC), selon lequel la couverture actuelle de glace ne représente plus que les deux tiers de l’étendue moyenne enregistrée entre 1979 et 2000. Outre l’étendue, l’épaisseur des glaces s’est également significativement réduite au cours des récentes décennies.

Les deux équipes de scientifiques s’accordent pour dire que la fonte des glaces durant l’été est un impact du réchauffement climatique. Georg Heygster, chercheur à l’université de Brême, explique effectivement que « le recul de la glace de mer ne peut plus être expliqué par la variabilité naturelle d’une année sur l’autre. Les modèles climatiques montrent plutôt que ce recul est lié au réchauffement climatique, particulièrement prononcé en Arctique du fait de l’albédo » (l’albédo correspond à la fraction de l’énergie solaire qui est réfléchie vers l’espace). En effet, l’atmosphère au-dessus de la région arctique se réchauffe plus vite qu’ailleurs. Les températures y auraient augmenté deux fois plus vite que les températures moyennes au cours des cinquante dernières années.

A ce rythme, la banquise pourrait complètement disparaître en période estivale d’ici 30 ans, soit quarante ans plus tôt que ce qu’a estimé le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Cette fonte de la glace entraîne des conséquences néfastes, tant pour les populations autochtones, la faune et la flore de cette région que pour le reste de la planète (modification des courants océaniques et atmosphériques, relargage accru de pesticides et autres polluants organiques persistants dans l’atmosphère, etc.).

Sources : ecologie.blog.lemonde.fr, energie-climat.greenpeace.fr, actu-environnement.com et enviro2b.com

Union Européenne : La directive « INSPIRE » pour l’harmonisation des données environnementales

La directive date du 15 mai mais comme d’habitude, cet acte de l’Union européenne n’a été que très peu relayé par la presse. La directive « INSPIRE » – Infrastructure d’information spatiale en Europe – est l’initiation à un dialogue citoyen afin de rendre les informations sur l’environnement accessibles à tous rapidement et facilement.

L’Union Européenne propose une discussion afin d’observer l’adéquation ou non des normes communes proposées. L’objectif de la Commission Européenne est de préserver l’environnement grâce à un meilleur partage des données des pays membres. Ainsi l’organisation d’un sauvetage transfrontalier d’urgence, la prévention de graves dommages environnementaux ou la comparaison de consommation énergétique des bâtiments dans les différents pays serait facilité. L’harmonisation des données permettra de réduire les coûts et d’améliorer la prise de décision à tous les niveaux.

La mise en place d’un langage commun européen ne sera pas effective sans problèmes. « INSPIRE » qui a aussi pour mission d’apprécier la réalisation par les Etats de l’Union des objectifs fixés ensemble – en matière de réduction de la consommation d’énergie – est un enjeu politique de taille. La discussion des notions et définitions dans les domaines de l’énergie, du changement climatique, de la biodiversité, du milieu marin et de la santé humaine peut avoir un impact majeur sur les prises de décisions et réalisations futures. En effet, grâce à ces notions communes les données sur les zones naturelles à risques, les conditions atmosphériques, les caractéristiques géographiques météorologiques, les habitats et les biotopes, la répartition des espèces et les ressources énergétiques et minérales pourront être décrites avec la même précision et rigueur partout en Europe.  Pour cela, des centaines d’experts discutent et collaborent déjà depuis des dizaines d’années.

Dans le cadre de la démocratie participative que l’Union cherche à promouvoir, tout le monde est invité à donner son avis sur ces normes. La consultation publique est ouverte jusqu’au 21 octobre 2011. Les résultats de la mise en œuvre de ce programme devraient pouvoir être observés d’ici à 2020. Entrée en vigueur le 15 mai 2007,  la directive INSPIRE sera appliquée en plusieurs phases jusqu’en 2019.

« Se décloisonner l’esprit » pour lutter contre le réchauffement climatique

Le président des Maldives lors de la conférence du 12 octobre au ministère du développement durable

En visite officielle en France les 12 et 13 octobre, le Président de la République des Maldives, Mohamed Nasheed, a soutenu une vision proactive de la lutte contre le réchauffement climatique. Directement concerné par la montée du niveau de la mer, le point culminant des Maldives s’établissant à 3 mètres au-dessus du niveau de la mer, la transition vers une économie décarbonée est un enjeu vital pour cet atoll de plus de 1.000 îles flottant dans l’océan indien.

L’annonce d’un double partenariat

Lors de la conférence de presse organisée au Cabinet ministériel de la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 12 octobre, M. Nasheed a expliqué sa vision de la lutte contre le réchauffement climatique : « réinitialiser les manières de faire » et « se décloisonner l’esprit » pour repenser l’économie et « se repenser » dans une optique soutenable. Le Plan de neutralité carbone des Maldives s’inscrit dans cette dynamique préférant aux attributions d’aides au développement la mise en place de partenariats innovants et de financements de projets environnementaux existants. Par cette action, Mohamed Nasheed espère faire des Maldives un laboratoire actif du développement économique d’un pays par les énergies renouvelables et l’innovation environnementale. Symboliquement, cette initiative se traduit par l’ambition d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2020.

La ministre de l’Environnement et le président maldivien ont déclaré partager « l’urgence » de « trouver des mécanismes économiques et politiques ». A cet effet, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé le soutien de la France au projet du Président Nasheed et ce dernier a indiqué que son pays adhérait à l’initiative franco-kenyane visant la promotion de l’accès aux énergies propres dans les pays en voie de développement. Ces partenariats s’inscrivent également dans la préparation de la Conférence internationale de Durban (28 novembre-11 décembre 2011) sur le climat.

Un engagement sur le financement innovant poursuivi après la conférence

Pour poursuivre ce raisonnement novateur sur le financement innovant, la Baronne Ariane de Rothschild, vice-président de la compagnie financière la Holding Edmond de Rothschild SA, a annoncé qu’un dîner de travail serait tenu le 12 octobre au soir en l’honneur du président maldivien. Mohamed Nasheed expliquait lors de la conférence avec Nathalie Kosciusko-Morizet n’être « pas venu chercher des financements » mais bien des « engagements dans l’avenir » sur « de nouveaux enjeux économiques ». Cette vision sera approfondie à l’occasion du dîner : la Compagnie Benjamin de Rothschild, le ministère de l’Environnement, le Conseil Économique, Social et Environnemental, des représentants industriels français, des experts économiques et environnementaux, des représentants des institutions internationales et des membres du corps diplomatique échangeront des idées en vue d’un accompagnement pour les financements environnementaux innovants.

La recherche des nouvelles manières de raisonner économiquement pour un financement innovant n’est pas restreint à la seule initiative des Maldives, qui selon Mohamed Nasheed est un « prélude à ce qui va se passer » dans le monde, mais se présente comme un laboratoire à l’échelle mondiale pour « nouer des partenariats de longue date pour l’avenir. »


Maldives: Pour une économie sans carbone en 2020 par Youphil

Australie: L’environnement au coeur d’un débat entre stars et politiques

Source: Fotosearch

L’Australie est le plus important pays émetteur de gaz à effet de serre par habitant. Julia Gillard, premier ministre travailliste, a décidé d’imposer la taxe carbone d’ici le mois de juillet 2012.

Mais l’opposition des conservateurs compromet ce projet – rappelons que les travaillistes ne possèdent pas la majorité au parlement australien. Ces derniers soulèvent le risque d’une hausse importante des factures d’électricité des ménages et craignent que certains citoyens deviennent insolvables.

L’actrice Cate Blanchett a pris position lors d’une campagne télévisée pour encourager les citoyens australiens à soutenir la taxe. Sincère ou non, la vedette s’est vue violemment critiquée par les conservateurs. Ils fustigent son attitude déconnectée de la réalité car en plus de posséder une fortune de 53 millions de dollars, elle vit le plus souvent à Hollywood et n’est pas soumise à cette taxe. Cependant,  le parti conservateur australien lui-même est formé tant de sceptiques que de partisans à l’idée de changement climatique. Finalement, la polémique concerne surtout l’influence médiatique de l’actrice aux dépens de celle des politiques.

L’inscription du réchauffement climatique au cœur d’un débat strictement politique est la réaffirmation de son importance mais peut aussi la réduire à une simple rhétorique. Et quelque soit la légitimité de la jeune femme pour s’exprimer ainsi, voilà une piqure de rappel à tous les citoyens sur les enjeux environnementaux.

Source: Le Figaro, The Guardian, Romandie

Les municipalités américaines se mettent au vert

L’association America Walks publie régulièrement un palmarès des villes classées selon leur accessibilité. Celui-ci montre que certaines municipalités américaines ont fait le choix de développer les espaces dédiés aux piétons et aux cyclistes sur la voie publique et ainsi de soigner leur image de ville durable. Au-delà du caractère bénéfique pour l’environnement d’une telle démarche, qui induit une diminution de la circulation automobile et donc de la pollution, on constate que l’accroissement de la place réservée aux piétons favorise leur croissance, les rend plus attractives et plus agréables à vivre.

Le maire de New-York, Mickaël Bloomberg, a ainsi décidé de favoriser la mise en place de pistes cyclables et de zones piétonnes, rendant sa ville plus accessible et plus sûre pour les habitants choisissant ces modes de déplacement. Andrew Cuomo, le gouverneur de l’Etat éponyme, s’est associé à cette démarche, en approuvant un projet de loi intitulé « Complete Streets » poursuivant cet objectif. Celle-ci imposera dorénavant aux urbanistes d’intégrer les besoins des piétons et cyclistes à leurs travaux de rénovation du réseau routier, ainsi qu’à leurs nouveaux projets, dès lors qu’ils bénéficient d’un financement public. Pour Andrew Cuomo, une telle politique est nécessaire afin de promouvoir les modes de déplacement plus propre, de réduire la congestion du trafic et la pollution qu’elle engendre.

Sources : thedailygreen.com, treehugger.com.

Viande artificielle : nourrir le monde et sauver la planète ?

Source: sequovia.com

 

Il y a déjà quelques années que l’idée de cultiver de la viande en laboratoire est soumise au public. Des chercheurs hollandais de l’université d’Eindhoven, aux Pays-Bas, s’attèlent à reproduire ses bienfaits en protéines, son aspect et éventuellement son goût.

La viande cultivée est une viande produite in vitro dans une culture de cellules, plutôt que dérivée d’un animal. Les cellules produites peuvent être récoltées, assaisonnées, cuisinées et consommées en tant que viande traitée, sans os, tels que saucisses, hamburgers ou  nuggets de poulet.

Aujourd’hui, la viande artificielle est à nouveau au menu du jour puisque les experts de l’Université d’Oxford ont publié le 17 juin dans la revue « Environmental sciences and technology », les conclusions de leur étude : la culture de la viande en laboratoire génère une quantité d’émissions de gaz à effet de serre bien plus petite que la production d’élevage conventionnelle.

Première commercialisation d’ici 5 ans

De plus en plus, les populations de pays émergents – d’Inde ou de Chine – peuvent se permettre d’ajouter de la viande à leur régime alimentaire. L’un des premiers objectifs de la culture en laboratoire serait de nourrir toute la planète. Les défenseurs du projet évoquent aussi la possibilité de préserver de l’eau et l’énergie. D’autant que les coûts de production seraient bien moins importants.

Hanna Tuomisto, l’une des chercheuses, prédit que si plus de ressources sont placées dans la recherche, les premières commercialisations de la viande cultivée pourraient être disponibles d’ici moins de cinq ans.

« Nous ne sommes pas en train de dire que nous pourrions, ou voudrions nécessairement, remplacer la viande conventionnelle par sa contrepartie cultivée dès maintenant. […] Simplement, la viande de culture est potentiellement un moyen de mettre de la viande sur la table plus efficace et respectueux de l’environnement » ajoute-t-elle.

Des recherches financées par PETA

Le soutien est présent. Les premiers pas de l’étude ont été développés par l’organisation à but non lucratif « New Harvest » dont le but était de trouver une alternative à la viande. Les premiers résultats de leur recherche ont été présentés lors d’une conférence en 2010. L’Association de défense du droit des animaux (PETA) fournit également des fonds à la recherche.

Cependant, la viande de synthèse montre, d’après l’étude, quelques implications complexes. Les chercheurs citent l’exemple de la production de viande de poulet qui consomme plus d’énergie si elle est réalisée en laboratoire qu’en élevage. Aussi précise que soit l’étude, elle ne montre pas les effets plus négatifs du transport ou de la réfrigération des aliments.

Les nouveaux arguments fournis à la recherche pour créer in vitro de la viande renouvelle le débat sur la scène publique. Peut-on croire à ce procédé révolutionnaire, capable de réduire la faim et le réchauffement climatique ? Peut-on être surs que les découvertes réalisées dans les pays développés seront diffusés dans les pays pauvres ?

Limiter sa consommation de viande, un geste plus écolo que cultiver bio

L’Université technique de Vienne a récemment rendu publique une étude consacrée à l’impact de la consommation excessive de viande sur l’environnement, et ses conclusions sont sans appel. Une diminution de celle-ci au sein de la population autrichienne à hauteur de 5% des besoins énergétiques – contre 12% actuellement – permettrait ainsi de réduire d’un quart la surface de terre nécessaire à son alimentation. Cette baisse de la consommation de viande devrait être compensée par une alimentation plus riche en céréales, légumes et fruits.

Mais une telle diminution aurait un impact plus large. Elle permettrait également de réduire les émissions de gaz à effet de serre occasionnées par les importantes importations auxquelles doit se livrer le pays afin de nourrir son bétail. Elle induirait aussi une baisse de l’usage d’engrais destinés aux cultures lui étant dédiées.

Par ailleurs, cette étude montre qu’une refonte des comportements alimentaires aurait un impact plus profitable pour l’environnement que le passage à une culture intégralement biologique. En effet, comme l’explique Matthias Zessner-Spitzenberg, l’un de ses auteurs, l’agriculture biologique réclame des surfaces arables plus importantes, et ce pour des rendements plus modestes que les cultures traditionnelles.

Sources : Romandie.com, La Tribune de Genève.

La baisse des précipitations dans les régions tropicales retarde la migration des oiseaux vers le nord

 

crédits photographiques: Cephas

Une étude de cinq ans du centre de conservation et de recherche de la Smithsonian Institution sur les oiseaux migrateurs de la Jamaïque à l’Amérique du Nord a démontré que la diminution des précipitations entraîne la rareté des insectes, l’aliment de base de nombreux oiseaux pendant l’hiver. En effet, les précipitations déterminent en grande partie le nombre d’insectes disponibles et le réchauffement climatique, à l’origine de la baisse des précipitations, a pour conséquence de retarder la migration de certains oiseaux.

La baisse des précipitations est liée au changement climatique

La corrélation entre la quantité d’insectes sur le territoire d’un oiseau et le moment de son départ a suggéré à l’équipe que la variation annuelle de la disponibilité alimentaire a été un facteur déterminant dans le calendrier de migration du printemps. Bien que ce soit cette migration soit régie par des mécanismes internes, les parulines flamboyantes étudiées quittent tous leur territoire d’hiver à la même période chaque année.

Les résultats appuient l’idée selon laquelle les conditions environnementales sur les zones de non-reproduction tropicales peuvent influer sur l’heure de départ pour la migration de printemps.

Une migration plus tardive diminue la durée de la période de reproduction

Au cours des 16 dernières années, la saison sèche en Jamaïque est devenue à la fois de plus en plus longue et imprévisible, entraînant une baisse de 11 % des précipitations totales pendant la sécheresse de trois mois chaque année.

La question essentielle pour les scientifiques est de savoir si cette variation dans le déclenchement de la migration printanière aura des conséquences pour les oiseaux. Retarder ce départ pourrait être bénéfique si les ressources alimentaires sont faibles et que l’individu n’a pas encore stocké assez d’énergie pour migrer. Toutefois, retarder le départ pourrait affecter l’heure d’arrivée sur le territoire de reproduction et ainsi diminuer la durée de la période de reproduction.

Une forêt pour réhabiliter la plaine polluée de Pierrelaye Bessancourt

crédits : fotosearch.fr

Ce projet émanant du Grand Paris semble tenir la corde en vue de la réhabilitation de cette plaine située au Nord-Ouest de Paris. La plantation de plus d’un millier d’hectare de bois sur place a en effet été validée récemment par le gouvernement. Le journal Les Echos nous indique ainsi dans un article intitulé « une nouvelle forêt à l’Ouest », que 1100 hectares seront mobilisés pour l’occasion : 400 appartenant à la ville de Paris, 400 à la région et à d’autres communes, et 300 qui seront acquis auprès de particuliers. Le début des opérations étant prévu pour 2017, il faudra donc encore patienter quelques années.

La pollution des sols, à l’origine de cette initiative, est due à l’épandage d’eaux usées en provenance de la région parisienne et des communes alentours. Celui-ci avait pour objectif au XIXème siècle de favoriser le maraîchage grâce à l’enrichissement des sols. Cependant, cet épandage y a engendré une accumulation de métaux lourds, rendant les terres impropres à toute culture vivrière.

Pour mener à bien ce projet, un groupement d’intérêt public devrait être créé. Il réunirait alors l’ensemble des communes concernées. Il devrait également s’accompagner de la création de 8.000 logements à proximité des zones nouvellement boisées. En tout les cas, s’il est mené à bien, ce projet sera historique, puisque le dernier domaine forestier créé l’avait été par Colbert au XVIIème siècle.

Avis de disparition : les îles Tuvalu

les îles tuvalu

Devant les Maldives, les îles Tuvalu pourraient être le premier Etat englouti si les émissions de CO2 ne sont pas réduites. Pour prévenir leur disparition, une délégation de représentants de trois collectivités françaises du Pacifique, entre autres, devrait réaliser une mission exploratoire à Fidji cette semaine.

Cette démarche s’inscrit « dans le cadre d’un mouvement d’intégration régionale en matière de lutte contre les effets des changements climatiques et des risques naturels qui y sont associés ». Elle est financée par le Fonds Européen de Développement (FED).

Ce groupe d’experts, d’une quinzaine d’ultramarins devrait donc, selon la commission océanienne pour les sciences de la terre, « échanger des idées » – ce serait le minimum – et examiner de près des projets réalisés ou en cours sur des sujets relatifs à :

–       la gestion de l’eau,

–       l’assainissement,

–       la gestion des risques naturels

Les délégués devraient notamment se rendre « dans la région de la seconde ville fidjienne, qui se situe dans un bassin naturel frappé régulièrement par des inondations (dont la dernière remonte à 2009) et où d’importants travaux d’irrigation ont eu lieu ces dernières années » pour lutter contre ce phénomène. Ces travaux ont été financés via un fonds mondial pour l’environnement : le Global Environment Facility (GEF).

Le directeur local du projet subventionné par ce fond, Vinesh Kumar, aurait déclaré : « ce que nous espérons, c’est qu’en faisant visiter ces projets et nos approches en matière de réduction des impacts des inondations, nos amis des PTOM [Pays et Territoires d’Outre-Mer] pourront puiser quelques idées applicables à leurs problèmes locaux (… ) Mais nous considérons aussi (ces échanges) comme faisant partie du début des relations plus étroites avec les PTOM, dont nous pouvons nous aussi apprendre ».

Il ne serait peut-être pas idiot de mettre le Bangladesh dans la boucle…

Sources : Tahiti-infos.com

Initiative bretonne rarissime pour l’environnement

Sept villages bretons ont décidé de prendre leur environnement rural en main. Décidés à en finir avec leurs excédents de lisier et à donner un coup de fouet à leur activité économique, à sept, ils ont décidé d’adopter un plan territoire 100% énergies renouvelables et locales d’ici 2030, une démarche rarissime en France.

«Très tôt, on a pris conscience que si on voulait continuer à vivre dans ce territoire rural, il fallait se prendre en main tout seul»

Jacky Aignel, vice-président énergie de la communauté de communes du Mené (Côtes-d’Armor), primée pôle d’excellence rurale en 2010, raconte que l’idée de développer une filière fondée sur les énergies renouvelables naît au début des années 2000 à partir des réflexions d’agriculteurs s’inquiétant de leur impact environnemental et d’élus soucieux du développement économique local. « A l’époque, on nous prenait pour des barjots » rappelle-t-il.

Premier objectif de la démarche: 2013, plus de 20% de l’énergie consommée d’origine renouvelable

Les responsables du projet cherchent la diversification du bouquet énergétique et aussi du tissu économique et social afin de maintenir l’activité agricole dans ce micro-territoire de 165 km2  de 6.500 habitants. Les villages voudraient s’émanciper du fioul dont les cours sont élevés et volatiles.

La première installation d’une huilerie de colza-carburant a été inaugurée en 2007 à Saint-Gouéno. Par un processus de pressage à froid, les graines de colza donnent une huile pouvant alimenter les moteurs diesel des tracteurs, ainsi que des tourteaux pour le bétail. « Ceux-ci sont utilisés localement par des éleveurs de vaches laitières, qui n’ont plus besoin d’importer des tourteaux de soja du Brésil », se félicite Laurent Gaudicheau, directeur de la communauté de communes. « Il est plus intéressant de vendre cette huile pour acheter du fioul mais, pour autant, si le pétrole continue à flamber, notre outil sera prêt… », assure-t-il.

On observe aussi un réseau de chaleur mis en place dans deux autres communes et bientôt généralisé à toute la communauté, une nouvelle usine de méthanisation Géotexia, inaugurée en juin dernier, irriguant une plantation de saules pour le bois de chauffage. Les éleveurs porcins, eux, se sont engagés à ne pas augmenter leur cheptel. On évoque aussi un projet participatif de parcs éoliens d’une puissance totale de 25 mégawatts et un ensemble de 35 nouveaux logements ne générant pas de dépenses d’énergie pour les habitants.

L’initiative est un choix clair afin de continuer à vivre dans ce territoire rural. Les agriculteurs ont mis en route une boucle vertueuse, se félicite Dominique Rocaboy, agriculteur et président de la structure. Aussi d’un problème environnemental, on peut arriver à faire une économie basée sur la filière énergétique durable, analyse Laurent Gaudicheau à propos de l’initiation d’une trentaine d’éleveurs porcins qui apporte plus de 75.000 tonnes de déchets, lisiers et boues issues de la filière agroalimentaire.

Sources: AFP, journaldelenvironnement, nouvelobs, romandie

Planète en danger : les ONG misent sur les actions chocs !

En plein sommet de l’ONU Rio+20, qui a réuni chefs d’Etat, délégations gouvernementales et chefs d’entreprises et voulaient engager le monde vers l’éradication de la pauvreté et la préservation de la nature, des ONG s’insurgent contre les « formules creuses » prononcées lors de cette cérémonie. Deux d’entre elles, Greenpeace et Mouvement pour le Développement Mondial, ont choisi de mener des actions chocs afin de faire comprendre que notre planète est en danger.

Photo: wikimedia.org

La planète mise en vente sur eBay

L’ONG britannique Mouvement pour le Développement Mondial a mis la planète aux enchères sur le célèbre site de vente aux enchères eBay. Un de ses plus précieux joyaux, la forêt amazonienne a été mise en vente pour la modique somme de… 1,5 dollar ! Pour Lidy Nacpil, coordinatrice du mouvement sur la dette et le développement, l’économie verte, placée tout en haut des priorités à Rio+20 n’est qu’« un écran de fumée pour les tentatives des riches pays industrialisés de privatiser la nature ». Elle poursuit : « cela va entraîner une augmentation de la destruction de l’environnement et faire monter les niveaux d’inégalité et de pauvreté, alors que nous devons mettre les gens avant le profit ».

Kirsty Wright, du Mouvement pour le développement mondial, explique qu’« en vendant ces sites naturels », son organisation ne fait « que suivre le point de vue britannique qui veut que la valeur intrinsèque des écosystèmes puisse maintenant être quantifiée, qu’on puisse les posséder, spéculer dessus et finalement les vendre à celui qui a le plus d’argent ». L’ONG a précisé que l’opération, qui proposait également la vente de divers lacs, des océans ou encore le tigre de Sumatra, a vite été interrompue par le site.

Cette action, mise en place pour faire comprendre aux industriels que la planète et ses richesses n’ont pas de prix, pourrait se conclure par l’explication du « vendeur » du tigre de Sumatra : « comme c’est une espèce en voie d’extinction, c’est vraiment la peine d’investir là-dedans. Il va garder sa valeur, ne manquez pas cette fabuleuse opportunité! ».

Greenpeace au secours de l’Arctique

Autre opération, sans doute plus consensuelle que la précédente, est mise en place par Greenpeace. C’est une nouvelle campagne « impliquant des acteurs, cinéastes, stars du rock et hommes d’affaires, pour faire de l’Arctique un sanctuaire vierge de forages pétroliers et de pêche industrielle ». C’est une des campagnes les plus ambitieuses réalisée par l’ONG et engage déjà « cent personnalités du monde entier ». Ces cent premiers noms sont inscrits sur un « rouleau arctique », présenté jeudi 21 juin au sommet Rio+20, jour « symbolique » puisque le plus long de l’année dans le cercle arctique qui bénéficie alors de 24 heures de soleil. Greenpeace compte planter ce rouleau « sur les fonds marins du Pôle nord » lorsqu’il contiendra 1000 noms. Un « drapeau du souvenir » sera placé à l’endroit où le rouleau aura été déposé. A ce jour, plus de 160 000 personnes ont signé la pétition disponible sur le site savethearctic.org.

Photo: wikimedia.org

Bien plus qu’une opération coup de poing, Greenpeace cherche à sensibiliser les publics, l’Arctique faisant « l’objet d’attaques » et ayant « besoin qu’on agisse pour le protéger », déclare Kumi Naidoo, le directeur général de Greenpeace International. Greenpeace explique qu’« actuellement, l’énorme espace autour des pôles nous appartient à tous, parce que la loi internationale le définit comme la haute mer ». Sachant que le changement climatique entraîne une montée des températures engendrant la fonte des glaces, les « états riverains de l’Arctique avancent des revendications territoriales sur le fond de la mer, “pour ouvrir la porte aux géants du pétrole“ », dont Shell. La compagnie devrait entamer « des forages exploratoires dans deux sites offshore de l’Arctique, près de l’Alaska » au cours des prochaines semaines, au grand damne des organisations protectrices de l’environnement. Sur ce point Kumi Naidoo indique qu’« une interdiction sur les forages offshore et la pêche non durable serait une grande victoire ».

De plus, les populations indigènes sont également menacées. Pour Rodion Sulyandziga, vice-président de Raipon, Association des peuples indigènes du nord, l’exploitation pétrolière de l’Arctique pourrait « mettre en péril l’existence et la survie des peuples indigènes ».

A quoi bon Rio+20 si les politiques « peinent à prendre des mesures fortes pour préserver l’environnement » ?

 

Sources : Goodplanet.info

Code forestier : Dilma Roussef met son veto

Nous apprenions il y a moins d’un mois, la proposition de mettre en place un nouveau code forestier, acceptée par la chambre des députés brésilienne, dont les dispositions les plus controversées portent « sur l’amnistie des auteurs de coupes forestières illégales et l’autorisation pour les fermiers de s’installer dans les zones défrichées avant juillet 2008 ». La présidente Dilma Rousseff a posé son veto, le vendredi 25 mai, à cette loi très controversée au Brésil.

Photo: grandcanyon.free.fr

Veto… mais pas trop

Une nouvelle vague de déforestation vient peut-être d’être évité au Brésil –  selon une étude de l’Université de Brasilia, ce projet, approuvé par le Congrès, « pouvait augmenter de 47% la déforestation dans le pays d’ici à 2020 » – grâce à la décision de la présidente Dilma Rousseff de mettre plusieurs veto au projet de révision du code forestier, en place depuis 1965. Un veto partiel donc, qui est accueilli avec scepticisme par les défenseurs de l’écologie et de l’environnement, comme Greenpeace ou WWF, qui demandaient à la présidente de refuser l’ensemble du texte. La responsable du WWF pour le Brésil, Maria Cecilia Wey de Brito, déclare à ce propos que « la société brésilienne et du monde entier voient un pays qui continue à jouer avec l’avenir de ses forêts », le Brésil se voulant pourtant exemplaire en matière de préservation de l’environnement.

A moins d’un mois du sommet sur le développement durable Rio+20, le nouveau code représente une véritable « épine dans le pied » du Brésil, pays hôte de ce sommet, qui réunira plus de 100 chefs d’Etat et de gouvernement. L’exemplarité que le pays veut afficher en matière de préservation et de déforestation est fortement mis à mal, malgré les 12 vetos de Dilma Rousseff et 31 modifications du texte de loi « qui entreront dès lundi en vigueur mais devront ensuite être approuvés par le Congrès, ce qui laisse présager une nouvelle passe d’armes parlementaire ».

Le texte modifié

Izabella Teixeira, ministre brésilienne de l’environnement, explique que le gouvernement avait refusé d’amnistier les compagnies à l’origine de déboisement illégal en masse dans le passé. Il voulait préserver les petits propriétaires, obliger les fermiers à reboiser et ne pas réduire les zones protégées en Amazonie, qui avec ses 5 millions de km², couvre 60% de la surface du Brésil. L’Amazonie, c’est-à-dire la plus grande forêt tropicale au monde, est considérée comme le « poumon vert » de la planète. La ministre ajoute que le veto de la présidente Dilma Rousseff montre que le Brésil « est un pays qui veut protéger l’environnement tout en continuant à produire des aliments ».

Après modifications, le texte conserve l’obligation « de maintenir intacts jusqu’à 80% des forêts dans les grandes propriétés en Amazonie et 35% dans les zones de savane ». Toutefois, il tolère plus de « flexibilité pour les petites propriétés qui représentent le quart des terres agricoles du pays », dont la majeure partie de la production est destinée à l’alimentation. Ici se trouve tout le paradoxe du pays : géant agricole qualifié de « ferme du monde », où les terres cultivées représentent une superficie supérieure à quatre France ; et aussi « pays qui a réduit la déforestation de 27.000 km² en 2004 à un peu plus de 6.000 km² en 2011 ».

Le ministre de l’Agriculture Jorge Alberto Mendes Ribeiro, affirme après le veto présidentiel, que le Brésil « continuera à être « un des pays qui produit et exporte le plus au monde » tout en préservant l’environnement », et que le code forestier « ne sera pas celui des écologistes ni des ruralistes (le lobby agricole), ce sera le code de ceux qui ont du bon sens ».

Alors, que penser vraiment de ce veto de Dilma Rousseff ? Bon ou mauvais présage ?

Source : GoodPlanet.info

Sénégal : les bienfaits du riz aromatique

Photo: wikimedia.org

Les riz aromatiques ou riz parfumés de la vallée du fleuve Sénégal et le riz Nerica des plateaux du Sud apparaissent comme une solution pérenne pour assurer la politique d’autosuffisance en riz du Sénégal.

 Ces variétés sont de très bonne qualité et de surcroit très prisées par les Sénégalais. Outre leurs qualités gustatives, les riz parfumés s’adaptent bien aux changements climatiques et donnent de meilleurs rendements.  

Le riz Nerica, une réponse au changement climatique

Les agriculteurs confrontés aux baisses de la pluviométrie peuvent ainsi se prémunir de mauvaises récoltes grâce à ces variétés à cycles courts et  particulièrement adaptées aux conditions sèches.  « Le Nérica peut être une réponse au changement climatique » souligne Jean Michel Voisard, chef de projet économique à l’USAID ( United States Agency for international development).

Une politique d’intensification pour une meilleure autonomie

 L’agence USAID souhaite promouvoir les riz aromatiques et riz  Nerica dans toutes les zones de production rizicole du Sénégal. Pour cela, elle s’attache en étroite collaboration avec le Ministère de l’agriculture Sénégalais à permettre une disponibilité de semences avec certification. Elle a également mis  en place des mécanismes de financement novateurs pour offrir aux agriculteurs les moyens d’avoir des semences en qualité et quantité suffisantes.  Cette politique d’intensification entend contribuer à la réduction des importations et améliorer la sécurité alimentaire.

Une vulgarisation des riz parfumés

Le savoir-faire et la technologie nécessaires à une vulgarisation des variétés de riz parfumés ont porté leurs fruits.  Ces variétés sont aujourd’hui produites dans toute la vallée, de Saint-Louis à Matam et dans la zone Sud-est ( les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Tambacounda et Kédougou). De plus, le riz Nerica est une culture de plateau, il peut donc être expérimenté dans plusieurs zones comme le bassin arachidier. Mohammed Cissé, président du Réseau des producteurs de semences Nérica, confirme : «  aujourd’hui, nous disposons d’un important stock de semences de Nérica pour faire une bonne vulgarisation au Sénégal. »

Source: lesoleil.sn

Locavores vs Distavores

Les locavores, comme leur nom l’indique, sont des consommateurs de produits locaux et de saisons : ils sont éco-responsables. Ce mouvement venu des Etats-Unis – il a fait son apparition à San Francisco en 2005 – fait de plus en plus d’adeptes en France, notamment par le relais des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) dont il partage les valeurs. Très en vogue, il est toutefois critiqué par les distavores. 

Manger local pour préserver de l’environnement

Dans sa définition, le concept de locavoring prévoit une distance maximale de 160 km entre le lieu de production du produit et le lieu de sa vente. Le succès des Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne est aujourd’hui garanti par l’intérêt que les consommateurs portent à la préservation de leur environnement et de la qualité des produits qu’ils achètent. Les motivations des locavores sont multiples et traduisent les divers avantages à manger des produits locaux et de saison.

La première motivation est le temps réduit du transport des produits, donc moins de pollution. De récentes études ont démontré que la distance moyenne parcourue aujourd’hui par un produit alimentaire, de sa récolte à l’assiette du consommateur, est de 2400 à 4800km ! Le comportement du locavore se construit en réaction des crises énergétiques et climatiques.

Un aliment local signifie un aliment de saison et la relance de la productivité agricole dans des bassins ruraux, notamment à proximité des villes et dans les zones agricoles sinistrées, où le soutien de la population est indispensable et sans conteste. Manger de saison permet aux consommateurs de retrouver le rythme saisonnier de leurs ancêtres et de renouer avec une alimentation riche et variée.

Distavores : détracteurs du manger local

Les locavores ont, comme tous les mouvements dits « écologiques », leurs opposants. Le manger local est-il un bénéfice ou une arnaque ? Doit-on absolument manger local ? Le débat est lancé par les détracteurs des locavores, les distavores.

Cesser d’importer des produits alimentaires comme les bananes, le café, les céréales, le riz, seraient un risque considérable pour les économies des pays importateurs, souvent pauvres, émergents ou en développement. Un autre risque serait de priver les cultivateurs de revenus ou d’emplois. De plus, selon les détracteurs, consommer exclusivement local représenterait une grande perte de diversité alimentaire, et un poids impossible à tenir pour les cultivateurs locaux aux vues de la population toujours plus grande et en constante augmentation. Les distavores estiment aussi que le coût de l’alimentation locale est beaucoup trop élevé, leur faisant dire que le locavoring est un effet de mode.

Entre les deux mon cœur balance…

Il est certain que le locavoring est un concept très intéressant et qu’il mérite d’être défendu et suivi, toutefois il a ses limites. Une chose est sûre : le mouvement ne doit pas être suivi s’il représente des contraintes. Le repas doit rester un moment de plaisir !…

Stations de ski et développement durable ne font pas bon ménage

Chaque année, des millions de skieurs envahissent les quelques milliers de stations aux quatre coins de l’Europe. A elles seules, les Alpes abritent plus de 600 stations qui disposent de plus de 10 000 rampes de télésièges et qui consomment une quantité phénoménale d’eau et d’énergie pour faire de la neige artificielle. Quel est l’impact de cette industrie florissante sur les fragiles écosystèmes montagneux ? 

Les régions montagneuses sont particulièrement sensibles au changement climatique. Dans les Alpes par exempe, le réchauffement récent y a été près de trois fois supérieur à la moyenne planétaire. Actuellement, on considère que 90% des domaines skiables alpins de moyenne ou grande taille bénéficient d’un enneigement naturel suffisant au moins cent jours par an. Les 10% restants opèrent déjà dans des conditions précaires. Une hausse de la température de 1°C ou 2°C pourrait ramener le nombre de domaines skiables jouissant d’un enneigement fiable à 500 ou 400. La perspective d’une fréquence plus forte d’hivers sans neige est maintenant avancée comme une conséquence du réchauffement climatique pour les stations, et ce dans divers pays.

Le marché des sports d’hiver est totalement tributaire des conditions météorologiques et face à l’augmentation des jours de fermeture, les stations se doivent d’innover afin de continuer à attirer les touristes. Ces principales innovations sont d’ordre technologique et la stratégie la plus répandue consiste à la création de nouvelles pistes grâce à l’enneigement artificiel. Ces pratiques, considérées comme nécessaires par de nombreuses stations, ont un coût environnemental et économique considérable.

Le coût de l’enneigement artificiel représente un minimum de 140 000 euros par hectare. L’énergie constitue la plus grosse dépense mais l’impact le plus important d’un point de vue écologique est celui de l’eau. Selon la Commission Internationale pour la Protection des Alpes, 95 milliards de litres d’eau sont nécessaires pour couvrir de neige artificielle les 23 800 hectares de pistes de ski alpines.  En prélevant l’eau dans les rivières, les lacs et les bassins de retenue, cette technique affecte la vie aquatique et la distribution d’eau. La demande est si importante que certaines stations sont obligées de construire des lacs artificiels.

En ce qui concerne l’impact écologique des skieurs eux-mêmes, l’empreinte carbone la plus importante proviendrait des voyages. Une étude réalisée en 2007 par l’association Mountain Riders et l’ADEME montre que 73% des émissions de CO2 engendrées par les séjours au ski proviennent des voyages en avion. Afin d’accompagner les passionnés  des sports de glisse à réduire leur empreinte carbone, plusieurs initiatives ont été créées comme par exemple le site Snow Carbon ou encore Responsible Skiing.

Sources : duralpes.com   Courrier International.com

 

Un absorbeur de CO2 atmosphérique révolutionnaire

Une équipe de scientifiques californiens a mis au point un nouvel absorbeur de CO2 atmosphérique qui serait capable d’enlever de grandes quantités de dioxyde de carbone de l’air. Ce matériau, qui est en fait une forme de plastique, permettrait ainsi de mieux contrôler les émissions de gaz à effet de serre et limiter le changement climatique.

George Olah, qui a remporté le Prix Nobel de chimie en 1994, travaille depuis longtemps avec son équipe de scientifique sur la fabrication d’un carburant créé à partir de méthanol afin de pallier la probable pénurie des carburants fossiles. Monsieur  Olah et ses collègues s’intéressent  en parallèle au développement de batteries à base de fer, pouvant stocker l’excès d’électricité générée par des sources d’énergie renouvelable pour ensuite l’injecter dans le réseau électrique lors des périodes de forte demande.

Ces batteries d’un nouveau genre utilisent l’oxygène contenu dans l’air. Cependant, si de faibles quantités de CO2 sont impliquées dans la réaction, cela a pour effet de la tuer. Après avoir réussi à développer des systèmes permettant d’absorber le CO2 à partir de solides poreux appelés zéolites, les scientifique se sont tournés vers le polyethyleneimine, un polymère bien meilleur marché que les zéolites.

En testant les capacités d’absorption en CO2 de ce nouveau matériau, les chercheurs se sont aperçus qu’à l’air humide, chaque gramme du matériel absorbait en moyenne 1,72 nanomoles de CO2. Il s’agit de l’un des niveaux le plus élevé jamais testé, d’après ce que l’équipe a indiqué le mois dernier dans le Journal of the American Society.

Le polymère pourrait aussi être utilisé pour construire des fermes massives d’arbres artificiels qui auraient pour objectif de réduire les concentrations atmosphériques de CO2 et de prévenir les pires ravages du changement climatique.

Sources : news-environnement  sciencemag

Les Danois en ont marre des taxes carbone !


Le Danemark a toujours été un pays très engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique, c’est d’ailleurs un des pionniers en matière de taxe carbone, qui a été adoptée en 1993. L’Etat Danois s’est fixé comme objectif d’atteindre 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2050. Mais cela s’accompagne d’une grosse pression fiscale à l’encontre des contribuables.

« Au Danemark, les énergies renouvelables servent malheureusement de prétexte pour accentuer la pression fiscale, que la politique énergétique du gouvernement ne fera qu’aggraver. C’est la tragédie de notre pays », s’insurge Torunn Amiel, un journaliste danois rédigeant pour le Courrier International.

Les Danois, fervents défenseurs de la cause environnementale, ont généralement bien accueilli les mesures prises en faveur de l’environnement et du climat. Mais leur bonne volonté se voit exploitée au plus haut point. Par exemple, les éoliennes, censées faire la transition vers des énergies plus douce, ont souvent été implantées sur des sites où elles provoquent un maximum de nuisances pour les habitants des environs. « Et, si par malheur ceux-ci se permettent de protester, ils sont montrés du doigts et taxés de manque de civisme par les autorités. Ceux qui sont favorables aux éoliennes habitent le plus souvent en ville, bien loin du bruit incessant, presque insupportable, de ces moulins géants », indique le journaliste.

Au Danemark, l’électricité est aujourd’hui plus chère que dans toute l’Europe, et les deux tiers de son prix consistent en taxes. A en croire le gouvernement, ces taxes devraient encore augmenter d’au moins 1 700 couronnes (près de 230 euros) par ménage au cours des prochaines années. L’Etat aggrave donc un peu plus la pression fiscale subie par les Danois qui sont, eux aussi, touchés par la crise économique mondiale. Le gouvernement insiste sur le principe de solidarité et estime que ces efforts permettront au pays de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre. Cette intention est bien évidemment honorable, mais lorsque l’on sait que les émissions danoises ne représentent pas plus de 1 pour mille des émissions mondiales de gaz à effet de serre, il est intelligible de comprendre l’agacement de la population danoise.

Source : Courrier International