Afrique du Sud : le plus grand projet solaire du monde

Enviro2b

Le gouvernement sud-africain a lancé son programme national sur l’énergie, le 3 aout, il en appelait à tous les acteurs du secteur afin de créer un partenariat public-privé pour développer les énergies renouvelables, dont « le plus grand projet solaire du monde » en bordure du désert du Kalahari.

Alimenter le réseau électrique national…

Les capacités du réseau électrique national sont jugées insuffisantes, les projets « verts » sont devraient y remédier.

Le Ministère de l’Energie d’Afrique du Sud a déclaré dans un communiqué que les « développeurs potentiels sont appelés à faire des propositions pour le financement, la construction, l’opération et la maintenance de sources d’énergie renouvelable, allant des fermes d’éoliennes aux centrales solaires et photovoltaïques, en passant par le traitement de la biomasse et des petits projets hydroélectriques ».

Le processus s’intègre dans le programme gouvernemental qui vise à doubler l’alimentation électrique de l’Afrique du Sud en ajoutant plus de 50 000 mégawatts au réseau, dont 30% de la capacité nouvelle viendrait de producteurs indépendants. Le gouvernement prévoit de dépenser 860 milliards de rands – soit 90 milliards d’euros – au cours des 20 prochaines années pour renforcer le système électrique national. L’objectif final est de disposer d’une puissance installée de 3,8 GW en 2016, avec une étape à 1 GW en 2013.

… avec 3725 mégawatts d’énergie «verte»

Le ministère de l’Energie considère que cet appel à projet contribuera « à la croissance socio-économique et environnementale durable, et commencera à stimuler l’industrie des énergies renouvelables en Afrique du Sud ».

Actuellement, la production d’électricité en Afrique du Sud dépend toujours de 90% des centrales de charbon, qui en plus d’émettre d’importantes quantités de gaz à effet de serre, sont vieillissantes. Elles n’ont pu répondre à la croissance de la demande, cela a provoqué de graves coupures en 2008.

Les énergies renouvelables fleurissent dans la région. Le programme commun de recherche et développement sur l’énergie solaire, signé avec l’Algérie le mois dernier, en témoigne.

Finalement, le gouvernement africain cherche à mobiliser tant les investisseurs privés que publics à la cause de l’environnement et aussi au développement durable de l’ensemble d’une région.

Sources: Tribune de Genève, agence écofin

Inde : modèle d’énergie solaire compétitive

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L’Inde a instauré un programme national en faveur de l’énergie solaire, il y a deux ans. Aujourd’hui, selon La Tribune, ce programme porterait ses fruits et l’énergie solaire y serait compétitive. Il est donc intéressant de s’attarder une minute sur ce pays qui semble modèle en la matière : « l’électricité solaire ne revient pas plus cher que celle issue du charbon ou du gaz ».

Pourquoi l’Inde attire autant ?

Le marché de l’électricité solaire est tellement compétitif, depuis le lancement du programme « National Solar Mission » que « tous les grands groupes spécialisés dans le solaire se pressent pour profiter de ce nouveau marché ». L’attrait pour l’Inde est d’autant plus fort que les marchés européen et américain sont actuellement ralentis, en raison d’une forte baisse des tarifs de rachat de l’électricité d’origine solaire. On a en tête les polémiques françaises liées à la baisse du rachat de l’électricité photovoltaïque.

En Inde, en seulement deux ans, « les capacités installées ont bondi de 17,8 à plus de 500 mégawatts (MW) ». Mais c’est surtout la baisse les prix qui promet un développement rapide du secteur : « à 0,15 cents par kilowattheure, un plancher atteint plus rapidement que ne l’avaient anticipé la majorité des experts, l’électricité solaire est compétitive avec celle issue du charbon (qui compose aujourd’hui 69 % du mix énergétique) ou du gaz naturel ».

Les limites de l’attractivité indienne

Toutefois, affirme La Tribune, « les conditions de financement » dans le pays resteraient « délicates ». Par ailleurs, si le volume des installations solaires a fortement augmenté, « on est encore loin de l’objectif de 22 gigawatts fixé pour 2022 ». L’enjeu est tout de même de produire 20GW raccordés au réseau ainsi que 2 GW hors réseau afin d’alimenter les zones rurales qui ne sont pas desservies par le réseau électrique.

Des initiatives vertes à retenir

Parallèlement au programme national, des Etat ont pris des initiatives louables. Le Gujarat par exemple. Situé dans l’Ouest de l’Inde, cet Etat a instauré des « incitations », ce qui l’a conduit à attribuer « 600MW de projets » en un an. Parmi ces projets figure un parc situé dans la région de Patan, qui représente à lui seul 214 MW d’énergie solaire.

Au total, indique La Tribune, « pas moins de cinquante entreprises sont impliquées dans des projets solaires situés dans le seul état du Gujarat ». Sachez aussi qu’en plus de l’énergie verte, le Gujarat se démarque aussi en matière d’énergie éolienne, avec une production de « 2580 MW » fin janvier.

Latribune.fr

Initiative bretonne rarissime pour l’environnement

Sept villages bretons ont décidé de prendre leur environnement rural en main. Décidés à en finir avec leurs excédents de lisier et à donner un coup de fouet à leur activité économique, à sept, ils ont décidé d’adopter un plan territoire 100% énergies renouvelables et locales d’ici 2030, une démarche rarissime en France.

«Très tôt, on a pris conscience que si on voulait continuer à vivre dans ce territoire rural, il fallait se prendre en main tout seul»

Jacky Aignel, vice-président énergie de la communauté de communes du Mené (Côtes-d’Armor), primée pôle d’excellence rurale en 2010, raconte que l’idée de développer une filière fondée sur les énergies renouvelables naît au début des années 2000 à partir des réflexions d’agriculteurs s’inquiétant de leur impact environnemental et d’élus soucieux du développement économique local. « A l’époque, on nous prenait pour des barjots » rappelle-t-il.

Premier objectif de la démarche: 2013, plus de 20% de l’énergie consommée d’origine renouvelable

Les responsables du projet cherchent la diversification du bouquet énergétique et aussi du tissu économique et social afin de maintenir l’activité agricole dans ce micro-territoire de 165 km2  de 6.500 habitants. Les villages voudraient s’émanciper du fioul dont les cours sont élevés et volatiles.

La première installation d’une huilerie de colza-carburant a été inaugurée en 2007 à Saint-Gouéno. Par un processus de pressage à froid, les graines de colza donnent une huile pouvant alimenter les moteurs diesel des tracteurs, ainsi que des tourteaux pour le bétail. « Ceux-ci sont utilisés localement par des éleveurs de vaches laitières, qui n’ont plus besoin d’importer des tourteaux de soja du Brésil », se félicite Laurent Gaudicheau, directeur de la communauté de communes. « Il est plus intéressant de vendre cette huile pour acheter du fioul mais, pour autant, si le pétrole continue à flamber, notre outil sera prêt… », assure-t-il.

On observe aussi un réseau de chaleur mis en place dans deux autres communes et bientôt généralisé à toute la communauté, une nouvelle usine de méthanisation Géotexia, inaugurée en juin dernier, irriguant une plantation de saules pour le bois de chauffage. Les éleveurs porcins, eux, se sont engagés à ne pas augmenter leur cheptel. On évoque aussi un projet participatif de parcs éoliens d’une puissance totale de 25 mégawatts et un ensemble de 35 nouveaux logements ne générant pas de dépenses d’énergie pour les habitants.

L’initiative est un choix clair afin de continuer à vivre dans ce territoire rural. Les agriculteurs ont mis en route une boucle vertueuse, se félicite Dominique Rocaboy, agriculteur et président de la structure. Aussi d’un problème environnemental, on peut arriver à faire une économie basée sur la filière énergétique durable, analyse Laurent Gaudicheau à propos de l’initiation d’une trentaine d’éleveurs porcins qui apporte plus de 75.000 tonnes de déchets, lisiers et boues issues de la filière agroalimentaire.

Sources: AFP, journaldelenvironnement, nouvelobs, romandie

Le Japon promeut les énergies renouvelables

Après la fermeture de ses réacteurs nucléaires, l’Etat nippon peut désormais bénéficier d’une loi lui permettant de fixer des prix de rachat d’électricité provenant de sources d’énergies renouvelables, dont l’éolien, le solaire, la géothermie et la biomasse. Cette nouvelle loi vise à promouvoir et à dynamiser le marché local des énergies vertes au Japon.

Photo: fotopedia.com

Dynamiser la consommation durable

Pour le Japon, l’objectif de cette initiative est de compenser l’arrêt des réacteurs nucléaires, suite à la catastrophe de Fukushima le 11 mars 2011, par les énergies propres. Les énergies nucléaires représentaient près de 30% de l’approvisionnement en électricité du pays avant le tsunami. Le gouvernement estime que la consommation durable commence par la mise en exploitation des énergies renouvelables, dont le solaire occupe une grande part. En effet, le gouvernement nippon « estime que la capacité génératrice issue des énergies renouvelables augmentera à 22 GW d’ici fin 2013. Soit 2,5 GW de plus qu’aujourd’hui, dont 2 GW seulement pour les panneaux solaires ».

Conséquemment à cet intérêt envers le solaire, les grands groupes japonais se mettent à construire des centrales photovoltaïques. Une centaine de construction de parcs solaires seraient aujourd’hui acceptées, « chacun produisant plus d’un mégawatt de capacité, pour un total cumulant à plus d’1,3 GW ». Parmi les industriels concernés par ces nouveaux projets, le célèbre fabricant japonais de matériel électronique et informatique Toshiba, qui a annoncé qu’il entamait de « vastes chantiers de construction de centrales solaires sur l’archipel ».

De plus, la nouvelle loi permet au Japon de fixer des tarifs d’achats d’électricité plus élevés pour les producteurs, principalement des sociétés d’électricités locales. Les énergies renouvelables : le solaire, l’éolien, la biomasse, la géothermie ainsi que les petites centrales hydroélectriques, bénéficieront donc d’un relèvement de leurs tarifs et d’une augmentation de leurs subventions.

Le gouvernement cherche à dynamiser le développement et la consommation durable via une campagne de promotion des énergies vertes, en faveur des industriels mais sans oublier la population nippone, principale consommatrice d’énergie au pays du soleil levant et farouchement opposée à la réouverture des centrales nucléaires. Un grand week-end de concerts antinucléaires était organisé à Tokyo le week-end dernier rassemblant des milliers de personnes.

 

Source : CleanTechRepublic.com

Jeu vidéo sur les énergies renouvelables : n’y aurait-il pas une contradiction ?

Alternator

Sachant qu’il faut de l’électricité, de l’énergie donc, pour jouer à tout jeu vidéo, toute personne censée peut se demander s’il n’y aurait pas une contradiction à promouvoir les énergies renouvelables par le biais d’un jeu vidéo.

Ensuite, réflexion faite, toute personne peut se faire la remarque suivante : ce jeu promeut les énergies renouvelables, et non les économies d’énergies. Donc, soit.

Alternator, c’est son nom, est un jeu vidéo développé en partenariat avec Screen Australia et ABC TV, qui fait l’apologie des énergies vertes. Il s’agit plus précisément d’un jeu de course. Les joueurs évoluent dans un « future proche ». Ils y conduisent donc « de petits bolides » fonctionnant uniquement avec des énergies renouvelables.

Le jeu prend clairement partie en faveur du développement des véhicules électriques, à condition que l’électricité soit produite à partir d’installations renouvelables. Comme tous les jeux de courses, évidemment, l’objectif est de « réaliser les meilleurs temps possibles sur un parcours ».

Les joueurs prennent alors un rôle d’ « eco-gamers », terme utilisé sur zegreenweb. En plus d’avoir un parcours à réaliser en un temps record, ils doivent également se donner les moyens de doter leurs véhicules de davantage de puissance.

Comment faire ?

Au cours du jeu, ils doivent tout simplement « récupérer divers agréments comme des panneaux solaires ou des mini-éoliennes pour pouvoir accroître la puissance » du véhicule. Logique.

L’ « Eco-game » s’inscrit dans la mouvance des « Serious game »

Alternator, considéré comme étant directement connecté à l’écologie, fait partie des « Serious games », qui ont une vocation aussi ludique qu’éducative. Ce type de jeu se développe de plus en plus, sur les ordinateurs mais également sur Internet. Le support « jeu vidéo » est conçu, de plus en plus, comme un moyen de sensibiliser les citoyens sur telle ou telle problématique, écologique, sociale, politique, économique ou professionnelle.

Le jeu vidéo favoriserait donc la citoyenneté. Qu’en pensez-vous ?

Des éoliennes en plein ciel !

On connaissait l’énergie éolienne terrestre, celle que l’on découvre sur les autoroutes, des champs futuristes de soldats gris dont les hélices tournent au pas. On connaissait l’énergie éolienne offshore, celle qui borde les côtes et qui est largement décriée par les habitants, voire le pire cauchemar de certains paysagistes. L’énergie éolienne aérienne, quant à elle, c’est une première !

Altaeros Energies, une jeune entreprise a construit aux Etats Unis une éolienne volante. Le prototype mesure onze mètres d’envergure et le ballon est gonflé à l’hélium. « Ils ont développé un aérostat en forme de tore (pneu) pouvant automatiquement se mettre en vol, produire du courant et atterir en douceur à partir d’une plateforme mobile. Il abrite en son centre une éolienne se chargeant de convertir l’énergie cinétique du vent en électricité ». (source : Futura sciences)

Pourquoi faire ? Pas seulement pour faire plaisir aux paysagistes mais parce que les vents sont plus puissants et réguliers en altitude qu’au niveau du sol, et que l’exploitation de ce type d’engin permettrait de faire chuter de 65% le coût de l’énergie éolienne, toujours selon Altaeros energies. Durant le test réalisé le 27 mars 2012, «  l’Airborne Wind Turbine est monté à 107 mètres d’altitude, mais ses concepteurs prévoient de l’installer à 300 mètres, affirmant qu’il produira alors deux fois plus de courant qu’une éolienne classique.

Global Wind Energy Council

Le 15 juin a lieu la journée mondiale du vent organisé par le « Global Wind Energy Council ». En France, les journées mondiales de l’éolien se déroulent les 23 et 24 juin avec comme thème de cette sixième édition, les enfants et l’organisation d’un concours national de dessins sur le thème « l’éolienne et moi ».

Des événements pour découvrir les nombreuses potentialités que recèle le vent au service d’une énergie verte et durable qui représente actuellement moins de 1% de la production d’électricité dans le monde.

Reste, pour les oiseaux, à trouver une cohabitation harmonieuse avec ces nouvelles éoliennes volantes.

Sénégal : la Banque mondiale attribue 85 millions de dollars au développement durable

fondazioni4africa.org

Alors que l’Europe est au bord de la faillite, à défaut de la crise de nerfs (quoique), la Banque mondiale vient d’annoncer qu’elle accorderait un appui budgétaire de 85 millions de dollars à l’Etat du Sénégal en faveur du développement durable. Perso, je suis contente pour eux, et j’espère que les sommes promises seront réellement attribuées et sciemment utilisées !

Hier, à Dakar, le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Makhtar Diop, a déclaré que l’objectif pour le pays était de « trouver des solutions à long terme pour le secteur énergétique ».

C’était la première visite de ce dernier au Sénégal depuis sa prise de fonction, le 6 mai. Il a été reçu par le chef de l’Etat, Macky Sall, le premier ministre Abdoul Mbaye, et le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane.

Il aurait déclaré : « j’ai longuement échangé avec les autorités sénégalaises sur plusieurs questions (…), mais en ce qui concerne le secteur de l’énergie, nous avons convenu de trouver des solutions durables. C’est pourquoi la Banque mondiale s’est engagée à financer le Sénégal à hauteur de 85 millions de dollars ».

Dans le cadre d’une conférence de presse, le vice-président de l’institution financière pour le continent africain, qui est aussi ancien ministre sénégalais de l’Economie et des Finances, aurait ajouté : « cet accord permettra de ne plus avoir de solutions à court terme (…). Nous savons que les difficultés liées à l’énergie sont récurrentes. Il est important maintenant de résoudre la question sur long terme ».

Important, il a bien souligné que tous les maillons du secteur de l’énergie doivent être considérés pour que des réponses définitives soient données aux problématiques énergétiques dans le pays. Plus précisément, il a expliqué qu’ « il faut prendre en compte le sous-secteur de la distribution, des installations du réseau et surtout de la production. Nous avions constaté qu’il y avait un effet de rattrapage permanent dû aux solutions à court terme ».

On ne manquera pas donc de suivre l’évolution du secteur énergétique sénégalais dans les mois à venir !

Et parce qu’il serait dommage de ne pas profiter de cette occasion, je vous quitte en musique, avec l’actuel ministre sénégalais de la Culture et du Tourisme, le grand Youssou Ndour, et la superbe Rokia Traoré, fille de diplomate, chanteuse, auteur-compositeur-interprète, et guitariste malienne avant tout…

Le lithium, or blanc de la transition énergétique ?

Avant l’avènement des batteries au lithium, ce métal était encore très peu exploité. Cependant, en vue des performances et du potentiel qu’on lui accorde dans le domaine du stockage de l’énergie, le lithium apparaît comme une ressource essentielle à qui veut produire téléphones et ordinateurs portables ou voitures électriques. C’est en Bolivie que se trouvent les gisements les plus impressionnants de ce métal…

Le 82ème salon international de l’auto se tient à Genève jusqu’au 18 mars. Le prix de la meilleure voiture de l’année a été attribué, cette année encore, à une voiture électrique. Ce prix salue la technologie plus que le succès commercial. Pourtant, dans le contexte actuel de diminution des émissions de gaz à effet de serre et du prix du pétrole qui monte, ces voitures pourraient se révéler comme des produits économiquement et écologiquement viables. Cependant, l’un des défis technologiques que doit relever la voiture électrique afin de détrôner sa grande sœur conventionnelle est le stockage de l’énergie.

Les batteries au lithium ont tout d’abord été utilisées dans les téléphones et ordinateurs portables et cette technologie se transpose à l’automobile afin de remplacer le réservoir d’essence par cet autre stockage chimique d’énergie. L’intérêt croissant pour cette ressource se constate avec l’évolution du prix du lithium qui est passé d’environ 310 €/tonne en 2003 à 2 000 €/tonne en 2008 et la consommation de lithium entre 2009 et 2020 devrait tripler.

Ce paysage lunaire recèle un tiers du lithium mondial.

Le lithium, un métal assez abondant, présent dans l’eau de mer, ne se trouve pas à l’état naturel mais généralement sous forme de chlorure de lithium (LiCl). Malgré cette relative abondance, les gisements exploitables à moindre coût se trouvent très inégalement répartis sur la planète : le plus grand gisement mondial est le salar de Uyuni en Bolivie, le plus grand désert salé du monde, et contient un tiers de la ressource. Le salar d’Atacama, au Chili, est le second gisement en termes de quantité mais représente presque 40 % de la production. En effet, la Bolivie n’a autorisé l’exploitation du lithium qu’en mars 2008.

L’extraction du lithium n’est pas sans conséquence pour l’environnement. Le procédé consiste à pomper la saumure présente dans le sous-sol de ces lacs salés. La saumure est ensuite concentrée par évaporation, puis purifiée et traitée afin d’obtenir le carbonate de lithium (Li2CO3) pur à 99 %. La dernière étape pour obtenir le métal lithium est la calcination du carbonate.

La mise en place de l’extraction du lithium implique l’utilisation de carburant pour pomper la saumure, puis la réquisition de larges espaces pour l’évaporation qui est effectuée dans des salins. De plus, la calcination du carbonate de lithium libère du CO2. En outre, ces points négatifs évoqués par le groupe de travail Ecoinfo ne sont pas les seuls : le pompage massif de la saumure peut avoir des conséquences pour l’ensemble du bassin hydrographique ou bien provoquer l’effondrement de la surface salée. Bien sûr, les paysages seraient fortement affectés, alors que le tourisme vert se développe dans cette région pour visiter la curiosité naturelle que sont les immenses lacs salés, comme l’indique l’étude de cas à dimension multiple sur l’industrie minière à grande échelle dans la province argentine de Jujuy, réalisée par Roger Moreau, de l’Association des peuples de montagnes du monde.

Plus de 100 ans après la découverte de l’or noir, nous prenons conscience de notre dépendance à celui-ci alors même que nous savons désormais que son utilisation toujours plus massive menace notre environnement. Le surnom que l’on donne déjà au lithium, l’or blanc, doit-il évoquer uniquement le développement et la croissance que le pétrole a permis, ou bien doit-il faire écho également aux effets pervers sur le long terme liés à un engouement et une exploitation irréfléchis ?

Sources : enerzine.com

EnR : les Français, de plus en plus intéressés

Selon une étude publiée le 26 janvier par l’IFOP et réalisée pour Qualit’EnR, les Français développeraient un intérêt de plus en plus prononcé pour les énergies propres et moins coûteuses. Un raisonnement logique, à l’heure de l’annonce de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) sur la hausse du prix de l’électricité de l’ordre de 30% d’ici 2016. Comme l’exposent les résultats de l’étude, les motivations financières et écologiques sont aujourd’hui au centre de leurs préoccupations. Les foyers français ressentent aujourd’hui les impacts de l’inévitable augmentation du coût des énergies et s’impliquent de manière croissante dans l’intégration des EnR dans leurs foyers.

Le sondage révèle que 25% des personnes interrogées sont aujourd’hui plus intéressées par les EnR qu’en 2011, le coût de l’énergie (93%), le débat autour du nucléaire (75%) et les politiques publiques (74%) constituent les facteurs déterminants.

Confiants en ces systèmes de production énergétique d’origine renouvelable, 31% des sondés désirent s’équiper de ce type de systèmes, contre 25% en 2011. Pour détailler cette envie, les Français invoquent le respect de l’environnement à 92% et l’indépendance énergétique à 87% comme principales vertus des EnR. Les principaux freins à l’équipement résident, quant à eux, dans le prix d’achat à 32% et dans le fait d’être locataire ou en copropriété (38%).

L’étude est consultable dans son intégralité à cette adresse.

Voici un extrait de l’émission « C’est dans ma nature » diffusée sur France 3 au début du mois. On y démontre qu’il est tout à fait possible de construire une maison écologique sans se ruiner.

Sources : bati-journal.com  actu-environnement.com

L’Impériale fait son come back green à Londres

Six ans après l’arrêt de sa circulation, le mythique autobus à étage fait un retour en fanfare dans les rues de la capitale anglaise. Londres a obtenu il y a une dizaine de jours la première livraison d’une nouvelle flotte d’autobus hybrides, censé être le plus écologique de sa catégorie.

Cette nouvelle version du « Routemaster » préserve l’essentiel : le fameux rouge pompier et son petit escalier en colimaçon. Mais surtout,  le retour de la plateforme arrière permettant aux usagers de monter ou de descendre entre les arrêts.

La principale innovation de cette nouvelle génération réside sous la carrosserie. Ces bus rouges, construits en Irlande du Nord par Wrightbus, sont équipés de moteurs Diesel hybrides d’une performance à toute épreuve. Un récupérateur d’énergie de freinage alimente une batterie au lithium-phosphate et un moteur électrique. Le système réduit à 28 litres aux 100 kilomètres sa consommation de carburant, soit 40% de moins que les bus diesel non hybrides. Les émissions de CO2 passent à 750g/km, contre 1 200g/km pour les bus diesel.

Les premiers exemplaires de cette nouvelle version rouleront dès février prochain sur la ligne 38 au départ de Victoria Station. Selon Tranport for London, la flotte devrait atteindre 300 bus au début 2012 sur les 7 500 unités du réseau.

Seule ombre au programme pour les usagers, l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs 2012. Autant dire qu’être utilisateur des transports publics londoniens est en phase de devenir un luxe. Avec un tarif 3,5 fois supérieur  à celui de la RATP, le «pass » annuel multizones londonien  le plus cher coûte la modique somme de 3 900 euros contre 1 129 euros pour un Navigo 5 zones. Donc certes, les bus de la capitale anglaise sont beaucoup plus « Rock and Roll », mais à ce prix, mieux vaut s’offrir une promenade en bateaux mouches.

Sources : slate, naturavox

Danemark : la moitié de l’électricité consommée issue de l’éolien en 2020

curiosphere.tv

Selon le ministre du climat, de l’énergie et de la construction, Martin Lidegaard, l’énergie électrique issue de l’éolien devra assumer la moitié de la consommation électrique du Danemark d’ici 2020. Il estime que le pays doit privilégier les énergies renouvelables et a de gros progrès à faire pour exploiter cette énergie efficacement.

L’objet, pour cet Etat scandinave, défini dans le « plan Notre Energie », est de devenir indépendant à 100% vis-à-vis des énergies fossiles en 2050 au bénéfice de l’énergie éolienne, de la biomasse et du biogaz.

Le ministère du Climat se félicite que « le gouvernement de gauche, au pouvoir depuis septembre, reprend donc le plan Stratégie de l’énergie 2050 présenté en février par le précédent gouvernement de droite, mais avec un niveau d’ambition supérieur ».

Le plan précédent envisageait « d’augmenter de 20% aujourd’hui à 42% en 2020 la part de l’éolien dans l’électricité consommée au Danemark ». Le nouveau gouvernement prévoit d’investir 5,6 milliards de couronnes (750 millions d’euros), contre 3,6 milliards prévus par son prédécesseur.

Mais il faut savoir que ce sont « les particuliers et les entreprises » qui supporteront ces investissements « via une augmentation du prix de l’énergie ». L’ambition d’inciter les Danois « à faire des travaux d’isolation pour économiser » au maximum cette énergie.

Le gouvernement du royaume table sur une réduction de consommation d’énergie moyenne de 8 à 10% d’ici 2020 par ménage.

Reste aux partis à négocier et à convenir d’un accord « afin que le plan ne soit pas modifié en cas de changement de majorité ».

Source : Romandie.com

Angola : nouveau membre de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable

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L’Angola a annoncé hier que suite à l’approbation de sa candidature par le conseil d’administration de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA), transmise à l’Allemagne, pays dépositaire, le pays en deviendrait un membre à part entière.

La délégation angolaise auprès du conseil de l’agence, réuni à Abou Dhabi, aux Emirats Arabes Unis, depuis dimanche dernier, est conduite par Joao Baptista Borges, secrétaire d’Etat à l’énergie, Sandra Cristao, secrétaire d’Etat à la coopération internationale et par Kiala Pierre, directeur national des énergies renouvelables.

L’Angola, aujourd’hui « simple membre observateur », deviendra donc un membre effectif, « grâce à la ratification par son gouvernement de la charte de l’agence », selon le centre de documentation et d’information du ministère de l’Energie et Eaux. Ce nouveau statut permettra au pays de « bénéficier d’informations sur les énergies renouvelables » ainsi que « d’assistance technique pour la mise en œuvre de projets dans le domaine des énergies renouvelables ».

C’est avec satisfaction que nous prenons acte des signaux émis par le gouvernement angolais en matière de promotion des énergies nouvelles, alors que l’Angola figure, aux côtés du Nigéria, parmi les plus importants producteurs de pétrole d’Afrique, avec « une capacité de production d’environ 1,8 million à 2 millions de barils par jour ».

L’assemblée générale de l’IRENA se tiendra du 14 au 15 janvier 2012, à Abou Dhabi.

Sources : Afriquinfos.com, Portalangop.co.ao

De l’électricité à partir de vieux melons : pas con!

 

corbisimages.com

A Moissac, dans le département de Tarn-et-Garonne, l’entreprise Boyer S.A exploite les vieux melons, pour ne par dire les fruits pourris, pour produire de l’électricité, selon un article de maxisciences.com – basé sur des informations de Sciences et Avenirpublié hier, dont nous vous recommandons la lecture ici.

Il s’agirait de la première centrale de ce type dans notre pays, grand producteur de melons. L’entreprise à l’initiative du projet est un acteur majeur de cette production puisqu’elle « conditionne et expédie chaque année 20.000 tonnes de melon depuis Moissac ». Elle bénéficie d’une très bonne santé financière, son chiffre d’affaire annuels s’élevant à « 40 millions d’euros ».

Le projet énergétique est parti du constat suivant : « 1.000 tonnes de fruits abîmés » sont perdus tous les ans. Face à ce gaspillage, alors qu’il est de plus en plus courant que l’on cherche à redonner un second souffle aux biens que nous produisons lorsqu’ils sont ou deviennent inexploitables,  Boyer S.A a décidé de les convertir en électricité.

Ce volume de melons transformé en énergie permettrait d’alimenter « la consommation de 150 foyers » par an. Elle permettrait de chauffer « 80 foyers ». C’est à EDF qu’est vendue l’électricité produite au sein de cette usine de méthanisation, elle-même chauffée par les melons.

Comment ça marche?

L’installation, « fournie par la société belge GreenWatt », est composée d’un « digesteur où les melons sont dégradés par des bactéries ». Un responsable de l’entreprise explique que « l’appareillage permet d’accélérer le processus naturel et de piéger le méthane dégagé naturellement ». Le méthane est alors « acheminé vers un co-générateur qui entraîne la production combinée d’électricité et de chaleur ».

La décomposition du melon est utilisée tout entière puisque même le « digestat » restant est exploité par Boyer S.A pour faire du « compost » à destination des « exploitations bio« .

Financée « à plus de 50% par le conseil général, le conseil régional, l’Etat et l’Europe », cette usine aura coûtée tout de même jusqu’à 1,5 millions d’euros


Soleil et noix de coco : un cocktail énergétique!

Noix de coco

De l’électricité produite à partir de soleil et noix de coco, la recette de ce cocktail énergétique fait rêver!

Le site référent goodplanet.info dédié à l’environnement et ses enjeux, diffuse ici une information du New Scientist selon laquelle « l’archipel des Tokelau, dans le Pacifique sud, sera bientôt entièrement alimenté en électricité grâce à l’énergie solaire et à l’huile de noix de coco ».

Foua Toloa, qui gouverne les îles en question – sous souveraineté néo-zélandaise apprend-on – envisagerait d’atteindre 93% d’énergie solaire dans la production d’électricité d’ici mi-2012. Un plan ambitieux qui pourrait être respecté d’après l’universitaire Christopher Dey, de Sydney, si sur chacune des îles sont installées 200 m2 de panneaux photovoltaïques.

L’archipel situé dans le Pacifique suivrait un exemple déjà donné par l’île de Samsø au Danemark, « la toute première île au monde à être entièrement alimentée grâce aux énergies renouvelables ». Suivant la même impulsion, une île espagnole, située dans les Canaries, El Hierro, parviendrait à être alimentée en électricité par des énergies nouvelles d’ici fin 2011.

Cette tendance illustre l’idée – toujours plus concrète – selon laquelle la transition énergétique est en marche. L’originalité première de communautés indépendantes énergétiquement pourrait commencer à se normaliser…

 

Le photovoltaïque poursuit son développement quand l’éolien ralentit

Le Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement a publié son Tableau de bord éolien-photovoltaïque du deuxième trimestre 2011. Un rapport qui confirme la tendance du début d’année, à savoir un développement continu du photovoltaïque et le ralentissement de l’éolien. Par rapport au premier semestre 2010, la puissance installée d’énergie solaire a triplé en France alors que l’éolien n’a progressé que de 14%.

599 MW de photovoltaïque ont été raccordés au cours du premier semestre (+143 % par rapport au 1er semestre 2010), équivalent à une hausse du parc de 55 % par rapport à la fin 2010. Au total, avec l’installation de plus de 207.000 unités de production d’énergie solaire, la puissance raccordée de photovoltaïque a atteint 1.679 mégawatts (MW) à la fin du premier semestre (contre moins de 580 MW à la fin juin 2010).
Le rythme de raccordement a particulièrement été soutenu dans les régions Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Aquitaine, qui totalisent près de 40% des puissances raccordées au cours du premier semestre.

Pour ce qui concerne l’éolien, la progression des raccordements ralentit de 27% par rapport au premier semestre 2010 avec seulement 340 mégawatts de raccordés durant le semestre. Fin juin 2011, la puissance raccordée d’éoliennes atteint 6.253 mégawatts (+6% par rapport à fin 2010) et la production éolienne 5,4 térawattheures (0,7 TWh supplémentaire par rapport au 1er semestre 2010).

Une tendance qui s’inversera peut-être au deuxième semestre avec l’entrée en vigueur du nouveau cadre juridique de l’éolien terrestre, qui devrait donner un « coup d’accélérateur » au développement de l’éolien, selon Nathalie Kosciusko-Morizet. Un optimisme cependant nuancé chez les professionnels du secteur qui craignent les résultats inverses.

Smart grid : le marché européen va croître de 120% d’ici 2016

Telle est la prévision faite par le cabinet de conseil GTM Research dans son rapport « The Smart Grid in Europe 2012 : Technologies, Market Forecasts and Utility Profiles ».

Le marché européen du réseau électrique intelligent devrait connaître une importante croissance dans les cinq prochaines années puisqu’il atteindrait 3,1 milliards d’euros en 2012, et 6,8 milliards d’euros en 2016.

Un déploiement qui conduirait, selon Geert-Jan van der Zanden, auteur du rapport, « au développement des segments de marché du smart grid que sont le comptage évolué, l’automatisation de la distribution, l’intégration des énergies renouvelables, les véhicules électriques et les systèmes informatiques propres au domaine de l’électricité. »

Qu’est-ce que le réseau électrique « intelligent » ?

A la croisée des TIC et de l’énergie, la smart grid désigne en fait l’utilisation des technologies informatiques de manière à optimiser la production et la consommation d’électricité, notamment en permettant un meilleur ajustement entre l’offre et la demande.

L’apport des technologies informatiques permet ainsi d’économiser l’énergie, de sécuriser le réseau et d’en réduire les coûts.

Plus concrètement, les gestionnaires du réseau de distribution y trouvent leurs avantages à travers notamment la diminution des pics de consommation, l’évitement des pannes dues à une surcharge, la facilitation des transferts ou l’optimisation de la production électrique. Quant aux clients finaux (consommateurs et entreprises), ils peuvent mieux maitriser leur consommation d’énergie grâce au compteur intelligent et ainsi optimiser leur facture.

Pour une production plus durable et une consommation énergétique responsable

Un des autres avantages non négligeable de la smart grid est la production d’électricité décarbonée.

La diminution des pics de consommation permet de réduire les pertes et la diminution de rendement de la production d’électricité, lors du transport de l’électricité sur de longues distances. Selon l’ADEME, les smart grids sont censées faire baisser la demande d’électricité de 10 %.

Par ailleurs, Les NTIC, en permettant de mieux gérer une production décentralisée, facilite l’intégration au réseau électrique des sources décentralisées d’énergies renouvelables, souvent irrégulières et diffuses, telles que les éoliennes et les panneaux solaires domestiques, les fermes éoliennes, les hydroliennes, les centrales solaires, etc.

Par ailleurs, la smart grid permet une responsabilisation des citoyens vis-à-vis de leurs dépenses énergétiques. En effet, ce réseau s’appuie sur des compteurs intelligents qui permettent aux particuliers et entreprises d’ajuster en temps réel leur consommation d’énergie. Il est ainsi possible en période de pics d’utilisation, de déconnecter certains appareils qui ne sont pas primordiaux ou diminuer leur puissance ou au contraire de les allumer (à distance) lors des heures les plus favorables de consommation.

Une intelligence qui peut éviter les pics de consommation générateurs de pannes et de pollution, mais qui peut aussi permettre de réaliser des économies d’énergie. Selon le site du Grenelle de l’environnement, « chaque habitant pourrait réduire de 5 à 20% sa consommation d’énergie en équipant son compteur électrique d’une « energy box » pilotant les consommations dans la maison. Les informations détaillées sur les consommations en kwh ou en euros permettront une prise de conscience de chacun ».

L’avenir de la smart grid, un enjeu énergétique ?

La smart grid apporte ainsi une réponse au besoin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le dérèglement climatique. Couplée aux énergies renouvelables combinées entre elles, elle apparaît comme une alternative réaliste pour l’avenir énergétique de la France.

C’est une des raisons qui expliquent l’essor de ce marché. Les distributeurs d’électricité européens doivent se conformer à des obligations strictes en matière d’efficacité (accentuées par l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence), tout en intégrant au passage de plus en plus d’énergies renouvelables au réseau. Energies qui induisent des variations rapides de production (dépendance vis-à-vis des conditions météorologiques) et donc un besoin grandissant de flexibilité dans les systèmes électriques. Cette flexibilité peut être gérée par ces nouvelles formes d’intelligence.

Au-delà des contraintes réglementaires, le réseau électrique intelligent offre aussi des opportunités pour créer de nouveaux marchés. Le business vert apparaît effectivement comme une des réponses européennes mais aussi mondiales de relance de l’économie. Les Etats-Unis, la Corée du Sud ou encore la Chine font partie des pays à avoir investi massivement dans l’énergie propre.

A l’heure actuelle, « la plupart des marchés nationaux d’Europe en sont à poursuivre leurs objectifs en la matière » explique M. van der Zanden. Le marché des particuliers devrait être un moteur de la croissance des acteurs de la smart grid. « Il leur reste encore à offrir leurs services au consommateur. La prochaine étape consiste à démontrer la valeur d’une gestion énergétique locale ou de la demande de réponse des appareils clients. L’engagement du consommateur est la variable clé du succès commercial du smart grid en Europe. »

L’éolien fait son trou aux Etats-Unis

Les sites d’informations treehugger.com et ecogeek.org indiquent que la part de la production d’énergie éolienne vient de passer la barre des 20 % dans le mix énergétique de l’Etat d’Iowa et s’en félicitent. Ils estiment en effet qu’il s’agit d’un beau pied de nez aux ennemis des cleantech, qui ne pourront dorénavant plus nier la croissance constante de la part des énergies renouvelables aux Etats-Unis.

L’Etat d’Iowa est ainsi devenu au deuxième trimestre de cette année, le deuxième plus grand utilisateur d’énergie produite par la force du vent, derrière l’Etat du Texas. Le premier compte en effet 4.000 mégawatts de capacité installée, lorsque le second en dénombre 9.000. Mais ces chiffres doivent être relativisés, puisque le Texas affiche une population près de huit fois supérieure à celle de l’Iowa, ce qui permet de reconsidérer ses efforts à leur juste valeur.

Cette progression de l’éolien en Iowa est due à la mise en service d’un nouveau parc d’une capacité de 600 mégawatts à proximité de la ville d’Adair, annoncée par l’American Wind Energy Association (AWEA). Et le petit Etat du Midwest ne semble pas disposé à s’arrêter en si bon chemin. Deux nouveaux projets émanant cette fois de la société MidAmerican Energy sont en effet en cours de réalisation cette année.

Sources : treehugger.com, ecogeek.org.

Energies renouvelables : nuisibles pour l’environnement ?

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La Californie s’investie avec enthousiasme dans  les énergies renouvelables : fleurissent les panneaux solaires et les éoliennes sur les étendues autrefois désertiques. Le parc éolien croît avec rapidité, les oiseaux de la région en pâtissent.

Eolienne tueuse des « rois du ciel »

Les estimations sont de mauvaise augure pour l’ « or vert » : 440 000 volatiles seraient tués chaque année par les turbines éoliennes aux Etats-Unis. La Californie établie d’ailleurs un triste record. Les aigles dorés, une espère menacée et protégée avec zèle par les autorités fédérales, sont victimes des fermes éoliennes. Six aigles dorés ont été tués, en une année, par les 90 turbines du tout nouveau site de la Pine Tree Wind Farm, gérée par le Department of Water and Power (DWP) de la ville de Los Angeles. Le 2 aout, l’organisme fédéral US Fish and Wildlife Service ont annoncé le déclenchement d’une enquête pour comprendre les raisons d’une telle surmortalité. Par ailleurs, un rapport des consultants de BioResource établit à 1 595 le nombre d’oiseaux morts à Pine Tree, essentiellement des oiseaux chanteurs migrateurs, des cailles et des alouettes (ce chiffre inclue les morts naturelles et les victimes de prédateurs).

Les inquiétudes sont justifiées. L’enquête signe la première démonstration de l’impact néfaste des énergies alternatives sur l’environnement qu’elle est censée préserver de prime abord. Si l’enquête fédérale aboutit à une charge, le site éolien de Pine Tree, qui fournit la ville de Los Angeles en énergie renouvelable, serait la première industrie éolienne accusée d’atteinte à l’environnement.

Le « versant noir » de l’or vert en justice

Quel que soit l’aboutissement de l’enquête la poursuite de la stratégie verte menée par la Californie risque d’être soumise à de nombreux compromis. L’Etat s’est pourtant fixé l’atteinte du seuil de 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2020.

Plus encore, cette enquête pose une nouvelle question fondamentale : l’énergie du vent est-elle forcément durable, et pour qui, exactement ?

L’affaire risque de faire jurisprudence pour les énergies « propres » qui révèleraient le « versant noir » de cet or vert. De nombreux sites éoliens font d’hors et déjà l’objet d’une surveillance fédérale pour leur atteinte similaire aux écosystèmes. D’autant que le bruit de ces nouvelles technologies ennuient les résidents des zones où elles sont implantées car « bruit particulièrement énervant des turbines, qui, nuit et jour, a remplacé le chant des grillons ». La pollution visuelle n’est pas sans agacer une partie de la population.

« Il est temps de considérer ce problème avec le sérieux qu’il mérite, et les énergies alternatives, solaire et éolienne, doivent adapter leurs pratiques, soutient Travis Longcore, président de la société Audubon de Los Angeles, qui se consacre à la préservation des espèces animales et végétales, d’autant que ce n’est que le début d’une industrialisation verte intensive dans la région. »

La question reste entière : comment protéger à la fois la planète et tous ses oiseaux ?

Source: Le Monde

En 2020, 15,7% de la consommation électrique européen pourrait venir de l’éolien

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Mardi 2 août, le lobby des professionnels de l’énergie éolienne, l’European wind energy association (EWEA) a estimé que « l’éolien pourrait couvrir 15,7% de la demande en électricité dans l’Union européenne en 2020 si les investissements sont consentis et si des objectifs contraignants sont imposés aux Etats. »

Actuellement l’énergie éolienne couvre actuellement 5,3% de la demande en électricité de l’UE

L’objectif de l’Union Européenne est d’atteindre 20% d’énergies renouvelables dans sa consommation d’électricité en 2020. La Commission européenne estime que l’éolien devrait assurer 9,4% de la demande en électricité de l’UE en 2015, 15,7% en 2020 et 28,5% en 2030.

Les Etats européens semblent être sur la bonne voie : dans les plans d’actions nationaux qu’ils ont tous présentés récemment, l’éolien est un objectif national. L’EWEA regrette cependant que ces objectifs ne soient pas contraignants, en raison d’une opposition des Etats Membres.

L’UE devrait investir annuellement 26,6 milliards d’euros

Les déclarations du rapport sont très ambitieuses. Le lobby de l’éolien estime que pour parvenir à produire 230 GW en 2020 grâce à l’éolien – soit 15,7% de la demande européenne en électricité ou l’équivalent de la consommation de tous les foyers réunis de la France, de l’Allemagne, de la Pologne et du Royaume-Uni -, l’UE devrait investir annuellement 26,6 milliards d’euros – 16,2 milliards sur terre et 10,4 milliards pour les installations en mer.

Selon l’association, l’Union Européenne économiserait alors 23,9 milliards d’euros sur sa facture pétrolière avec un baril à 97,4 euros et réduirait ses émissions annuelles de CO2 de 341,6 millions de tonnes.

Aussi, elle insiste véritablement pour que l’Union Européenne consente à d’importants investissements dans des infrastructures pour le transport de l’électricité éolienne depuis les sites de productions jusqu’aux consommateurs. Ces investissements devraient être acquis en imposant une régulation contraignante aux Etats membres afin de porter la part des renouvelables dans la consommation d’électricité de 19% actuellement à 34% en 2020, souligne l’EWEA.

La proposition de l’association va probablement heurter la sensibilité des Etats européens, qui tiennent à conserver leurs prérogatives en matière d’énergie. La diversification du bouquet énergétique en Europe questionne. Nombreux prônent l’intégration croissante de sources de production d’énergies renouvelables. Aussi le rapport du lobby délivre des propositions pertinentes  qui ne seront pourtant pas sans se heurter aux intérêts d’autres groupes de pression.

Source: 20minutes.fr, romandie, usine nouvelle

La géothermie, une source d’énergie renouvelable à fort potentiel

Alors que la France vise à l’horizon 2020 un doublement de la production des énergies renouvelables sur son sol, le potentiel de la géothermie peut lui offrir une place de choix dans la refonte de son mix énergétique. Elle occupe actuellement la troisième place des énergies renouvelables produites dans le pays, derrière l’hydraulique et la biomasse.

Une expérience conduite durant sept ans de manière conjointe par deux observatoires au Japon et en Italie, dédiée à la mesure du taux d’antineutrinos générés au centre de la Terre, vient en effet de démontrer l’étendue des capacités de cette source d’énergie. Les antineutrinos sont des particules créées par la désintégration nucléaire, qui produit ainsi de manière naturelle 20 térawatts d’énergie. Production importante lorsque l’on sait que l’Homme consomme actuellement « seulement » 14 térawatts d’énergie à l’échelle planétaire.

Pour capter ce gisement d’énergie, la mise en place d’installations de géothermie profonde serait nécessaire. Cette mise en place requiert une sélection minutieuse des zones propices. En France, celles-ci ont déjà été identifiées. Il s’agit principalement du Massif central, de l’Alsace et de la vallée du Rhône. Mais leur exploration reste couteuse, en raison du fait qu’il est indispensable de forer pour déterminer l’exploitabilité d’un gisement.

Au niveau mondial, les experts présents à la rencontre Equinox Summit : Energy 2030, ont indiqué que selon leurs prévisions, la géothermie représentera en 2030 10% de la production électrique si les décideurs s’en donnent les moyens. Pour ce faire, un investissement d’un milliard de dollar serait nécessaire.

Sources : leplus.nouvelobs.com, scientificamerican.com, rhubarbe.net, wgsi.org.