Le Movitz : un ferry électrique qui se recharge plus vite qu’un Smartphone

Le Movitz, un ferry électrique suédois navigue dans la baie de Stockholm. Il dessert la banlieue ouest de la ville. Contrairement aux autres ferries, le Movitz a la particularité d’être propre et silencieux. Il est doté d’un moteur électrique dont le rechargement ne prend que quelques minutes. Ce moteur permet l’avantage de voyager plus longtemps et sans secousse.

Ce ferry de petite taille fait du transport de passagers dans la baie de Stockholm quotidiennement. Depuis que son moteur diesel a été remplacé par un moteur électrique, le navire propose des avantages conséquents à ses utilisateurs. Il offre plus de confort à ses passagers et à son équipage. Selon le capitaine du navire il ne fait « pas de bruit » et connaît beaucoup moins de vibrations. L’ancien moteur du ferry, un diesel, semblait beaucoup plus remuant.

Remplacer le moteur diesel permet de réaliser une économie substantielle, soit 50000 litres de diesel en moins par rapport à un ferry semblable classique. La réduction de la pollution est une avancée importante dans ce projet, 132 tonnes de Co2 et 1,5 tonne d’Oxyde d’Azote rejetés en moins dans la nature grâce au nouveau moteur.

De manière générale, le passage à l’électrique serait un bon moyen de réaliser des économies importantes pour les marines. La difficulté principale étant d’adapter ce système aux navires commerciaux qui font des trajets importants. Pouvoir adapter cette technologie à des navires de plus grande taille et transportant des charges lourdes voilà le principal enjeu.

Cette expérience ouvre de nouvelles possibilités, mais c’est surtout une bonne nouvelle en ce qui concerne la transition énergétique dans la marine. Même si ce modèle de moteur électrique à aimants ne fonctionne que sur des petits trajets, 7,5km en ce qui concerne le trajet du Movitz, c’est un début prometteur. Hans Thornell, PDG de Green City Ferries, la société qui gère le navire, espère pouvoir faire tourner le système d’aimant du moteur plus longtemps et ainsi gagner encore en autonomie.

Selon Hans Thornell « on peut utiliser le bateau bien plus longtemps, alors qu’auparavant il fallait le laisser recharger toute la nuit ». Maintenant le rechargement du ferry prend entre quatre et dix minutes.

Le ferry suédois Movitz, avec le ferry électrique français qui navigue à Lorient, le Ar Vag Tredan, sont peut-être les précurseurs d’une flotte commerciale qui sera tout électrique et qui permettra à la fois de respecter l’environnement mais également de ravir passagers et opérateurs. La transition énergétique passe donc aussi par la mer.

crédits image : euronews.com

Les arbres rejettent-ils des excréments ?

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Les excréments ont toujours été présents dans la vie humaine et ce depuis l’apparition de la vie sur notre planète. Les hommes rejettent les excréments avec pour conséquence de purifier le corps des substances nocives qu’il a ingéré. C’est exactement la même chose pour les animaux et on peut constater le même phénomène avec les machines depuis les prémices de la révolution industrielle…Mais qu’en est-il des arbres ou des plantes ? Ont-ils des excréments ? Si oui, les rejettent-ils ? Pourquoi ne le voit-on pas ? Interviewé par la télé en ligne universscience.tv, le biologiste Francis Hallé, biologiste, botaniste et dendrologue (science de la reconnaissance et classification des arbres) propose un élément de réponse plutôt étonnant à cette problématique.

Si les excréments, ou déjections, sont présentes partout, où et comment les plantes les rejettent-elles ? Francis Hallé part du principe que les excréments, non visibles chez un arbre, servent à construire son tronc. En ce sens les excréments, le rejet des déjections, sont impropres. Il vaudrait mieux parler alors d’incréments, car ingérés par l’arbre. Ces incréments sont connus sous le nom de la lignine, servant à la confection de tissus ou de biocarburants. Ces tissus serviraient ici à créer des tissus utilisés par l’arbre pour s’élever.

Cette lignine est un composant extrêmement toxique que se fixe dans les cellules de l’arbre en train de mourir, donc ne risquant plus rien. Si l’hypothèse est vérifiée cela serait un mécanisme incroyablement astucieux, surtout si la lignine toxique fixée dans des cellules mortes permet à l’arbre/plante de s’élever afin de capter plus d’énergie lumineuse.

 

Une résolution pour 2014 : valoriser nos déchets

recyclage des déchets

L’année 2013 a fait place à 2014, l’heure est donc aux résolutions pour cette nouvelle année. Sortons donc de nos préoccupations égocentrées, ayons d’autres ambitions que la perte de poids, essayons d’ajuster notre consommation à nos aspérités sociales et environnementales. Pourquoi ne pas décider de valoriser nos déchets ?

En octobre 2013, la sortie en salle du film « Super Trash », dont la bande-annonce avait été mise en ligne sur Youtube en juillet 2013, a marqué les esprits, à juste titre.

Autre fait marquant de l’année 2013, le lancement en février, de l’Institut de l’économie circulaire à Paris. Lors de son inauguration, François Michel Lambert, Président de l’Institut de l’économie circulaire et Député des Bouches du Rhône, partait du constat quasi-unanime que le système économique linéaire consistant à « extraire, fabriquer, consommer puis jeter est à bout de souffle ».

En effet, il est temps de « faire des déchets des uns les ressources des autres ». La valorisation des déchets, en électricité verte par exemple, constitue une option bénéfique à plus d’un titre. Non seulement le déchet est recyclé, mais l’énergie produite est une électricité verte.

Certaines initiatives en la matière sont prises, comme en témoigne l’activité de Tiru, entreprise spécialiste de la valorisation énergétique des déchets, présidée par Jean-Pierre Frémont, titulaire d’un doctorat de l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne, membre de la section économique du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

A l’heure de la transition énergétique, alors que notre mix énergétique évoluera tôt ou tard vers une part d’énergie verte plus importante, qu’attendons-nous ? Le recyclage donne une nouvelle vie aux déchets. Valorisés en énergie, ils poursuivent leur vie dans notre circuit économique sous la forme d’énergie. La transformation des biens de consommation ou de leurs résidus pour réintégrer le système économique de notre société est le processus indispensable à l’avènement d’un nouveau modèle économique, social et environnemental durable. Nous y tendons alors soutenons le activement !

Certes, l’énergie la moins polluante est celle que nous ne consommons pas. Mais sans vouloir être dans la radicalité, parce que vivre sans électricité paraît invraisemblable aujourd’hui, la valorisation des déchets en électricité verte est une clef pour l’avenir. Celui de notre environnement, donc le nôtre.

L’énergie marine renouvelable : une opportunité française ?

hesam.fr/

Dans le cadre du débat national concernant  la « transition énergétique », enjeu majeur pour la France, le souhait du gouvernement pour les années à venir est de passer d’une consommation d’énergies dites « fossiles » à des énergies plus responsables écologiquement. Parmi les solutions préconisées et respectueuses de l’environnement qui permettent de satisfaire de manière durable, équitable et sans risques  pour les Hommes et la Nature, le nucléaire et l’éolien font figure de technologies de pointe. [Cependant, l’un des axes de recherche ayant un véritable potentiel concerne le secteur des énergies marines renouvelables, appelées aussi thalasso-énergies]. En effet, les océans représentent 70% de la surface de la Terre et offrent une opportunité en termes de ressources énergétiques encore largement inexploitées bien que les zones d’exploitation soient quant à elles encore limitées. Par ailleurs, notons que cette solution peut être fortement prise en compte du fait que la mer permettrait d’obtenir une énergie continue, durable et sûre. Pour autant, ces technologies ne sont qu’en phase de développement et  les industries de l’énergie sont confrontés à plusieurs barrières technologiques. Tout d’abord, elles doivent surmonter les problématiques concernant  l’installation, l’entretien mais aussi la maintenance des structures productives. Tout aussi problématique, le défi lié au transport et au stockage de l’énergie reste un des enjeux technologiques les plus importants pour les années à venir.

Une diversité de technologies productrices d’énergies renouvelables

L’attrait pour les énergies marines renouvelables se traduit notamment par une multiplication des avancées technologies. Actuellement, il existe de nombreuses méthodes connues pour produire de l’énergie issue des ressources maritimes bien que toutes ne soient pas au même stade de développement et leur efficacité reste encore à prouver d’après une étude d’Indicta pour un rapport France Energie Marine, institut d’excellence en énergies décarbonées dédié aux énergies marines renouvelables.

  • L’énergie hydro-cinétique, appelée plus communément énergie hydrolienne, repose sur une technologie utilisant l’énergie cinétique des courants marins issus des marées. Le principe de cette méthode repose sur la force des courants qui actionnent des turbines hydroliennes installées plus ou moins profondément. Celles-ci peuvent être comparées à des éoliennes convertissant l’énergie cinétique, c’est-à-dire de la force des courants sous-marins, en électricité.
  • L’une des énergies ayant été adoptée assez tôt, reste l’énergie marémotrice. L’exemple le plus connu et représentatif de la technologie, reste le barrage de la Rance situé en Ille-et-Vilaine, l’énergie issue de cette technologie tient au phénomène des marées. Son principe se base sur la différence de niveaux de deux masses d’eau. La récupération de l’énergie produite se fait grâce à un système de barrage, convertissant l’énergie dégagée en électricité.
  • Résultant de la force des vagues et de la houle formée par l’effet du vent frappant la surface de l’eau, l’énergie houlomotrice pourrait bien être une solution pertinente car potentiellement pouvant garantir une forte production d’énergie.
  • Un autre exemple de l’énergie à fort potentiel, quoique moins bien développée, est l’« énergie thermique des mers », qui provient de la différence de température entre les eaux profondes et les eaux de surface. Le principe technique de cette technologie repose sur l’installation de canalisations qui acheminent à la surface l’eau pompée en profondeur. La différence de température entre ces deux niveaux permet de dégager de la vapeur qui actionne ensuite une turbine.
Une hydrolienne
© OpenHydro

La France en pole position ?

La question qui se joue actuellement dans le cadre de la transition énergétique, consiste à déterminer s’il faut rattraper le retard pris par rapport à la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou encore les pays scandinaves. Pourtant, il est tout de même nécessaire de rappeler que la France compte un patrimoine côtier vaste estimé à 11 millions de m2 de territoire maritime ajoutés à des milliers de kilomètres côtiers répartis sur plusieurs façades : la mer du Nord, La Manche, l’Océan Atlantique, la mer Méditerranée ainsi que les territoires d’outre-mer. Cependant, les territoires marins  bretons et  normands sont considérés comme des territoires d’avenir de la production d’énergie marine car réputés pour leurs zones à forts courants marins. Grâce à l’immensité de ses territoires, la France possède le deuxième espace maritime au monde mais n’a pas encore pris complètement le virage vers l’exploitation de ses ressources et qui ne semble toujours pas être consciente des atouts majeurs dont elle dispose. En effet, bien que l’ancienne ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie, Mme Delphine Batho, estimait à juste titre que la France avait le 2ème potentiel européen dans le domaine des énergies maritimes mais pourrait bien devenir leader. Bien que la situation concernant les énergies marines renouvelables soit sur le point d’entrer en résonance avec le débat sur la transition énergétique, et que de nombreux projets soient lancés, quelques organismes dénoncent tout de même des difficultés à mettre en place ces projets. En témoigne France Énergies Marines, dont l’objectif est de coordonner les sites d’essais des différentes technologies d’énergies marines et de mener des recherches, qui dénonce un manque de visibilité de leur action même si cet institut a pu engager plusieurs projets de fermes expérimentales pour l’éolien offshore et l’hydrolien grâce à un budget de 1,3 million d’euros. Cependant, l’institut déplore n’avoir toujours pas reçu les 34 millions d’euros attendus par l’État dans le cadre des investissements d’avenir sur les 134 millions d’euros de budget pour les dix prochaines années.

Risques et impacts inhérents au développement des technologies marines renouvelables 

Bien que les énergies marines renouvelables possèdent des véritables atouts, il convient toutefois de nuancer et démontrer aussi les risques liés à la production d’énergie marine. En effet, la construction de parcs marins implique aussi des retombées négatives, d’ordres environnementaux mais aussi socio-économiques. Le développement d’une structure technologique de production d’énergie marine, qu’elle soit hydrolienne, marémotrice ou houlomotrice n’impose pas seulement qu’un territoire  bénéficie d’un positionnement géographique favorable, mais qu’il puisse être soumis et consulté par l’ensemble des acteurs concernés par cette installation, tels que les élus ainsi que les divers usagers de la mer (pécheurs, transporteur, plaisanciers, etc…) Or, l’impact environnemental des énergies marines renouvelables lié à la modification de l’écosystème marin et sous-marin est un enjeu majeur dans l’adoption ou non de ce type de production d’énergie. Bien que qu’il n’existe pas de réelles études sur les conséquences dues à l’installation d’équipements humains sur les espèces marines, quelques impacts environnementaux évoqués portent sur le remaniement des fonds marins, le bruit et les vibrations engendrés par les infrastructures ainsi que par l’éclairage ou encore l’électromagnétisme généré autour des installations de transport de l’électricité, pouvant influencer sur les paysages et les phénomènes sous-marins. Par ailleurs, il faut également noter un impact possible sur l’environnement des acteurs socio-économiques des régions concernées par ce type de production d’énergie. En effet, bon nombre de personnes vivent des apports de la Mer, comme les pécheurs, les aquaculteurs, les  transporteurs ou bien les plaisanciers.  Les modifications de l’espace maritime doivent donc être sujettes à des concertations entre ces différents acteurs et constitue un préalable pour éviter les problèmes de chevauchement et de conflits entre les parties prenantes.

Sources : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/120615_etude_version_finale.pdf http://wwz.ifremer.fr/content/download/39242/536346/file/Ifremer_synthese-etude-prospective-EnRM.pdf http://www.paralia.fr/jngcgc/12_91_rabain.pdf http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Brest.-France-energies-marines-en-manque-de-financement_6346-2234652-fils-tous_filDMA.Htm

Marathon de Paris : l’énergie des coureurs devient électricité !

Esprit Running

Le Marathon de Paris, couru ce week-end par 50 000 sportifs professionnels mais aussi et surtout amateurs, a été l’occasion d’utiliser l’énergie dépensée par les coureurs et de la transformer en électricité. Enviro2b.com, qui consacre aujourd’hui une brève informative à ce sujet, parle de « la première course à énergie positive du monde ».

Comment ça marche ?

Imaginez l’énergie qui a dû être dépensée pour faire parcourir  42,195 km à 50 000 coureurs ! Et bien Schneider Electric, sponsor de l’évènement, l’a imaginé avant vous et moi. A l’initiative du groupe, l’entreprise britannique Pavegen Systems a su récupérer l’énergie fournie par les marathoniens pour la transformer en électricité.

Pavegen Systems a en effet installé des « dalles fabriquées en pneu de camions recyclés et équipées de capteurs chargés de récupérer l’énergie cinétique produite par les coureurs » sur « 25 mètres du parcours, au niveau des Champs Elysées ». Pour information, chaque pas produit entre 4 et 7 watts, cela dépend du poids du coureur. L’énergie captée « a ensuite été envoyée vers des batteries chargées d’alimenter les écrans plats et signaux électriques le long du parcours ». Pas bête !

En tout, avec cette énergie issue de la somme des efforts individuels, on aurait pu éclairer la « Tour Eiffel durant 2 heures ». Bon, ce n’est qu’une indication qui vaut ce qu’elle vaut, sachant que l’économie la moins chère et celle qui pollue le moins reste celle que l’on ne consomme pas.

Quelle suite à donner à cette expérience ?

Quoi qu’il en soit, l’objectif pour les organisateurs est de faire de cet évènement sportif « la première course à énergie positive du monde ». Cette expérience, qui avait été testée lors des JO de Londres, est positive, selon Pavegen Systems. Laurence Kemball-Cook, qui a inventé cette nouvelle technologie, rêve d’une ville nouvelle : « Pavegen pourrait jouer un rôle clé dans les villes intelligentes du futur. Imaginez que vous rendre au travail en courant ou en marchant puisse aider à créer la lumière de votre voyage retour à la maison le soir ».

L’idée est bonne a priori mais restent en suspens bon nombre de questions. Aujourd’hui, chacun a les moyens juridiques de faire respecter son « droit à l’image » par exemple. Et si ce n’est pas votre image qui est utilisée à des fins commerciales mais votre énergie, qu’en est-il ? Existera-t-il un jour un « droit à l’énergie » comme il existe un « droit à l’image » ?

Source : enviro2b.com

 

Alsace : de l’énergie produite à partir de choucroute !

vive la choucroute

Bourse.lefigaro.fr a mis en ligne aujourd’hui un article étonnant sur l’énergie fabriquée en Alsace à partir de Choucroute ! Ne riez pas c’est très sérieux. Une station d’épuration locale traite le jus de choux pour le transformer en biogaz. Ce procédé permet de produire l’équivalent de la consommation d’énergie de 1500 personnes.

Comment est produite cette énergie à base de choucroute ?

Conçue et construite par Degrémont et exploitée par la Lyonnaise des Eaux, qui appartient au groupe Suez Environnement, la station de l’Ehn a été spécialement installée sur la commune de Meistratzheim, près de Krautergersheim, dans le Bas-Rhin, la capitale autoproclamée de la choucroute.

Le jus des choux est donc acheminé par camion sur ce site. Il est ensuite analysé avant d’être déversé dans une tour de méthanisation haute de 25 mètres. Les composés organiques sont dégradés, traités, par des bactéries qui les transforment en biogaz. Les déchets résiduels liquides rejoignent ensuite la filière de traitement des eaux usées urbaines, située sur le site même.

Daniel Karcher, directeur de l’entreprise régionale grand Est de Lyonnaise des Eaux, explique que :

–          « Le site peut traiter 30.000 m3 de jus de choucroute par an, soit l’équivalent de la pollution de 140.000 habitants. La production n’est pas homogène sur l’année puisqu’elle s’étale entre août et février ».

–          « Le biogaz produit par méthanisation du jus de choux est d’une excellente qualité puisqu’il contient 85% de biométhane à la sortie ».

–          « Ce gaz est utilisé dans la fabrication d’électricité et de chaleur. La chaleur est essentiellement utilisée pour le chauffage des locaux, du digesteur, du méthaniseur et pour le sécheur de boue. L’électricité est vendue à Électricité de Strasbourg, filiale d’EDF ».

Mais qui finance ce projet d’électricité choucroutesque ?

Le site industriel, présenté comme « plateforme environnementale » estimée à 23 millions d’euros, est financé par le Syndicat intercommunal (Sivom), l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, le Conseil général du Bas-Rhin, le Fonds européen de développement régional (Feder) et la Région Alsace. Les consommateurs d’électricité participent également via la redevance d’assainissement qu’ils paient déjà, tout comme les producteurs de choucroute garnie.

Apparemment, les choucroutiers sont ravis. Jean-Luc Meyer, « gérant de la principale choucrouterie de la zone », se réjouit de réaliser des économies sur les frais de transport, parce qu’avant, il devait apporter le jus jusqu’à Strasbourg. En termes d’image aussi, il voit des bénéfices : « on passe d’un statut de pollueur à une image qui est plus associée au développement durable et ça, c’est bon pour la profession ». Pour lui, la choucroute devient « éco responsable ». Attention tout de même, le greenwashing n’est pas loin.

Source : bourse.lefigaro.fr

L’énergie éolienne offshore a le vent en poupe

image via DNV KEMA

Des Etats-Unis au Japon, en passant par la Belgique, de nouveaux projets éoliens offshore sont prévus pour 2013. C’est officiel, l’énergie éolienne a le vent en poupe !

De plus en plus de parcs éoliens voient le jour en mer dans divers régions du monde et les gouvernements sont sensibilisés au développement de  cette alternative efficace pour lutter contre le réchauffement climatique, la pollution, et l’énergie nucléaire. Outre la réduction de l’impact environnemental de la production d’énergie, les énergies éoliennes constituent également d’autres opportunités sur le plan social et économique.

Etats-Unis : l’énergie éolienne offshore pour protéger les côtes du New Jersey

Situé sur la côte Est des Etats-Unis, le New Jersey compte parmi les villes qui ont été les plus touchées par le passage du cyclone « Sandy » début janvier 2013. La ville a enregistré des rafales dépassant les 185 km/h. Avec le soutien de plusieurs grands groupes comme Google et les fonds d’investissement Good Energies, un projet visant à construire un barrage (« wind-breaker ») de turbines éoliennes est prévu pour 2016 afin de limiter les rafales et de les optimiser en tant que source énergétique pour l’alimentation d’électricité durant les périodes d’ouragans.

Japon : l’énergie éolienne offshore pour sortir du nucléaire

Dans l’objectif de devenir intégralement auto-suffisant en énergies renouvelables à l’horizon de 2040, le Japon prévoit la construction du plus grand parc d’énergies éoliennes en mer en juillet 2013. Selon les ingénieurs affectés sur le projet, le projet serait viable même en cas de situations de catastrophes naturelles comme : des tsunamis, des tremblements de terre et des typhons. Les autorités japonaises avouent ne plus vouloir dépendre de l’énergie nucléaire pour alimenter la population en électricité après la catastrophe de Fukushima.

Belgique : une « île » pour stocker l’énergie éolienne offshore

Un des principaux inconvénients de la production d’électricité issue de l’énergie éolienne est qu’elle est intermittente et qu’elle ne peut pas être stockée. Afin de s’en accommoder, les autorités belges ont peut-être trouvé une solution : la construction d’une île artificielle au nord du pays, « une atoll énergétique ». Cette île en forme de « doughnut » géant, constituée de coraux servira à produire de l’électricité par un procédé simple basé sur une version inversée du principe des stations de transfert d’énergie par pompage en période d’intermittence. Il permettra de stocker la « surproduction » d’électricité des parcs éoliens situés non loin de l’île. En périodes creuses, les oiseaux marins pourront s’y réfugier. Le projet est en étude en France et au Danemark.

Sources :

Renewableenergyworld.com

Earthtechling.com

Newscientist.com

 

Ethiopie : la Chine finance un grand projet éolien

les premières éoliennes éthiopiennes crédits : piardoch sur Panoramio

Alors que l’Inde mise sur l’énergie solaire, de façon tout à fait compétitive, l’Ethiopie vient de lancer un grand projet éolien. C’est dans la ville d’Adama, qui signifie d’ailleurs « la Terre », en hébreu, que l’Ethiopie a décidé de mettre en place un projet d’énergie éolienne pour un coût estimé à « 117 millions de dollars ».

Quelle est la puissance du parc envisagé ?

Selon la presse locale, ce projet, dénommé « Parc éolien Adama 1 », est doté d’une capacité de production énergétique de 51 Mégawatts (MW). D’après une allocution du Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de l’inauguration du site, « le pays ambitionne de porter la production du parc à 10.000 MW à l’horizon 2015 et ce dans le cadre du Plan de croissance et de transformation (Growth and Transformation Plan- GTP) lancé par l’Ethiopie en 2010 avec pour objectif de développer des sources alternatives renouvelables comme l’éolien, le solaire ou la géothermie ».

Qui finance ce parc éolien ?

Selon ces mêmes journalistes, c’est la Chine qui a couvert le coût de réalisation du projet à hauteur de 85%. Le reste du parc est à la charge du gouvernement éthiopien.

Un projet sans impact environnemental ?

Alors que Fikadu Abraham, responsable du site, a mis en exergue la rentabilité du projet, d’un point de vue économique aussi bien qu’écologique, on peut s’interroger sur l’impact environnemental du parc éolien ainsi que son impact sur les localités avoisinantes.

Quoi qu’il en soit, le parc Adama 1 est désormais connecté au réseau électrique du pays. Certainement une bonne nouvelle pour ce pays dont une part conséquente de la population doit souffrir de précarité énergétique.

Pour information sur l’avenir des énergies dites « propres » en Ethiopie, « le potentiel hydroélectrique de l’Ethiopie est estimé à 45.000 MW et celui de l’énergie géothermique à 5.000 MW ».

Source : atlasinfo.fr

Mc Phy Energy lance un procédé révolutionnaire de stockage de l’hydrogène

crédits : fotosearch.fr

Il était jusqu’alors possible de stocker l’hydrogène produit sur un site industriel sous forme liquide, ou comprimée. Il sera maintenant envisageable de le stocker sous forme de fines galettes d’hydrure de magnésium solides. Plus sûr et moins coûteuse que les deux premières formules, cette idée a de l’avenir.

La jeune start-up française MC Phy Energy vient en effet de lancer, en février dernier, la production de ces galettes capables d’emmagasiner chacune 0,5 m3 de gaz d’hydrogène. Forte de ce lancement, elle a même décroché deux importants contrats lui permettant de pérenniser cette activité, l’un avec le japonais Iwatini pour l’alimentation en piles à combustible des stations services, et l’autre avec l’italien Enel, qui souhaite utiliser ce produit pour ses parcs solaires et éoliens.

Quel est l’intérêt d’un tel concept ? L’hydrogène peut être produit par l’électrolyse de l’eau, réaction qu’il est possible d’engendrer par le biais d’une éolienne, ou encore d’une cellule photovoltaïque. Ainsi, le surplus d’électricité produit par nos fermes éoliennes et photovoltaïques, pourrait dès lors servir à produire de l’hydrogène, ensuite stocké sous forme solide, pour enfin être utilisé par nos industries comme source d’énergie.

Source : Enjeux Les Echos, mai 2011.

Nos bébés sont de véritables usines à biogaz

crédits : fotosearch.fr

 

C’est le genre d’affirmation qui fera sourire n’importe quel jeune parent. Et pourtant, l’idée est là. Celle-ci a germé dans l’esprit d’ingénieurs de Suez Environnement, qui sont parvenus à modéliser en laboratoire un concept de recyclage des couches en vue de produire du biogaz. Ce travail qui leur aura pris deux années, a été financé à hauteur de 40% par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Le procédé consiste ainsi « à broyer les couches usagées pour isoler les différentes matières qui la composent » détaille un ingénieur de l’entreprise dans une interview réalisée par le quotidien le Parisien. Un ingénieur de Sita France, société spécialisée dans la collecte et la valorisation des ordures, ajoute qu’ « une fois isolés, les plastiques pourraient être réutilisés pour fabriquer d’autres plastiques, et les déchets organiques servir à la production de biogaz, d’électricité ou de chaleur » par le biais d’un processus de fermentation.

Outre une production d’énergie, ce procédé pourrait aussi mettre un coup d’arrêt à la prolifération des textiles sanitaires dans nos décharges. Le quotidien indique ainsi qu’un million de tonnes de couches seraient jetées chaque année, s’ajoutant aux lingettes et autres mouchoirs, « soit 9% de nos déchets ménagers », alors qu’un bébé consomme approximativement 6.000 couches au cours de ses deux premières années de vie.

Source : le Parisien.

Un nouveau cadre réglementaire pour l’éolien terrestre

Aujourd’hui, l’énergie éolienne produit de l’électricité équivalente à la consommation de 50 millions de ménages de l’UE en moyenne. Elle devrait tripler d’ici 2020 (source : EWEA).

Ce dynamisme de la filière éolienne s’inscrit dans l’engagement européen à la réduction des émissions de gaz à effets de serre (en France, l’objectif du Grenelle de l’environnement est de porter à 23 % en 2020 la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie), qui vise à lutter contre la dépendance par rapport au pétrole et le changement climatique. Si les procédures de plus en plus longues et les contentieux accrus des riverains sont des freins au déploiement de grande ampleur de ce marché, les explosions nucléaires à Fukushima devraient faire changer les choses.

Les implications de ce nouveau cadre juridique

Mais le « coup d’accélérateur », pour reprendre les termes de la ministre du développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet, devrait surtout être donné (du moins en France) par le nouveau cadre juridique applicable à la production d’énergie éolienne qui devrait lever les freins à l’éolien terrestre.

En effet, la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 a décidé d’inscrire la production d’énergie éolienne comme une activité soumise à la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). En application de la loi, deux décrets et trois arrêtés ministériels ont été publiés les 25 et 29 août au Journal Officiel. Ces textes réglementaires organisent les régimes administratifs applicables aux parcs éoliens.

Le régime applicable est plus ou moins sévère en fonction de la taille et de la puissance du parc éolien.

L’exploitation d’un parc éolien regroupant un ou plusieurs aérogénérateurs sera soumise à autorisation lorsque l’installation comprendra au moins un aérogénérateur dont le mât a une hauteur supérieure ou égale à 50 mètres, et des aérogénérateurs d’une hauteur comprise entre 12 et 50 mètres et d’une puissance supérieure ou égale à 20 MW.

Le régime de la déclaration, moins contraignant, s’appliquera aux installations d’éoliennes comprenant des aérogénérateurs d’une hauteur comprise entre 12 et 50 mètres et d’une puissance inférieure à 20 MW.

Des distances minimales d’implantation ont également été fixées : 500 mètres de toute construction à usage d’habitation, de tout immeuble habité ou de toute zone destinée à l’habitation et 300 mètres d’une installation nucléaire de base ou d’une ICPE. Des distances d’éloignement (de 10 à 30 km) ont également été établies pour ne pas perturber de manière significative le fonctionnement des radars et des aides à la navigation utilisés dans le cadre des missions de sécurité de la navigation aérienne et de sécurité météorologique des personnes et des biens.

Sont aussi définies des valeurs d’émissions sonores maximales et des consignes relatives à la sécurité de l’installation (essais d’arrêts, contrôle du matériel, entretien et maintenance, compétences du personnel, conditions d’accès au site et affichage des consignes de sécurité).

Enfin, ces textes réglementaires mettent également en place un système de garanties financières préalables à l’exploitation d’un parc éolien, en définissant les conditions de constitution et de mobilisation de ces garanties financières et les modalités de cessation d’activité. Il est notamment précisé que l’exploitant du parc éolien est responsable du démantèlement et de la remise en état du site, dès qu’il a mis fin à son exploitation.

Des promesses discutées

Selon le gouvernement, ce nouveau dispositif vise à assurer le développement de l’éolien terrestre dans l’hexagone. Pour NKM « le déploiement des éoliennes sur terre ne peut se faire qu’à deux conditions : une procédure lisible, sûre, et rapide pour les exploitants, et son acceptation par les populations locales ». Ce que permettrait cette réglementation qui apportent des « garanties » aux populations locales comme aux producteurs. Elle devrait permettre de réduire « les délais d’instruction à 1 an pour la grande majorité des projets (contre 2 à 4 ans en moyenne actuellement) », tout en prévenant « les atteintes aux paysages, au patrimoine et à la qualité de vie des riverains ».

Les professionnels restent cependant plus circonspects. Pour Arnaud Gossment, avocat spécialisé en droit de l’environnement, le classement en ICPE « n’apporte rien en termes de concertation, puisqu’une enquête publique était déjà organisée préalablement à la délivrance du permis de construire » et  « en termes d’évaluation environnementale: la délivrance du permis de construire et l’organisation de l’enquête publique étaient déjà soumises à la réalisation préalable d’une enquête publique. Quant à l’étude de dangers, voici un instrument qui n’a pas été conçu pour une éolienne».

Il risquerait même davantage de freiner en donnant plus d’occasion de contester en justice l’implantation d’un parc éolien, puisque les exploitants devront demander avant d’installer leur parc éolien une autorisation administrative en plus du permis de construire.

Pour Amorce, l’association nationale des collectivités, des associations et des entreprises pour la gestion des déchets, de l’énergie et des réseaux de chaleur, «en définissant des zones favorables à l’éolien, toutes les autres zones deviennent des zones d’exclusion par nature».

 

 

 

Initiative : des navires pour capter l’énergie des vagues ?

L’invention n’est qu’au stade de projet : un navire récupérateur d’énergie des vagues. Le concept original a été présenté par André Sharon de la Boston University et des chercheurs du Fraunhofer Center for Manufacturing lors de la dernière conférence Clean Energy, en juin 2011 à Boston. Le but du processus est d’installer des structures de production d’électricité mobiles constituées par une flottille de navires afin de réduire les coûts de production.

 

De l’énergie houlomotrice mobile et rentable

Une structure houlomotrice capable de fonctionner ou qu’elle soit en n’ayant que simplement à jeter l’ancre pour exploiter l’énergie des vagues qui l’entourent pourrait être très rentable, déclarent les chercheurs. L’énergie pourra être stockée dans des batteries, puis distribuée sur le réseau en fonction des besoins. Aussi, les kilomètres de câbles indispensables pour acheminer l’électricité produite en mer par les procédés éoliens offshores, hydroliens ou houlomotrices pourraient disparaitre, évitant ainsi une importante facture énergétique renouvelable ($ 500 000 du kilomètre selon The New Scientist).

Les avancées technologiques nécessaires à la mise en pratique d’un tel bateau. Les chercheurs imaginent une barge de 50 mètres de long sur lesquelles seraient attachées le long des batteries de bouées houlomotrices. Le fonctionnement est « simple » : la coque est stable, les bouées suivent le mouvement des vagues. Ce pivotement suffit à actionner un générateur qui pourrait produire jusqu’à 1MW par heure. Les monteurs du projet espèrent atteindre une électricité à 0,15 $ du kWh, bien moins cher que l’énergie produite à partir de la technologie houlomotrice habituelle dont le coût est estimé aux USA, entre 0,30 $ et 0,65 $ du kWh.

L’idée est « très créative » et pas du tout utopique, décrit Mark Jacobson, directeur du programme « atmosphère et énergie » à la Stanford University de Palo Alto : notamment le processus de stockage de l’électricité qui permettrait de faire face aisément en cas de pic de demande ou de défaut de demande, chose que l’on reproche régulièrement certaines sources d’électricité renouvelable. Il faudra peut-être du temps avant de voir un tel bateau dans les ports, l’initiative démontre tout de même le dynamisme de la recherche sur les énergies renouvelables.

Source: .cleantechrepublic.

Pologne : bataille pour la biomasse

biomasse ile-de-france.gouv.fr

En Pologne, une bataille est lancée pour soutenir la biomasse. Face à un projet de loi réduisant le soutien public aux énergies vertes, CDF Suez menace de demander des compensations au gouvernement en cas d’application.

La biomasse

Dans le domaine énergétique, et plus particulièrement des bioénergies, le terme de biomasse désigne l’ensemble des matières organiques d’origine végétale, animale ou fongique qui peuvent devenir des sources d’énergie par combustion. Il peut donc s’agir, par exemple, de « bois énergie », de « méthanisation (biogaz) » ou après de nouvelles transformations chimiques comme les agrocarburants.

La Pologne VS GDF Suez

En Pologne, le gouvernement envisage de réduire les subventions pour la biomasse alors qu’il s’agit de la principale source d’énergie renouvelable du pays. Cette idée intervient aussi alors que le groupe français est en train de construire une centrale intégralement alimentée par ce mode, combinant bois énergie et combustion de résidus agricole.

Grzegorz Gorski, directeur général de la filiale polonaise de GDF, déplore que « les nouvelles règles proposées pour la biomasse, qui sont essentielles pour nous, sont revues en nette baisse par rapport à la législation sur l’énergie actuellement en application ». Il affirme que si la nouvelle loi est adoptée « nous demanderons un arbitrage et réclamerons à l’Etat plusieurs millions de zlotys ».

La Pologne privilégie le solaire et l’éolien offshore

Le développement des énergies renouvelables est un enjeu majeur pour la Pologne, qui tire toujours 90% de son énergie du charbon. Elle est contrainte par l’Union européenne de réduire ses émissions de gaz carbonique et de parvenir à 15% d’énergie d’origine renouvelable dans son mix énergétique.

C’est dans ce contexte que le ministère de l’Energie a proposé en juillet un projet de loi qui réduit le soutien public aux énergies renouvelables, en favorisant l’énergie solaire et l’éolien offshore au détriment de la biomasse et de l’éolien terrestre. Ce projet loi, loin de faire l’unanimité, a notamment été critiqué par le ministère du Trésor, par le lobby de l’éolien et par la compagnie d’électricité PGE. A suivre.

Fr.reuters.com

Une cellule à combustible d’hydrogène qui tient dans la poche

 

crédits photographiques: Ricky Li

Des chercheurs de l’Université d’Oxford développent actuellement une cellule miniature à combustible d’hydrogène longue durée, à faible coût et non-toxique. Elle devrait permettre de fournir assez de courant à des appareils électroniques de poche ou des ordinateurs portables.

La taille à échelle réduite serait possible grâce à l’utilisation d’une petite cartouche d’acide formique pour créer du combustible plutôt que d’avoir à stocker de plus volumineuses quantités d’hydrogène.

Qu’est-ce que l’acide formique ?

L’acide formique est un acide organique commun, qui se produit naturellement dans le venin de l’abeille et de la fourmi. En raison de ses propriétés de conservation, l’acide formique a attiré l’attention des chercheurs pour son potentiel d’utilisation dans les piles à combustible, car il est semblable à du méthanol. C’est un liquide à température et pression ordinaires, ce qui le rend plus facile à stocker que l’hydrogène, qui doit être stocké sous pression.

Une pile à combustible pour un usage domestique à terme

On est encore loin de la commercialisation mais l’équipe de recherche a mis au point un catalyseur obtenue par superposition d’atomes de palladium sur des nanoparticules d’argent, ce qui permet de transformer l’acide formique en hydrogène et en dioxyde de carbone.

Si elle s’avère viable, cette nouvelle technologie se joindra à la liste croissante des piles à combustible conçues pour une utilisation de masse comme la feuille artificielle mise au point par le Dr Daniel Nocera.

USA : Bonne entente entre filière solaire et tortues du désert

Classées parmi les espèces menacées par le gouvernement fédéral, les tortues du désert sont au centre des attentions des entreprises désireuses de s’implanter dans leur habitat aride. Elles obligent ainsi les constructeurs à concilier protection de l’environnement et le marché en pleine croissance des énergies renouvelables.

« Chaque ouvrier sur le chantier sait que ses deux priorités les plus importantes sont la sécurité humaine et la protection de la tortue du désert. »

L’une des entreprises, BrightSource Energy s’est installée dans cet univers où le soleil brûle à près de 50°C. La société a fait appel à une centaine de biologistes chargés du bien-être des tortues, jours après jours, durant le temps de de la construction de centrales solaires thermiques de 392 mégawatts, près de la frontière entre la Californie et le Nevada, dans le désert de Mojave.

«  Nous plaçons la barre très haut pour protéger la tortue du désert », affirme le président de BrightSource, John Woolard, dans un communiqué.

Les biologistes sont chargés de recueillir les tortues « égarées » sur le chantier, afin de les pourvoir d’un émetteur-radio avant de les déposer dans une aire où les machines et les véhicules n’ont pas accès. Les mères abandonnent souvent leurs œufs, il faut donc être très attentif afin de les récolter et les mettre dans des parcs spécifiques pendant leurs cinq premières années. Il faut les protéger des renards, des coyotes et des autres prédateurs.

Une énergie solaire florissante dans le désert

BrightSource Energy a fait construire une énorme installation, baptisée « projet Ivanpah », dans l’objectif de vendre de l’électricité à deux compagnies et alimentera 140.000 foyers californiens.

La société alimente un secteur florissant aux Etats-Unis dont l’énergie solaire ne représente que 1% de la production énergétique totale du pays. Ainsi cette part devrait progresser rapidement, maintenant que le gouvernement fédéral met les bouchées doubles pour construire des méga-centrales solaires dont la production électrique est destinée à être vendue à des grossistes.

La valeur totale des installations solaires aux États-Unis atteignait 6 milliards de dollars fin 2010, contre 3,6 milliards un an plus tôt, selon l’association professionnelle, Solar Energy Industries. Les garanties de prêts offertes par le ministère de l’énergie pour réduire le coût des projets solaires n’ont pas manqué de séduire les investisseurs et ce dans la volonté du président Obama de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Une longue conciliation
Cependant les projets de construction  – même de centrales de ressources renouvelables – dans le désert inquiètent certains publics écosensibles. BrightSource a dû revoir plusieurs fois ses croquis d’élaboration de son projet Ivanpah afin d’y intégrer parfaitement la présence des précieuse tortues.  Après une longue analyse environnementale avec des autorités d’État et fédérales, elle a réduit la taille de son installation de 12 %. En outre, au lieu d’aménager le terrain en pente sur une superficie importante afin de pouvoir y construire des plateformes en ciment sur lesquelles elle prévoyait d’installer ses équipements, l’entreprise a monté ses miroirs solaires sur des barres pour limiter leur impact sur le terrain.

Sources: médiaterre, Bureau des programmes d’information internationale du département d’Etat

Des centrales électriques dans l’espace d’ici 30 ans

notre-planete.info

Enerzine.com, à la pointe de l’actualité énergétique, diffuse aujourd’hui un article non inintéressant dédié aux futures centrales électriques, qui pourraient éviter de susciter toute problématique d’acceptabilité – par les riverains entre autres – puisqu’elles seront situées dans l’espace !

Et oui, comme l’indique l’intitulé de l’article, « des centrales électriques en orbite terrestre, c’est possible ! ». On en parle déjà depuis plusieurs années.

Basée à Paris, l’Académie internationale d’astronautique aurait fait savoir que « des programmes spatiaux pourraient être mis en œuvre d’ici 30 ans, dans le seul but de capter l’énergie solaire directement de l’espace, un moyen rentable selon elle de pourvoir aux besoins en énergie des Terriens ».

Des scientifiques du monde entier auraient d’ores et déjà élaboré un scénario selon lequel des centrales électriques en orbite capteraient les rayons du soleil avant de les transmettre vers la Terre. « Ce procédé serait techniquement réalisable d’ici une décennie ou deux, rien qu’en se basant sur les technologies existantes en laboratoires ».

Des satellites robotisés seraient donc en charge de récupérer l’énergie solaire et de nous la renvoyer. De façon plus précise, seraient lancés en orbite géostationnaires « des satellites chargés de capter l’énergie du soleil et pourvus de bras articulés orientables ». Intelligent, ce système permettrait aux divers satellites d’être mis « en orbite sur l’équateur » dont l’ensoleillement est qualifié de « maximal et permanent ».

L’énergie réfléchie par les multiples satellites serait  « captée vers un dispositif maître, qui à son tour convertirait l’énergie concentrée en électricité pour après les transmettre vers la terre via un laser ou une antenne à micro-onde » ; « des équipements au sol s’occuperaient de récupérer ces flux extraterrestres et de les injecter dans les réseaux électriques ».

Enerzine.com cite John Mankins, un ancien responsable Concept à la NASA, qui a dirigé cette étude. Selon lui, « un projet pilote visant à démontrer la faisabilité de cette technologie est tout à fait envisageable grâce notamment aux lanceurs à bas coûts actuellement en cours de développement ».

Evidemment, ce projet n’en étant qu’à un expérimental pour l’instant, « des obstacles existent avant d’arriver à une telle réalisation ». Parmi ces difficultés, « la problématique des débris spatiaux ». Il faut dire que si la Terre est polluée, l’espace ne l’est pas moins. Rappel ici.

« Le manque d’études ciblées et le coût final de développement » figurent également parmi les limites à franchir. La communauté scientifique concernée appelle donc les acteurs publics et privés à encourager cette nouvelle perspective pour le secteur énergétique en cofinançant des études de viabilité.

Dans un contexte marqué par une possible sortie du nucléaire à 30 ans, nous les encourageons aussi à promouvoir ce type d’innovations, tant qu’elles sont envisagées selon des critères des strictes de durabilité et de propreté.

Sources : Enerzine.com

« Se décloisonner l’esprit » pour lutter contre le réchauffement climatique

Le président des Maldives lors de la conférence du 12 octobre au ministère du développement durable

En visite officielle en France les 12 et 13 octobre, le Président de la République des Maldives, Mohamed Nasheed, a soutenu une vision proactive de la lutte contre le réchauffement climatique. Directement concerné par la montée du niveau de la mer, le point culminant des Maldives s’établissant à 3 mètres au-dessus du niveau de la mer, la transition vers une économie décarbonée est un enjeu vital pour cet atoll de plus de 1.000 îles flottant dans l’océan indien.

L’annonce d’un double partenariat

Lors de la conférence de presse organisée au Cabinet ministériel de la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 12 octobre, M. Nasheed a expliqué sa vision de la lutte contre le réchauffement climatique : « réinitialiser les manières de faire » et « se décloisonner l’esprit » pour repenser l’économie et « se repenser » dans une optique soutenable. Le Plan de neutralité carbone des Maldives s’inscrit dans cette dynamique préférant aux attributions d’aides au développement la mise en place de partenariats innovants et de financements de projets environnementaux existants. Par cette action, Mohamed Nasheed espère faire des Maldives un laboratoire actif du développement économique d’un pays par les énergies renouvelables et l’innovation environnementale. Symboliquement, cette initiative se traduit par l’ambition d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2020.

La ministre de l’Environnement et le président maldivien ont déclaré partager « l’urgence » de « trouver des mécanismes économiques et politiques ». A cet effet, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé le soutien de la France au projet du Président Nasheed et ce dernier a indiqué que son pays adhérait à l’initiative franco-kenyane visant la promotion de l’accès aux énergies propres dans les pays en voie de développement. Ces partenariats s’inscrivent également dans la préparation de la Conférence internationale de Durban (28 novembre-11 décembre 2011) sur le climat.

Un engagement sur le financement innovant poursuivi après la conférence

Pour poursuivre ce raisonnement novateur sur le financement innovant, la Baronne Ariane de Rothschild, vice-président de la compagnie financière la Holding Edmond de Rothschild SA, a annoncé qu’un dîner de travail serait tenu le 12 octobre au soir en l’honneur du président maldivien. Mohamed Nasheed expliquait lors de la conférence avec Nathalie Kosciusko-Morizet n’être « pas venu chercher des financements » mais bien des « engagements dans l’avenir » sur « de nouveaux enjeux économiques ». Cette vision sera approfondie à l’occasion du dîner : la Compagnie Benjamin de Rothschild, le ministère de l’Environnement, le Conseil Économique, Social et Environnemental, des représentants industriels français, des experts économiques et environnementaux, des représentants des institutions internationales et des membres du corps diplomatique échangeront des idées en vue d’un accompagnement pour les financements environnementaux innovants.

La recherche des nouvelles manières de raisonner économiquement pour un financement innovant n’est pas restreint à la seule initiative des Maldives, qui selon Mohamed Nasheed est un « prélude à ce qui va se passer » dans le monde, mais se présente comme un laboratoire à l’échelle mondiale pour « nouer des partenariats de longue date pour l’avenir. »


Maldives: Pour une économie sans carbone en 2020 par Youphil

Tour Elithis : modèle d’efficacité énergétique et environnementale

Source: enerzine.com

 

La Tour Elithis de Dijon fête cette année ses deux ans avec brio. Son bilan de consommation énergétique est « exceptionnellement neutre » pour un immeuble de 5 000 m², qui présente aujourd’hui un taux d’occupation de 85%. La Tour Elithis est à la pointe de l’efficacité énergétique dans tous les domaines : chauffage, rafraîchissement, ventilation, éclairage, économie d’eau.

Alors que dans l’Union Européenne, le bâtiment constitue 40 % de l’énergie totale consommée, les économies d’énergie sont un enjeu économique et écologique majeur pour ce secteur.

La Tour est le fruit d’une expérimentation continue : de nombreux scientifiques et étudiants viennent la visiter pour y observer l’efficacité énergétique et environnementale du bâtiment. C’est un modèle de bâtiments passifs à énergie positive. Dans l’ensemble, ces bâtiments sont généralement très performants et fortement équipés en moyens de production d’énergie par rapport à leurs besoins en énergie. L’énergie excédentaire peut être fournie aux bâtiments voisins, mais est souvent injectée sur des réseaux électriques ou de chaleur, privés ou publics. Ces immeubles allient isolation thermique renforcée, isolation par l’extérieur, étanchéité à l’air, captation optimale de l’énergie solaire de manière passive, limitation des consommations d’énergie des appareils ménagers…

Ce dernier point apparait notamment dans le programme de recherche sur les Eco-comportements proposé par le groupe Elithis car, selon eux, l’efficacité énergétique et environnementale d’un bâtiment ne dépend pas uniquement de solutions technologiques. Le groupe Elithis s’est donc engagé dans le cadre d’un partenariat avec l’ADEME et le PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture) à réaliser une étude, de 2011 à 2013, intitulée « Le bâtiment tertiaire : de l’usage aux usagers ».

Pourtant, on regrette parfois de constater que la construction de telles structures ne s’appuie pas sur l’usage de matériaux non-polluants. C’est pourquoi, la construction de Sistrières-Aurillac ajoute à son cahier des charges l’exigence d’une qualité environnementale du bâtiment (QEB) : qui passe entre autres par la récupération des eaux pluviales, un chantier rapide et propre (tri sélectif des déchets mis en place).

Ainsi l’éco-construction trouve un nouveau chemin de performance grâce à ses modèles de bâtiments à énergie positive qui allient soucis de l’environnement et bien souvent responsabilités environnementale et sociale. Des exemples de programmes comme celui de Recherche et d’Expérimentations sur l’Energie dans le Bâtiment (PREBAT) en France cherchent à cerner les impacts de ces structures en terme économique, énergétique et environnemental afin d’améliorer leur efficacité et en favoriser la diffusion.

Un nouveau système thermique solaire qui utilise deux sortes d’énergie solaire

Une équipe de l’Université Wake Forest en Caroline du Nord est sur le point de mettre à l’essai un nouveau système d’énergie solaire qui recueille non seulement le pouvoir de la lumière visible mais aussi de la chaleur du soleil. Ce nouveau système thermique solaire est encore au stade du développement mais a le potentiel de fournir beaucoup d’énergie renouvelable et de transformer une maison ou un autre bâtiment en micro-générateur. L’énergie solaire est en pleine mutation puisque n’importe quelle surface visible peut devenir une source photovoltaïque.

Un toit avec deux sortes d’énergie solaire

Le système de Wake Forest se compose de tubes fins et clairs avec un support de pulvérisation photovoltaïque qui convertit la lumière visible en électricité. Ce support chauffe une huile spécialement teintée qui coule à travers les tubes. L’huile chauffée pourrait être intégrée à une pompe à chaleur géothermique conventionnelle capable de collecter l’énergie thermique du sol.

Les avantages de ce nouveau système thermique solaire

Selon l’équipe de Wake Forest, le nouveau système récupère de l’énergie qui n’est pas recueillie par les systèmes classiques. En effet, ils ne recueillent qu’environ 25% de l’énergie disponible à partir du soleil  mais pas la lumière infrarouge, la plus longue longueur d’onde.

Le système de Wake Forest a le potentiel de fournir une énergie toute la journée. Dans les zones urbaines en particulier, le nouveau système pourrait profiter des «îlots de chaleur», et utiliser l’énergie émanant des bâtiments et des surfaces pavées.

L’équipe de Wake Forest est également convaincu que le système pourrait être conçu pour ressembler à des tuiles et ainsi intégrer directement ces capteurs d’énergie solaire sur la toiture ou même sur les murs extérieurs ou les fenêtres. Par conséquent, cette découverte s’inscrit dans l’optique de notre besoin toujours plus grand d’efficacité énergétique qui peut passer par exemple par le chauffage grâce aux eaux usées ou encore l’utilisation d’une photosynthèse artificielle pour créer de l’énergie.

Vers un nouveau mode de financement des énergies renouvelables

Un nouveau mode de financement des énergies renouvelables s’impose en France. Alors que l’actualité japonaise donne au monde entier à réfléchir sur la ou les orientations à suivre en matière de politique énergétique ; alors que nous devons impérativement et rapidement nous orienter vers une économie saine et créatrice d’emplois durables ; retenons aujourd’hui cet appel lancé le 17 mars sur lemonde.fr, par les trois acteurs suivant : Stéphane Cossé, maître de conférences à l’IEP Paris,  Christophe Droguère, expert dans le secteur de l’énergie et Yann Wehrling, porte-parole du Modem.

Partant du principe que tout Etat doit mettre en place un mix énergétique, au sein duquel la part des énergies renouvelables est appelée à augmenter, ils démontrent comment « financer en toute transparence les énergies d’avenir, et par-là même renforcer nos choix, protéger notre planète et créer des emplois ».

Ils notent que « les énergies renouvelables coûtent chers » et qu’il s’agit d' »un enjeu majeur à un moment où nos finances publiques sont exsangues ». Alors que « dans son rapport annuel, la Cour des comptes vient d’ailleurs de s’interroger sur l’opportunité de faire reposer sur le seul consommateur d’électricité le financement du développement des énergies renouvelables », ils jugent que le débat « est maintenant d’actualité ».

Extrait de leur « point de vue » :

« A ce stade, le coût supplémentaire induit par les énergies de source renouvelable est en effet financé par les consommateurs sur leur facture d’électricité. L’éolien coûte moitié plus cher que l’électricité vendue sur le marché, et le photovoltaïque 4 à 5 fois plus cher. Pour compenser cette différence, EDF rachète l’électricité venant des énergies renouvelables, mais reçoit une subvention, via la contribution aux charges de service public de l’électricité (CSPE), équivalent à la différence entre le prix de rachat et le prix de marché. La CSPE, qui constitue de facto une taxe indirecte pour financer les énergies renouvelables, est imputée directement sur la facture des consommateurs.

Avant même les événements japonais, la part des énergies renouvelables était déjà en forte croissance, même si certains jugeaient celle-ci insuffisante. Les surcoûts d’achats en conséquence atteignent d’ores et déjà des niveaux astronomiques. Ils devraient selon les estimations passer de 0,4 % de la CSPE en 2009 à 26,4 % en 2011, soit un accroissement d’environ 1,3 milliard d’euros. Deux fois le coût du bouclier fiscal ! Et ces surcoûts pourraient atteindre 5 milliards d’euros en 2020. Cela pose donc un vrai problème de finances publiques, au-delà même des débats à venir sur une part encore plus importante à consacrer aux énergies renouvelables. Comme l’indique la Cour des comptes, la subvention payée par les consommateurs pour chaque MWh consommé, qui a augmenté en 2011 de 4,5 euros à 7,5 euros, après avoir été stable depuis sa création en 2004, aurait dû être fixée cette année pour couvrir réellement les charges à 12,9 euros.

Dans un tel contexte, il est urgent d’examiner les solutions possibles. Le préalable est d’abord plus de transparence. La CSPE s’élabore en effet en dehors du droit commun de l’autorisation et du contrôle du Parlement en matière d’imposition. Pour de tels montants, le gouvernement se doit pourtant de rendre des comptes. Il doit notamment montrer qu’il fait son maximum pour concilier l’objectif de développement des énergies renouvelables et d’une filière industrielle et celui de le faire à moindre coût. Il ne serait pas normal que des subventions excessives soient versées aux énergéticiens au détriment des particuliers et des PME. Tout doit être fait pour soutenir la filière au juste prix. Rappelons-le, l’objectif pour les principales énergies renouvelables est au minimum d’arriver d’ici 2020 à la « parité réseau », c’est-à-dire sans subventions.

ÉLARGIR L’ASSIETTE DE CONTRIBUTION

Dans le même souci de renforcer la transparence, il paraît nécessaire de faire figurer toute contribution spécifique dédiée au financement des énergies renouvelables en dehors de la CSPE, et ainsi montrer aux Français le coût réel du financement des choix énergétiques d’avenir. D’autres composantes font en effet partie de la CSPE, comme le tarif social, le subventionnement des activités énergétiques en Corse et en outre-mer, voire le financement des énergies plus polluantes (cogénération, centrales au fioul en Corse et outre-mer…).

Ensuite, il ne serait pas illégitime que les producteurs, ou les consommateurs, d’énergies les plus carbonées (pétrole, charbon, gaz) participent au financement des énergies renouvelables. Pourquoi en effet ne pas mutualiser l’atteinte d’un objectif commun de politique énergétique, plutôt que taxer le seul consommateur d’électricité ? Il ne s’agirait pas ici de faire renaître la taxe carbone, dont les écueils (caractère injuste et inefficace) ont contribué à son abandon. Mais plutôt d’envisager deux pistes qui pourraient élargir l’assiette de contribution.

La première serait de mettre en place un « malus » sur la consommation d’électricité en période de pointe. Cela permettrait de garder un financement en lien avec la consommation d’électricité tout en pénalisant de façon plus juste la production électrique « carbonée », fondée sur le fuel, le charbon et le gaz, qui est plus élevée aux heures de pointe. La deuxième piste, complémentaire, serait d’affecter une part substantielle des quotas de CO2, qui seront payants dès 2013 pour les entreprises émettrices, à un fond destiné à financer les énergies renouvelables.

Avec le soutien des énergies carbonées, avec nos atouts et des ressources plus adaptées, nous pourrons ainsi financer en toute transparence les énergies d’avenir, et par-là même renforcer nos choix, protéger notre planète et créer des emplois ».

Et vous, quel est votre point de vue?