Vers une transition énergétique d’Internet ?

Il ne s’agit pas (pas encore) de pédaler devant son ordinateur pour faire fonctionner Internet et/ou son ordinateur. Néanmoins, il est important de comprendre que tous nos objets connectés sont énergivores. Pour chaque foyer la facture d’électricité se rapportant à la navigation sur Internet et l’utilisation des nouvelles technologies de l’informatique et de la communication (NTIC) pourrait faire bondir. Mais ce sont les infrastructures du web, comme les serveurs ou les data centers, qui consomment le plus d’énergie. Selon l’Agence de l’environnement de la maîtrise de l’énergie la consommation des infrastructures du web en 2030 pourrait atteindre l’équivalent de la consommation énergétique mondiale de 2008. A l’heure de la vie ultra connectée et de la transition énergétique, tous les internautes, plus au moins actifs, doivent être conscients de la quantité d’énergie consommée pour chaque appareil utilisé quotidiennement comme les ordinateurs, les Smartphones ou encore les tablettes.

Responsabiliser les internautes

La responsabilisation des utilisateurs sur la consommation des NTIC et d’Internet est un élément important. Une des motivations avancées pour opérer une évolution dans le bon sens serait de faire comprendre aux utilisateurs que leur facture d’électricité pourrait être réduite de 20% s’ils décidaient de combattre la dictature du rechargement de leurs appareils connectés, tout en régulant leur navigation sur Internet.  Par exemple, en prenant en compte des changements de batterie au stockage de données, un IPhone consomme davantage d’électricité (361 kWh/an) qu’un réfrigérateur (322 kWh/an). L’augmentation du nombre d’utilisateurs à travers le monde est aussi une réelle question. La croissance de la demande en énergie devra suivre afin de garantir un service de bonne qualité. Moins surfer sur le net pourrait nous permettre de préserver l’environnement. Mais Internet s’est imposé dans tous les domaines de notre vie : la consommation, le travail, le loisir et la culture, le social, l’administratif. Un pas de plus dans la préservation de l’environnement serait donc de proposer plus d’hébergements verts aux personnes souhaitant créer un nouveau site web. Souscrire chez un hébergeur vert permet d’ailleurs de réaliser des économies, compte tenu du fait que les installations sont moins gourmandes en énergie. De plus,  d’autres infrastructures d’Internet peuvent être améliorées. Prenons les data centers de la firme Apple, ces derniers sont alimentés à 100% en énergie renouvelable.

En définitive tout utilisateur de NTIC et d’Internet devrait connaître les enjeux énergétiques qui leurs sont liés c’est-à-dire la consommation énergétique et son efficacité. Des gestes simples peuvent être adoptés pour permettre d’économiser de l’énergie, de réduire ses dépenses en matières énergétiques, tout cela ayant pour finalité un peu plus de protection pour l’environnement.

Photo : Anthedesign.fr ©

Le Movitz : un ferry électrique qui se recharge plus vite qu’un Smartphone

Le Movitz, un ferry électrique suédois navigue dans la baie de Stockholm. Il dessert la banlieue ouest de la ville. Contrairement aux autres ferries, le Movitz a la particularité d’être propre et silencieux. Il est doté d’un moteur électrique dont le rechargement ne prend que quelques minutes. Ce moteur permet l’avantage de voyager plus longtemps et sans secousse.

Ce ferry de petite taille fait du transport de passagers dans la baie de Stockholm quotidiennement. Depuis que son moteur diesel a été remplacé par un moteur électrique, le navire propose des avantages conséquents à ses utilisateurs. Il offre plus de confort à ses passagers et à son équipage. Selon le capitaine du navire il ne fait « pas de bruit » et connaît beaucoup moins de vibrations. L’ancien moteur du ferry, un diesel, semblait beaucoup plus remuant.

Remplacer le moteur diesel permet de réaliser une économie substantielle, soit 50000 litres de diesel en moins par rapport à un ferry semblable classique. La réduction de la pollution est une avancée importante dans ce projet, 132 tonnes de Co2 et 1,5 tonne d’Oxyde d’Azote rejetés en moins dans la nature grâce au nouveau moteur.

De manière générale, le passage à l’électrique serait un bon moyen de réaliser des économies importantes pour les marines. La difficulté principale étant d’adapter ce système aux navires commerciaux qui font des trajets importants. Pouvoir adapter cette technologie à des navires de plus grande taille et transportant des charges lourdes voilà le principal enjeu.

Cette expérience ouvre de nouvelles possibilités, mais c’est surtout une bonne nouvelle en ce qui concerne la transition énergétique dans la marine. Même si ce modèle de moteur électrique à aimants ne fonctionne que sur des petits trajets, 7,5km en ce qui concerne le trajet du Movitz, c’est un début prometteur. Hans Thornell, PDG de Green City Ferries, la société qui gère le navire, espère pouvoir faire tourner le système d’aimant du moteur plus longtemps et ainsi gagner encore en autonomie.

Selon Hans Thornell « on peut utiliser le bateau bien plus longtemps, alors qu’auparavant il fallait le laisser recharger toute la nuit ». Maintenant le rechargement du ferry prend entre quatre et dix minutes.

Le ferry suédois Movitz, avec le ferry électrique français qui navigue à Lorient, le Ar Vag Tredan, sont peut-être les précurseurs d’une flotte commerciale qui sera tout électrique et qui permettra à la fois de respecter l’environnement mais également de ravir passagers et opérateurs. La transition énergétique passe donc aussi par la mer.

crédits image : euronews.com

Les arbres rejettent-ils des excréments ?

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Les excréments ont toujours été présents dans la vie humaine et ce depuis l’apparition de la vie sur notre planète. Les hommes rejettent les excréments avec pour conséquence de purifier le corps des substances nocives qu’il a ingéré. C’est exactement la même chose pour les animaux et on peut constater le même phénomène avec les machines depuis les prémices de la révolution industrielle…Mais qu’en est-il des arbres ou des plantes ? Ont-ils des excréments ? Si oui, les rejettent-ils ? Pourquoi ne le voit-on pas ? Interviewé par la télé en ligne universscience.tv, le biologiste Francis Hallé, biologiste, botaniste et dendrologue (science de la reconnaissance et classification des arbres) propose un élément de réponse plutôt étonnant à cette problématique.

Si les excréments, ou déjections, sont présentes partout, où et comment les plantes les rejettent-elles ? Francis Hallé part du principe que les excréments, non visibles chez un arbre, servent à construire son tronc. En ce sens les excréments, le rejet des déjections, sont impropres. Il vaudrait mieux parler alors d’incréments, car ingérés par l’arbre. Ces incréments sont connus sous le nom de la lignine, servant à la confection de tissus ou de biocarburants. Ces tissus serviraient ici à créer des tissus utilisés par l’arbre pour s’élever.

Cette lignine est un composant extrêmement toxique que se fixe dans les cellules de l’arbre en train de mourir, donc ne risquant plus rien. Si l’hypothèse est vérifiée cela serait un mécanisme incroyablement astucieux, surtout si la lignine toxique fixée dans des cellules mortes permet à l’arbre/plante de s’élever afin de capter plus d’énergie lumineuse.

 

La Bolivie : l’Arabie Saoudite du Lithium ?

 

 

 

 

 

 

 

L’élection du président aymara Evo Morales en 2005 a fait surgir une nouvelle dynamique dans l’ensemble du pays, notamment au regard des nombreux enjeux énergétiques que la Bolivie connaît actuellement. La large réélection de ce dernier en 2009 (64% des suffrages exprimés) a conforté sa politique dans les domaines énergétiques ainsi que sa posture dite chaviste vis-à-vis de la communauté internationale. Le pays dispose de nombreuses ressources dans son sous-sol (étain, argent, zinc, fer, or) mais aussi d’importantes réserves d’hydrocarbures (gaz, pétrole) exploité par des multinationales étrangères.

Dès sa prise de fonction, Morales a nationalisé les hydrocarbures et renégocié les revenus issus de sa production : avant 2005, 82% des bénéfices  revenaient aux firmes multinationales, 18% pour l’Etat bolivien. C’est l’exact opposé aujourd’hui. Ce contexte de reprise en main des bénéfices énergétiques influe aujourd’hui  sur les enjeux liés à l’exploitation du lithium. En effet, Evo Morales a annoncé que la Bolivie posséderait les plus grandes réserves de Lithium au monde, dans le Salar d’Uyuni, lac salé asséché de 12500km² situé au sud du pays, à 3650 mètres d’altitude.

Le lithium est un métal mou, utilisé pour la production de verre, de céramique, de lubrifiant mais aussi dans l’aéronautique et la pharmacologie, issu d’un alliage avec l’aluminium. En termes d’enjeux économiques et géopolitiques, le lithium est usé comme composant de plusieurs pièces pour les ordinateurs, les téléphones portables et les batteries de voitures. En termes d’enjeux économiques, entre 2003 et 2010, le marché des téléphones portables a été multiplié par trois et celui des ordinateurs, par six.

Concernant le marché de l’automobile, l’avenir des batteries électriques est prometteur : une batterie pouvant alimenter une voiture pendant 160 kilomètres entre deux recharges, avec une durée de vie d’approximativement cinq ans (donc bien supérieur à une batterie dite traditionnelle). Le marché mondial est en forte hausse, représentant 11,70 milliards USD en 2012, et devrait atteindre 33,11 milliards USD en 2019, soit un taux de croissance de plus de 14% pour la période 2013-2019; statistique appuyée par une étude du groupe AVERE-France, selon lequel le marché des véhicules électriques représentera en 11 et 30 % du marché mondial en 2030.

L’importance du « triangle d’or du Lithium » (Salar d’Uyuni en Bolivie/ Salar d’Atacama au Chili/ Salar d’Hombre Muerto en Argentine) suscite donc un fort intérêt des firmes transnationales. En outre, la compagnie minière bolivienne Comibol a annoncé que les réserves de Lithium du Salar d’Uyuni se situeraient entre 100 et  140 millions de tonnes. Evo Morales a donc la possibilité de dicter ses règles, conformément à la stratégie nationaliste qu’il a mise en place depuis près de dix ans.

La stratégie a très bien fonctionné, car dès l’annonce des potentielles réserves, plusieurs grands  groupes (Japon, Corée du Sud, France avec le groupe Bolloré) se sont positionnés pour l’exploitation et l’exploration du Lithium auprès du gouvernement bolivien, avec une surenchère économique à la clé. Par ailleurs, d’autres groupes ont tenté un rapprochement politique en vue d’obtenir la signature du contrat, dans le cadre de relations bilatérales entre Etats (Brésil, Chine, Iran et la Russie).

La Bolivie, face à un enjeu crucial pour son développement économique, cherche à se vendre au plus offrant. Cependant, une partie de la population, notamment autour de la région de Potosi, auquel appartient le Salar d’ Uyuni, émet de vives critiques, liés au risque de détérioration environnementale de ce site patrimoine mondial de l’UNESCO. Le président Morales,  souhaitant calmer les craintes des populations locales, à récemment émis l’idée de développer par des entreprises nationales l’exploration et l’exploitation du lithium. Mais ses efforts semblent plus révéler une volonté de calmer les tensions locales plutôt que de nationaliser le lithium ; la Bolivie n’ayant pas les technologies nécessaires afin de développer seul cette ressource.

Sources 

http://ddc.arte.tv/nos-cartes/la-fable-du-lithium-et-de-la-bolivie

http://www.euractiv.fr/specialreport-electric-vehicles/quelles-voitures-les-europeens-c-news-514941

http://www.france-mobilite-electrique.org/marche-et-statistiques-du-vehicule,880.html

http://www.pile.fr/parlons/lithium-ion

http://pointafrique7.com/?p=793

Nord-Pas-de-Calais : une PME innovante soutenue par les Fondations Edmond de Rothschild

Gecco

C’est dans le Nord de la France que Julien Pilette a eu l’idée de créer son usine de recyclage d’huile de friture usagée. Son entreprise, Gecco, une PME basée à Seclin, mérite qu’on s’y attarde une seconde tant elle joue un rôle important dans la transition économique et environnementale que connaît notre société. Une entreprise innovante, actrice de l’économie circulaire, qui a réussi à obtenir le soutien des Fondations Edmond de Rothschild à travers le programme Scale up.

Comme de nombreuses personnes, l’entrepreneur a constaté que les huiles végétales pourraient permettre de limiter le recours au pétrole qui alimente les véhicules en carburant. Mais Julien Pilette s’est démarqué en passant du constat aux actes lorsqu’il a créé son entreprise en 2007.

Son projet s’accorde avec des valeurs humanistes, avec celles de l’économie sociale et solidaire notamment, car il permet des emplois d’insertion mais aussi parce que plus de « 1500 restaurants sont aujourd’hui collectés par les camions partenaires du transporteur social Main Forte, les huiles de palme, de tournesol ou le gras de bœuf étant récupérés gratuitement ».

Gecco est une très petite entreprise qui compte 7 salariés. Son chiffre d’affaire s’élève à 300 000 euros. Les prévisions sont bonnes : « à cinq ans, l’effectif devrait tripler, comme le volume de collecte ». Une levée de fonds de 600 000 euros a été amorcée en janvier « pour construire une unité pilote de valorisation énergétique avec une collectivité partenaire qui reste à trouver, si possible, bien sûr, dans la région ». Dans cinq ans, le chiffre d’affaires de Gecco devrait être multiplié par cinq.

Prometteuse, cette entreprise a reçu le soutien des Fondations Edmond de Rothschild via le programme Scale Up. Scale Up est « le premier programme dédié au changement d’échelle des entreprises sociales. Il est développé par l’incubateur Antropia de l’école de commerce ESSEC en partenariat avec les Fondations Edmond de Rothschild qui sélectionnent et accompagnent pendant un an des entreprises sociales ayant déjà prouvé leur viabilité économique, leur impact social, et qui souhaitent changer d’échelle ». A la mi-janvier, Ariane de Rothschild était présente à Seclin pour soutenir la PME.

Cette rencontre témoigne du rapprochement entre les entreprises sociales du secteur privé et le monde de la finance classique. Les Fondations Edmond de Rothschild, en catalysant le développement des entreprises lauréates telles que Gecco, donnent à voir la pertinence de l’entrepreneuriat social comme « solution efficace aux problématiques d’intérêt collectif, à grande échelle, sur les plans économique, social et environnemental ».

Sources : lavoixdunord.fr, edrfoundations.org, entrepreneuriat-social.essec.edu

Une résolution pour 2014 : valoriser nos déchets

recyclage des déchets

L’année 2013 a fait place à 2014, l’heure est donc aux résolutions pour cette nouvelle année. Sortons donc de nos préoccupations égocentrées, ayons d’autres ambitions que la perte de poids, essayons d’ajuster notre consommation à nos aspérités sociales et environnementales. Pourquoi ne pas décider de valoriser nos déchets ?

En octobre 2013, la sortie en salle du film « Super Trash », dont la bande-annonce avait été mise en ligne sur Youtube en juillet 2013, a marqué les esprits, à juste titre.

Autre fait marquant de l’année 2013, le lancement en février, de l’Institut de l’économie circulaire à Paris. Lors de son inauguration, François Michel Lambert, Président de l’Institut de l’économie circulaire et Député des Bouches du Rhône, partait du constat quasi-unanime que le système économique linéaire consistant à « extraire, fabriquer, consommer puis jeter est à bout de souffle ».

En effet, il est temps de « faire des déchets des uns les ressources des autres ». La valorisation des déchets, en électricité verte par exemple, constitue une option bénéfique à plus d’un titre. Non seulement le déchet est recyclé, mais l’énergie produite est une électricité verte.

Certaines initiatives en la matière sont prises, comme en témoigne l’activité de Tiru, entreprise spécialiste de la valorisation énergétique des déchets, présidée par Jean-Pierre Frémont, titulaire d’un doctorat de l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne, membre de la section économique du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

A l’heure de la transition énergétique, alors que notre mix énergétique évoluera tôt ou tard vers une part d’énergie verte plus importante, qu’attendons-nous ? Le recyclage donne une nouvelle vie aux déchets. Valorisés en énergie, ils poursuivent leur vie dans notre circuit économique sous la forme d’énergie. La transformation des biens de consommation ou de leurs résidus pour réintégrer le système économique de notre société est le processus indispensable à l’avènement d’un nouveau modèle économique, social et environnemental durable. Nous y tendons alors soutenons le activement !

Certes, l’énergie la moins polluante est celle que nous ne consommons pas. Mais sans vouloir être dans la radicalité, parce que vivre sans électricité paraît invraisemblable aujourd’hui, la valorisation des déchets en électricité verte est une clef pour l’avenir. Celui de notre environnement, donc le nôtre.

L’énergie marine renouvelable : une opportunité française ?

hesam.fr/

Dans le cadre du débat national concernant  la « transition énergétique », enjeu majeur pour la France, le souhait du gouvernement pour les années à venir est de passer d’une consommation d’énergies dites « fossiles » à des énergies plus responsables écologiquement. Parmi les solutions préconisées et respectueuses de l’environnement qui permettent de satisfaire de manière durable, équitable et sans risques  pour les Hommes et la Nature, le nucléaire et l’éolien font figure de technologies de pointe. [Cependant, l’un des axes de recherche ayant un véritable potentiel concerne le secteur des énergies marines renouvelables, appelées aussi thalasso-énergies]. En effet, les océans représentent 70% de la surface de la Terre et offrent une opportunité en termes de ressources énergétiques encore largement inexploitées bien que les zones d’exploitation soient quant à elles encore limitées. Par ailleurs, notons que cette solution peut être fortement prise en compte du fait que la mer permettrait d’obtenir une énergie continue, durable et sûre. Pour autant, ces technologies ne sont qu’en phase de développement et  les industries de l’énergie sont confrontés à plusieurs barrières technologiques. Tout d’abord, elles doivent surmonter les problématiques concernant  l’installation, l’entretien mais aussi la maintenance des structures productives. Tout aussi problématique, le défi lié au transport et au stockage de l’énergie reste un des enjeux technologiques les plus importants pour les années à venir.

Une diversité de technologies productrices d’énergies renouvelables

L’attrait pour les énergies marines renouvelables se traduit notamment par une multiplication des avancées technologies. Actuellement, il existe de nombreuses méthodes connues pour produire de l’énergie issue des ressources maritimes bien que toutes ne soient pas au même stade de développement et leur efficacité reste encore à prouver d’après une étude d’Indicta pour un rapport France Energie Marine, institut d’excellence en énergies décarbonées dédié aux énergies marines renouvelables.

  • L’énergie hydro-cinétique, appelée plus communément énergie hydrolienne, repose sur une technologie utilisant l’énergie cinétique des courants marins issus des marées. Le principe de cette méthode repose sur la force des courants qui actionnent des turbines hydroliennes installées plus ou moins profondément. Celles-ci peuvent être comparées à des éoliennes convertissant l’énergie cinétique, c’est-à-dire de la force des courants sous-marins, en électricité.
  • L’une des énergies ayant été adoptée assez tôt, reste l’énergie marémotrice. L’exemple le plus connu et représentatif de la technologie, reste le barrage de la Rance situé en Ille-et-Vilaine, l’énergie issue de cette technologie tient au phénomène des marées. Son principe se base sur la différence de niveaux de deux masses d’eau. La récupération de l’énergie produite se fait grâce à un système de barrage, convertissant l’énergie dégagée en électricité.
  • Résultant de la force des vagues et de la houle formée par l’effet du vent frappant la surface de l’eau, l’énergie houlomotrice pourrait bien être une solution pertinente car potentiellement pouvant garantir une forte production d’énergie.
  • Un autre exemple de l’énergie à fort potentiel, quoique moins bien développée, est l’« énergie thermique des mers », qui provient de la différence de température entre les eaux profondes et les eaux de surface. Le principe technique de cette technologie repose sur l’installation de canalisations qui acheminent à la surface l’eau pompée en profondeur. La différence de température entre ces deux niveaux permet de dégager de la vapeur qui actionne ensuite une turbine.
Une hydrolienne
© OpenHydro

La France en pole position ?

La question qui se joue actuellement dans le cadre de la transition énergétique, consiste à déterminer s’il faut rattraper le retard pris par rapport à la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou encore les pays scandinaves. Pourtant, il est tout de même nécessaire de rappeler que la France compte un patrimoine côtier vaste estimé à 11 millions de m2 de territoire maritime ajoutés à des milliers de kilomètres côtiers répartis sur plusieurs façades : la mer du Nord, La Manche, l’Océan Atlantique, la mer Méditerranée ainsi que les territoires d’outre-mer. Cependant, les territoires marins  bretons et  normands sont considérés comme des territoires d’avenir de la production d’énergie marine car réputés pour leurs zones à forts courants marins. Grâce à l’immensité de ses territoires, la France possède le deuxième espace maritime au monde mais n’a pas encore pris complètement le virage vers l’exploitation de ses ressources et qui ne semble toujours pas être consciente des atouts majeurs dont elle dispose. En effet, bien que l’ancienne ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie, Mme Delphine Batho, estimait à juste titre que la France avait le 2ème potentiel européen dans le domaine des énergies maritimes mais pourrait bien devenir leader. Bien que la situation concernant les énergies marines renouvelables soit sur le point d’entrer en résonance avec le débat sur la transition énergétique, et que de nombreux projets soient lancés, quelques organismes dénoncent tout de même des difficultés à mettre en place ces projets. En témoigne France Énergies Marines, dont l’objectif est de coordonner les sites d’essais des différentes technologies d’énergies marines et de mener des recherches, qui dénonce un manque de visibilité de leur action même si cet institut a pu engager plusieurs projets de fermes expérimentales pour l’éolien offshore et l’hydrolien grâce à un budget de 1,3 million d’euros. Cependant, l’institut déplore n’avoir toujours pas reçu les 34 millions d’euros attendus par l’État dans le cadre des investissements d’avenir sur les 134 millions d’euros de budget pour les dix prochaines années.

Risques et impacts inhérents au développement des technologies marines renouvelables 

Bien que les énergies marines renouvelables possèdent des véritables atouts, il convient toutefois de nuancer et démontrer aussi les risques liés à la production d’énergie marine. En effet, la construction de parcs marins implique aussi des retombées négatives, d’ordres environnementaux mais aussi socio-économiques. Le développement d’une structure technologique de production d’énergie marine, qu’elle soit hydrolienne, marémotrice ou houlomotrice n’impose pas seulement qu’un territoire  bénéficie d’un positionnement géographique favorable, mais qu’il puisse être soumis et consulté par l’ensemble des acteurs concernés par cette installation, tels que les élus ainsi que les divers usagers de la mer (pécheurs, transporteur, plaisanciers, etc…) Or, l’impact environnemental des énergies marines renouvelables lié à la modification de l’écosystème marin et sous-marin est un enjeu majeur dans l’adoption ou non de ce type de production d’énergie. Bien que qu’il n’existe pas de réelles études sur les conséquences dues à l’installation d’équipements humains sur les espèces marines, quelques impacts environnementaux évoqués portent sur le remaniement des fonds marins, le bruit et les vibrations engendrés par les infrastructures ainsi que par l’éclairage ou encore l’électromagnétisme généré autour des installations de transport de l’électricité, pouvant influencer sur les paysages et les phénomènes sous-marins. Par ailleurs, il faut également noter un impact possible sur l’environnement des acteurs socio-économiques des régions concernées par ce type de production d’énergie. En effet, bon nombre de personnes vivent des apports de la Mer, comme les pécheurs, les aquaculteurs, les  transporteurs ou bien les plaisanciers.  Les modifications de l’espace maritime doivent donc être sujettes à des concertations entre ces différents acteurs et constitue un préalable pour éviter les problèmes de chevauchement et de conflits entre les parties prenantes.

Sources : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/120615_etude_version_finale.pdf http://wwz.ifremer.fr/content/download/39242/536346/file/Ifremer_synthese-etude-prospective-EnRM.pdf http://www.paralia.fr/jngcgc/12_91_rabain.pdf http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Brest.-France-energies-marines-en-manque-de-financement_6346-2234652-fils-tous_filDMA.Htm

Deux ans après Fukushima : une gestion désastreuse de la centrale accidentée

blues-tea-cha.blogspot.com

Ces derniers mois ont été marqués par une information négative, en continue, liée à Tepco (Tokyo Electric Power Company), l’exploitant gérant la centrale accidentée de Fukushima.

Dès lors une question s’est posée  de savoir si l’exploitant était bel et bien à la hauteur de la tâche qui lui incombait de démanteler au mieux la centrale accidentée, de décontaminer les eaux contaminées, de faire face et d’agir en conséquence aux fuites de ces eaux de plus en plus nombreuses.

On ne peut s’empêcher de soulever qu’en vue de tous ces récents évènements, dont on fera part par la suite, le gestionnaire semble être soit dépassé par l’ampleur du travail, soit incompétent au regard des résultats attendus suite à une telle catastrophe.

Car les enjeux et les conséquences de la catastrophe sont nombreux et lourds : selon actualites-news-environnement.com, « le défi de Tepco consiste à déterminer quoi faire de l’eau contaminée qui s’accumule à la centrale à un rythme de 400 tonnes par jour –soit suffisamment pour remplir une piscine olympique en une semaine » et « le plan compliqué de nettoyage de la centrale de Fukushima pourrait prendre 30 ans voire plus ».

Et depuis la catastrophe, les conséquences ne manquent pas, comme les relaient de nombreuses sources, comme celles selon lesquelles le gestionnaire croulerait depuis deux ans sous les procès, lesquels se comptent par centaines, comme celles des demandes d’indemnisation des victimes de l’accident, lesquelles s’accroissent avec le temps et se compteraient même en dizaines de milliards d’euros.

A propos de l’accident

En chiffres, il est intéressant d’évoquer que jusqu’à présent, « 30 milliards d’euros ont été payés par l’Etat japonais pour aider Tepco » face à cette situation et que « 17 réacteurs du groupe Tepco sont à l’arrêt depuis l’accident survenu le 11 mars 2011 ».

Radioactivité et pollution nucléaire

Deux ans après la catastrophe, les fuites d’eau radioactives vers l’océan, provenant du refroidissement des réacteurs ravagés, semblent se poursuivre. Des fuites similaires avaient déjà été détectées en 2012, et en avril dernier principalement, celles-ci avaient été nombreuses, poussant le gestionnaire Tepco à reconnaître que ces fuites étaient « graves » et à admettre être incapable d’en « expliquer la raison ».

De même, Tepco avait pêché en février, aux abords de la centrale, un poisson avec un taux de radioactivité de 740 000 becquerels de césium par kilogramme, soit 7 400 fois plus que la norme fixée par les autorités japonaises pour interdire tout aliment à la consommation. Le gestionnaire avait alors listé un grand nombre d’autres poissons contaminés, saisis depuis déjà plusieurs mois…

En juin : nouvelle contamination radioactive des eaux

La compagnie avait fait état en début de semaine de juin de « l’écoulement de césium radioactif dans l’eau du sol en direction de la centrale, après avoir assuré que la contamination était négligeable et qu’il n’y avait pas de crainte pour l’environnement ».

Malgré la construction de la compagnie de réservoirs dans les sous-sols de la centrale pour stocker l’eau contaminée, dans laquelle toute l’eau est conservée actuellement, l’eau contaminée arrive toujours à s’infiltrer, prouvant ainsi que les réservoirs utilisés ne sont pas fiables à 100%. Et, soulignons-le, la gestion des liquides de refroidissement n’est qu’une infime partie du travail de démantèlement que doit entreprendre Tepco…

Le gouvernement avait alors ordonné à l’opérateur d’accroître ses capacités de stockage d’eau et de construire un mur de terre gelée autour des quatre réacteurs pour empêcher l’écoulement d’eau de s’infiltrer dans la centrale. Mais serait-ce suffisant ?

Fin mai, la compagnie avait alors nouvellement installé des citernes en acier pour les utiliser à la place des réservoirs. Mais déjà le 5 juin, Tecpo a annoncé qu’une nouvelle fuite d’eau contaminée d’environ un litre avait été détectée dans l’une des citernes.

Enfin, le 10 juin dernier, la compagnie a annoncé avoir terminé, la veille, d’extraire les 24.000 tonnes d’eau concernées pour être enfermées dans des citernes. Mais ces citernes d’accueil viennent de prouver qu’elles ne sont pas non plus fiables à 100%… Cercle vicieux ? Ce problème n’est vraisemblablement pas réglé.

En attendant, la compagnie a promis la construction accélérée de nouvelles cuves qui seront posées au sol. Seront-elles enfin fiables ?

En mai : Tepco envisageait de rejeter en mer l’eau stockée dans la centrale

L’opérateur japonais avait déjà fait parler de lui à la mi-mai en déclarant envisager de rejeter en mer l’eau stockée dans la centrale, expliquant ne « plus savoir quoi faire des dizaines de milliers de tonnes d’eau contaminée stockée dans les réservoirs de la centrale accidentée » et avait alors déclaré espérer pouvoir rejeter ces eaux dans l’Océan Pacifique, une décision à laquelle les pêcheurs japonais se sont évidemment farouchement opposés.

La compagnie avait alors affirmé que « l’eau rejetée ne contiendrait que très peu d’éléments radioactifs grâce au mélange avec de l’eau de pluie »… Ah bon ?

Mars-avril : pannes d’électricité et courts-circuits dus à la présence de rats

Une série d’incidents de ce genre et de pannes de courant avaient été signalés également en mars et avril. Ces incidents ont constitué un nouveau revers pour l’opérateur, lequel cherche toujours à rassurer l’opinion et les pouvoirs publics de sa capacité à gérer le problème de l’eau contaminée. L’incident le plus médiatisé étant celui d’un court-circuit décelé, dont la raison avait été donnée à la présence de cadavres de rats…

Quelles solutions peut-on envisager face à cette situation ?

On peut se demander si tous les problèmes imputés à la compagnie sont dues à un manque d’investissement du gouvernement japonais (ou mondial ?), bien que les responsables de la compagnie continuent à déclarer qu’ils n’ont pas besoin d’aide extérieure. La solution reposerait-elle sur un investissement plus important du gouvernement japonais ? La centrale a-t-elle besoin d’une aide mondiale pour pallier à tous ses problèmes rencontrés ou arriverait-elle à maîtriser seule la situation bien que cela ne semble pas être le cas?

En vue de la gravité de la situation, il n’est pas préjudiciable de penser que le problème ne concerne que le Japon et la société fautive : en négligeant le risque de tsunami ainsi que les préparatifs pour pallier à un grave accident, la société a mérité le grand nombre de procès et d’indemnisations qu’elle récolte. Néanmoins, c’est la population japonaise, les pêcheurs (lesquels n’ont toujours pas repris leur activité depuis l’accident) et certainement la population mondiale qui se trouvent concernés par ce risque majeur qu’est le déversement d’eau contaminée en mer.

En attendant il ne nous reste plus qu’à espérer, face à ces nombreuses lacunes, qu’un nouveau séisme ne survienne pas prochainement et que la présence de rats ne vienne pas gêner le travail déjà colossal et laborieux de la compagnie, ce qui aggraverait très nettement la situation. Espérons également que la centrale prenne en considération la demande de l’Agence internationale de l’énergie atomique quant à l’amélioration de la fiabilité de ses équipements et que la décision finale du gouvernement japonais ne soit pas, en ce mois de juin, d’accepter le rejet des eaux de la centrale dans l’Océan Pacifique.

Sources :

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N0EH1MT20130605

http://www.actualites-news-environnement.com/30700-pecheurs-eau-radioactive-Fukushima.html

Marathon de Paris : l’énergie des coureurs devient électricité !

Esprit Running

Le Marathon de Paris, couru ce week-end par 50 000 sportifs professionnels mais aussi et surtout amateurs, a été l’occasion d’utiliser l’énergie dépensée par les coureurs et de la transformer en électricité. Enviro2b.com, qui consacre aujourd’hui une brève informative à ce sujet, parle de « la première course à énergie positive du monde ».

Comment ça marche ?

Imaginez l’énergie qui a dû être dépensée pour faire parcourir  42,195 km à 50 000 coureurs ! Et bien Schneider Electric, sponsor de l’évènement, l’a imaginé avant vous et moi. A l’initiative du groupe, l’entreprise britannique Pavegen Systems a su récupérer l’énergie fournie par les marathoniens pour la transformer en électricité.

Pavegen Systems a en effet installé des « dalles fabriquées en pneu de camions recyclés et équipées de capteurs chargés de récupérer l’énergie cinétique produite par les coureurs » sur « 25 mètres du parcours, au niveau des Champs Elysées ». Pour information, chaque pas produit entre 4 et 7 watts, cela dépend du poids du coureur. L’énergie captée « a ensuite été envoyée vers des batteries chargées d’alimenter les écrans plats et signaux électriques le long du parcours ». Pas bête !

En tout, avec cette énergie issue de la somme des efforts individuels, on aurait pu éclairer la « Tour Eiffel durant 2 heures ». Bon, ce n’est qu’une indication qui vaut ce qu’elle vaut, sachant que l’économie la moins chère et celle qui pollue le moins reste celle que l’on ne consomme pas.

Quelle suite à donner à cette expérience ?

Quoi qu’il en soit, l’objectif pour les organisateurs est de faire de cet évènement sportif « la première course à énergie positive du monde ». Cette expérience, qui avait été testée lors des JO de Londres, est positive, selon Pavegen Systems. Laurence Kemball-Cook, qui a inventé cette nouvelle technologie, rêve d’une ville nouvelle : « Pavegen pourrait jouer un rôle clé dans les villes intelligentes du futur. Imaginez que vous rendre au travail en courant ou en marchant puisse aider à créer la lumière de votre voyage retour à la maison le soir ».

L’idée est bonne a priori mais restent en suspens bon nombre de questions. Aujourd’hui, chacun a les moyens juridiques de faire respecter son « droit à l’image » par exemple. Et si ce n’est pas votre image qui est utilisée à des fins commerciales mais votre énergie, qu’en est-il ? Existera-t-il un jour un « droit à l’énergie » comme il existe un « droit à l’image » ?

Source : enviro2b.com

 

Alsace : de l’énergie produite à partir de choucroute !

vive la choucroute

Bourse.lefigaro.fr a mis en ligne aujourd’hui un article étonnant sur l’énergie fabriquée en Alsace à partir de Choucroute ! Ne riez pas c’est très sérieux. Une station d’épuration locale traite le jus de choux pour le transformer en biogaz. Ce procédé permet de produire l’équivalent de la consommation d’énergie de 1500 personnes.

Comment est produite cette énergie à base de choucroute ?

Conçue et construite par Degrémont et exploitée par la Lyonnaise des Eaux, qui appartient au groupe Suez Environnement, la station de l’Ehn a été spécialement installée sur la commune de Meistratzheim, près de Krautergersheim, dans le Bas-Rhin, la capitale autoproclamée de la choucroute.

Le jus des choux est donc acheminé par camion sur ce site. Il est ensuite analysé avant d’être déversé dans une tour de méthanisation haute de 25 mètres. Les composés organiques sont dégradés, traités, par des bactéries qui les transforment en biogaz. Les déchets résiduels liquides rejoignent ensuite la filière de traitement des eaux usées urbaines, située sur le site même.

Daniel Karcher, directeur de l’entreprise régionale grand Est de Lyonnaise des Eaux, explique que :

–          « Le site peut traiter 30.000 m3 de jus de choucroute par an, soit l’équivalent de la pollution de 140.000 habitants. La production n’est pas homogène sur l’année puisqu’elle s’étale entre août et février ».

–          « Le biogaz produit par méthanisation du jus de choux est d’une excellente qualité puisqu’il contient 85% de biométhane à la sortie ».

–          « Ce gaz est utilisé dans la fabrication d’électricité et de chaleur. La chaleur est essentiellement utilisée pour le chauffage des locaux, du digesteur, du méthaniseur et pour le sécheur de boue. L’électricité est vendue à Électricité de Strasbourg, filiale d’EDF ».

Mais qui finance ce projet d’électricité choucroutesque ?

Le site industriel, présenté comme « plateforme environnementale » estimée à 23 millions d’euros, est financé par le Syndicat intercommunal (Sivom), l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, le Conseil général du Bas-Rhin, le Fonds européen de développement régional (Feder) et la Région Alsace. Les consommateurs d’électricité participent également via la redevance d’assainissement qu’ils paient déjà, tout comme les producteurs de choucroute garnie.

Apparemment, les choucroutiers sont ravis. Jean-Luc Meyer, « gérant de la principale choucrouterie de la zone », se réjouit de réaliser des économies sur les frais de transport, parce qu’avant, il devait apporter le jus jusqu’à Strasbourg. En termes d’image aussi, il voit des bénéfices : « on passe d’un statut de pollueur à une image qui est plus associée au développement durable et ça, c’est bon pour la profession ». Pour lui, la choucroute devient « éco responsable ». Attention tout de même, le greenwashing n’est pas loin.

Source : bourse.lefigaro.fr

L’énergie éolienne offshore a le vent en poupe

image via DNV KEMA

Des Etats-Unis au Japon, en passant par la Belgique, de nouveaux projets éoliens offshore sont prévus pour 2013. C’est officiel, l’énergie éolienne a le vent en poupe !

De plus en plus de parcs éoliens voient le jour en mer dans divers régions du monde et les gouvernements sont sensibilisés au développement de  cette alternative efficace pour lutter contre le réchauffement climatique, la pollution, et l’énergie nucléaire. Outre la réduction de l’impact environnemental de la production d’énergie, les énergies éoliennes constituent également d’autres opportunités sur le plan social et économique.

Etats-Unis : l’énergie éolienne offshore pour protéger les côtes du New Jersey

Situé sur la côte Est des Etats-Unis, le New Jersey compte parmi les villes qui ont été les plus touchées par le passage du cyclone « Sandy » début janvier 2013. La ville a enregistré des rafales dépassant les 185 km/h. Avec le soutien de plusieurs grands groupes comme Google et les fonds d’investissement Good Energies, un projet visant à construire un barrage (« wind-breaker ») de turbines éoliennes est prévu pour 2016 afin de limiter les rafales et de les optimiser en tant que source énergétique pour l’alimentation d’électricité durant les périodes d’ouragans.

Japon : l’énergie éolienne offshore pour sortir du nucléaire

Dans l’objectif de devenir intégralement auto-suffisant en énergies renouvelables à l’horizon de 2040, le Japon prévoit la construction du plus grand parc d’énergies éoliennes en mer en juillet 2013. Selon les ingénieurs affectés sur le projet, le projet serait viable même en cas de situations de catastrophes naturelles comme : des tsunamis, des tremblements de terre et des typhons. Les autorités japonaises avouent ne plus vouloir dépendre de l’énergie nucléaire pour alimenter la population en électricité après la catastrophe de Fukushima.

Belgique : une « île » pour stocker l’énergie éolienne offshore

Un des principaux inconvénients de la production d’électricité issue de l’énergie éolienne est qu’elle est intermittente et qu’elle ne peut pas être stockée. Afin de s’en accommoder, les autorités belges ont peut-être trouvé une solution : la construction d’une île artificielle au nord du pays, « une atoll énergétique ». Cette île en forme de « doughnut » géant, constituée de coraux servira à produire de l’électricité par un procédé simple basé sur une version inversée du principe des stations de transfert d’énergie par pompage en période d’intermittence. Il permettra de stocker la « surproduction » d’électricité des parcs éoliens situés non loin de l’île. En périodes creuses, les oiseaux marins pourront s’y réfugier. Le projet est en étude en France et au Danemark.

Sources :

Renewableenergyworld.com

Earthtechling.com

Newscientist.com

 

Chine : incendie d’usine passé inaperçu à cause de la pollution

Des voitures roulent au ralenti dans un épais brouillard dû à la pollution à Hefei, dans la province d’Anhui, au centre de la Chine – AFP (courrierinternational.com)

Aujourd’hui, lemonde.fr a informé que l’incendie d’une usine, dans l’Est de la Chine, était passé inaperçu pendant plus de trois heures tellement le brouillard de pollution qui l’entourait était épais. En conséquence, les pompiers sont intervenus avec un retard considérable.

Les ravages de la pollution atmosphérique

L’incendie, qui s’est déclaré dans une fabrique de meubles de la province du Zhejiang, a donc fait plus de ravages que prévu compte tenu de sa confusion avec la pollution environnante. Selon l’agence d’information Chine nouvelle, citée par lemonde.fr, « à cause de l’épais brouillard chargeant l’air à ce moment-là, presque trois heures se sont déroulées avant que les résidents voisins se rendent compte de la fumée et des flammes ». Incroyable.

Mais notons que la pollution atmosphérique n’était pas exclusivement due à l’activité de l’usine en question. De plus, elle était tellement chargée en particules nocives qu’elle a aussi affectée les transports routiers, causé l’annulation de vols dans les aéroports et une ruée sur les masques filtrants. La pollution de l’air était si dense qu’elle a fait chuter la visibilité à 100 mètres par endroit. Ambiance !

Débat sur le rythme de développement de la Chine

Le caractère inédit de la mauvaise qualité de l’air a provoqué un débat à travers toute la Chine sur les effets pervers de son développement effréné. Certains médias officiels ont émis de fortes critiques et « exigé des autorités davantage de transparence ». Une occasion aussi pour les experts de réaffirmer que « si la Chine souhaite lutter efficacement contre la pollution atmosphérique qui étouffe ses villes, il lui faut prendre des mesures audacieuses et coûteuses pour restreindre sa dépendance au charbon et promouvoir des alternatives à la circulation automobile ».

Dans ce sens, le professeur John Cai, de la Chine Europe International Business School de Shanghai, martèle qu’ « il est nécessaire que le gouvernement prenne des mesures à long terme en centralisant les réseaux de chauffage, afin que des foyers ne brûlent pas du charbon dans les zones rurales ». Espérons qu’il soit entendu.

Lemonde.fr rappel un fait majeur : selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la Chine consomme la moitié de la consommation mondiale de charbon. Le pays tire en effet du charbon « plus de 70% de son énergie ». La tendance est d’ailleurs à la hausse, en raison de la demande d’électricité qui ne cesse d’augmenter. Autre rappel choc : « ces dernières années il s’est construit en moyenne une centrale au charbon par semaine en Chine ».

Si Paris s’étouffe, la Chine s’asphyxie.

 

Source : lemonde.fr

Droit de l’environnement : des Etats généraux prévus en mai

Aujourd’hui, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, a annoncé que seraient organisés en mai des Etats généraux dédiés au « droit de l’environnement », dans le cadre d’un grand chantier de modernisation de cette discipline.

Dans quel contexte auront lieu ces Etats généraux ?

Le ministre a indiqué, lors de la présentation du premier conseil des ministres de l’année du programme de travail du gouvernement pour le premier semestre, que le chantier de la modernisation du droit de l’environnement était « attendu par de nombreux acteurs industriels et décideurs publics locaux ».

Les sujets écologiques seront fréquemment  à l’agenda public dans les mois qui viennent avec le débat national sur la future politique énergétique, ouvert fin novembre pour plusieurs mois et avec l’objectif de parvenir à une loi de programmation dès l’automne 2013.

En matière de biodiversité, une loi-cadre est prévue, ainsi que la création d’une Agence de la biodiversité et l’élaboration d’une fiscalité plus écologique, sans oublier la réforme du code minier. Enfin, se poursuivra la discussion sur la proposition de loi sur les tarifs de l’énergie déposée par le député Brottes, rejetée par les sénateurs en octobre dernier. Cette proposition ambitionne notamment d’instaurer un bonus-malus sur la facture d’énergie des ménages. Rappelons que l’électricité vient d’augmenter de 2,5%, ce qui va peser sur le pouvoir d’achat de nombreuses familles.

Pour suivre les débats sur l’évolution du droit de l’environnement, consulter le blog de l’excellent avocat en droit de l’environnement, Arnaud Gossement.

Source : 20minutes.fr

Bangladesh : les campagnes illuminées par de l’énergie solaire

L’énergie solaire apporte l’informatique aux réfugiés – UNHCR

Au Bangladesh, les campagnes sont désormais illuminées par de l’énergie solaire. Selon l’organisation internationale du travail, « 70% des familles rurales ne sont pas raccordées au réseau électrique national, soit parce que les lignes électriques ne desservent pas leurs villages, soit parce que le coût du raccordement est trop élevé pour elles ».

Avec l’aide de l’organisation internationale du travail et de l’Australie, soutenue par le gouvernement central, des villageois du Bangladesh ont désormais accès à une électricité d’origine renouvelable. Il s’agit d’une énergie produite grâce à l’énergie solaire. Elle est utilisée par les habitants de ces territoires ruraux comme une énergie alternative. L’effet d’aubaine réside dans les emplois verts nécessaires pour produire cette énergie solaire, de nouvelles compétences étant demandées dans les villages concernés.

L’initiative en vidéo 

Source : OIT

Ethiopie : la Chine finance un grand projet éolien

les premières éoliennes éthiopiennes crédits : piardoch sur Panoramio

Alors que l’Inde mise sur l’énergie solaire, de façon tout à fait compétitive, l’Ethiopie vient de lancer un grand projet éolien. C’est dans la ville d’Adama, qui signifie d’ailleurs « la Terre », en hébreu, que l’Ethiopie a décidé de mettre en place un projet d’énergie éolienne pour un coût estimé à « 117 millions de dollars ».

Quelle est la puissance du parc envisagé ?

Selon la presse locale, ce projet, dénommé « Parc éolien Adama 1 », est doté d’une capacité de production énergétique de 51 Mégawatts (MW). D’après une allocution du Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de l’inauguration du site, « le pays ambitionne de porter la production du parc à 10.000 MW à l’horizon 2015 et ce dans le cadre du Plan de croissance et de transformation (Growth and Transformation Plan- GTP) lancé par l’Ethiopie en 2010 avec pour objectif de développer des sources alternatives renouvelables comme l’éolien, le solaire ou la géothermie ».

Qui finance ce parc éolien ?

Selon ces mêmes journalistes, c’est la Chine qui a couvert le coût de réalisation du projet à hauteur de 85%. Le reste du parc est à la charge du gouvernement éthiopien.

Un projet sans impact environnemental ?

Alors que Fikadu Abraham, responsable du site, a mis en exergue la rentabilité du projet, d’un point de vue économique aussi bien qu’écologique, on peut s’interroger sur l’impact environnemental du parc éolien ainsi que son impact sur les localités avoisinantes.

Quoi qu’il en soit, le parc Adama 1 est désormais connecté au réseau électrique du pays. Certainement une bonne nouvelle pour ce pays dont une part conséquente de la population doit souffrir de précarité énergétique.

Pour information sur l’avenir des énergies dites « propres » en Ethiopie, « le potentiel hydroélectrique de l’Ethiopie est estimé à 45.000 MW et celui de l’énergie géothermique à 5.000 MW ».

Source : atlasinfo.fr

Un rapport du CAE redoute pour l’avenir de la voiture électrique

source: lev-news.com

Rien ne laisse présager un avenir commercial radieux à la voiture électrique d’après le dernier rapport de Jean Syrosa, dont les premières conclusions ont été dévoilées fin mars. Le chercheur du Conseil d’Analyse Economique (CAE) parie plutôt sur les véhicules hybrides (mêlant carburant et électricité) avant d’espérer voir se développer un marché de masse des voitures électriques. Le tout électrique est handicapé par des batteries encore trop chères et à l’autonomie perfectible.

 

Une liste non exhaustive de défauts

Le rapport du CAE est sceptique et liste les obstacles à la commercialisation générale du modèle électrique.

Les variables les plus importantes sont évidemment le prix et l’autonomie.  Pourquoi payer une voiture bien plus chère – « le  coût de revient kilométrique d’un véhicule électrique apparaît le plus souvent entre 20 % et 100 % plus élevé qu’un véhicule conventionnel à usage équivalent » – quand son autonomie est bien plus limitée ?

Un exemple est celui du projet de Rolls-Royce Phantom électrique. Le projet de voiture électrique de luxe semble tomber à l’eau, faute de clients.

Le surcoût des batteries (achetées ou louées) est très difficilement compensé par les économies sur l’essence, même en tenant compte de l’aide actuelle de l’Etat, de 5 000 euros en France, d’autant que les points de recharges sont quasi-inexistants car ils sont très chers à mettre en place.

S’ajoutent à ces obstacles, la question de l’approvisionnement des batteries en lithium, tenu par trois pays (Japon, Corée, Chine), le soupçon sur leur inflammabilité, l’obstacle de la recharge, qui manque toujours de points d’accès publics et privés et qui exige entre cinq et huit heures en temps normal…

 

Des milliers investis pour peu ?

Le rapport est cependant plus positif quant à un éventuel essor des deux-roues ou trois roues électriques. Les auteurs du rapport n’entrevoient l’électrique que dans le cadre des véhicules hybrides.

Finalement, la voiture électrique semble plus un investissement de niche comme pour les  flottes d’entreprises et l’auto-partage. Même si pour Autolib’ proposé à Paris par Delanoë, Jean Syrosa calcule une rentabilité de service qu’avec 200 000 abonnements et 7 h d’utilisation journalière de chaque véhicule…

Le CAE questionne aussi le bénéfice environnemental des véhicules électriques : il est difficile de dresser un bilan net de la conception au recyclage des batteries. L’utilisation et l’origine de l’électricité peut les amener à « un bilan désastreux ».

Au final, « pour les pouvoirs publics, l’atteinte d’objectifs généraux de réduction des émissions passe d’abord par l’incessante amélioration des performances des véhicules thermiques » affirment les auteurs du rapport.

 

Qu’est-ce que propose le CAE ?

Il faut cessez de croire au mythe de la voiture « décarbonée » : les émissions de CO2 d’un véhicule électrique en France seraient de 41g de CO2/km, soit bien en-dessous des 130 grammes actuellement émis par un véhicule thermique dans le pays. Mais au Japon ou en Corée ce taux grimperait à 130g, et irait même jusqu’à 200g pour un véhicule chinois, décrit Jean Syrota.

Le rapport propose d’« imposer les systèmes de stop and start sur toutes les voitures », c’est-à-dire un système coupant automatiquement le moteur quand il est à l’arrêt. Les auteurs ajoutent qu’il faudrait « réduire le stationnement résidentiel en augmentant son tarif », « imposer une norme pour les bornes de recharge électriques », et de « renforcer l’incitation à l’achat de véhicules peu polluants ».

Ce papier ne fait pas l’unanimité. Beaucoup lui reproche de ne pas prendre en compte l’ensemble des innovations technologiques récentes. Le ton rabat-joie de l’analyse déconcerte les lobbies de l’électricité et les constructeurs. Les répercussions du rapor dépendront de l’influence des acteurs du véhicule électrique ) s’exprimer sur la scène publique et à réduire les obstacles de prix et d’autonomie de cette automobile…

Sources: Green Univers, OuestFrance-Auto, Latribune, enviro2b, 20minutes.fr

La cigale chinoise dans la tourmente

L’économie chinoise devrait selon toute vraisemblance passer l’hiver à la diète. Un porte-parole de la Commission d’Etat de régulation de l’électricité vient en effet d’annoncer que le pays allait être confronté, au cours de l’hiver et du printemps prochain, à une pénurie de 16 gigawatts dans son approvisionnement énergétique.

« La cigale ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue… »

Cette pénurie résulte de la conjonction de plusieurs facteurs.

La sécheresse qui a frappé le pays cette année est l’un d’entre eux. Le volume d’eau disponible pour alimenter les multiples centrales hydroélectriques qui le jalonnent a ainsi réduit de 36% par rapport à l’année 2010.

Mais sa cause principale reste la trop grande dépendance de la Chine à l’égard du charbon. Comme toute bonne ressource fossile qui se respecte, ses réserves se raréfient. Or, face à leur diminution inéluctable, l’industrie et les ménages chinois élèvent chaque année un peu plus leur consommation : la hausse se chiffre ainsi à 9% en 2011.

Plus inquiétant encore, ce type de pénurie risque fort de frapper la Chine de manière récurrente ces prochaines années si aucune mesure n’est prise. Promouvoir l’efficacité et l’efficience énergétique et transformer la cigale chinoise en fourmi avisée serait l’une des solutions.

« Que faisiez-vous au temps chaud ? […] Nuit et jour à tout venant, je chantais ne vous déplaise. Vous chantiez ? J’en suis fort aise. Eh bien, dansez maintenant ! »

Sources : Agence Ecofin.

Les cinq Etats bordant la mer Caspienne décident d’œuvrer d’avantage pour la protection de l’environnement

La coopération environnementale unissant les cinq Etats bordant la mer Caspienne a pris de l’ampleur. Ceux-ci – la Russie, l’Iran, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan – viennent en effet de conclure, sous l’œil bienveillant du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), un nouvel accord qui vise la mise en place d’un dispositif de lutte contre la pollution aux hydrocarbures affectant l’écosystème local, particulièrement riche.

Ce dispositif comprend plusieurs volets. Le premier est préventif, et vise principalement à la surveillance du milieu marin. Le deuxième consiste en la mise en place d’une procédure d’urgence commune permettant de répondre au mieux aux situations de crise. Et le troisième institue une procédure d’étude d’impact commune afin d’évaluer les risques liés aux activités ayant trait à l’exploitation et au transport d’hydrocarbures. Sa mise en place était devenue essentielle pour la région, de plus en plus exposée aux risques de pollution dus à ces activités.

Ce nouvel accord est intervenu dans le cadre de la Conférence des parties de la Convention de Téhéran, conclue en 2003 par ces cinq Etats, et dont le secrétariat est assuré par le PNUE. Ce dernier s’en est alors félicité par la voix d’Achim Steiner, son directeur exécutif, qui a indiqué qu’ « améliorer les connaissances sur l’impact environnemental potentiel constitue le cœur de la coopération environnementale internationale et entretient les bonnes relations interétatiques ».

Sources : actualites-news-environnement.com, afriscoop.net.

Guyane et forages pétroliers : Shell dit vouloir protéger l’environnement

Maison du biologiste marin Tony Nalovic crédits: terraeco.net

Alors que les forages pétroliers en Guyane ont suscité une polémique – les permis ayant été suspendus, puis à nouveau autorisés – Patrick Roméo, dirigeant de Shell, a annoncé, au cours d’un entretien au Bulletin de l’industrie pétrolière (BIP) à paraître demain, que Shell voulait protéger l’environnement.

Précisément, le patron de Shell a déclaré que le groupe faisait « de la sécurité et de la protection de l’environnement ses priorités pour la campagne controversée de forages qu’il s’apprête à lancer au large de la Guyane ».

Il précise que la priorité est « le zéro accident et la protection maximale de l’environnement » tout en confirmant, n’en déplaise aux environnementalistes hostiles au forage, que celui-ci commencerait bien « cette semaine, comme l’avait indiqué ce week-end un responsable de Shell en Guyane ».

Le groupe affirme qu’elle « a fait tous les choix qui permettent de minimiser l’impact environnemental de ces opérations » : très bien, mais si l’objectif était qu’il n’y ait pas d’impact ? Comment passer d’une volonté affichée de « zéro impact » à un « impact minimum » ? N’y a-t-il pas là une contradiction ?

Sources : AFP

Mc Phy Energy lance un procédé révolutionnaire de stockage de l’hydrogène

crédits : fotosearch.fr

Il était jusqu’alors possible de stocker l’hydrogène produit sur un site industriel sous forme liquide, ou comprimée. Il sera maintenant envisageable de le stocker sous forme de fines galettes d’hydrure de magnésium solides. Plus sûr et moins coûteuse que les deux premières formules, cette idée a de l’avenir.

La jeune start-up française MC Phy Energy vient en effet de lancer, en février dernier, la production de ces galettes capables d’emmagasiner chacune 0,5 m3 de gaz d’hydrogène. Forte de ce lancement, elle a même décroché deux importants contrats lui permettant de pérenniser cette activité, l’un avec le japonais Iwatini pour l’alimentation en piles à combustible des stations services, et l’autre avec l’italien Enel, qui souhaite utiliser ce produit pour ses parcs solaires et éoliens.

Quel est l’intérêt d’un tel concept ? L’hydrogène peut être produit par l’électrolyse de l’eau, réaction qu’il est possible d’engendrer par le biais d’une éolienne, ou encore d’une cellule photovoltaïque. Ainsi, le surplus d’électricité produit par nos fermes éoliennes et photovoltaïques, pourrait dès lors servir à produire de l’hydrogène, ensuite stocké sous forme solide, pour enfin être utilisé par nos industries comme source d’énergie.

Source : Enjeux Les Echos, mai 2011.