Le tourisme, la pollution et l’écotourisme

Les impacts négatifs de l’industrie du tourisme se manifestent quand le niveau de l’impact environnemental des touristes est supérieur à la capacité de l’environnement à s’y adapter. Le tourisme de masse incontrôlé représente une vraie menace pour les différentes zones naturelles du monde qui se retrouvent en surexploitation et souffrent de pollution.  La pollution issue du tourisme met une énorme pression sur les zones touchées avec des dégradations environnementales telles que l’érosion des terres, les rejets d’eaux usées dans les mers et les rivières, la destruction des habitats naturels des animaux, la pollution par une gestion négligée des déchets et la pollution de l’air. Avec une montée de la sensibilité des populations aux enjeux environnementaux, l’écotourisme devrait se trouver une place de choix dans les années à venir.

Les Maldives : île paradisiaque et calamité environnementale

Elle s’appelle l’île Thilafushi. Elle est seulement l’un des nombreux exemples de l’impact du tourisme sur l’environnement. Elle est située à l’ouest de Malé, la capitale des Maldives  à seulement une demi-heure en bateau. Il y a encore quelques années, cette île était aussi belle que les autres îles formant l’archipel des Maldives, une destination haut de gamme et fortement prisée par les touristes. Aujourd’hui, elle est une immense poubelle fumante à ciel ouvert où s’amassent des tonnes de déchets issus du tourisme mais aussi de toutes les îles avoisinantes.

Tourisme et Pollution – Thilafushi Island

Les déchets qui augmentent depuis 1993 sont en permanence brulés par des hommes qui y travaillent dans des conditions déplorables et les fumées sont rejetées dans l’atmosphère sans aucun traitement. Les vagues sont aussi en contact avec les flancs pollués au plomb et au mercure de l’île. Cette pollution peut très facilement impacter la chaine alimentaire des habitants qui subsistent grâce à la pêche. Le gouvernement des Maldives a effectué une étude qui démontre que  chaque touriste génère plus de 5 kg de déchet quotidiennement, contre 2 kg pour les habitants de Malé. Le million de touristes annuels représente trois fois le nombre de résidents de l’archipel. Après calcul, l’industrie du tourisme en est effectivement pour quelque chose dans la catastrophique évolution de l’environnement insulaire.

L’écotourisme, le tourisme durable et responsable

Il ne faut pas confondre l’écotourisme avec d’autres pratiques de tourisme responsable et citoyennes qui ne sont pas moins importantes. L’écotourisme est le tourisme qui limite au maximum l’impact sur l’environnement des visiteurs. Le tourisme éco-responsable met les visiteurs à contribution. Le tourisme doit être bien encadré. Le danger que représentent des visites touristiques en Arctique ou en Antarctique par exemple doit être évalué pour les touristes et pour les animaux dont l’ours polaire qui est en voie d’extinction. Selon Mikhaïl Babenko, qui travaille pour le WWF Global Arctic programme, le bruit des moteurs de bateaux et des sources humaines ont une influence négative sur la vie marine.

De Sotchi à Rio, 2014 connaitra un flux migratoire significatif en termes de tourisme sportif. L’accueil des compétitions sportives est une lourde responsabilité pour les pays concernés car ils se retrouvent à gérer une masse humaine qu’il est statistiquement impossible à estimer avec précision. Le comportement des visiteurs est aussi variable car ils se retrouvent dans un environnement différent.  Les débordements plus que probables peuvent lourdement impacter l’environnement. La préparation de ces jeux a aussi un impact sur l’environnement qu’il faut mesurer et limiter au maximum.

L’éco-tourisme est un modèle alternatif du tourisme traditionnel qui consiste à donner une expérience plus « verte ». Le tourisme  responsable inclut des actions de sensibilisation des visiteurs aux enjeux pour la protection de la faune, de la flore et de la population locale d’un pays ou d’une région. Cette évolution du tourisme cache un potentiel significatif et divers pays commencent à se positionner en matière d’écotourisme et de tourisme responsable. Par exemple au Bhoutan, le gouvernement a décidé de prioriser le respect de la nature et des traditions comme un dogme national. Le Bhoutan se positionne sur l’écotourisme de luxe. Et pour cause, chaque touriste reverse quotidiennement 250 $ de taxe qui sert à la préservation du pays, enclavé entre l’Inde et la Chine, à l’est de l’Himalaya. En France, les projets éco touristiques  se développent davantage à un niveau local que national.  La Loire-Atlantique soutient notamment des projets innovants tels qu’ un téléski nautique qui fonctionne à l’électricité, mise en valeur des loups par le parc animalier du sentier des daims, à Frossay, des chambres d’hôtes intégrées à la nature entre autres.

En 2013, selon les statistiques de l’administration chinoise du Tourisme (CNTA), les chiffres du tourisme en Chine étaient en net recul avec une chute de 10%. Tout comme le tourisme affecte l’environnement, la pollution fait aussi effet boomerang sur l’industrie du tourisme qui doit trouver le juste milieu afin de limiter son impact environnemental.

Deux ans après Fukushima : une gestion désastreuse de la centrale accidentée

blues-tea-cha.blogspot.com

Ces derniers mois ont été marqués par une information négative, en continue, liée à Tepco (Tokyo Electric Power Company), l’exploitant gérant la centrale accidentée de Fukushima.

Dès lors une question s’est posée  de savoir si l’exploitant était bel et bien à la hauteur de la tâche qui lui incombait de démanteler au mieux la centrale accidentée, de décontaminer les eaux contaminées, de faire face et d’agir en conséquence aux fuites de ces eaux de plus en plus nombreuses.

On ne peut s’empêcher de soulever qu’en vue de tous ces récents évènements, dont on fera part par la suite, le gestionnaire semble être soit dépassé par l’ampleur du travail, soit incompétent au regard des résultats attendus suite à une telle catastrophe.

Car les enjeux et les conséquences de la catastrophe sont nombreux et lourds : selon actualites-news-environnement.com, « le défi de Tepco consiste à déterminer quoi faire de l’eau contaminée qui s’accumule à la centrale à un rythme de 400 tonnes par jour –soit suffisamment pour remplir une piscine olympique en une semaine » et « le plan compliqué de nettoyage de la centrale de Fukushima pourrait prendre 30 ans voire plus ».

Et depuis la catastrophe, les conséquences ne manquent pas, comme les relaient de nombreuses sources, comme celles selon lesquelles le gestionnaire croulerait depuis deux ans sous les procès, lesquels se comptent par centaines, comme celles des demandes d’indemnisation des victimes de l’accident, lesquelles s’accroissent avec le temps et se compteraient même en dizaines de milliards d’euros.

A propos de l’accident

En chiffres, il est intéressant d’évoquer que jusqu’à présent, « 30 milliards d’euros ont été payés par l’Etat japonais pour aider Tepco » face à cette situation et que « 17 réacteurs du groupe Tepco sont à l’arrêt depuis l’accident survenu le 11 mars 2011 ».

Radioactivité et pollution nucléaire

Deux ans après la catastrophe, les fuites d’eau radioactives vers l’océan, provenant du refroidissement des réacteurs ravagés, semblent se poursuivre. Des fuites similaires avaient déjà été détectées en 2012, et en avril dernier principalement, celles-ci avaient été nombreuses, poussant le gestionnaire Tepco à reconnaître que ces fuites étaient « graves » et à admettre être incapable d’en « expliquer la raison ».

De même, Tepco avait pêché en février, aux abords de la centrale, un poisson avec un taux de radioactivité de 740 000 becquerels de césium par kilogramme, soit 7 400 fois plus que la norme fixée par les autorités japonaises pour interdire tout aliment à la consommation. Le gestionnaire avait alors listé un grand nombre d’autres poissons contaminés, saisis depuis déjà plusieurs mois…

En juin : nouvelle contamination radioactive des eaux

La compagnie avait fait état en début de semaine de juin de « l’écoulement de césium radioactif dans l’eau du sol en direction de la centrale, après avoir assuré que la contamination était négligeable et qu’il n’y avait pas de crainte pour l’environnement ».

Malgré la construction de la compagnie de réservoirs dans les sous-sols de la centrale pour stocker l’eau contaminée, dans laquelle toute l’eau est conservée actuellement, l’eau contaminée arrive toujours à s’infiltrer, prouvant ainsi que les réservoirs utilisés ne sont pas fiables à 100%. Et, soulignons-le, la gestion des liquides de refroidissement n’est qu’une infime partie du travail de démantèlement que doit entreprendre Tepco…

Le gouvernement avait alors ordonné à l’opérateur d’accroître ses capacités de stockage d’eau et de construire un mur de terre gelée autour des quatre réacteurs pour empêcher l’écoulement d’eau de s’infiltrer dans la centrale. Mais serait-ce suffisant ?

Fin mai, la compagnie avait alors nouvellement installé des citernes en acier pour les utiliser à la place des réservoirs. Mais déjà le 5 juin, Tecpo a annoncé qu’une nouvelle fuite d’eau contaminée d’environ un litre avait été détectée dans l’une des citernes.

Enfin, le 10 juin dernier, la compagnie a annoncé avoir terminé, la veille, d’extraire les 24.000 tonnes d’eau concernées pour être enfermées dans des citernes. Mais ces citernes d’accueil viennent de prouver qu’elles ne sont pas non plus fiables à 100%… Cercle vicieux ? Ce problème n’est vraisemblablement pas réglé.

En attendant, la compagnie a promis la construction accélérée de nouvelles cuves qui seront posées au sol. Seront-elles enfin fiables ?

En mai : Tepco envisageait de rejeter en mer l’eau stockée dans la centrale

L’opérateur japonais avait déjà fait parler de lui à la mi-mai en déclarant envisager de rejeter en mer l’eau stockée dans la centrale, expliquant ne « plus savoir quoi faire des dizaines de milliers de tonnes d’eau contaminée stockée dans les réservoirs de la centrale accidentée » et avait alors déclaré espérer pouvoir rejeter ces eaux dans l’Océan Pacifique, une décision à laquelle les pêcheurs japonais se sont évidemment farouchement opposés.

La compagnie avait alors affirmé que « l’eau rejetée ne contiendrait que très peu d’éléments radioactifs grâce au mélange avec de l’eau de pluie »… Ah bon ?

Mars-avril : pannes d’électricité et courts-circuits dus à la présence de rats

Une série d’incidents de ce genre et de pannes de courant avaient été signalés également en mars et avril. Ces incidents ont constitué un nouveau revers pour l’opérateur, lequel cherche toujours à rassurer l’opinion et les pouvoirs publics de sa capacité à gérer le problème de l’eau contaminée. L’incident le plus médiatisé étant celui d’un court-circuit décelé, dont la raison avait été donnée à la présence de cadavres de rats…

Quelles solutions peut-on envisager face à cette situation ?

On peut se demander si tous les problèmes imputés à la compagnie sont dues à un manque d’investissement du gouvernement japonais (ou mondial ?), bien que les responsables de la compagnie continuent à déclarer qu’ils n’ont pas besoin d’aide extérieure. La solution reposerait-elle sur un investissement plus important du gouvernement japonais ? La centrale a-t-elle besoin d’une aide mondiale pour pallier à tous ses problèmes rencontrés ou arriverait-elle à maîtriser seule la situation bien que cela ne semble pas être le cas?

En vue de la gravité de la situation, il n’est pas préjudiciable de penser que le problème ne concerne que le Japon et la société fautive : en négligeant le risque de tsunami ainsi que les préparatifs pour pallier à un grave accident, la société a mérité le grand nombre de procès et d’indemnisations qu’elle récolte. Néanmoins, c’est la population japonaise, les pêcheurs (lesquels n’ont toujours pas repris leur activité depuis l’accident) et certainement la population mondiale qui se trouvent concernés par ce risque majeur qu’est le déversement d’eau contaminée en mer.

En attendant il ne nous reste plus qu’à espérer, face à ces nombreuses lacunes, qu’un nouveau séisme ne survienne pas prochainement et que la présence de rats ne vienne pas gêner le travail déjà colossal et laborieux de la compagnie, ce qui aggraverait très nettement la situation. Espérons également que la centrale prenne en considération la demande de l’Agence internationale de l’énergie atomique quant à l’amélioration de la fiabilité de ses équipements et que la décision finale du gouvernement japonais ne soit pas, en ce mois de juin, d’accepter le rejet des eaux de la centrale dans l’Océan Pacifique.

Sources :

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N0EH1MT20130605

http://www.actualites-news-environnement.com/30700-pecheurs-eau-radioactive-Fukushima.html

Pollution des fleuves : Asie, Europe, Afrique, Amérique latine

terresacree.org

La pollution des fleuves dans le monde est aujourd’hui grandissante et alarmante : des poissons sont intoxiqués aux PCB, une substance chimique très toxique, contenue notamment dans les peintures, le plastique, l’encre et des effets néfastes sont à noter pour les animaux en voie de disparition comme les dauphins.

Les raisons de cette pollution sont multiples. Elle peut être due aux engrais et pesticides issus de l’agriculture, à l’activité industrielle – le mercure et le cyanure, utilisés notamment pour l’extraction de l’or font encourir un grand risque aux fleuves – aux déchets domestiques jetés par les hommes ou aux substances organiques ou chimiques.

Fin mars, orange.fr a proposé un diaporama énumérant des fleuves les plus touchés par la pollution dans le monde. En France, on note que la Seine est le fleuve le plus pollué du pays alors que le Rhône de son côté, est « pollué pour des décennies ». Le Gange, situé en Inde, est également un des plus pollués du monde.

Indonésie : plus grande pollution fluviale au monde

Le fleuve Citarum, situé à l’ouest de l’Ile de Java, en Indonésie, est actuellement le fleuve le plus sale au monde : « des immenses monticules de déchets et de sacs plastiques jonchent les rives et selon les habitants, une odeur nauséabonde se dégage jour et nuit ». Pas étonnant, quand on sait que « les 1500 usines textiles de la région déversent quotidiennement près de 300 tonnes de déchets ».

Chine : le « fleuve Bleu » vire au rouge

ecologie.blog.lemonde.fr

En Chine, la pollution des rivières est devenue un véritable fléau en 2013. Novethic.fr, « le média expert du développement durable », notait fin avril que « la Chine a soif d’eau potable ».

Le gouvernement chinois dressait déjà l’année dernière un bilan effrayant de la situation : « 40% des rivières sont gravement polluées et 20% le sont à un niveau tel que leur eau a été jugée trop toxique pour permettre le moindre contact ».

En guise d’exemple, le 6 septembre dernier, le fleuve Yangsté, le troisième plus grand fleuve du monde et le plus grand de Chine, autrefois appelé « le fleuve Bleu », virait au rouge. Les autorités avaient alors déclaré ne pas en connaître la cause.

Emily Stanley, professeur à l’université du Wisconsin, avait expliqué que si « les cours d’eau qui étaient devenus rouges très rapidement par le passé l’avaient été parce que des personnes avaient jeté du colorant dedans », ce cas-là ressemblait « à un phénomène de pollution », « à quelque chose d’industriel d’une manière ou d’une autre ».

Actuellement, le fleuve serait dans un état très critique à cause de nombreux produits toxiques qui y sont déversés « menaçant la vie aquatique ainsi que les populations vivant de ses eaux », notamment à cause  du cadmium, métal hautement toxique.

Italie : plus de croisière à Rome

Pour la première fois depuis 10 ans, les organisateurs de « Bateaux de Rome », équivalents aux bateaux mouches parisiens, ont décidé d’arrêter leur activité à cause d’une pollution de plus en plus forte du fleuve, a annoncé l’AFP, le 13 mai.

Le tourisme fluvial étant très prisé à Rome, pour la compagnie, il s’agit d’un geste de protestation fort. A cause de la saleté, les balades des touristes seraient devenues à la fois dangereuses et peu attractives.

La situation est impressionnante, le Tibre étant le troisième fleuve italien avec une longueur de plus de 400 km, derrière le Pô et l’Adige.

Selon sciencesetavenir.nouvelobs.com, « les hautes murailles, blanches à l’origine, qui endiguent le fleuve, sont devenues grises. » Les rives et les quais sont parsemés de déchets. A cela s’ajoutent « des ponts envahis de clochards » et les pontons sont arrachés.

Mauro Pica Villa, responsable de la compagnie « Bateaux de Rome », a déclaré à l’AFP que « comme tous les ans, les touristes et les romains s’attendaient à ce que l’on mette les bateaux à l’eau à partir de Pâques. Mais on ne l’a pas fait pour une question de respect envers eux : on a honte de l’état d’abandon du Tibre ».

Pica Villa a expliqué que « la dernière fois que le fleuve avait été nettoyé, c’était en 2008 ». Selon lui, on peut le remarquer notamment à cause des « sacs de plastique et autres ordures visibles chaque fois que le fleuve sort de son lit », ce qui, selon lui, « arrive plusieurs fois par an ».

Il a pointé que « souvent, nous ne savons pas à qui nous adresser car la mairie n’est pas responsable et les institutions qui s’occupent de la navigation maritime au sens propre du terme ont d’autres priorités ». Il dénonce ainsi une loi de 1906 qui qualifie les eaux du Tibre de « maritimes » et non « communales », une raison qui expliquerait entre autres le non-nettoyage du fleuve.

Et pourtant, il est bon de noter que la navigation sur les eaux du Tibre était auparavant un réel succès avec une moyenne de 40 000 tickets vendus par an.

Pica Villa a déploré « c’est vraiment dommage ! Le tour que l’on offrait était merveilleux : on racontait l’histoire de Rome à travers celle de ses ponts ».

C’est également dommage pour l’environnement ajouterait-on, quand on sait la multiplication grandissante des fleuves et rivières pollués dans le monde. Cet exemple montre, une nouvelle fois, que les institutions délaissent peu à peu la prise en charge de l’environnement, sous prétexte d’une loi qui date de plus d’un siècle, sans prendre en compte l’état des eaux  qui s’est fortement dégradé ces vingt dernières années.

Niger : pollué par les teinturières

Récemment, arawanexpress.com, « l’info en continu sur le Mali & le Monde », a mis en  « Une » l’information selon laquelle « la pollution humaine menace le fleuve Niger », notamment en raison de teinturières situées aux alentours, qui déverseraient leurs déchets dans le fleuve. La rédactrice de l’article en question avance en effet que « des kilomètres de tissus teints à l’indigo avec des substances chimiques toxiques sont lavés tous les jours dans le fleuve ».

Amérique Latine : une piste avec la recherche moléculaire ?

En Amérique latine, la pollution au mercure empoisonne de nombreux fleuves. Ec.europa.eu informe que le projet Mercury, rassemblant des chercheurs argentins, brésiliens, péruviens, britanniques, suédois et espagnols « s’attaquent à ce problème » par la chimie par le biais de molécules.

Certains fleuves, rivières et océans sont-ils devenus des poubelles ? L’Homme n’a-t-il plus de place pour disposer ses déchets ? On le sait : l’Homme en est arrivé à saturer l’espace de déchets et  utilise actuellement les eaux comme déchetterie ; pendant ce temps, la nature disparaît de plus en plus et les animaux en voie de disparition paient les conséquences de l’Homme. Face à ces constats, il serait enfin temps pour l’Humanité de prendre conscience des préjudices qu’elle cause à la planète Terre.

Si les questions de la gestion des déchets chimiques et de la pollution aux métaux restent complexes, il ne semble pas compliqué d’ouvrir davantage de stations d’épurations pour régler la question des déchets ménagers. Cela ferait autant de déchets domestiques en moins dans les fleuves, à condition que l’Homme lui-même ne jette pas ses déchets n’importe où, mais ça, c’est une question d’éducation…

Sources : actu.orange.fr, awarenexpress.com, ec.europa.eu, europe1.fr

Greenpeace : La mode et la pollution en Chine

Après son étude intitulée « Les dessous toxiques de la mode » publiée en octobre 2012, Greenpeace a publié « Toxic threads : Putting Pollution on parade » en Novembre 2012, qui démontre que la mode aurait un impact nocif sur l’environnement.  

Dans ce contexte, Greenpeace a organisé à Pékin, un défilé pour sensibiliser les consommateurs des produits toxiques composant les vêtements, qui dégradent l’environnement dans leur phase de production  en Chine.

Cette nouvelle étude de Greenpeace dénonce le déversement de déchets chimiques dans les rivières, lacs et réservoirs dans deux zones industrielles dans la province de Zhejiang en Chine : Binhai et Linjiang qui rassemblent un nombre considérable d’usines de textile. Cette zone est une véritable machine de production et d’approvisionnement pour de nombreuses grandes marques de vêtements. Néanmoins, les analyses de Greenpeace ont démontré la présence de produits nocifs pour la faune et la flore aquatiques des rivières ainsi que le danger que représentent ces produits pour l’agriculture avoisinante et les « fashion victims ». L’étude établit un lien direct entre ces trouvailles et les déversements des usines dans la nature sans pouvoir distinctement identifier les coupables. Le « Made in china » serait-il également une machine polluante et potentiellement dangereuse pour les consommateurs ?

« Made in China » : Polluant et dangereux ?

Certains produits identifiés sont cancérigènes et peuvent provoquer des perturbations endocriniennes chez l’homme. Les grandes cheminées des 9000 usines du comté de Haoxing retiennent également l’attention de Greenpeace. En enclenchant cette campagne « Detox » qui vise le secteur de la mode, Greenpeace frappe fort en mettant directement en cause plusieurs grandes marques de vêtements internationales qui se fournissent en Chine. L’industrie ayant un rôle important dans l’industrialisation et le développement dans cette région de la chine, Greenpeace lance un appel aux marques de veiller aux normes environnementales et sanitaires dans leurs chaînes de production et exige davantage de transparence sur les lieux de fabrication des produits et leurs contenus chimiques.

Source : Greenpeace

PNUE : protéger les eaux en haute mer

Source: Antoine STANISIERE sur artactif.com

 

Si les eaux territoriales sont soumises à la protection des Etats, les eaux internationales ou hautes-mers sont sous la tutelle des autorités internationales. Un récent rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), intitulé « Perspectives Environnementales Mondiales », conclut que les trois quarts de cette zone sont exploités au-delà de leur capacité maximale par le secteur de la pêche maritime.

Une étude précédant ces conclusions – celui du congrès du Programme international sur l’Etat des Océans (Ipso) – dénonçait également la surpêche de cette zone, la pollution détruisant des habitats entiers, acidifiant les eaux et l’augmentation de température des océans.

Ce panel scientifique concluait qu’au cours du demi-milliard d’années écoulées, cinq extinctions de masses sont survenues après des calamités naturelles, au cours desquelles plus de 50% des espèces existantes ont disparu.

Le PNUE dénonce une faiblesse dans l’application des engagements pris dès le sommet de la Terre, à Rio au Brésil, en 1992. Les eaux de hautes mers sont protégées mais la pression de la pêche détériore la biodiversité sous-marine. La surpêche s’explique d’après Achim Steiner, vice secrétaire de l’ONU et directeur du PNUE, par les subventions des Etats à leur industrie maritime : « il y a deux fois plus de navires de pêche industrielle présents pour capturer du poisson que les océans ne peuvent en supporter ». A la fragmentation des juridictions nationales de préservation des océans, s’ajoute l’apparente surdité des gouvernements aux cris alarmants de leurs propres experts. Tous les pays exploitent mais aucun ne gèrent au final.

Une série de résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies depuis 2004, a permis d’élaborer un régime de protection de la biodiversité dans les profondeurs marines. Mais les résultats restent limités. Il faut repenser la gouvernance des océans et le processus de mise en œuvre des engagements. A ce sujet,  les gouvernements se réuniront à New York à la fin du mois de juin, pour préparer le sommet de Juin 2012 de Rio, et se concentreront notamment sur la problématique des océans.

Il devient nécessaire d’adopter des mesures au niveau international pour la conception et la gestion des régions marines protégées dans les eaux internationales, décrit le rapport de la PNUE. L’agence onusienne estime que 110 milliards de dollars d’investissements sont nécessaires dans les prochaines années pour gérer la pêche et amener les fonds marins de « récupérer

Le monde ne peut plus se permettre de retarder la restauration de la santé et la richesse des océans. Le demi-milliard de personnes qui dépendent d’une industrie de pêche en bonne santé, et le milliard qui dépendent du poisson comme principale source de protéines, ne peuvent attendre la communauté internationale, encore 20 ans, pour agir.

Sources: mediaterre, actualites-news-environnement.com, romandie, lefigaro, radio-canada

La sécheresse risque fort de perturber la nidification des oiseaux

crédits : fotosearsh.fr

 

L’association de protection de l’environnement RSPB, spécialisée dans le domaine de la protection des oiseaux vient de lancer un appel afin de sensibiliser le public aux dangers de la sécheresse sur leur habitat. De la boue humide est en effet nécessaire pour bâtir un nid. Or, elle se fait de plus en plus rare… Et cela pourrait aller jusqu’à influer négativement sur les chances des oiseaux de se reproduire avec succès. Elle nous suggère ainsi de mettre à leur disposition de la boue humide, dans un récipient peu profond.

La principale espèce menacée est l’hirondelle, qui produit généralement deux ou trois couvées durant l’été. Nichant généralement sur nos toits, celle-ci a besoin de fixer solidement son nid pour assurer la sécurité de sa progéniture. Il ne tient dès lors plus qu’à nous de lui en donner les moyens.

Les cinq Etats bordant la mer Caspienne décident d’œuvrer d’avantage pour la protection de l’environnement

La coopération environnementale unissant les cinq Etats bordant la mer Caspienne a pris de l’ampleur. Ceux-ci – la Russie, l’Iran, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan – viennent en effet de conclure, sous l’œil bienveillant du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), un nouvel accord qui vise la mise en place d’un dispositif de lutte contre la pollution aux hydrocarbures affectant l’écosystème local, particulièrement riche.

Ce dispositif comprend plusieurs volets. Le premier est préventif, et vise principalement à la surveillance du milieu marin. Le deuxième consiste en la mise en place d’une procédure d’urgence commune permettant de répondre au mieux aux situations de crise. Et le troisième institue une procédure d’étude d’impact commune afin d’évaluer les risques liés aux activités ayant trait à l’exploitation et au transport d’hydrocarbures. Sa mise en place était devenue essentielle pour la région, de plus en plus exposée aux risques de pollution dus à ces activités.

Ce nouvel accord est intervenu dans le cadre de la Conférence des parties de la Convention de Téhéran, conclue en 2003 par ces cinq Etats, et dont le secrétariat est assuré par le PNUE. Ce dernier s’en est alors félicité par la voix d’Achim Steiner, son directeur exécutif, qui a indiqué qu’ « améliorer les connaissances sur l’impact environnemental potentiel constitue le cœur de la coopération environnementale internationale et entretient les bonnes relations interétatiques ».

Sources : actualites-news-environnement.com, afriscoop.net.

Californie : C’en est fait pour les chercheurs d’or

 

source: academic.ru

 

Les rivières de la Californie ont fondé le mythe du chercheur d’or. De nombreux passionnées vivaient encore de la recherche du précieux minerais. C’est fini. L’Etat californien a récemment passé une réglementation de l’activité, prédatrice des saumons.

Ce n’est pas l’or qui tue, ceux sont les procédés d’extraction de l’or selon la technique du dragage par aspiration – c’est-à-dire – un aspirateur géant qui pompe le gravier et la vase au fond d’un cours d’eau puis isole de minuscules quantités d’or des cailloux et de la terre grâce à la gravité. Cette pratique pourrait libérer du mercure, très toxique, dans les rivières qui abritent la fécondation de plusieurs espèces de poissons et notamment celle du saumon du Pacifique, en brutal déclin, dénoncent les écologistes.

Après avoir fait pression sur Arnold Schwarzenegger, gouverneur de Californie, les écologistes ont obtenu, en 2009, un moratoire de deux ans – interdisant la recherche d’or dans les rivières – pour attendre les résultats d’une étude scientifique analysant l’impact du dragage sur l’écosystème. L’étude a été commandée par empêcher les Services de la pêche et de la chasse californiens afin de savoir comment réguler l’activité.

Aujourd’hui, les conclusions autorisent la pratique, et ajoutent un ensemble de conditions strictes portant sur la taille des dragues et les saisons de prospection. Pourtant, si ces autorisations devaient être effectives dans un délai de 6 mois, une prolongation du moratoire a été discrètement imposée par les écologistes. Ces derniers sont parvenus, grâce au soutien de

Jared Huffman, un membre démocrate de l’Assemblée de l’Etat, à modifier un paragraphe du document de façon à empêcher les Services de la pêche et de la chasse d’affecter des fonds à la délivrance d’autorisations de dragage jusqu’en 2017.

Ainsi, si les poissons, et notamment les saumons, des rivières californiennes ont un sursis, les importants cours de l’or vont irriter plus d’un prospecteur. Ceci annonce des violentes protestations pour la suite…

Guyane et forages pétroliers : Shell dit vouloir protéger l’environnement

Maison du biologiste marin Tony Nalovic crédits: terraeco.net

Alors que les forages pétroliers en Guyane ont suscité une polémique – les permis ayant été suspendus, puis à nouveau autorisés – Patrick Roméo, dirigeant de Shell, a annoncé, au cours d’un entretien au Bulletin de l’industrie pétrolière (BIP) à paraître demain, que Shell voulait protéger l’environnement.

Précisément, le patron de Shell a déclaré que le groupe faisait « de la sécurité et de la protection de l’environnement ses priorités pour la campagne controversée de forages qu’il s’apprête à lancer au large de la Guyane ».

Il précise que la priorité est « le zéro accident et la protection maximale de l’environnement » tout en confirmant, n’en déplaise aux environnementalistes hostiles au forage, que celui-ci commencerait bien « cette semaine, comme l’avait indiqué ce week-end un responsable de Shell en Guyane ».

Le groupe affirme qu’elle « a fait tous les choix qui permettent de minimiser l’impact environnemental de ces opérations » : très bien, mais si l’objectif était qu’il n’y ait pas d’impact ? Comment passer d’une volonté affichée de « zéro impact » à un « impact minimum » ? N’y a-t-il pas là une contradiction ?

Sources : AFP

L’Inde reçoit un prêt d’1 milliard pour dépolluer le Gange

Sources: Fotosearch

 

En Inde, le Gange est le fleuve le plus pollué au monde. 1,2 milliards de personnes vivent le long de ces 2500 kilomètres de rives profitant de son eau pour s’hydrater, cuisiner et se laver, d’autres milliers venant y réaliser des cultes sacrés. Les autorités nationales et internationales ont décidé d’agir et ont annoncé la signature, mardi 14 juin, d’un accord avec la Banque Mondiale pour l’obtention d’un prêt de 1 milliard de dollars (soit environ 700 millions d’euros) permettant de financer « l’un des projets les plus ambitieux jamais réalisés au cours des 20 dernières années » pour nettoyer le Gange.

Les rejets agricoles, les déchets industriels, les réjections humaines et de récents projets de barrages hydroélectriques menacent le fleuve. La saturation des eaux provoquent l’apparition de corps pathogènes et risquent de mettre en danger de nombreuses vies. La santé du Gange est source de nombreux conflits d’intérêt. Aussi, marquante a été la mort d’un militant anti-corruption, ce même mardi 14,  suite à une grève de la faim contre des mines qui contribuent à polluer le fleuve.

Les autorités avaient déjà tenté de remédier à la pollution du Gange lors d’un plan d’action de 1986. Ce dernier avait réussi à mettre en place un certain nombre d’usines de traitement des eaux usées, mais il a échoué dans sa mission qui était d’empêcher les rejets de déchets bruts dans le fleuve faute de moyens et d’incitations des acteurs responsables.

Les fonds prêtés par la Banque Mondiale sont destinés au National Ganga River Basin Project (NGRBA). Le NGRBA financera des usines de traitement des eaux usées et des réseaux d’égouts. Le projet aidera aussi à mieux contrôler la pollution à travers la modernisation du système d’informations de la qualité des eaux du Gange.

Cette mesure est une initiative importante pour l’Inde, qui accueillait récemment la Journée Mondiale de l’environnement et tentait de prouver combien elle s’investit aujourd’hui pour son environnement et le bien-être de la population.

La Journée mondiale de l’eau 2011: combattre « les problèmes de gouvernance, l’insuffisance des politiques et la mauvaise gestion » (Ban Ki-moon)

L'eau dans les villes
Logo Journée mondiale de l'eau de l'ONU

Le thème retenu pour célébrer cette journée du 22 mars cette année « L’eau pour les villes : répondre au défi urbain » a pour but de mobiliser et de sensibiliser les gouvernements, les organisations, les communautés et les individus à s’engager activement pour relever le défi de la gestion urbaine de l’eau.

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité la majorité de la population vit dans les villes : 3,3 milliards d’êtres humains… et l’étalement urbain continue.

Les bidonvilles, toujours en extension, représentent 38 % de cette croissance, tandis que la croissance de la population urbaine prend de vitesse le développement des infrastructures.

L’objectif de la Journée mondiale de l’eau est de braquer l’attention internationale sur les impacts de cette croissance urbaine rapide, de l’industrialisation et des incertitudes liées au changement climatique, aux conflits et aux catastrophes naturelles, sur les réseaux d’eau urbains.

L’expansion de l’urbanisation permet de porter un regard plus rationnel et durable sur la gestion de l’eau mais elle peut également créer des problèmes d’accès par manque d’une réelle prise de conscience de la part des gouvernements mais également d’investissements dans ce secteur.

L’effervescence urbaine et la rapidité à laquelle se développe nos agglomérations conduisent  à des problématiques liées à la gestion et à l’assainissement de l’eau.

Les autorités peinent à leur fournir l’accès aux services de base et l’on compte aujourd’hui encore 1 citadin sur 4 dans le monde, soient 789 millions de personne, qui n’a pas accès à des infrastructures d’assainissement améliorées.

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, dans un message adressé à la communauté internationale a appelé les « gouvernements » à « prendre conscience des véritables causes de la crise de l’eau qui touche les zones urbaines et tient davantage à des problèmes de gouvernance, à l’insuffisance des politiques et à la mauvaise gestion qu’à des problèmes de pénurie. »

Il les a également appelé  « à inverser la tendance alarmante à la diminution des investissements bénéficiant aux pauvres qui sont réalisés dans les secteurs de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement » et à  « réaffirmer de nouveau notre volonté résolue de mettre fin au sort des plus de 800 millions de personnes qui, dans un monde d’abondance, n’ont toujours pas accès à l’eau potable ni aux installations sanitaires dont ils ont besoin pour vivre dignement et en bonne santé. »

Mc Phy Energy lance un procédé révolutionnaire de stockage de l’hydrogène

crédits : fotosearch.fr

Il était jusqu’alors possible de stocker l’hydrogène produit sur un site industriel sous forme liquide, ou comprimée. Il sera maintenant envisageable de le stocker sous forme de fines galettes d’hydrure de magnésium solides. Plus sûr et moins coûteuse que les deux premières formules, cette idée a de l’avenir.

La jeune start-up française MC Phy Energy vient en effet de lancer, en février dernier, la production de ces galettes capables d’emmagasiner chacune 0,5 m3 de gaz d’hydrogène. Forte de ce lancement, elle a même décroché deux importants contrats lui permettant de pérenniser cette activité, l’un avec le japonais Iwatini pour l’alimentation en piles à combustible des stations services, et l’autre avec l’italien Enel, qui souhaite utiliser ce produit pour ses parcs solaires et éoliens.

Quel est l’intérêt d’un tel concept ? L’hydrogène peut être produit par l’électrolyse de l’eau, réaction qu’il est possible d’engendrer par le biais d’une éolienne, ou encore d’une cellule photovoltaïque. Ainsi, le surplus d’électricité produit par nos fermes éoliennes et photovoltaïques, pourrait dès lors servir à produire de l’hydrogène, ensuite stocké sous forme solide, pour enfin être utilisé par nos industries comme source d’énergie.

Source : Enjeux Les Echos, mai 2011.

Danger de mort pour le marsouin du Yangtsé

Photo: Wikimedia.org

La Chine a enregistré depuis le début de l’année  la mort de 16 marsouins d’eau douce ne vivant que dans le fleuve Yangtsé et dans deux lacs reliés à ce fleuve. Cette espèce de marsouin à la particularité d’être dépourvue d’aileron central… et d’être en voie d’extinction. La pollution de l’eau, la pêche intensive et l’augmentation du trafic fluvial sont les principales causes de la chute de la population des marsouins du Yangtsé, qui sont aujourd’hui en danger de mort.

Un constat alarmant

La population de marsouins est estimée à ce jour à environ 1000 individus, selon Zuo Zuoyan, expert à l’Académie des sciences de Chine, alors qu’elle était de 2700 en 1991.  Elle baisse en moyenne de 6,4% par an et a chuté de 80% en 30 ans. Menacé par la pollution industrielle, le cétacé d’eau douce est placé sur la liste rouge des animaux en voie de d’extinction de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), « ces morts récentes font monter le taux de mortalité du marsouin aptère à un niveau de 5 à 10 %, ce qui signifie que l’espèce sera éteinte dans quinze ans ». D’après Wang Ding, lui aussi chercheur à l’Académie des sciences de Chine, « les dix prochaines années seront une période critique pour la conservation de cette espèce ».

La plus proche espèce du marsouin du Yangtsé est jugée éteinte depuis plusieurs années. Une expédition scientifique, qui s’est tenue en 2006, a révélé que le dauphin de Chine, mammifère « qui existait depuis plus de 20 millions d’année », a définitivement disparu. Il a été victime d’une pollution dévastatrice de l’eau douce dans laquelle il vivait, de la pêche illégale et du trafic fluvial non réglementé.

Une atteinte à la biodiversité

Les marsouins sont très sensibles aux modifications de leur milieu, induites par le réchauffement climatique et la pollution industrielle. Le niveau de l’eau a baissé, la nourriture s’est raréfiée, par conséquent les animaux ont commencé à disparaître de certaines zones. Parmi les 16 individus retrouvés morts, 14 n’ont pas pu atteindre des eaux plus profondes et plus poissonneuses, moins atteintes par la pollution. Les 2 autres sont morts à cause de blessures perpétrées par les pêcheurs. La pêche intensive a développé depuis les années 90 une technique d’une rare violence : « les pêcheurs utilisent des décharges électriques qui tuent tout ce qui se trouve dans un rayon de 20 mètres ».

Les autorités scientifiques chinoises se posent également la question de savoir si la construction en masse de barrages hydrauliques sur le fleuve – on en dénombre 1300 – serait une cause supplémentaire de la disparition des marsouins. Les chercheurs de l’Académie des sciences de Chine ajoutent qu’une étude de 2008 « a fait état d’un nombre élevé de décès de marsouins à cause de leur exposition au mercure, aux insecticides et au PCB ».La biodiversité du fleuve Yangtsé et des lacs qui y sont reliés est fortement impactée par la pollution industrielle et une pratique de pêche radicale. Il est difficile de ne pas être touché par le sort subit par les marsouins d’eau douce. Cette inquiétude permettra-t-elle de les sauver ?

Source : Lemonde.fr

OMI : entrée en vigueur d’une nouvelle régulation sur la pollution marine dans l’Antarctique

Soucieuse de réduire la pollution dans l’océan Antarctique, l’Organisation maritime mondiale (OMI) a déclaré dans un communiqué que la nouvelle régulation permettant de lutter contre la pollution dégagée par les navires transitant dans la région de l’Antarctique entrait en vigueur, hier, le 1er août.

Des amendements à la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL) détaillent la densité spécifique de pétrole brut qui ne devrait pas être utilisée par les navires sillonnant l’Antarctique. En dessous de cette densité fixée, le carburant est considéré comme de moindre qualité. Ainsi « les navires de commerce comme ceux de passagers auront besoin de changer de carburant lorsqu’ils transitent par la zone de l’Antarctique », explique l’OMI, lorsque ces cargos navigueront avec du carburant de qualité inférieure.

La Convention prévoit aussi une zone nord-américaine de contrôle des émissions (ECA), dans laquelle les émissions d’oxydes de soufre, d’oxydes d’azote et d’autres produits provenant des navires seront soumises à des contrôles plus sévères que les limites qui sont actuellement appliquées.

La pollution a un impact considérable sur les glaciers des pôles. La revue scientifique Nature Climate Change a révélé d’ailleurs récemment que les polluants piégés dans les glaces se volatilisaient dans l’air à cause du réchauffement climatique, alimentant l’effet de serre… L’entrée en vigueur de cette mesure marque donc une étape concrète pour réduire les émissions de gaz polluants nuisibles à l’environnement.

L’Union européenne et l’UNICEF au secours des îles Salomon

L’Union européenne et l’UNICEF ont lancé, à la fin du mois de septembre, en collaboration avec le gouvernement des îles Salomon, un projet visant à améliorer l’approvisionnement en eau et son assainissement dans cinq provinces de cet archipel d’Océanie. Il représente un investissement de près de 2,5 millions d’euros sur une durée de quatre ans et s’inscrit dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement.

Une fois sa réalisation terminée, il devrait permettre d’offrir un accès durable et sain à l’eau à 15.000 villageois et 3.000 enfants au sein des écoles situées dans les zones concernées. L’objectif prioritaire est ici de réduire le nombre de pathologies développées par les habitants, dues à la consommation d’une eau peu salubre, vis-à-vis desquelles les enfants sont particulièrement vulnérables selon l’UNICEF.

Actuellement, près de 60.000 personnes vivant dans les cinq provinces concernées ne bénéficient pas d’un accès correct à l’eau potable, alors qu’environ 80.000 personnes souffrent d’un manque d’assainissement. Ce projet n’est donc qu’un début. Il s’attache à construire et réhabiliter des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement, mais aussi à former et sensibiliser la population aux bons gestes et réflexes qui leur permettront de prévenir les risques sanitaires.

L’Union européenne et l’UNICEF ont lancé, à la fin du mois de septembre, en collaboration avec le gouvernement des îles Salomon, un projet visant à améliorer l’approvisionnement en eau et son assainissement dans cinq provinces de cet archipel d’Océanie. Il représente un investissement de près de 2,5 millions d’euros sur une durée de quatre ans et s’inscrit dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement.

Une fois sa réalisation terminée, il devrait permettre d’offrir un accès durable et sain à l’eau à 15.000 villageois et 3.000 enfants au sein des écoles situées dans les zones concernées. L’objectif prioritaire est ici de réduire le nombre de pathologies développées par les habitants, dues à la consommation d’une eau peu salubre, vis-à-vis desquelles les enfants sont particulièrement vulnérables selon l’UNICEF.

Actuellement, près de 60.000 personnes vivant dans les cinq provinces concernées ne bénéficient pas d’un accès correct à l’eau potable, alors qu’environ 80.000 personnes souffrent d’un manque d’assainissement. Ce projet n’est donc qu’un début. Il s’attache à construire et réhabiliter des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement, mais aussi à former et sensibiliser la population aux bons gestes et réflexes qui leur permettront de prévenir les risques sanitaires.

Sources : rnzi.com, solomontimes.com, unicef.org.

Les fleurs et les immeubles : des menaces pour l’Ouganda

in2eastafrica.net

Grand producteur de fleurs, l’Ouganda en exporte plus de 7000 tonnes par an. Cependant l’expansion de cette production florale nuit à une célèbre zone humide de; site classé au programme Ramsar pour sa biodiversité unique et sa richesse ornithologique.

Sur les rives du lac Victoria, non loin de la route d’Entebbe, le nombre de plantations de fleurs et d’immeubles résidentiels remplacent le marais progressivement. En effet, la proximité de la capitale Kempala et d’un aéroport international rend la baie tentante pour les promoteurs et les horticulteurs.

Logements et emplois vs Marais

L’affrontement entre défenseurs de l’environnement et promoteurs immobiliers, soutenus par les pouvoirs publics,  porte sur l’exploitation de ces zones humides car le gouvernement y voit une source de création d’emplois et de logements.

La banque Crane Bank est d’ailleurs confrontée à un dilemme ; alors qu’elle finance les fermes horticoles de la région, elle soutient aussi le programme Ramsar… Achilles Byaruhanga, le président de Nature Uganda, explique en outre que l’association demande  « au Secrétariat de la Convention Ramsar de cesser de recevoir de l’argent provenant de la destruction des sites Ramsar en Ouganda. L’Union européenne doit interdire la vente des fleurs de Rosebud sur son marché car elle se rend complice de la destruction de sites Ramsar en Ouganda ».

Si la loi, prescrite par l’Environment Management Authority (NEMA),  prévoit une zone tampon de 200 mètres le long du lac, elle avait autorisé le projet de Rosebud malgré les protestations des écologistes. Ces derniers semblent avoir eu raison de s’inquiéter car le projet a clôturé une partie de la zone humide et l’assèche pour permettre la production de fleurs. La NEMA a tenté de réagir en imposant la restauration des secteurs détruits par le programme Rosebud, mais rien ne semble se passer sur le terrain.

Lutembe Bay est  essentielle pour les oiseaux migrateurs et nicheurs or « depuis 2000, nous avons constaté une chute du nombre d’oiseaux migrateurs. Une combinaison de facteurs expliquent cette situation », décrit un représentant du Programme des Nation Unies pour l’Environnement (PNUE) ; les oiseaux sont des indicateurs importants de l’état des écosystèmes.

Les écologistes craignent que la production de fleurs ne pollue aussi les eaux. À court terme, le drainage de la zone humide dégraderait en effet leur qualité. Cette zone humide joue en effet un rôle de filtre pour les eaux des égouts et de ruissellement qui arrivent éventuellement dans le lac Victoria.
À long terme, Nature Uganda ajoute que les produits chimiques utilisés pour les cultures risquent d’avoir un effet négatif. Les Ecologistes dénoncent aussi la pression des promoteurs immobiliers pour pousser les communautés au départ. Ces dernières dépendent effectivement de la pèche locale.

Source: Ornithomedia

Australie, Brésil : impressionnantes tornades de feu en vidéo

tornade de feu au Brésil, 2010

Vous avez sans doute aperçu l’information selon laquelle une tornade de feu avait éclaté en plein désert australien. Mais savez-vous qu’un tel phénomène est aussi arrivé au Brésil ?

En Australie, un réalisateur a réussi à filmer une tornade de feu à près de 80 km du Ayers Rock, en plein désert. En France, c’est le célèbre et influent Huffington Post qui a diffusé l’information en premier. Selon le réalisateur, le tourbillon étant tellement bruyant qu’il l’a comparé à celui « d’un avion de chasse ». Impressionné autant qu’excité, il se serait avancé à dire que ce type d’expérience était quelque chose qu’un homme « ne vit qu’une fois en dix vies ».

 

C’est possible…à moins que l’homme en question ne voyage et recherche ce genre d’expérience, comme les fans de typhons ou autre phénomène météorologique d’envergure.

Au Brésil par exemple, il s’est produit exactement le même spectacle en août 2010, alors que la région de Sao Paulo subissait une sécheresse extrême. Souvenez-vous :

Le crabe royal migre en Antarctique : nouvelle menace sur la biodiversité

Une migration « prévue » par les scientifiques

Le biologiste Sven Thatje avait prévu la migration des crabes des eaux profondes vers les eaux peu profondes de l’Antarctique depuis plusieurs années. Mais son équipe américano-suédoise n’a observé ce phénomène que cet hiver à bord du brise-glace suédois Oden. Elle essaye de comprendre où, quand, à quelle vitesse cette migration se produit et surtout, s’il s’agit d’une migration pérenne.

Le crabe royal vit habituellement dans les eaux profondes qui bordent l’Alaska, la Russie, la Nouvelle-Zélande, le Chili ou l’Argentine. Or, cette espèce n’avait pas pu survivre jusqu’à présent en Antarctique car il faisait trop froid. Ainsi, beaucoup de créatures du fond des mers comme les moules, les étoiles de mer et les oursins n’ont pas développé de défense contre les crabes depuis 40 millions dernières d’années. Selon Sven Thatje, « les espèces de l’Antarctique sont tout à fait uniques, c’est le résultat de dizaines de millions d’années d’évolution isolée ».

 

Le réchauffement climatique fait chuter « la barrière de magnésium »

Lorsque l’eau est trop froide, les crabes ne peuvent pas se débarrasser du magnésium de leur sang. Le magnésium est un minéral commun dans l’eau de mer et s’ils ne peuvent pas s’en débarrasser, il cause un effet narcotique qui les empêche de se déplacer. Mais, les eaux et l’air autour de la péninsule arctique se sont réchauffés depuis les années 1950.

Quelques scientifiques vont jusqu’à avancer que la barrière de magnésium pourrait bientôt chuter puisque le changement climatique mondial affecte continuellement la faune et la flore des régions polaires. D’autres scientifiques comme David Barnes, écologiste marin du British Antarctic Survey, relativise en ce que les changements de température d’eau de mer affectent la surface mais ne seraient pas assez significatifs pour affecter les espèces du fond des mers.

D’un autre côté, il reconnaît que le changement climatique affecte l’Antarctique et cause des problèmes pour les manchots et les phoques qui dépendent des surfaces glacées pour se nourrir et s’abriter. Il admet que cela créé une source d’inquiétude : la tolérance ou l’adaptation des animaux à ses changements dans un court laps de temps va être « délicate »…

Source : The Washington Post

Défi écologique : la Méditerranée en bon état en 2020 ?

Un programme d’intervention a été lancé par l’Agence de l’Eau et la Direction Interrégionale de la mer Méditerranée (DIRM) pour la période 2013-2018, en faveur de la Méditerranée occidentale via un plan de 600 millions d’euros sur six ans. Six années consacrées à remettre la Grande Bleue en bon état et à sensibiliser le public face à ce défi écologique de grande ampleur.

Photo: fotopedia.com

A la conquête de la qualité écologique marine

Martin Guespereau, directeur de l’Agence de l’eau pour la région Rhône-Méditerranée et Corse souligne que ce programme tente de faire sortir des laboratoires de recherche – beaucoup trop éloignés du public – la qualité écologique « pour l’introduire dans les modes de gestion ». Il souligne qu’« on ne fait pas le bonheur de la Méditerranée sans les Méditerranéens ». Ce programme, dont le budget s’élève à 600 millions d’euros, démontre une réelle inquiétude et une prise de conscience des autorités face à la pollution que subit la mer Méditerranée. Il est « la cheville ouvrière d’un plan d’action mis en place avec la DIRM pour répondre à une directive cadre européenne de juin 2008, qui prévoit un retour au bon état écologique du milieu marin au plus tard en 2020 ». Afin de permettre que la préservation de la Méditerranée se déroule sur le long terme, Martin Guespereau indique que l’Agence de l’Eau compte injecter 100 millions d’euros par an.

Les deux organismes – Agence de l’eau et DIRM – ont d’abord du définir le niveau d’état de l’eau auquel le programme souhaite parvenir, notamment avec une évaluation de la qualité de l’eau, une analyse des chaînes alimentaires, la préservation des fonds et de l’habitat sous-marins, par rapport à un point zéro correspondant à la situation actuelle.

L’Agence de l’Eau souligne l’aspect positif de certains indicateurs définissant l’état réel de l’eau, comme l’amélioration des services émis par les stations d’épuration situées près ou sur le littoral (arrêt des rejets directement en mer notamment), « un recul de la pollution de l’eau par les phosphates et une recrudescence, semble-t-il, du thon rouge ». Malgré cela, l’Agence de l’Eau déplore le peu d’efforts mis en place en matière d’assainissement, les dégazages sauvages ou encore la présence de « nitrates » et/ou d’« espèces invasives (poissons, algues, crustacés, mollusques, etc.) — on en compte 31 sur les 328 recensées en Méditerranée — qui arrivent avec les eaux de ballast des navires ou lors du transfert de produits d’aquaculture ».

Dans les priorités du plan on trouve :

–          la préservation des petits fonds marins contenant les herbiers si riches en biodiversité, qui au-dessus de 20 mètres de profondeurs sont dévastés par le chalutage et les encrages ;

–          la réduction des « flux polluants, dont 80% sont d’origine terrestre, pointe Pierre-Yves Andrieu, directeur de la DIRM, et dont la stratégie de réduction absorbe 75% du budget du plan d’action » ;

–          la préservation de l’habitat marin, qui pâtit des terrains gagnés sur la mer par la bétonisation du littoral.

Toutefois, l’immersion, « à 30 mètres de profondeur au large des plages du Prado à Marseille » de 30 000 m3 de récif artificiel en été 2008,  « a engendré depuis une hausse de 30% de la biodiversité locale ».

Source : Romandie.com

Football vs écologie ?

 

Alibaba.com

La Fédération de football française s’est déclarée responsable de faire du football un sport plus citoyen. Cela nécessite, entre autre, de le rendre plus « écolo ».

Le football est encore loin d’être un champion de l’écologie

L’impact sur l’environnement du football est énorme. 2 millions de licenciés, des millions de téléspectateurs sont dénombrés. Aussi équipement sportifs, ainsi que les pratiques sociales et environnementales sont régulièrement dénoncées par les associations de défense de l’environnement.

Le transport des différents acteurs a un impact majeur, que ce soit pour la pratique du football ou pour un événement donné. Chaque week-end, on estime que 3 millions de kilomètres, soit 80 fois le tour de la Terre, seraient ainsi parcourus pour permettre la pratique du football.

Autres sources de nuisance à l’environnement : l’arrosage des terrains constituent un poste majeur pour les collectivités. Les « quelques 30.000 terrains en gazon naturel » français consomment 100 millions m3 d’eau, selon la Fédération du football, soit la consommation annuelle de près de 2 millions de Français.

Quels remèdes ?

Les rencontres sportives font parties intégrante de la pratique du football. Aussi certains acteurs proposent de développer les compétitions au niveau local aux dépens des championnats nationaux ou régionaux au niveau amateur et généraliser le co-voiturage, déjà répandu chez les amateurs, comme le fait le PSG en le promouvant auprès de ses supporteurs.

Sensible à l’environnement, le club de Saint-Etienne, chercher à « compenser » les déplacements de son équipe professionnelle en finançant des projets « propres » dans des pays du Sud.

D’autre part, le développement des gazons synthétiques pourrait réduire la facture d’eau. En effet, une étude récente aurait montré qu’une pelouse artificielle, qui nécessite de l’eau au moment de sa fabrication, consomme 63 fois moins d’eau qu’un gazon naturel sur son cycle de vie.

L’installation des gazons synthétiques s’est concrétisée à Nancy et Lorient tandis que Châteauroux s’est décidé pour cette année. Nabil El Yaagoubi, en charge du stade dans le club lorrain note que l’installation d’un synthétique a permis de « faire passer la facture de fuel de 70.000 euros à zéro ».

Enfin, les fabricants des équipements de football cherchent à modifier le lien négatif entre le sport et l’environnement. Nike fournit des maillots produit à partir de bouteilles plastique recyclées et de coton « bio » – environ 1,5 million de bouteilles auraient ainsi évité l’incinération – tandis qu’ Adidas a promis de passer exclusivement au coton « écolo » et équitable d’ici 2018.

La fédération de football française, comme les autres fédérations dans le monde, touchent une population très importante. Que les clubs montrent l’exemple en terme d’éco-geste représentent certainement un moyen de sensibilisation à ces enjeux devenus cruciaux.

Source: geo.fr, lexpress.fr, letemps