Les cinq Etats bordant la mer Caspienne décident d’œuvrer d’avantage pour la protection de l’environnement

La coopération environnementale unissant les cinq Etats bordant la mer Caspienne a pris de l’ampleur. Ceux-ci – la Russie, l’Iran, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan – viennent en effet de conclure, sous l’œil bienveillant du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), un nouvel accord qui vise la mise en place d’un dispositif de lutte contre la pollution aux hydrocarbures affectant l’écosystème local, particulièrement riche.

Ce dispositif comprend plusieurs volets. Le premier est préventif, et vise principalement à la surveillance du milieu marin. Le deuxième consiste en la mise en place d’une procédure d’urgence commune permettant de répondre au mieux aux situations de crise. Et le troisième institue une procédure d’étude d’impact commune afin d’évaluer les risques liés aux activités ayant trait à l’exploitation et au transport d’hydrocarbures. Sa mise en place était devenue essentielle pour la région, de plus en plus exposée aux risques de pollution dus à ces activités.

Ce nouvel accord est intervenu dans le cadre de la Conférence des parties de la Convention de Téhéran, conclue en 2003 par ces cinq Etats, et dont le secrétariat est assuré par le PNUE. Ce dernier s’en est alors félicité par la voix d’Achim Steiner, son directeur exécutif, qui a indiqué qu’ « améliorer les connaissances sur l’impact environnemental potentiel constitue le cœur de la coopération environnementale internationale et entretient les bonnes relations interétatiques ».

Sources : actualites-news-environnement.com, afriscoop.net.

Californie : C’en est fait pour les chercheurs d’or

 

source: academic.ru

 

Les rivières de la Californie ont fondé le mythe du chercheur d’or. De nombreux passionnées vivaient encore de la recherche du précieux minerais. C’est fini. L’Etat californien a récemment passé une réglementation de l’activité, prédatrice des saumons.

Ce n’est pas l’or qui tue, ceux sont les procédés d’extraction de l’or selon la technique du dragage par aspiration – c’est-à-dire – un aspirateur géant qui pompe le gravier et la vase au fond d’un cours d’eau puis isole de minuscules quantités d’or des cailloux et de la terre grâce à la gravité. Cette pratique pourrait libérer du mercure, très toxique, dans les rivières qui abritent la fécondation de plusieurs espèces de poissons et notamment celle du saumon du Pacifique, en brutal déclin, dénoncent les écologistes.

Après avoir fait pression sur Arnold Schwarzenegger, gouverneur de Californie, les écologistes ont obtenu, en 2009, un moratoire de deux ans – interdisant la recherche d’or dans les rivières – pour attendre les résultats d’une étude scientifique analysant l’impact du dragage sur l’écosystème. L’étude a été commandée par empêcher les Services de la pêche et de la chasse californiens afin de savoir comment réguler l’activité.

Aujourd’hui, les conclusions autorisent la pratique, et ajoutent un ensemble de conditions strictes portant sur la taille des dragues et les saisons de prospection. Pourtant, si ces autorisations devaient être effectives dans un délai de 6 mois, une prolongation du moratoire a été discrètement imposée par les écologistes. Ces derniers sont parvenus, grâce au soutien de

Jared Huffman, un membre démocrate de l’Assemblée de l’Etat, à modifier un paragraphe du document de façon à empêcher les Services de la pêche et de la chasse d’affecter des fonds à la délivrance d’autorisations de dragage jusqu’en 2017.

Ainsi, si les poissons, et notamment les saumons, des rivières californiennes ont un sursis, les importants cours de l’or vont irriter plus d’un prospecteur. Ceci annonce des violentes protestations pour la suite…

Georges le solitaire s’est éteint avec son espèce

La tortue, âgée d’une centaine d’années s’est éteinte le 24 juin 2012 ne laissant aucune descendance. Sa mort marque la fin de l’espèce Geochelone Abigdoni, sur l’archipel équatorien des Galapagos.

Unique survivant de son espèce, la tortue « Georges le Solitaire », est morte le dimanche 24 juin, aux îles Galapagos. Agée d’une centaine années, cette tortue de près de 90 kilos n’a laissé aucune descendance, dernière représentante de l’espèce Geochelone Abigdoni. Les causes officielles du décès de la tortue demeurent pour l’instant inconnues.

Crédit: A.Davey

Plusieurs tentatives de reproduction

« Georges le solitaire » avait été découvert en 1972 sur l’île de Pinta, alors que les scientifiques pensaient cette espèce éteinte depuis déjà longtemps. Les tentatives pour assurer sa reproduction, comme l’introduction de deux tortues femelles génétiquement proches dans son enclos, ont toutes échoué. Deux œufs ont été pondus en vingt-années mais aucun n’a éclos.

Ces tortues géantes, qui peuvent vivre jusqu’à 200 ans, sont célèbres pour avoir inspiré la théorie de l’évolution des espèces du naturaliste britannique Charles Darwin. Si les Galapagos étaient autrefois le refuge privilégié des tortues géantes, avec pas moins de quinze espèces distinctes, l’introduction d’animaux concurrents dans leur écosystème, comme des troupeaux de chèvres importées du continent sud-américain, les a en partie décimées. Les espèces ont également beaucoup souffert de la présence de l’homme à partir du 19e siècle, souvent chassées pour leur chair par les navigateurs et pécheurs lors de leurs escales.

Les îles Galapagos, classées au patrimoine mondial de l’Unesco, abritent entre 30 000 et 40 0000 tortues, d’une dizaine d’espèces différentes, dont quatre ont déjà définitivement disparu. Classées parmi les espèces menacées, les tortues du désert sont également au centre des attentions. Aux Etats-Unis, les entreprises souhaitant s’installer dans des habitats arides doivent actuellement concilier la protection de l’environnement et le marché des énergies renouvelables.

Source AFP

 

Guyane et forages pétroliers : Shell dit vouloir protéger l’environnement

Maison du biologiste marin Tony Nalovic crédits: terraeco.net

Alors que les forages pétroliers en Guyane ont suscité une polémique – les permis ayant été suspendus, puis à nouveau autorisés – Patrick Roméo, dirigeant de Shell, a annoncé, au cours d’un entretien au Bulletin de l’industrie pétrolière (BIP) à paraître demain, que Shell voulait protéger l’environnement.

Précisément, le patron de Shell a déclaré que le groupe faisait « de la sécurité et de la protection de l’environnement ses priorités pour la campagne controversée de forages qu’il s’apprête à lancer au large de la Guyane ».

Il précise que la priorité est « le zéro accident et la protection maximale de l’environnement » tout en confirmant, n’en déplaise aux environnementalistes hostiles au forage, que celui-ci commencerait bien « cette semaine, comme l’avait indiqué ce week-end un responsable de Shell en Guyane ».

Le groupe affirme qu’elle « a fait tous les choix qui permettent de minimiser l’impact environnemental de ces opérations » : très bien, mais si l’objectif était qu’il n’y ait pas d’impact ? Comment passer d’une volonté affichée de « zéro impact » à un « impact minimum » ? N’y a-t-il pas là une contradiction ?

Sources : AFP

L’Inde reçoit un prêt d’1 milliard pour dépolluer le Gange

Sources: Fotosearch

 

En Inde, le Gange est le fleuve le plus pollué au monde. 1,2 milliards de personnes vivent le long de ces 2500 kilomètres de rives profitant de son eau pour s’hydrater, cuisiner et se laver, d’autres milliers venant y réaliser des cultes sacrés. Les autorités nationales et internationales ont décidé d’agir et ont annoncé la signature, mardi 14 juin, d’un accord avec la Banque Mondiale pour l’obtention d’un prêt de 1 milliard de dollars (soit environ 700 millions d’euros) permettant de financer « l’un des projets les plus ambitieux jamais réalisés au cours des 20 dernières années » pour nettoyer le Gange.

Les rejets agricoles, les déchets industriels, les réjections humaines et de récents projets de barrages hydroélectriques menacent le fleuve. La saturation des eaux provoquent l’apparition de corps pathogènes et risquent de mettre en danger de nombreuses vies. La santé du Gange est source de nombreux conflits d’intérêt. Aussi, marquante a été la mort d’un militant anti-corruption, ce même mardi 14,  suite à une grève de la faim contre des mines qui contribuent à polluer le fleuve.

Les autorités avaient déjà tenté de remédier à la pollution du Gange lors d’un plan d’action de 1986. Ce dernier avait réussi à mettre en place un certain nombre d’usines de traitement des eaux usées, mais il a échoué dans sa mission qui était d’empêcher les rejets de déchets bruts dans le fleuve faute de moyens et d’incitations des acteurs responsables.

Les fonds prêtés par la Banque Mondiale sont destinés au National Ganga River Basin Project (NGRBA). Le NGRBA financera des usines de traitement des eaux usées et des réseaux d’égouts. Le projet aidera aussi à mieux contrôler la pollution à travers la modernisation du système d’informations de la qualité des eaux du Gange.

Cette mesure est une initiative importante pour l’Inde, qui accueillait récemment la Journée Mondiale de l’environnement et tentait de prouver combien elle s’investit aujourd’hui pour son environnement et le bien-être de la population.

« Hollande », le crocodile sauvé des eaux

Le crocodile, baptisé en l’honneur du président français, résidait dans un zoo abandonné de Bornéo.

De quatre mètres et demi de long et pesant une demi-tonne, le crocodile « Hollande »  séjournait dans un « zoo mouroirs » abandonné à Bornéo. En Indonésie, ces zoos avaient été créés afin d’accueillir les animaux appartenant aux espèces menacées libéreés de cages de particuliers.

C’est un français de 32 ans qui résidait en pleine jungle depuis l’âge de 18 ans qui décida de sauver l’animal, en le transférant dans un nouveau refuge, 300 km plus loin en plein jungle. Il déclare : « on ne peut pas les tuer. On ne peut pas les laisser comme ça. Alors, on les accueille dans notre refuge ».

Le crocodile était édenté à force de ronger les barrières métalliques de son enclos, et seuls quelques visiteurs se manifestaient encore.

Baptisé en l’honneur du président français

La capture n’a pas été des plus simples puisque « Hollande » s’est farouchement opposé durant sa capture, avant d’être finalement chargé dans un camion-benne. Après huit heures de pistes, puis une heure encore de bateau, le crocodile est arrivé au refuge « Kalaweit ». Il a alors été baptisé en l’honneur du président français François Hollande.

Pris en main par le chef vétérinaire Nur Purbo Priamboda, le crocodile ne pourra pas être relâché dans la nature, ayant passé trop de temps avec les hommes.

Crédit Photo: Percita

Alimentation et respect de l’environnement : un guide gratuit à télécharger

asef-asso.fr

Concilier une alimentation équilibrée tout en respectant l’environnement, pas toujours facile a priori. Nous accueillons favorablement donc, le petit guide gratuit mis à la disposition des internautes par l’Association santé environnement de France (Asef). Vous pouvez le télécharger ici depuis hier !

Composée de plus de 2500 médecins, l’Asef a publié un recueil intitulé « Petit guide vert de la bioalimentation », ouvrage « pratique » visant à aider les consommateurs que nous sommes, à parvenir à nous alimenter sainement tout en respectant l’environnement.

Sa lecture permet d’acquérir des connaissances sur des sujets aussi variés que l’ensemble du processus alimentaire, le choix des aliments, la cuisson des produits, leur conservation, les régimes alimentaires sains et efficaces, le tri des déchets.

Si vous vous interroger sur la pertinence de l’utilisation du micro-ondes pour la cuisson de certains aliments, si vous avez des questions sur la nature des produits propices au compost, sur le classement des viandes bonnes pour la santé, ce guide, basé sur des études scientifiques, est fait pour vous !

Sources : Asef

L’appel des religions à la protection de l’environnement

Dans le cadre de l’Interfaith Center for Sustainable Development (Centre inter-religieux pour le Développement durable), de Jérusalem en Israël, les chefs locaux du christianisme, du judaïsme et de l’islam ont lancé une campagne pour la protection de l’environnement basée sur les préceptes de leurs religions.

Un retour au « pragmatisme »…

Réchauffement climatique, acidification des océans et crise des espèces trouvent aujourd’hui des manifestations extrêmes. Personne ne peut plus ignorer l’urgence de prendre position et d’agir pour l’environnement afin d’éviter « le pire ». Les trois religions ont compris que sans une planète viable, aucun message « divin » n’aura d’échos.

Aussi c’est avec justesse que l’évêque catholique romain William Shomalie a remarqué que « si la Terre est polluée, cela touchera aussi bien les musulmans que les chrétiens et les juifs ».

Les « grandes » religions se disent naturellement vouées à sensibiliser leur fidèles aux grandes thématiques actuelles, or elles avaient jusqu’à peu laissé le domaine de « green » sur la touche. C’en est fait  avec le coup d’envoi de cette campagne de protection de l’environnement.

Parler de l’implication des religions pour l’environnement  n’est pas nécessairement du prosélytisme. Alors qu’André Malraux prophétisait que « le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas »,  et qu’aujourd’hui le ton est donné au développement durable, que reste-t-il ? Les pratiques les plus archaïques et destructrices de l’environnement persistent et les religions restent « un formidable vecteur de mobilisation » et ont une « audience considérable ». Un bon cocktail ?

…toujours voué à être diffusé…

Les trois monothéismes envisagent l’année prochaine d’organiser une conférence internationale pour « former leurs représentants respectifs aux problèmes de l’environnement ». La conférence aurait lieu en parallèle du sommet de Rio en 2012. Le but n’est pas de proposer une solution totalement alternative mais plutôt complémentaire.

Les religions investies ont l’intention de sensibiliser tant leurs croyants que « ceux du bouddhisme et de l’hindouisme aux problèmes écologiques dans la perspective de la foi », explique le rabbin David Rosen.

…« pour éviter le danger d’une crise climatique majeure »

Le dernier communiqué du centre inter-religieux pour le développement durable, qui s’appuie sur la Genèse,  appelle « les fidèles de toutes les religions à lutter contre l’effet de serre » et « de presser les dirigeants politiques à œuvrer en ce sens ». D’autant que les groupes de pression conservateurs de la Terre Sainte sont tout particulièrement puissant et « maintiennent leur (gigantesque) auditoire dans le déni vert ».

Recherche d’un renouveau d’audience ou non, cette initiative religieuse n’est pas à minorer. Elle peut faire sourire, elle peut rendre perplexe mais c’est un moyen d’inciter une part non négligeable d’individus dans le monde. A défaut d’avoir été convaincus par des arguments rationnels, les chefs religieux appellent leurs croyants à agir alors avec leur foi. Aussi preuve d’une ouverture, certains proposent que le centre inter-religieux trouve une entente avec l’Alliance of Religions and Conservation (ARC), créée en 1995, qui encourage des actions menées par des groupes religieux avec des ONG de protection de la nature et qui, comme lui, prône l’union sacrée.

Source: zegreenweb, bluewin

Le top 10 des articles les plus lus sur Ressources et Environnement

L’environnement, le développement durable ou la biodiversité ne sont pas les principales préoccupations des français en cette période creuse de l’été, et c’est bien compréhensible. Pourtant, nous avons des lecteurs fidèles ! Voyons voir les articles qui ont eu le plus de succès des 30 derniers jours.

  1. Le castor, fervent défenseur de l’environnement ne cesse de vous étonner. Il est vrai que c’est un allié certain pour gérer la pollution de l’eau !
  2. Nos lecteurs seraient-ils des urbains ? Le murs végétalisés avec des plantes grimpantes sont en effet une idée de développement durable qui vous intéresse.
  3. Le Sénégal a reçu 85 millions de dollars en faveur du développement durable. Le déblocage de telles sommes pour l’environnement en période de crise est inespéré.
  4. Les mystères de l’Île de Pâques vous a aussi fasciné : tourisme durable et biodiversité sont au cœur des préoccupations du gouvernement chilien.
  5. Il semble aussi que vous, chers lecteurs, soyez préoccupés par la gestion des forêts brésiliennes.
  6. L’environnement africain est décidément au cœur de vos préoccupations. La gouvernance environnementale du continent africain était le sujet d’un d’article publié il y a déjà 1 an !
  7. Les méfaits environnementaux de l’élevage porcin aux Etats-Unis semblent aussi vous horrifier !
  8. Le moustique tigre, prédateur ailé et piquant du Sud de la France connaît aussi un certain succès.
  9. Vous êtes fascinés par la création de la première feuille artificielle par le MIT imitant le processus de photosynthèse pour produire de l’énergie.
  10. Enfin, preuve en est que nos lecteurs sont plutôt citadins, vous avez lu avec intérêt le bilan du premier éco-quartier français, la ZAC de Bonne à Grenoble.

Voilà chers lecteurs, la revue de vos centres d’intérêt en matière de développement durable et d’environnement pour ce mois de juillet. Bonnes vacances !

Nos bébés sont de véritables usines à biogaz

crédits : fotosearch.fr

 

C’est le genre d’affirmation qui fera sourire n’importe quel jeune parent. Et pourtant, l’idée est là. Celle-ci a germé dans l’esprit d’ingénieurs de Suez Environnement, qui sont parvenus à modéliser en laboratoire un concept de recyclage des couches en vue de produire du biogaz. Ce travail qui leur aura pris deux années, a été financé à hauteur de 40% par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Le procédé consiste ainsi « à broyer les couches usagées pour isoler les différentes matières qui la composent » détaille un ingénieur de l’entreprise dans une interview réalisée par le quotidien le Parisien. Un ingénieur de Sita France, société spécialisée dans la collecte et la valorisation des ordures, ajoute qu’ « une fois isolés, les plastiques pourraient être réutilisés pour fabriquer d’autres plastiques, et les déchets organiques servir à la production de biogaz, d’électricité ou de chaleur » par le biais d’un processus de fermentation.

Outre une production d’énergie, ce procédé pourrait aussi mettre un coup d’arrêt à la prolifération des textiles sanitaires dans nos décharges. Le quotidien indique ainsi qu’un million de tonnes de couches seraient jetées chaque année, s’ajoutant aux lingettes et autres mouchoirs, « soit 9% de nos déchets ménagers », alors qu’un bébé consomme approximativement 6.000 couches au cours de ses deux premières années de vie.

Source : le Parisien.

Amazonie : mourir pour la forêt

Paulo Adario, responsable de Greenpeace, déclare: « Le Brésil s’est réveillé avec la nouvelle de l’assassinat d’un défenseur de la forêt amazonienne et est allé se coucher avec la nouvelle que la majorité des députés approuvait l’assassinat de nos forêts. »

Après deux ans de discussions, la décision a été validée par le sénat brésilien: le code forestier de 1965 est amendé et la protection de la forêt amazonienne est assouplie au profit des terres agricoles.

Le code limitait l’usage agricole des terres en obligeant les propriétaires de forêts à en préserver une partie intacte, jusqu’à 80%. Le vote réduit cette protection obligatoire et amnistie ceux qui ont déboisé la forêt dans le passé. Cette nouvelle loi est une victoire du très puissant lobby agricole brésilien.

Le soja ou le climat

Le Brésil est l’un des principaux producteurs et exportateurs mondiaux de soja, de céréales et de viande. Selon la présidente de la Confédération nationale de l’Agriculture, Katia Abreu, « ce qui est en jeu, c’est la production d’aliments au Brésil, qui soutient l’économie nationale. »

Si les statistiques du ministère de l’Environnement révélées dans A Folha de São Paulo montrent que la déforestation dans l’Etat d’Amazonie a augmenté de 27 % en un an, la discussion de la loi au parlement n’a fait qu’augmenter la destruction – qui resterait impunie selon le texte – d’autant que selon une estimation de la Banque mondiale, 85 % des agriculteurs en Amazonie n’ont pas de titres fonciers valables pour les terres qu’ils exploitent. L’impact de la loi risque d’être terrible.

Y avait-il une autre solution ?

Le projet a été voté sans le consentement du gouvernement, fervent défenseur de la forêt. La ministre de l’Environnement, Izabella Teixeira, a prévenu toutefois que Mme Rousseff, présidente brésilienne, aurait pu mettre son véto aux points les plus controversés du projet de loi.

Aussi « le code devait être modifié. Il manquait des mécanismes encourageant l’effort de protection des forêts » admet Paulo Moutinho, analyste à l’Institut de recherches d’Amazonie « mais on ne devait pas amnistier ceux qui ont déboisé dans le passé ».

Mais la décision était en partie d’avance affirme Greenpeace Brésil. De nombreux sénateurs de la région sont de grands propriétaires terriens qui influencent avec force les délibérations dans les coulisses à l’exemple de la famille de Blairo Maggi, le plus grand cultivateur de soja dans le monde et sénateur de la région du Mato Grasso.

Les martyrs de l’Amazonie seront-ils vengés ?

Selon la Commission pastorale de la terre (CPT), liée à l’Eglise catholique, plus de 1150 écologistes ont été tués au Brésil au cours des 20 dernières années.  La semaine dernière, quatre agriculteurs-écologistes qui dénonçaient les déboisements clandestins ont été assassinés dans les Etats amazoniens du Rondonia et du Para.

Le 31 mai, dans une embuscade, un couple d’écologistes – José Claudio Ribeiro da Silva et Maria do Espirito Santo da Silva – est aussi assassiné. Ils avaient 20 hectares dont ils préservaient 80% comme la loi l’exige et faisaient partie d’une ONG fondée par le récolteur de latex et écologiste Chico Mendes, assassiné lui-aussi par des tueurs en 1988 en Amazonie. Il a refusé la destruction des braconniers.

« Nous n’accepterons pas ces meurtres. Nous allons intensifier le contrôle et la supervision et multiplier les actions visant la mise en place d’une politique de développement durable dans la région », a affirmé le ministre du Développement rural, Afonso Florence.

Cette vague noire de meurtres est l’illustration de l’impunité des propriétaires agraires suspectés d’en être les mandataires. Les déclarations d’intention du gouvernement doivent être suivies d’actions concrètes au risque de laisser la crise agraire se développer.

L’Etat, au niveau fédéral et local, doit prendre des mesures à court terme : arrêter les ‘pistoleiros’ (tueurs) et à long terme limiter le vol des terres en Amazonie et faire enfin la réforme agraire.

Sources: enviro2bbranchez-vouscourrierinternationalAFP, Greenpeace, Die Zeit, Romandie lien1, lien2canadianpress

 

 


 

Danger de mort pour le marsouin du Yangtsé

Photo: Wikimedia.org

La Chine a enregistré depuis le début de l’année  la mort de 16 marsouins d’eau douce ne vivant que dans le fleuve Yangtsé et dans deux lacs reliés à ce fleuve. Cette espèce de marsouin à la particularité d’être dépourvue d’aileron central… et d’être en voie d’extinction. La pollution de l’eau, la pêche intensive et l’augmentation du trafic fluvial sont les principales causes de la chute de la population des marsouins du Yangtsé, qui sont aujourd’hui en danger de mort.

Un constat alarmant

La population de marsouins est estimée à ce jour à environ 1000 individus, selon Zuo Zuoyan, expert à l’Académie des sciences de Chine, alors qu’elle était de 2700 en 1991.  Elle baisse en moyenne de 6,4% par an et a chuté de 80% en 30 ans. Menacé par la pollution industrielle, le cétacé d’eau douce est placé sur la liste rouge des animaux en voie de d’extinction de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), « ces morts récentes font monter le taux de mortalité du marsouin aptère à un niveau de 5 à 10 %, ce qui signifie que l’espèce sera éteinte dans quinze ans ». D’après Wang Ding, lui aussi chercheur à l’Académie des sciences de Chine, « les dix prochaines années seront une période critique pour la conservation de cette espèce ».

La plus proche espèce du marsouin du Yangtsé est jugée éteinte depuis plusieurs années. Une expédition scientifique, qui s’est tenue en 2006, a révélé que le dauphin de Chine, mammifère « qui existait depuis plus de 20 millions d’année », a définitivement disparu. Il a été victime d’une pollution dévastatrice de l’eau douce dans laquelle il vivait, de la pêche illégale et du trafic fluvial non réglementé.

Une atteinte à la biodiversité

Les marsouins sont très sensibles aux modifications de leur milieu, induites par le réchauffement climatique et la pollution industrielle. Le niveau de l’eau a baissé, la nourriture s’est raréfiée, par conséquent les animaux ont commencé à disparaître de certaines zones. Parmi les 16 individus retrouvés morts, 14 n’ont pas pu atteindre des eaux plus profondes et plus poissonneuses, moins atteintes par la pollution. Les 2 autres sont morts à cause de blessures perpétrées par les pêcheurs. La pêche intensive a développé depuis les années 90 une technique d’une rare violence : « les pêcheurs utilisent des décharges électriques qui tuent tout ce qui se trouve dans un rayon de 20 mètres ».

Les autorités scientifiques chinoises se posent également la question de savoir si la construction en masse de barrages hydrauliques sur le fleuve – on en dénombre 1300 – serait une cause supplémentaire de la disparition des marsouins. Les chercheurs de l’Académie des sciences de Chine ajoutent qu’une étude de 2008 « a fait état d’un nombre élevé de décès de marsouins à cause de leur exposition au mercure, aux insecticides et au PCB ».La biodiversité du fleuve Yangtsé et des lacs qui y sont reliés est fortement impactée par la pollution industrielle et une pratique de pêche radicale. Il est difficile de ne pas être touché par le sort subit par les marsouins d’eau douce. Cette inquiétude permettra-t-elle de les sauver ?

Source : Lemonde.fr

Agenda : atelier de concertation pauvreté-environnement en Centrafrique

Ce mardi 19 juillet 2011 s’ouvre, sous la présence du ministre de l’Environnement et de l’Ecologie, François Naouyama, l’atelier national de concertation Pauvreté-Environnement avec le concours technique et financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à Bangui.

L’objectif premier est la rédaction de documents nouveaux et récents sur la question de la pauvreté. Cependant le ministre a réitéré, après avoir longuement son soutien à l’initiative, tout en insistant sur l’importance d’y intégrer une dimension environnementale. Pour lui, « il s’agit de rendre les actions environnementales plus efficaces au profit de nos populations démunies ».

Il souligne la nécessité d’améliorer l’articulation entre les deux domaines. Ainsi pendant quatre jours, une quarantaine de délégués du ministère de l’Environnement et de l’Ecologie et de représentants des ONG nationales œuvrant dans le domaine de l’environnement vont se pencher sur  les questions environnementales ;  entre autres sur l’impact économique tel que la dégradation des terres. L’atelier doit aussi émettre un profil de pauvreté en République Centrafricaine.

La gouvernance africaine est un point clé aujourd’hui. La sécheresse sur la Corne d’Afrique en Somalie est le vibrant témoignage qu’environnement et pauvreté ne s’excluent pas. De la préservation de l’environnement : des sols et des sources dépend la vie de milliers d’Africains. Donner un visage à la misère des populations devrait permettre ainsi d’apporter des réponses concrètes aux besoins …

Sources: afriquehebdo, acap-cf

Développement durable : les plantes grimpantes pour des murs végétalisés

plante grimpante fleurie

La création de murs végétalisés à partir de plantes grimpantes est un bon exemple de démarche, facile et utile, à suivre en faveur du  développement durable. Les bienfaits des murs verts sont nombreux et franchement, il n’est pas trop compliqué de favoriser l’épanouissement de plantes grimpantes, elles poussent presque toutes seules!

Les bénéfices des façades végétales sont multiples :

Pour l’environnement : régulation de la température ; filtration les particules de poussière ; réduction de gaz à effet de serre ; réduction de la quantité et amélioration de la qualité des eaux de ruissellement.

Pour nous tous : amélioration de la qualité visuelle de l’espace aménagé en milieu urbain ; amélioration du confort des occupants en procurant une isolation sonore ; sensibilisation à l’importance des espaces verts en milieu urbain.

Pour le bâtiment : isolation thermique ; protection empêchant les pluies d’atteindre directement le mur et absorption également une partie de l’humidité ambiante ; protection de l’enveloppe du bâtiment des rayons solaires ultra violets, des températures élevées et des fluctuations journalières de température.

A Montréal, le Centre d’écologie urbaine développe, depuis plusieurs années maintenant, des « outils éducatifs et de sensibilisation dans le but de lutter collectivement contre les îlots de chaleur urbains ». C’est dans ce contexte qu’il a lancé le guide Les plantes grimpantes : une solution rafraîchissante accompagné d’un beau diaporama. Les communes françaises pourraient sans doute s’en inspirer ?!

crédits : Centre d'Ecologie urbaine de Montréal

Et puis pourquoi attendre l’action des élus ? Si vous le pouvez, n’hésitez pas à vous lancer et à planter vous-même les plantes qui décoreront les façades de votre domicile !

Marche à suivre pour faire pousser vos plantes grimpantes :

Pour la plantation en extérieur, une fois l’endroit de la plantation choisir, il faut creuser « un trou trois fois plus grand que la racine de la plante, dans le sol ». Pensez à plonger « les racines dans de l’eau un instant pour leur assurer une bonne hydratation ». Ensuite, il suffit de les enfouir « dans le trou, en prenant bien soin de l’incliner légèrement vers l’endroit où vous voudrez que la plante se développe ». Si vous estimez cela utile, « un paillage servira à recouvrir la surface, cela permettra de garder plus longtemps l’humidité du sol ».  Le plus important, à ce stade, est de « garder la terre bien humide, mais pas trop, pour que la plante puisse se développer ».

Quelle plante grimpante choisir ?

Le choix est large, donc il s’agit avant tout d’une histoire de goût. Les plantes peuvent être « caduques, persistantes (céanothes, camélias), avec des couleurs vives comme la vigne vierge, le concha, parfumées comme le chèvrefeuille, à floraison généreuse comme la clématite. Des exemples de plantes grimpantes ligneuses peuvent vous plaire : glycine, bignone, chèvrefeuille, et d’autres nécessitent d’être replantées, car elles sont herbacées : pois de senteur, coloquinte, ipomée. L’orientation du mur compte pour beaucoup dans l’accommodation de ces végétaux : si le mur est dirigé au nord, le jasmin d’hiver peut être envisagé. Au sud, l’ipomée ou le solanum se développeront facilement. L’est est propice pour le chèvrefeuille ou la vigne vierge, et l’ouest est bénéfique pour la glycine, les rosiers grimpants ou les bignones ».

Comment les entretenir ?

L’entretien des plantes grimpantes n’est pas difficile. Elles nécessitent simplement « quelques tailles, surtout lorsqu’elles dévient de leur trajectoire, et un peu de nettoyage comme la taille legère de rameaux en automne est aussi utile ».  Ne prenez pas la peine d’ajouter à la plantes des fertilisants, sauf si le sol l’exige, c’est-à-dire, s’il est vraiment pauvre.

Pour la taille, « une plante qui fleurit au printemps ne se taille pas en hiver, pour préserver les jeunes pousses. En revanche, pour les plantes à floraison estivale, celle-ci est taillée en hiver pour donner encore plus de fleurs. Certaines plantes ligneuses ont besoin d’être espacées, n’hésitez pas à sacrifier quelques branches ».

La principale mise en garde concerne évidemment la toiture et les gouttières. Attention à bien enlever les feuilles mortes pour qu’elles n’obstruent pas les chemins d’écoulement normal des eaux de pluie. N’hésitez pas, à « guider et de soutenir certaines plantes, dont la glycine, de façon à ce qu’elles ne s’enroulent pas autour des gouttières et de la tuyauterie ».

Les plantes grimpantes, parfaites pour des murs végétalisés, représentent une solution facile et pas cher pour améliorer notre environnement!

Sources : horticulteurs.net, ecologieurbaine.net

Bahamas : la pêche au requin interdite

Après une longue campagne de sensibilisation contre la surpêche des requins et la publication d’un rapport sur leur rôle important dans l’écosystème, l’association américaine Pew Environment Group (Peg) a eu raison des réticences des autorités au Bahamas ; la pêche au requin y est aujourd’hui interdite. La pêche à la palangre – une technique de pêche – y était déjà interdite depuis 20 ans mais les pêcheurs commerciaux pouvaient toujours capturer des requins à l’aide de méthodes moins populaires…

Dans le rapport publié en juin, l’association explique que la surpêche est responsable chaque année de la disparition de 73 millions de ces grands prédateurs, recherchés principalement pour leurs ailerons consommés dans une soupe traditionnelle chinoise. C’est un commerce très lucratif, en hausse ces dernières années, qui entraine cependant la disparition annuelle de 73 millions de ces poissons. L’association avait vivement sonné l’alerte lorsqu’une entreprise localisée dans l’archipel avait déclaré vouloir exporter les ailerons vers Hong Kong, en Chine.

 

Une préservation lucrative

Les Bahamas ont prohibé la pêche et le commerce du requin dans ses eaux territoriales (630.000 km2). Ceci n’est pas sans bénéfices pour l’archipel qui retire chaque année 80 millions de dollars de la plongée aux requins.

La préservation a été compliquée à mettre en place et l’embargo sur le commerce d’ailerons de requins est difficile à maintenir. La Californie, aux Etats-Unis, a maintes fois tenté de l’appliquer mais la résistance de sa population sino-américaine l’oblige souvent à revoir ses positions à la baisse.

Les Bahamas sont aujourd’hui le dernier pays en date à interdire la pêche au requin. Parmi les plus grands consommateurs, la Chine a pris peu d’initiative dans ce sens, à l’exception notable de la proposition du milliardaire et député chinois Ding Liguo, qui a demandé cette année un embargo total sur le commerce d’ailerons de requins.

Sur la plage de « Jaws » de l’île principale de l’archipel, les caméras avaient pris place pour le tournage des « Dents de la mer » en 1975. L’an dernier encore, les restes d’un plaisancier, porté disparu de cette plage, étaient retrouvés dans l’estomac d’un requin-tigre. Le requin alimente toujours les peurs les plus fantasmées parfois fondées. De nombreuses personnes s’interrogent : aurions-nous tort de protéger un mangeur d’Homme ? La protection de la nature passe finalement par la fin d’une vision anthropocentrée pour une perspective plus lointaine…bénéfique pour la planète, et finalement aussi pour l’Homme.

Source: cyberpress, tahiti-info

 

Tri sélectif, la Russie peine à faire le ménage

Crédits : www.objectifplanete.fr

Au XXIème siècle en France, l’absence d’un système de tri de nos déchets nous paraîtrait sans doute absurde. Au pays d’Eugène Poubelle, qui avait déjà prévu en 1884, la collecte sélective, le tri a été mis en place en 1974, et fait parti depuis de nos réflexes du quotidien.

Cependant, certains pays parmi les plus développés sont encore à la traîne en la matière. La Russie est l’un d’eux. Cette situation est d’ailleurs mise en lumière par un article publié par le site internet « la Russie d’aujourd’hui », intitulé « les déchets stimulent l’action civique ». Celui-ci met en lumière la passivité des autorités politiques russes en matière de gestion durable des déchets. Mais il nous présente également une raison d’espérer que ce grand pays rejoigne un jour le club des pays pratiquant le tri.

En effet, quelques groupes de volontaires rassemblés sous la bannière du MBN – « marre des déchets » – référencé par Greenpeace, organisent régulièrement depuis 2004 des actions ciblées et concrètes de collecte et de tri des déchets.  Parmi les plus importantes, on retrouve la mise à disposition, pour les habitants de Saint Pétersbourg, de conteneurs de tri sélectif. La municipalité ne souhaitant pas assurer le ramassage, c’était alors les volontaires eux-mêmes qui s’en chargeaient après un appel des concierges, lorsque les bacs étaient pleins.

La dernière initiative en date a été menée à l’initiative d’une jeune moscovite, Nastia Vichniakova. Orientée vers le MNB par Greenpeace, après avoir vainement tenté de faire appel aux autorités politiques locales, celle-ci a mené à bien une opération de nettoyage d’un parc public, collectant 230 sacs d’ordures sur place.

Phénomène encourageant, ce type de mobilisation et les volontaires qui y participent se multiplient depuis la fondation de la MBN en 2004. Mais nul ne sait encore si la Russie mettra un jour en place un système de tri sélectif généralisé.

Pacifique : les requins bouffés par l’homme

Copyright 2012 CorbisCorporation

Une équipe internationale de scientifiques a publié vendredi, aux États-Unis, les résultats alarmants issus du recensement de populations de requins de récifs du Pacifique, ou requins gris. Elles seraient en baisse de 90%, surtout dans les zones à forte densité humaine, où la pêche intensive est courante. Un scientifique résume ce phénomène par cette phrase: « en bref, les humains et les requins ne cohabitent pas! »

Situation critique pour les requins

Selon certaines estimations, les populations de grands prédateurs se sont effondrées ces trente dernières années, avec près de 30 à 70 millions de requins tués chaque année par l’homme, le plus souvent pour répondre à la demande des consommateurs asiatiques, très friands d’ailerons de requins, jugés aphrodisiaques. Ce phénomène résulte donc de la pêche intensive, mais aussi de prises accidentelles par les pêcheries industrielles, et la pêche de loisir.

Cette hécatombe touche essentiellement les espèces de requins océaniques, dont le requin blanc. En ce qui concerne les requins de récifs, un manque de statistiques empêchait jusqu’ici les scientifiques et chercheurs de déterminer avec précision l’état des populations. Les recherches menées récemment, dont les résultats sont publiés en ligne dans la revue Conservation Biology, montrent que les populations de requins de récifs ont fortement diminué « surtout autour des îles très peuplées ». Marc Nadon, principal auteur de l’étude et chercheur au Joint Institute for Marine and Atmospheric Research (JIMAR) à l’Université de Hawaii, ajoute que « la baisse y dépasse les 90% comparativement aux requins évoluant à proximité des récifs coralliens et îles isolées ».

Un impact humain dévastateur

Ces résultats sont le fruit d’une investigation menée sur six ans – entre 2004 et 2010 – consistant en des plongées sous-marines afin d’évaluer la vie des grands prédateurs et d’identifier les menaces directes dont ils sont victimes. Les plongeurs ont effectué plus de 1600 sorties autours de 46 îles et atolls du Pacifique, ce qui leur a permis d’obtenir des données comparatives entre les milieux fortement peuplés et ceux plus isolés. De plus, cette méthode a rendu plus simple le recensement des populations de requins dans cette vaste zone océanique qu’est le Pacifique.

Les informations ainsi recueillies sur l’état des populations de requins, ont permis aux scientifiques de les combiner avec d’autres données à caractère « sociétal », comme des informations sur l’habitat humain et les populations humaines, la situation géographique des îles, la température des océans… Toutes ces données ont montré que l’homme a un impact dévastateur sur son environnement direct. Marc Nadon explique que « autour de chaque zone très peuplées dans le Pacifique où nous avons effectué des recensements comme les principales îles hawaïennes, l’Archipel des Mariannes et les îles Samoa sous administration américaine, les nombres de requins de récif étaient extrêmement bas comparativement aux eaux autour d’autres îles dans les mêmes zones mais plus isolées des humains ».

Les résultats de cette étude montrent qu’il ne reste que 10% de requins gris de récifs dans les zones peuplées du Pacifique. D’où l’importance de surveiller les populations marines, mais également les comportements humains, trop souvent néfastes pour l’environnement. Il s’agit de faire comprendre aux habitants de ces îles leur impact sur la faune et la flore sur le long terme et la nécessaire obligation de modifier leurs actions vis-à-vis de la nature, avant la disparition d’espèces menacées.

Source: Goodplanet.info

Ile de Pâques : tourisme durable et biodiversité

Le gouvernement chilien souhaite pallier la menace de l’attrition de la biodiversité de l’île de Pâques en encourageant le tourisme durable. Pâques est probablement le lieu le plus isolé du monde. Située dans l’Océan Pacifique à 3 700 km de Santiago du Chili (pays dont elle dépend) et à 4 300 km de Tahiti, l’île est particulièrement connue pour ses statues monumentales, les Moais.

Depuis 1995, le patrimoine exceptionnel de l’île est protégé et inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO.

 Des parcs ou réserves naturelles, parfois surveillés, enserrent les zones des vestiges. La communauté Rapa Nui veille jalousement sur les traces de son histoire et constitue un pouvoir parallèle au gouvernement officiel chilien.

Malgré cet isolement et le pouvoir parallèle octroyé aux Rapa Nuis, l’île souffre d’un afflux de visiteurs particulièrement dommageable pour son écosystème, pourtant, tout à fait exceptionnel. Pâques abrite une importante population d’oiseaux de mer tel que des frégates, des goélands ou encore des sternes noirs, une espèce qui ne compte plus qu’une poignée de spécimens.

Depuis la fin des années 1960 et la construction par les Américains de l’aéroport de Hanga Roa, tout semble même avoir été entrepris pour qu’il le soit davantage. L’île de Pâques, à peine plus grande que celle d’Oléron, en Charente-Maritime, voit débarquer chaque année par moins de cinquante mille visiteurs. Ces flux migratoires incessants s’expliquent par l’inconséquence de Santiago, qui après avoir limité l’accès à environ six mille visiteurs par an, a autorisé l’implantation d’hôtels de luxe. Les vols et les croisières se sont par ailleurs multipliés, ce qui a également fortement contribué à menacer l’ordre naturel établi.

Néanmoins, les autorités chiliennes ont récemment décidé d’en faire une destination pilote en matière de tourisme durable.

Il s’agit de la troisième destination pilote du pays mise en place par le Programme National de Tourisme Durable. Avec cette initiative, SERNATUR (Service National du Tourisme) chercher à impulser le développement durable de l’île, tout en se différenciant d’autres destinations concurrentes au niveau national et international. Un gage de qualité pour les touristes, qui seront ainsi sensibilisés à l’impact écologique de leur passage.

Pour ce faire, habitants et acteurs économiques de l’île cherchent à coordonner leurs actions. La gestion globale du tourisme dans la zone, la généralisation du recyclage ou encore la préservation des lieux sont quelques une des pistes de travail qui seront étudiées. Sur le plan de l’énergie, le recours aux énergies renouvelables, solaires et éoliennes, sera ainsi développé.

Ce plan visera également à valoriser et sauvegarder le riche écosystème environnant. Pour ce faire, les parcs nationaux sont appelés à se développer. Récemment, un projet visant à créer la plus grande réserve marine du monde a été proposé dans le but de conserver l’exceptionnelle biodiversité existante dans la zone.

Sources : chile-exepcion  zegreenweb

Abeilles : des marques au secours des butineuses

La disparition inquiétante des colonies d’abeille à travers le monde semble émouvoir plusieurs acteurs de la grande distribution. Monoprix, Innocent ou encore le centre commercial Le Millénaire à Aubervilliers, jouent les sauveurs de l’insecte butineur.

Les packagings de la désormais célèbre marque de smoothies Innocent, voient en ce moment la vie en jaune et noir en arborant un logo représentant une petite abeille. La marque a signé un partenariat avec la Société Centrale d’Apiculture (SCA) en s’engageant à construire des ruches. A chaque achat, et ce, du 21 mars à la fin du mois d’avril, le client « adopte » une abeille. Après 80 000 packs de 25 à 75 cl achetés, une ruche sera construite. Chaque consommateur aura même le droit à un certificat d’adoption, un site dédié ouvrira ses portes à compter du 1er mars.

Le centre commercial Le Millénaire à Aubervilliers vient, quant à lui, de procéder à l’installation de six ruches sur son toit, en collaboration avec le programme « Abeilles, Sentinelle de l’Environnement ». Les deux partenaires, Icade Immobilier et Klépierre Ségécé, poursuivent leur engagement respectif dans une démarche éco-responsable.

De son côté, Monoprix débute la commercialisation de son propre miel, produit sur les toits de ses magasins de l’avenue des Ternes et de la porte de Châtillon. L’installation de 18 ruches au mois de mai dernier ont déjà permis la production de 1 000 pots. L’idée d’installer des ruches sur les toits des magasins Monoprix est née de plusieurs constats : les abeilles sont les premières victimes des insecticides et des pesticides utilisés en agriculture intensive, c’est pourquoi, les températures clémentes, la diversité des plantations ainsi que les méthodes de culture sans pesticides, font de la ville un véritable refuge pour les butineuses.

Marketing opportuniste ou véritable engagement responsable, une chose est sûre, Paris est en phase de devenir une véritable « bees city ». Rappelons que la capitale compte déjà plus de 300 ruches, les plus connues sont situées au pars Georges Brassens dans le 15ème arrondissement, au jardin du Luxembourg et sur les toits de l’opéra Garnier.

 

Source : .e-marketing.fr

Naissance d’un bébé dauphin

Nager avec les dauphins, c’est un peu has been maintenant qu’il est possible de les aider à accoucher… Bon, c’est un petit peu exagéré, mais peut-être cela va-t-il être le nouvel eldorado, le spectacle incroyable que présenteront les delphinariums dans quelques années, inspirés par cette vidéo qui a fait le tour du web il y a une quinzaine de jours : la naissance d’un bébé dauphin sous l’œil vigilant d’une caméra !

Les dauphins, même sauvages, sont curieux et certains s’approchent volontiers des hommes.

Le 17 septembre, le delphinarium Dolphin Quest, à Hawaii, accueillait un nouveau venu dans le bassin : la femelle de 12 ans, Keo accouchait d’un petit, qui n’a pas encore été nommé. Les bébés cétacés ne sont nommés qu’après un mois car cette période de leur vie est la plus délicate : ils peuvent aisément être sous-alimentés ou se déshydrater.

Cette vidéo montre les temps fort de l’accouchement qui a duré une heure, pendant laquelle le bébé dauphin sort petit à petit par la queue jusqu’au point où il est véritablement expulsé et nage instinctivement vers la surface pour prendre sa première bouffée d’air tout en  ! Sa mère s’assure qu’il remonte bien à la surface et le soutient alors même que le sang continue d’empourprer l’eau.

Pour fondre d’émotion, mettez le son !

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