Entreprendre l’écologie : où est passée l’Azerbaïdjan ?

Bien connue pour son indépendance énergétique rendue possible grâce à l’exploration et l’exploitation de ses champs pétrolifères situés au large de la capitale Bakou, l’Azerbaïdjan semble vouloir poursuivre son développement vers une économie plus verte. Ce pays sud-caucasien, qui s’est d’abord concentré sur son développement économique après son indépendance en 1991, s’attaque depuis les années 2000 aux questions environnementales qui le concernent. Néanmoins cet élan écologique national connaît un ralentissement depuis deux ans alors que l’Etat azérie continue de soutenir des projets environnementaux sur l’ensemble de son territoire.

L’écologie pas une nouveauté politique

Les autorités azéries ont lancé un programme environnemental en 2003 visant à promouvoir le développement durable socio-économique du pays et la restauration et l’expansion de ses forêts. Ce programme a ensuite été suivi par l’adoption de trois programmes d’Etat sur l’environnement. Il faut noter qu’il existe peu de pays ayant fait partie de l’Union Soviétique qui manifestent une volonté politique orientée vers la protection et/ou la dépollution de l’environnement. Mais la principale décision en matière d’environnement de l’Azerbaïdjan s’est opérée en 2006 lorsque le gouvernement a décidé de mettre en place un « plan pour l’amélioration de la situation écologique ». Qui dernier s’est étalé de 2006 à 2010.

L’aboutissement de toutes ces mesures a été récompensé en 2012 par l’obtention de l’Azerbaïdjan de la 2ème position des pays présentant les meilleurs indicateurs d’éco-développement, d’après le classement de l’indice de performance environnementale (IPE) de l’Université de Yale. Ce classement prend en compte 132 entités souveraines et met en avant la santé et l’état de l’écosystème, ainsi que les efforts et progrès qui sont réalisés par les pays dans le domaine du développement durable. Malgré cette publicité méritée, l’engouement et la volonté politique du pays pour lutter contre la pollution semble s’être enrayée.

Relancer la machine écologique azérie

Après une période très engagée dans la lutte contre la dégradation de ces espaces naturels l’Azerbaïdjan donne moins de signe clair en faveur de la transition écologique. Pourtant, ce pays est très attaché à la diversité naturelle qui le compose. Il possède plus de 120 zones protégées. Autre signal préoccupant, le pays ne milite pas en faveur d’une transition énergétique nationale ni pour la lutte mondiale contre le réchauffement climatique. Pourtant, le pays est pionnier en matière de lutte contre la pollution, cette dernière ayant frappé de plein fouet la biodiversité azérie sous l’ère soviétique.

Ce pays pourrait-il devenir un modèle pour les pays en développement qui souhaitent s’engager sur le chemin d’une transition vers une économie verte ? Rien n’est moins sûr. Cependant, l’Azerbaïdjan souhaite tendre vers une utilisation rationnelle de ses ressources naturelles. L’Etat aspire également à s’attaquer au problème de dégradation des sols, à la baisse de ses réserves forestières et à la réglementation jugée inadéquate de l’industrie et du logement. Les enjeux pour se pays sont également sanitaires compte tenu de pollution des sols et du déclin inquiétant des réserves de poissons que le ministère de l’écologie et des ressources naturelles tente de juguler. Il n’apparaît pas totalement déraisonnable de penser que le pays pourrait profiter de l’élan politique et social créé par la conférence internationale sur le climat de Lima, qui vient juste de s’achever, pour proposer des mesures écologiques plus ambitieuses.

35 000 réfugiés climatiques hors du commun

Alors que la marche pour le climat a mobilisé des centaines de milliers de personnes la semaine dernière dans le monde entier, 35 000 morses se sont réfugiés sur une plage cette semaine, faute de banquise. Le réchauffement climatique fait peser une lourde menace sur ces réfugiés climatiques dont le territoire privilégié, la banquise, se réduit chaque année.

SOS Morses en détresse

Il s’agit là d’une migration record. Près de 35 000 morses en détresse ont été identifiés samedi dernier sur une plage d’Alaska. Le constat s’impose : ces gros mammifères n’ont pas trouvé de glace où se réfugier. Il faut dire que le réchauffement climatique fait des ravages sur les calottes glaciaires, du coup, les zones de mer deviennent trop vastes et les lourds animaux ne parviennent pas à atteindre les rivages encore gelés.

Chaque année, les morses de l’Océan Pacifique migrent pour passer l’hiver en mer de Béring, au nord des îles Aléoutiennes. Lors de cette migration, les morses font des pauses pour se reposer car leur poids, jusqu’à 1,5 tonnes pour un adulte, ne leur permet de nager tout du long. Ils fatiguent.

Ce phénomène de regroupement « en terre inconnue » pour les morses avait déjà été observé en 2009 d’après WWF. Dommage que rien n’ait été fait depuis pour leur préserver leur habitat et leur épargner ces attroupements mortels. En effet, les plus gros d’entre eux, sans le vouloir évidemment, écrasent parfois les plus petits. WWF rappelle qu’en 2009, près de 131 jeunes morses avaient été retrouvés écrasés par les plus gros.

Ce signal de détresse des morses a constitué une belle opportunité pour WWF de rappeler la nécessité d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, principal facteur du réchauffement climatique.

Image d’entête : DPA/DANIELREINHARDT/AFP

Russie : des tigres mieux protégés

couple de tigres de Sibérie

En Russie, les tigres seront désormais mieux protégés. Le commerce, le transport et la possession de ces espèces menacées seront dorénavant considérés comme des crimes, d’après une nouvelle législation proposée par le Kremlin, suite à des discussions avec l’ONG WWF.

La chasse au tigre en ligne de mire

La chasse au tigre est considérée par de nombreuses personnes comme le plus grand facteur de déclin de la population tigre au cours du siècle. Le monde a en effet perdu 97% de ses tigres sauvages, comprenant notamment 4 sous-espèces entières. Ces sous-espèces ont été complètement exterminées. D’après des estimations, il ne resterait que 3200 animaux à l’état sauvage à l’heure qu’il est. Ces individus, en liberté, seraient menacés.

Quel rôle pour la Russie ?

Jusqu’à maintenant, malheureusement, la Russie, où vivent bon nombre de ces tigres toujours en liberté, ne criminalisait que l’acte de tuer un tigre. Un certain nombre de braconniers, qui jusque-là avaient été arrêtés en possession d’animaux, entiers ou en morceaux, avaient échappé à toute punition clamant qu’ils avaient trouvé l’animal déjà mort.

La nouvelle législation russe apparaît donc primordiale pour que cesse l’impunité des attaques faites aux tigres. Comme en atteste Igor Chestin, responsable de WWF en Russie, et particulièrement investi dans les négociations avec le gouvernement à ce sujet, « cette nouvelle évolution représente un pas important vers la protection des tigres et d’autres espèces menacées par le commerce et le braconnage ».

Fait notable, la Russie a donné son accord pour le ministre des ressources naturelles et de l’environnement russe prépare le projet de loi en étroite collaboration avec l’ONG.

WWF partenaire de TRAFFIC

Les deux ONG, WWF et TRAFFIC, mènent en ce moment une campagne visant à améliorer la protection des tigres ainsi que d’autres espèces en danger telles que les rhinocéros et les éléphants. Ces animaux sont particulièrement convoités par les consommateurs asiatiques qui raffoleraient de l’ivoire, des cornes de rhino et du tigre. Les associations attendent donc des pouvoirs publics des pays concernés qu’ils combattent le commerce illégal et régule la demande.

Source : WWF.panda.org

Brésil : une nouvelle espèce de grenouille !

la grenouille à trois doigts

Une nouvelle espèce de grenouille a été découverte au Brésil. Dotée de trois doigts seulement, cette petite grenouille jaune vit dans la forêt tropicale atlantique. Cette espèce a fait l’objet d’une étude dans la revue Herpertologica.

Une découverte datée mais désormais officielle

L’animal a été découvert il y a plus de cinq ans en réalité. C’est le biologiste Michel Garey, lui-même brésilien, qui a découvert la grenouille « au hasard d’une randonnée organisée pour son anniversaire » dans une réserve protégée de la forêt tropicale. Un beau cadeau !

Le chercheur explique aux journalistes que « c’était le 14 février 2007 » – jour de la St-Valentin – on était avec deux amis au sommet d’une colline de la réserve quand on a vu cette petite grenouille à trois doigts seulement ».

Mais c’est en juin 2012 que l’espèce a été officiellement reconnue comme « nouvelle » et a fait l’objet d’une publication dans la revue Herpertologica.

Le spécialiste a indiqué qu’ « à l’époque, je faisais une étude sur l’environnement et je me suis dit que cela pouvait attendre, puisque aucun expert en grenouilles n’aurait accès à la réserve ». « Depuis le début 2011, j’ai mis 18 mois à collecter sept de ces nouvelles grenouilles, à aller dans des musées et à les comparer avec d’autres espèces, à confirmer qu’elles étaient nouvelles et à rédiger mon article ».

Un nom : Brachycephalus tridactylus

C’est son nom, la grenouille à trois doigts a été baptisée Brachycephalus tridactylus. Sa spécificité est bien l’absence d’un quatrième doigt aux pattes arrières. Toute petite, son corps est « long d’un centimètre et demi au maximum ». Elle est « presque entièrement orange parsemé de petites taches rondes de couleur olivâtre ».

Où en est-on des amphibiens ?

Il serait difficile à l’heure actuelle de savoir combien de ces amphibiens peuplent la réserve de la forêt tropicale atlantique. Michel Garey avance que «  de nouveaux travaux de recherche devraient être menés dans le futur afin de répertorier et estimer l’importance de cette population ». Pour resituer l’environnement de la Brachycephalus tridactylus : elle fait partie des 43 espèces d’amphibiens (grenouilles, crapauds et salamandres) inventoriées dans cet espace de 2253 hectares. A plus grande échelle, 950 espèces d’amphibiens ont été décrites au Brésil et près de 6700 dans le monde entier.

A peine découverte, l’espèce est menacée

Un tiers des espèces d’amphibiens seraient menacées de disparaître, en raison de la pollution et l’apparition d’une maladie fongicide infectieuse liée au changement climatique.

Depuis 1980, près de 120 d’entre elles seraient déjà complètement disparues.

Sources : Maxisciences.com

Georges le solitaire s’est éteint avec son espèce

La tortue, âgée d’une centaine d’années s’est éteinte le 24 juin 2012 ne laissant aucune descendance. Sa mort marque la fin de l’espèce Geochelone Abigdoni, sur l’archipel équatorien des Galapagos.

Unique survivant de son espèce, la tortue « Georges le Solitaire », est morte le dimanche 24 juin, aux îles Galapagos. Agée d’une centaine années, cette tortue de près de 90 kilos n’a laissé aucune descendance, dernière représentante de l’espèce Geochelone Abigdoni. Les causes officielles du décès de la tortue demeurent pour l’instant inconnues.

Crédit: A.Davey

Plusieurs tentatives de reproduction

« Georges le solitaire » avait été découvert en 1972 sur l’île de Pinta, alors que les scientifiques pensaient cette espèce éteinte depuis déjà longtemps. Les tentatives pour assurer sa reproduction, comme l’introduction de deux tortues femelles génétiquement proches dans son enclos, ont toutes échoué. Deux œufs ont été pondus en vingt-années mais aucun n’a éclos.

Ces tortues géantes, qui peuvent vivre jusqu’à 200 ans, sont célèbres pour avoir inspiré la théorie de l’évolution des espèces du naturaliste britannique Charles Darwin. Si les Galapagos étaient autrefois le refuge privilégié des tortues géantes, avec pas moins de quinze espèces distinctes, l’introduction d’animaux concurrents dans leur écosystème, comme des troupeaux de chèvres importées du continent sud-américain, les a en partie décimées. Les espèces ont également beaucoup souffert de la présence de l’homme à partir du 19e siècle, souvent chassées pour leur chair par les navigateurs et pécheurs lors de leurs escales.

Les îles Galapagos, classées au patrimoine mondial de l’Unesco, abritent entre 30 000 et 40 0000 tortues, d’une dizaine d’espèces différentes, dont quatre ont déjà définitivement disparu. Classées parmi les espèces menacées, les tortues du désert sont également au centre des attentions. Aux Etats-Unis, les entreprises souhaitant s’installer dans des habitats arides doivent actuellement concilier la protection de l’environnement et le marché des énergies renouvelables.

Source AFP

 

Danger de mort pour le marsouin du Yangtsé

Photo: Wikimedia.org

La Chine a enregistré depuis le début de l’année  la mort de 16 marsouins d’eau douce ne vivant que dans le fleuve Yangtsé et dans deux lacs reliés à ce fleuve. Cette espèce de marsouin à la particularité d’être dépourvue d’aileron central… et d’être en voie d’extinction. La pollution de l’eau, la pêche intensive et l’augmentation du trafic fluvial sont les principales causes de la chute de la population des marsouins du Yangtsé, qui sont aujourd’hui en danger de mort.

Un constat alarmant

La population de marsouins est estimée à ce jour à environ 1000 individus, selon Zuo Zuoyan, expert à l’Académie des sciences de Chine, alors qu’elle était de 2700 en 1991.  Elle baisse en moyenne de 6,4% par an et a chuté de 80% en 30 ans. Menacé par la pollution industrielle, le cétacé d’eau douce est placé sur la liste rouge des animaux en voie de d’extinction de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), « ces morts récentes font monter le taux de mortalité du marsouin aptère à un niveau de 5 à 10 %, ce qui signifie que l’espèce sera éteinte dans quinze ans ». D’après Wang Ding, lui aussi chercheur à l’Académie des sciences de Chine, « les dix prochaines années seront une période critique pour la conservation de cette espèce ».

La plus proche espèce du marsouin du Yangtsé est jugée éteinte depuis plusieurs années. Une expédition scientifique, qui s’est tenue en 2006, a révélé que le dauphin de Chine, mammifère « qui existait depuis plus de 20 millions d’année », a définitivement disparu. Il a été victime d’une pollution dévastatrice de l’eau douce dans laquelle il vivait, de la pêche illégale et du trafic fluvial non réglementé.

Une atteinte à la biodiversité

Les marsouins sont très sensibles aux modifications de leur milieu, induites par le réchauffement climatique et la pollution industrielle. Le niveau de l’eau a baissé, la nourriture s’est raréfiée, par conséquent les animaux ont commencé à disparaître de certaines zones. Parmi les 16 individus retrouvés morts, 14 n’ont pas pu atteindre des eaux plus profondes et plus poissonneuses, moins atteintes par la pollution. Les 2 autres sont morts à cause de blessures perpétrées par les pêcheurs. La pêche intensive a développé depuis les années 90 une technique d’une rare violence : « les pêcheurs utilisent des décharges électriques qui tuent tout ce qui se trouve dans un rayon de 20 mètres ».

Les autorités scientifiques chinoises se posent également la question de savoir si la construction en masse de barrages hydrauliques sur le fleuve – on en dénombre 1300 – serait une cause supplémentaire de la disparition des marsouins. Les chercheurs de l’Académie des sciences de Chine ajoutent qu’une étude de 2008 « a fait état d’un nombre élevé de décès de marsouins à cause de leur exposition au mercure, aux insecticides et au PCB ».La biodiversité du fleuve Yangtsé et des lacs qui y sont reliés est fortement impactée par la pollution industrielle et une pratique de pêche radicale. Il est difficile de ne pas être touché par le sort subit par les marsouins d’eau douce. Cette inquiétude permettra-t-elle de les sauver ?

Source : Lemonde.fr

Naissance d’un bébé dauphin

Nager avec les dauphins, c’est un peu has been maintenant qu’il est possible de les aider à accoucher… Bon, c’est un petit peu exagéré, mais peut-être cela va-t-il être le nouvel eldorado, le spectacle incroyable que présenteront les delphinariums dans quelques années, inspirés par cette vidéo qui a fait le tour du web il y a une quinzaine de jours : la naissance d’un bébé dauphin sous l’œil vigilant d’une caméra !

Les dauphins, même sauvages, sont curieux et certains s’approchent volontiers des hommes.

Le 17 septembre, le delphinarium Dolphin Quest, à Hawaii, accueillait un nouveau venu dans le bassin : la femelle de 12 ans, Keo accouchait d’un petit, qui n’a pas encore été nommé. Les bébés cétacés ne sont nommés qu’après un mois car cette période de leur vie est la plus délicate : ils peuvent aisément être sous-alimentés ou se déshydrater.

Cette vidéo montre les temps fort de l’accouchement qui a duré une heure, pendant laquelle le bébé dauphin sort petit à petit par la queue jusqu’au point où il est véritablement expulsé et nage instinctivement vers la surface pour prendre sa première bouffée d’air tout en  ! Sa mère s’assure qu’il remonte bien à la surface et le soutient alors même que le sang continue d’empourprer l’eau.

Pour fondre d’émotion, mettez le son !

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Eléphants : massacrés pour l’ivoire à destination de la Chine

Éléphant victime de braconnage (Nord-Kivu-RDC) ICCN

Le site du Courrier International diffuse aujourd’hui un article aussi intéressant qu’inquiétant sur le trafic de défenses d’éléphants, au profit de la Chine. L’ivoire des défenses d’éléphants a conduit à une réelle « filière de crime organisé ». On apprend que « guérillas armées, militaires corrompus et mafieux se partagent une « ressource » qui pourrait bientôt ne plus exister ».

Les défenses d’éléphants sont comparées aux « diamants de Sierra Leone » et aux « mines du Congo », tant l’exploitation de cette ressource « est nourrie par les guerres en Afrique ». Les guerres nourrissent le crime qui amplifie les conflits en retour. Le cercle est vicieux.

L’ivoire : pour de l’argent et des armes

L’ivoire est « facile à échanger en argent liquide ». Il s’échange également contre des armes. C’est pourquoi « plusieurs des principaux groupes armés d’Afrique, dont l’Armée de résistance du Seigneur (LRA, mouvement de rébellion ougandais), les milices somaliennes d’al-Shabab et les Janjawid au Darfour, chassent les éléphants ». Massacrant les éléphants pour mieux massacrer les hommes, voilà le double crime de ces groupes ultra-violents.

Une activité syndicale efficace profitant d’Etats en faillite

D’après l’enquête dont les conclusions sont parue dans le Courrier International, qui rapporte des propos relevés auprès d’autorités, ces criminels « sont aujourd’hui associés à des syndicats du crime organisé qui expédient l’ivoire dans le monde entier en profitant des difficultés des Etats, des frontières perméables et de complicités depuis l’Afrique sub-saharienne jusqu’à la Chine ».

« L’or blanc » des Chinois

Des contribuables américains financeraient – sans le savoir – « à coup de millions » des armées africaines dont des membres seraient impliqués dans des « chasses illégales à l’éléphant » et de « la vente d’ivoire ». Par exemple, « les arrestations liées à ce trafic au sein de l’armée congolaise sont nombreuses et les gardes forestiers s’opposent régulièrement aux forces du Soudan du Sud ».

Interpol – International Police – enquête sur le massacre d’éléphants survenu dans le parc national de la Garamba, en République Démocratique du Congo, et doit « comparer des échantillons d’ADN prélevés sur les crânes des animaux à celui d’un important lot de défenses marqué « bien ménagers » récemment saisi dans un aéroport ougandais ».

Il faut savoir que près de 70% de l’ivoire illégal serait destiné à la seule Chine, qui convoite cette ressource depuis des siècles. La croissance chinoise permettrait à de plus en plus de personnes d’accéder à ce bien précieux qu’est l’ivoire. Une mauvaise nouvelle pour les éléphants. Le prix atteint pourtant 1000 dollars la livre : exorbitant.

L’année passée, du Nigéria au Kenya, « plus de 150 ressortissants chinois ont été arrêtés pour trafic d’ivoire ». Il apparaît aussi que des preuves convergentes témoignent de plus en plus de chasses illégales à l’éléphant « dans les régions où une main d’œuvre chinoise est employée à la construction de routes ».

Côte d’Ivoire, Tanzanie, Gabon : dévastés

La Côte d’Ivoire, dont le nom provient des « nombreux troupeaux d’éléphants qui s’ébrouaient autrefois dans ses forêts », n’a jamais aussi mal porté son nom. « Après des décennies de carnage, l’ivoire a presque complètement disparu. La demande a augmenté à un point tel qu’une simple défense d’éléphant adulte peut valoir jusqu’à dix fois le revenu annuel moyen dans bien des pays africains ». En Tanzanie, en disposant des « citrouilles empoisonnées sur les routes », les paysans rusent pour attirer les éléphants. Au Gabon, « des groupes allant chasser au cœur de la forêt tropicale pour leur subsistance sont recrutés pour tuer des éléphants et ramener leurs défenses. Ils ne reçoivent parfois pas plus qu’un sac de sel en échange ».

Conclusion

D’après le courrier international, l’année dernière, « le braconnage a atteint son niveau le plus élevé depuis la création de dispositifs de contrôle internationaux en 2002. L’année 2011 a également été celle du record de saisies d’ivoire illégal à travers le monde: 38,8 tonnes (soit plus de 4 000 éléphants) ». Cette forte augmentation est « la preuve de l’implication du crime organisé dans le trafic d’ivoire, car seul un système criminel parfaitement huilé – avec l’aide de représentants corrompus – est capable de transporter des centaines de kilos d’ivoire à des milliers de kilomètres à travers le monde, la plupart du temps à l’aide de conteneurs spéciaux disposant de compartiments secrets ».

Pour + d’infos

Source : Courrierinternational.com  

FNE souligne la dégradation des sites naturels protégés en France

fotosearch.fr

L’ONG France Nature Environnement (FNE) vient de publier une enquête alarmante sur la sauvegarde des sites naturels protégés en France. Celle-ci démontre en effet que « 34,1% des zones de protection spéciale (ZPS pour les oiseaux) et 19,1% des zones spéciales de conservation (ZSC pour les habitats naturels et espèces animales autres que les oiseaux) » sont affectées par des pollutions ou mises en danger par l’extension des activités humaines.

Ces zones de protection ont été mises en place suite à une directive européenne de 1992, et sont définies dans le réseau Natura 2000 qu’elle établit. Une protection insuffisante de ces milieux peut dès lors occasionner pour l’Etat membre responsable, une condamnation à de lourdes amendes par la Cour de Justice de l’Union européenne. Fait qui s’est récemment produit avec à la clef une condamnation de la France, qui n’avait pas suffisamment préservé les lieux de reproduction du grand hamster d’Alsace, une espèce menacée.

Selon Benoît Hartmann, porte-parole de FNE, les associations écologistes ont déjà alerté la France sur ce phénomène, « mais malheureusement la tendance se maintient » et la dégradation de ces sites se poursuit. Ainsi, outre le grand hamster d’Alsace, d’autres espèces menacées se trouvent impactées. Il s’agit par exemple de l’outarde, « un semi-échassier tacheté en voie de disparition en Europe et qu’on trouve encore dans le sud de la France et en Espagne ».

Les activités et projets néfastes sont divers. Ils recouvrent des évènements accidentels, comme les incendies ou les pollutions, ou des actes de malveillance, comme la constitution de décharges sauvages ou le braconnage. Ils concernent également les pratiques d’agriculture intensive ainsi que le développement urbain et touristique. A titre d’exemple, la construction de deux nouvelles routes en Seine-Maritime risque d’entrainer la disparition de la violette de Rouen, espèce végétale menacée.

Par la publication de cette enquête, l’ONG FNE souhaite, outre sensibiliser le public, inciter les pouvoirs publics au réexamen de projets potentiellement néfastes qui n’ont pas encore été autorisés.

Sources : romandie.com, lachaineducoeur.fr, FNE.

Les crustacés d’eau douce, ces indicateurs de la qualité des eaux

Les crustacés d’eau douce sont menacés en France métropolitaine. C’est la conclusion d’un travail de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et du Muséum national d’Histoire naturelle. Or cela indique que la qualité des eaux n’est plus au rendez-vous…

Un état des lieux des crustacés d’eau douce a été dressé par l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle après trois ans de travail. Les 576 espèces résidant en France métropolitaine ont été étudiées et il s’avère que près de 28 % d’entre elles sont menacées.

Les écrevisses les plus fragiles

Les espèces les plus menacées sont les écrevisses : les aménagements des rivières dégradant leur environnement et la maladie mortelle, la peste des écrevisses, répandue par une écrevisse américaine introduite – qui en outre entre en compétition avec les espèces endémiques – impactent très fortement les populations d’écrevisses françaises.

En haut du triste podium, l’écrevisse à pattes blanches est ainsi classée comme espèce « vulnérable », l’écrevisse à pattes rouges « en danger » et l’écrevisse des torrents « en danger critique ». Les écrevisses sont très sensibles à la pollution chimique de l’eau et sont donc des indicateurs de la qualité de l’eau. Dans le Var par exemple, alors que le plan de lutte contre l’invasion du moustique-tigre bat son plein, l’utilisation de produits chimiques dans les plans d’eau afin de détruire des nymphes de moustiques est aussi source de mortalité pour le petit crustacé Chirocephalus spinicaudatus, classé « en danger critique » …

La solution en amont

La solution la plus évidente est de protéger les milieux de la pollution et des aménagements car la seule sensibilisation ne suffit pas. De telles actions seraient bénéfiques à toute biodiversité des milieux protégés : pensons à la zone interdite autour de la centrale de Tchernobyl, qui après 25 ans, est devenue, malgré la radioactivité,  florissante de biodiversité. Sans aller à une interdiction totale de l’activité humaine dans les zones concernées, de études d’impact poussées devraient être réalisées avant la réalisation de projets en abord des points d’eau, rivières ou fleuves, ou impactant la ressource hydrique.

Indispensables crustacés

Bien que les écrevisses soient les fers de lance de la communication de l’UICN, puisque ce sont de relativement grosses espèces, il faut considérer que la plupart des crustacés menacés sont microscopiques et méconnus du grand public. Ce qu’il faut retenir, c’est que ces animaux jouent le même rôle que les insectes sur terre : ils « contribuent à filtrer l’eau et à contrôler la prolifération des algues ». Ils constituent aussi les premiers maillons de la chaîne alimentaire et les faire disparaître serait synonyme de désastre écologique, peut-être même plus que celle des grands animaux qui touchent pourtant plus le public ; n’oublions pas que toutes les espèces ont leur place dans les écosystèmes, que nous devons préserver, car nous, l’espèce humaine, avons conscience de nos actions et portons donc la responsabilité de l’avenir de la biodiversité.

Source : revue de presse UICN.

Les technologies mobiles au service de la nature

Ces nouvelles technologies pourraient permettre de résoudre certains problèmes environnementaux  dont la traçabilité des bois précieux.

Dresser la carte numérique des territoires, de la faune et de la flore propre à chaque milieu, c’est aujourd’hui l’objectif que ce sont fixés des entreprises telles que la société britannique Hevelta. Cette dernière a mise en place un appareil, similaire à un GPS, devant permettre de combiner des informations sur le terrain, telles que la situation géographique d’un arbre à bois précieux.

Helveta, par ce dispositif, suit la trace de certaines matières premières, tels que le bois ou le café. Le cheminement est le suivant : des codes-barres et des puces à radio-identifications (RFID) sont implantés dans l’écorce d’arbres précieux, permettant de suivre le parcours du bois. Une fois les observations collectées, celles-ci sont mises en lien avec des informations obtenues par satellite, constituant une chaîne électroniquecomplète de surveillance.

Smartphones, futurs capteurs de pollution ?

En parallèle de ces outils spécialisés, les smartphones se lancent eux aussi sur le terrain de l’environnement. Le Projet Noah demande notamment aux utilisateurs de smartphones de répertorier la faune et la flore de leur région, avant de transmettre ces informations aux scientifiques. De même, le site communautaire Urban Edibles appelle ces mêmes utilisateurs à recenser les sources locales d’aliments sauvages.

Le site Ecologist, imagine à ce sujet des futurs smartphones qui pourraient se connecter à des capteurs de pollution portables, évaluant la qualité de l’air rue par rue. Enfin, la Fondation nationale pour la science aux Etats-Unis, va mettre en place un réseau national d’observation écologique, déployé dans 24 états et d’un coût de 434 millions de dollars, donnant les moyens aux scientifiques de recueillir des informations telles que la prolifération d’espèces invasives. Le projet devrait être opérationnel à compter de 2013 mais une surveillance accrue de l’environnement permettra surement  de mettre en place une cartographie extrêmement précise des systèmes naturels entiers.

Tortue : nouvelle victime de nos déchets !

Le samedi 9 juin, une tortue imbriquée mâle est morte suite à une occlusion intestinale due à l’ingestion de déchets issus de la pêche en mer, comme des fils de nylon et des cordes. L’organisme Kélonia, qui lui a prodigué des soins, indique que la quantité de déchets ingérée par cette tortue – prénommée Lémira par des apnéistes quelques semaines avant sa mort – avait de quoi remplir une petite bassine. 

Photo: fotopedia.com

Situation d’urgence !

C’est suite à l’appel d’urgence émanent d’un groupe de navigateurs situé au niveau du Cap de La Houssaye, à la Réunion, lieu où la tortue Lémira avait établi ses quartiers, que l’organisme Kélonia a secouru et pris en charge la tortue très affaiblie, malheureusement en vain.

Lémira était déjà connue par les services de protection des espèces grâce à une vidéo, datée du lundi précédent, dans laquelle on peut la voir nageant avec une autre de ses congénères. Après avoir visionné cette vidéo, les scientifiques de l’Observatoire des Tortues Marines ont souligné « un amaigrissement » de Lémira. Etat, qui samedi s’était nettement amplifié : elle avait été observée en surface dans l’incapacité de plonger à l’approche des bateaux. Le centre Kélonia a donc décidé de placer la tortue dans son centre de soins.

La tortue imbriquée ou tortue à écailles, très affaiblie a été radiographiée et mise sous perfusion, en vain. Une nécropsie a donc été prodiguée sur Lémira, confirmant « le diagnostic de la radio », selon l’Observatoire des Tortues Marines. L’organisme ajoute que « la tortue est morte d’un blocage du transit intestinal qui devait durer depuis plusieurs jours vu son état de maigreur (18,4kg pour 65,5 cm de longueur de carapace). » Blocage du à l’ingestion de grande quantité de cordes et de fil de nylon, déchets issus de la pêche en mer et laissés sur place.

La nécessité de sensibiliser les publics

Kélonia souligne que « ce triste évènement doit être l’occasion encore et toujours sensibiliser au problème des déchets plastiques qui impactent l’environnement et entraînent la mort de nombreux organismes marins ».

Cette catastrophe touche d’autant plus le centre Kélonia qui, avec le soutien de l’Observatoire des Tortues Marines prévoit d’organiser le mercredi 13 juin, deux ateliers de sensibilisation pour le grand public, ainsi qu’une conférence avec Globice (Groupe Local d’Observation et d’Identification des Cétacées), sur « l’impact de ces déchets sur la faune marine et ce, dans le cadre des journées mondiales de Océans ».

Source : Linfo.re

Bornéo : des orang-outans sexuellement abusés par des hommes !

Greenpeace

Cela paraît invraisemblable, mais en Asie du Sud-est, des orang-outans sont abusés sexuellement par des hommes, des êtres humains, différenciés des animaux parce qu’ils sont « doués de raison ». Vous vous souvenez de vos cours de philo : « je pense donc je suis » de Descartes, repris depuis, c’est vrai, par l’humoriste Gaspard Proust : « je pense donc je suis mais je m’en fous ».

Toujours est-il que des spécimens femelles ont été trouvées enchaînées et maltraitées par les hommes, d’après un vétérinaire espagnol investi en faveur des grands singes de Bornéo. Ce dernier, Karmele Llano, témoigne en faveur d’un « orang-outan femelle de 12 ans, qui avait été complètement rasé, lavé et parfumé ». Le pauvre animal, qui « avait même du rouge à lèvres », était « enchaîné à un lit, pour permettre que les clients du bordel Keremgpangi », au centre de l’île de Bornéo, en abusent.

Selon le vétérinaire, il est courant, en Thaïlande, « d’utiliser des bordels avec des orang-outans femelles comme divertissement pour les clients du sexe, ou l’exposition d’animaux dans les cirques.

Karmele Llano déclare : « quand nous avons essayé de les libérer il y a eu une émeute, nous avons été menacés avec des couteaux et des machettes. Nous avons dû recourir à la police de l’Etat, qui a envoyé environ 30 agents. Nous l’avons emmenée à notre centre de réadaptation Menteng Nyaru, où nous nous concentrons sur les orang-outans qui ont besoin de soins » après que des individus les aient utilisés ou aient abusé d’eux.

En Espagne, Pedro Pozas, environnementaliste, secrétaire général du projet « Grands Singes », sensibiliserait le Parlement pour impliquer le pays dans la lutte en faveur de la protection des droits de ces mammifères. Son credo : « donner aux grands singes le droit à la vie, la liberté et à ne pas être torturés ».

Si vous voulez participer au combat en faveur des adorables singes rouquins :

Halte à la prostitution des orangs-outans en Asie!!!

 

Sources : miwim.fr, lapetition.be

Des hommes qui redonnent vie aux forêts!

Aussi incroyable que cela puisse paraître, deux hommes, le photographe Sebastiao Salgado et Jadav Payeng , sur deux continents différents, avec des moyens colossaux pour l’un et dérisoires pour l’autre, ont redonner vie à des forêts éteintes ou quasi inexistantes. Une façon pour eux de montrer au monde qu’il est possible de « reconstruire la nature, de redonner vie à tout ce que l’on a détruit ». Ces actions poussent à réfléchir à la préservation de l’environnement, mais la population mondiale est-elle toutefois prête à accepter les concessions que cela implique?

Photo: fotopedia.com
Après la surexploitation… la luxuriance

C’est au Brésil, dans l’État de Minas Gerai, que le photographe Sebastiao Salgado et son épouse Leila, ont pris le pari fou de redonner vie à la forêt luxuriante Mata Atlantica, dévastée par le commerce intensif de bois et l’élevage de bétail. Ils commencent leur aventure en 1997, après avoir reçu en héritage une ferme familiale, jadis entourée par cette forêt.

Afin que ce projet puisse être réalisé, malgré les doutes de l’entourage de Sebastiao Salgado, notamment de son père, il fonde, avec Leila, l’Instituto Terra, et réussit peu à peu à transformer « cette terre déserte en un véritable parc national ». Avec son équipe, ils parviennent à développer une technologie pour la plantation de nouveaux arbres « sur une terre vieille, érodée, épuisée ». Il faudra plusieurs années à Sebastio Sagaldo, avant que les plants prennent. Toutefois, après avoir comptabilisé 60% de pertes des nouveaux plants la première année, le couple entouré de ses petites-mains, parvient à créer une pépinière « capable aujourd’hui de produire 1,2 millions de plants par an ».

Aujourd’hui, 15 ans après le lancement de ce projet, l’aventure du photographe ne s’arrête pas, notamment lorsqu’il est question de témoigner de la capacité de redonner vie à la planète, lors de conférences internationales. Il déclare, lors de la présentation de son projet, le 13 mars 2012, au Monaco Press Club, que plus d’1,9 millions d’arbres ont été replantés sur une surface de 800 hectares. Dans cette « nouvelle forêt », l’écosystème s’est naturellement reformé, la réintroduction de la faune s’est elle aussi faite naturellement, « comme un miracle, une résurrection », tels que des oiseaux, des insectes, des jaguars, et des caïmans, pourtant disparus de cette région depuis plus de 50 ans.

Un banc de sable aux couleurs de bambou

L’aventure de Jadav Payeng, originaire du Nord-est de l’Inde, dans un lieu que les habitants nomment Molai Kathani, « le bois de Molai », est un peu différente de celle de Sebastiao Salgado. En effet, Payeng a donné vie à une forêt sur un banc de sable de 550 hectares situé au milieu du fleuve Brahmapoutre (long de 2900 km).

Photo: fotopedia.com

Son projet prend forme en 1979 alors qu’il n’a que 16 ans, après avoir trouvé le banc de sable jonché de cadavres de reptiles, morts de chaud après une forte crue du fleuve. Payeng déclare dans le Courrier International, que cette découverte « fut le tournant de sa vie ». Malgré ses appels au secours, lancés en vain, auprès du Ministère des forêts, il décide d’arrêter ses études, de s’installer sur le banc de sable et de créer une forêt. Après quelques années d’arrosage quotidien et de taille des plants, il parvient à transformer le banc de sable en forêt de bambou, faisant ainsi mentir les propos du Ministère: «  Ils m’ont répondu que rien ne pousserait ici et m’ont dit d’essayer de planter des bambous. C’était dur mais je l’ai fait. » Puis Payeng fit pousser « de vrais arbres », qui permirent une réadaptation naturelle de la faune: plusieurs animaux en voie de disparition comme le rhinocéros à une corne ou le tigre du Bengale se sont installés dans la forêt de Payeng, tout comme des vautours, des oiseaux migrateurs, des daims et du bétail.

Aujourd’hui, la forêt de Payeng est assurée d’avoir un long avenir devant elle, si l’on en croît les propos du conservateur assistant des Forêts, Gunin Saikia, concernant la contribution du Ministère au projet : « Payeng est incroyable. Ça fait trente ans qu’il est là-dessus. Dans n’importe quel autre pays, il serait un héros ».

Utopie et persévérance pourrait-elle réellement faire changer les mentalités d’une population mondiale mondialisée et matérialiste? Il est bon de croire que ce type de projet fou puisse avoir cette influence…

Sources: MonacoHebdo.mc, CourrierInternationnal.com

Sénégal : les bienfaits du riz aromatique

Photo: wikimedia.org

Les riz aromatiques ou riz parfumés de la vallée du fleuve Sénégal et le riz Nerica des plateaux du Sud apparaissent comme une solution pérenne pour assurer la politique d’autosuffisance en riz du Sénégal.

 Ces variétés sont de très bonne qualité et de surcroit très prisées par les Sénégalais. Outre leurs qualités gustatives, les riz parfumés s’adaptent bien aux changements climatiques et donnent de meilleurs rendements.  

Le riz Nerica, une réponse au changement climatique

Les agriculteurs confrontés aux baisses de la pluviométrie peuvent ainsi se prémunir de mauvaises récoltes grâce à ces variétés à cycles courts et  particulièrement adaptées aux conditions sèches.  « Le Nérica peut être une réponse au changement climatique » souligne Jean Michel Voisard, chef de projet économique à l’USAID ( United States Agency for international development).

Une politique d’intensification pour une meilleure autonomie

 L’agence USAID souhaite promouvoir les riz aromatiques et riz  Nerica dans toutes les zones de production rizicole du Sénégal. Pour cela, elle s’attache en étroite collaboration avec le Ministère de l’agriculture Sénégalais à permettre une disponibilité de semences avec certification. Elle a également mis  en place des mécanismes de financement novateurs pour offrir aux agriculteurs les moyens d’avoir des semences en qualité et quantité suffisantes.  Cette politique d’intensification entend contribuer à la réduction des importations et améliorer la sécurité alimentaire.

Une vulgarisation des riz parfumés

Le savoir-faire et la technologie nécessaires à une vulgarisation des variétés de riz parfumés ont porté leurs fruits.  Ces variétés sont aujourd’hui produites dans toute la vallée, de Saint-Louis à Matam et dans la zone Sud-est ( les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Tambacounda et Kédougou). De plus, le riz Nerica est une culture de plateau, il peut donc être expérimenté dans plusieurs zones comme le bassin arachidier. Mohammed Cissé, président du Réseau des producteurs de semences Nérica, confirme : «  aujourd’hui, nous disposons d’un important stock de semences de Nérica pour faire une bonne vulgarisation au Sénégal. »

Source: lesoleil.sn

Le cerveau des poissons perturbé par le gaz carbonique dans les océans

Selon une étude australienne publiée la semaine dernière, la hausse des émissions de dioxyde de carbone causées par l’homme peut affecter le cerveau et les centres nerveux des poissons de mer. Cette publication, réalisée par le Centre d’Excellente pour l’Etude des Coraux et le Conseil australien de la recherche, démontre que les concentration de CO2 dans les océans prévues pour la fin de ce siècle vont interférer avec les capacités des poissons à entendre, sentir et échapper à leurs prédateurs.

Les chercheurs ont testé pendant plusieurs années les aptitudes des jeunes poissons évoluant dans des eaux de mer contenant de hauts niveaux de gaz carbonique dissous. « Il est désormais certain que ces populations enregistrent une perturbation notable de leur système nerveux central, ce qui amoindrit leurs chances de survie. Nous avons découvert qu’un taux élevé de gaz carbonique dans l’eau peut interférer directement avec les fonctions de neurotransmission des poissons, ce qui représente une menace directe et jusqu’alors inconnue pour la vie marine », a déclaré Philip Munday, un des scientifiques de l’équipe.

Une forte concentration de gaz carbonique dans l’eau de mer perturbe un récepteur clé du cerveau des poissons ce qui entraine des changements dans leur comportement et leurs capacités sensorielles. Lors des expériences, les chercheurs ont constaté que les bébés poissons souffraient plus de ces perturbations que leurs prédateurs.

« Nos travaux montrent que l’odorat des bébés poissons était affecté par une hausse du gaz carbonique dans l’eau, ils avaient plus de mal à trouver les récifs de coraux ou à détecter l’odeur d’un poisson prédateur, les poissons perdaient également leur instinct pour tourner à droite ou à gauche, un facteur crucial lorsqu’ils évoluent en groupe ».

Philip Munday a souligné que quelques 2,3 milliards de tonnes de CO2 d’origine humaine se dissolvent dans les océans de la planète chaque année, provoquant un changement dans la composition chimique de l’environnement marin.

Source : AFP

Interpol passe à l’action pour la sauvegarde du tigre

L’Organisation internationale de police criminelle (OIPC) basée à Lyon, mieux connue sous le nom d’Interpol, se mobilise afin de protéger l’une des espèces menacées parmi les plus emblématiques : le tigre. Elle vient ainsi d’annoncer le lancement ce mercredi du programme intitulé « project predator ».

Son objectif prioritaire est de soutenir la lutte contre le braconnage, en partie responsable du déclin de la population de tigres. On estime aujourd’hui que seuls 3.500 individus subsistent en liberté, contre 100.000 au début du XXème siècle. Selon les projections du Fonds mondial pour la nature (WWF), l’espèce est amenée à disparaitre en 2020 si rien n’est fait. Ce braconnage s’explique par les vertus médicinales attribuées aux os et à certains organes des félins, ainsi que et par les revenus tirés de la vente de leur fourrure.

Un partenariat sera donc mis en place entre l’organisation internationale et les polices et douanes de treize Etats asiatiques au sein desquels l’espèce est encore présente : au Bangladesh, au Bhoutan, au Cambodge, en Chine, en Inde, en Indonésie, au Laos, en Malaisie, en Birmanie, au Népal, en Russie, en Thaïlande et au Vietnam. Outre ce partenariat, l’armement des gardes forestiers des Etats précités pourrait être financé. Ces derniers devraient enfin être amenés à durcir leurs lois contre le braconnage.

Un plan d’action sera défini au terme d’une réunion qui se tiendra dans la capitale Thaïlandaise les 13 et 14 février 2012.

L’organisation internationale n’en est pas à son coup d’essai. Elle lutte depuis plusieurs années pour enrayer le trafic de tigres. Au mois d’octobre 2010, elle avait ainsi permis l’arrestation de 25 personnes et la saisie de 50 kg d’os de félin, employés pour… concocter une boisson aux « vertus » médicinales, en coordonnant une opération menée conjointement par les polices de la Chine, de l’Inde, du Népal, de la Russie, de la Thaïlande et du Vietnam.

Cependant, le braconnage ne constitue qu’une partie de la menace pour la population de tigres. La destruction de leur habitat naturel explique elle aussi son fort déclin. Ce contre quoi WWF se mobilise avec force.

Une pratique positive, le défrichage écologique

La pratique du défrichage écologique est en plein essor dans le Nord de la France. Il s’agit d’une technique d’entretien des espaces verts qui emploie différents animaux, afin de réduire le recours aux machines ou produits polluants utilisés régulièrement. Et cette démarche clairement favorable pour l’environnement, peut aussi l’être pour les éleveurs et les collectivités qui la mettent en place.

Le quotidien Nord Eclair cite l’exemple d’une éleveuse professionnelle, Patricia Druelle, installée dans la commune d’Houplin-Ancoisne, qui met depuis deux ans ses quarante brebis et agneaux à disposition de la collectivité. Leur mission ? Défricher bénévolement un parc urbain situé à proximité d’une zone commerciale, entre les mois de mars et d’octobre. Bénévolement car l’éleveuse souligne qu’elle n’est nullement « un prestataire de services » de la collectivité. Les bénéfices sont dès lors réciproques, puisque la ville allège son budget d’environ « 15.000 € » et l’éleveuse économise le montant de la location de pâturages.

Une société dédiée à cette pratique a également été créée, Ecozoone. Celle-ci emploie un cheptel de 250 animaux en tout genre : chèvres, moutons, poneys, poules, canards, cochons, chevaux, lamas. Une telle diversité lui permet de recourir aux plus adaptés d’entre eux en fonction du terrain qu’il convient de défricher. Outre ses activités au service des collectivités, cette société loue aussi les services des animaux aux particuliers.

Sources : nordéclair.fr.

Nouvelles technologies : une nouvelle gestion du commerce des espèces rares

Source: fotosearch

Les autorités responsables de la Convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, (CITES) se sont retrouvées les derniers jours de juin pour présenter le nouveau système informatisé de traitement des demandes de permis CITES.

La CITES a permis la formation de trois listes d’espèces animales et végétales classées selon le degré de protection à appliquer dépendant de l’importance des menaces qui pèsent sur elles – que les espèces soit des spécimens vivants, morts ou leurs parties (peaux, plumes, dents…) ou produits (vêtements, maroquinerie, bracelet-montre…). 34.000 espèces sont sous la protection de la CITES – si l’annexe I interdit totalement le commerce, l’annexe II le régule.

L’objectif de l’informatisation des données est un suivi plus précis, exempt des contraintes papier. Le manque de données ou de traçage ne doivent plus être une excuse à l’inattention ou l’inaction. Ainsi les permis électroniques nationaux et régionaux devraient permettre d’harmoniser le système actuel de contrôle opéré par la CITES et les douanes, et de mieux partager les connaissances acquises par les différentes parties en matière d’« e-permis ». Ces permis seront émis par les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) à la demande des importateurs et des exportateurs, professionnels ou particuliers.

La régulation du commerce des espèces rares est un point majeur à leur protection. La lutte est automatiquement exportée au niveau régional, ce qui évite d’ailleurs les risques de corruption ou de complaisance à l’échelle locale. Ainsi réduire le trafic pourra permettre de mieux contrôler le nombre de spécimens de populations rares et prévenir leur disparition.

Source: le journal de l’environnement