Entreprendre l’écologie : où est passée l’Azerbaïdjan ?

Bien connue pour son indépendance énergétique rendue possible grâce à l’exploration et l’exploitation de ses champs pétrolifères situés au large de la capitale Bakou, l’Azerbaïdjan semble vouloir poursuivre son développement vers une économie plus verte. Ce pays sud-caucasien, qui s’est d’abord concentré sur son développement économique après son indépendance en 1991, s’attaque depuis les années 2000 aux questions environnementales qui le concernent. Néanmoins cet élan écologique national connaît un ralentissement depuis deux ans alors que l’Etat azérie continue de soutenir des projets environnementaux sur l’ensemble de son territoire.

L’écologie pas une nouveauté politique

Les autorités azéries ont lancé un programme environnemental en 2003 visant à promouvoir le développement durable socio-économique du pays et la restauration et l’expansion de ses forêts. Ce programme a ensuite été suivi par l’adoption de trois programmes d’Etat sur l’environnement. Il faut noter qu’il existe peu de pays ayant fait partie de l’Union Soviétique qui manifestent une volonté politique orientée vers la protection et/ou la dépollution de l’environnement. Mais la principale décision en matière d’environnement de l’Azerbaïdjan s’est opérée en 2006 lorsque le gouvernement a décidé de mettre en place un « plan pour l’amélioration de la situation écologique ». Qui dernier s’est étalé de 2006 à 2010.

L’aboutissement de toutes ces mesures a été récompensé en 2012 par l’obtention de l’Azerbaïdjan de la 2ème position des pays présentant les meilleurs indicateurs d’éco-développement, d’après le classement de l’indice de performance environnementale (IPE) de l’Université de Yale. Ce classement prend en compte 132 entités souveraines et met en avant la santé et l’état de l’écosystème, ainsi que les efforts et progrès qui sont réalisés par les pays dans le domaine du développement durable. Malgré cette publicité méritée, l’engouement et la volonté politique du pays pour lutter contre la pollution semble s’être enrayée.

Relancer la machine écologique azérie

Après une période très engagée dans la lutte contre la dégradation de ces espaces naturels l’Azerbaïdjan donne moins de signe clair en faveur de la transition écologique. Pourtant, ce pays est très attaché à la diversité naturelle qui le compose. Il possède plus de 120 zones protégées. Autre signal préoccupant, le pays ne milite pas en faveur d’une transition énergétique nationale ni pour la lutte mondiale contre le réchauffement climatique. Pourtant, le pays est pionnier en matière de lutte contre la pollution, cette dernière ayant frappé de plein fouet la biodiversité azérie sous l’ère soviétique.

Ce pays pourrait-il devenir un modèle pour les pays en développement qui souhaitent s’engager sur le chemin d’une transition vers une économie verte ? Rien n’est moins sûr. Cependant, l’Azerbaïdjan souhaite tendre vers une utilisation rationnelle de ses ressources naturelles. L’Etat aspire également à s’attaquer au problème de dégradation des sols, à la baisse de ses réserves forestières et à la réglementation jugée inadéquate de l’industrie et du logement. Les enjeux pour se pays sont également sanitaires compte tenu de pollution des sols et du déclin inquiétant des réserves de poissons que le ministère de l’écologie et des ressources naturelles tente de juguler. Il n’apparaît pas totalement déraisonnable de penser que le pays pourrait profiter de l’élan politique et social créé par la conférence internationale sur le climat de Lima, qui vient juste de s’achever, pour proposer des mesures écologiques plus ambitieuses.

Une idée lumineuse : des arbres phosphorescents pour remplacer les lampadaires

huffingtonpost.fr

Après les moutons phosphorescents, les arbres phosphorescents…

Pourtant l’idée n’est pas nouvelle : déjà en décembre 2010, une équipe de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni, avait réussi à mettre au point un procédé permettant de transférer des informations de type bioluminescence – la production et l’émission de lumière par un organisme vivant – à d’autres espèces, en vue de créer ultérieurement des arbres phosphorescents. L’équipe avait alors estimé qu’un arbre biolumineux n’aurait besoin que de 0,02% de l’énergie qu’il absorbe pour produire une lumière suffisante pour éclaire une rue. Le projet avait remporté le premier prix de la compétition IGEM 2010, récompensant les meilleures innovations en génie génétique.

De même, dans les années 1980, un plant de tabac modifié avait été créé dans une université californienne.

Mais cette méthode, s’inspirant de la bioluminescence aquatique, bien que pratiquée depuis longtemps, n’a apporté à ce jour que trop peu de résultats.

Cette possible avancée revient sur le devant de la scène avec l’idée de jeunes scientifiques du laboratoire californien, Glowing Plant Project, de produire des arbres fluorescents capables de nous éclairer la nuit, ce qui permettrait à l’homme d’économiser une grande quantité d’énergie.

Les trois scientifiques, Omri Amirav-Drory, Kyle Taylor et Anthony Evans, sont persuadés que leurs recherches peuvent aboutir et ceci dans un avenir proche.

Ils sont partis du constat selon lequel il existe dans la nature des êtres vivants naturellement phosphorescents, l’idée est alors de les utiliser afin d’illuminer les rues sans que cela ne rejette du dioxyde de carbone, sans consommer d’énormes quantités d’énergie et tout en bénéficiant de l’autonomie des plantes.

Le 24 avril dernier, face au succès des moutons phosphorescents, les chercheurs uruguayens avaient expliqué avoir injecté du gène de méduse dans celui du mouton pour obtenir leur fluorescence. Pour ce qui est de la fluorescence des plantes ou arbres, les chercheurs californiens ont affirmé pouvoir créer des plantes grâce au gène de la luciole.

Ils ont déjà réussi à isoler ce gène et ont réussi à l’insérer dans l’ADN d’un plant de moutarde. Ils espèrent à terme modifier des graines afin qu’elles puissent germer et donner à naissance à des plants phosphorescents.

Pour financer leur projet, ils ont fait un appel aux dons sur la plateforme crowdfunding et ont déjà réussi à récolter 370 000 dollars. Les trois hommes se sont fixés un objectif de 400 000 dollars,  il ne leur reste à ce jour que treize jours pour les acquérir. Les donateurs, ayant contribué à partir de 40 dollars, seront évidemment les premiers à recevoir une plante phosphorescente et pourront recevoir des informations sur l’avancée de ces recherches.

Que penser du point de vue écologique ?

Au vu de ces recherches, doit-on se féliciter de l’avancée écologique que cela représenterait si de telles recherches aboutissaient ? Au regard de ces recherches, nous pouvons certes nous montrer plus optimiste des fins révélées par les chercheurs, comparées à celles exprimées par l’Institut de reproduction animale d’Uruguay et l’Institut Pasteur de Montevideo, avec les moutons phosphorescents, lesquels avaient déclaré, suite à leur succès, pouvoir travailler dorénavant avec un autre gène dans le but de soigner postérieurement la maladie du diabète.

Car il est bon de souligner que les énergies fossiles seront tôt ou tard épuisées, alors pourquoi ne pas contourner ce problème en modifiant ce que l’on a à notre disposition, à savoir la nature ?

Néanmoins, il demeure louable de rester sceptique quand il est question de modifier génétiquement la nature car même si les arbres lumineux phosphorescents peuvent être utiles, quel sera l’impact sur l’arbre, l’environnement et les animaux qui y vivent ? Doit-on avoir peur de cette innovation ? Ces OGM seront, certes pas dans nos assiettes, mais tout de même, cela laisse dubitatif.

Pour d’amples informations sur les moutons phosphorescents (ici).

Il n’est donc pas impossible que l’on voit apparaître dans quelques années les premiers arbres phosphorescents.

En guise de mot de la fin, donnons la parole à Antony Evans, le leader de l’équipe, lequel est convaincu que leur découverte va révolutionner l’avenir : « Glowing Plants, c’est un symbole du futur, un symbole du développement durable, un symbole pour aider les autres à créer de nouveaux organismes vivants ».

Pour visualiser la vidéo en anglais :

Environnement : publication du World Risk Report 2012

Climate Himalaya

Avec la publication du World Risk Report 2012 (WRR), un nouveau message est adressé en faveur de la protection de l’environnement. L’Alliance allemande pour le développement Works (Alliance), Université des Nations-Unies pour l’environnement et la sécurité humaine (UNU-EHS) et The Nature Conservancy, qui a présenté le rapport, montrent que la dégradation de l’environnement est « un facteur important qui réduit la capacité des sociétés à faire face à des risques de catastrophe dans de nombreux pays à travers le monde ».

Des chiffres alarmants

Concernant la décennie 2002-2011, les chiffres sont bel et bien alarmants. Le nombre de catastrophes recensées s’élève à 4 130. Le nombre de décès affiché dépasse la barre du million. Quant aux pertes économiques, elles sont estimées à « au moins 1,195 trillions de dollars ».

Une classification selon le WorldRiskIndex

Le WorldRiskIndex, développé par l’Université des Nations-Unies pour l’environnement et la sécurité humaine, en coopération avec l’Alliance, permet de déterminer « le risque d’être victime d’une catastrophe naturelle » pour « 173 pays » du monde. On apprend par exemple que les Etats les plus « à risque » en cas de catastrophe sont « les Etats insulaires du Pacifique de Vanuatu et Tonga ». Les nations les moins exposées sont « Malte » et « le Qatar ».

Liens entre la dégradation de l’environnement et les risques

L’accent a été mis sur les liens qui existent entre la dégradation de l’environnement et les risques, notamment grâce à The Nature Conservancy, qui a été un partenaire incontournable dans le rapport de cette année. Le Dr Michael Beck, responsable scientifique marine à The Nature Conservancy, explique ainsi : « ce rapport illustre le rôle important que la nature peut jouer dans la réduction des risques pour les personnes et les biens contre les aléas touchant les littoraux comme les tempêtes, l’érosion et les inondations. Ainsi, les récifs coralliens ou les mangroves apparaissent comme des protections naturelles flexibles, rentables et durables et constituent une premières lignes de défense que d’autres éléments tels que la pêche, le tourisme, les digues ou les brise-lames ne fourniront jamais ».

Par exemple, 200 millions de personnes pourraient souffrir de coûts bien plus élevés lors de catastrophes si les récifs coralliens qui les protègent étaient dégradés. Démonstration en est faite par Michael Beck et Christine Shepard, co-auteurs du WRR. Les pays les plus vulnérables au regard de cette menace sont l’Indonésie et l’Inde (> 35 M d’habitants chacun), suivis par les Philippines (> 20M), Chine (> 15 M), Brésil, Vietnam, le Brésil et les Etats-Unis (tous> 7M). En outre, une vingtaine de pays ont une majorité de leur population vivant à de basses altitudes et près de récifs. Les Maldives, Palau, Saint-Kitts-et-Nevis, la Grenade, les Bermudes, les Bahamas, et à Bahreïn sont donc également visés.

Les autres « points chauds »

Le Dr Jörk Birkmann, de l’UNU-EHS, précise que « le WorldRiskIndex révèle les hotspots mondiaux pour des risques de catastrophe en Océanie, en Asie du Sud, le sud du Sahel et surtout en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Ces lieux ont des niveaux de menace très élevé avec des population très vulnérables ».

Parions que l’ouragan Sandy fera moins de dégâts à New-York qu’aux Antilles, plus fragiles.

Sources : catnat.net, nature.org

Les crustacés d’eau douce, ces indicateurs de la qualité des eaux

Les crustacés d’eau douce sont menacés en France métropolitaine. C’est la conclusion d’un travail de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et du Muséum national d’Histoire naturelle. Or cela indique que la qualité des eaux n’est plus au rendez-vous…

Un état des lieux des crustacés d’eau douce a été dressé par l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle après trois ans de travail. Les 576 espèces résidant en France métropolitaine ont été étudiées et il s’avère que près de 28 % d’entre elles sont menacées.

Les écrevisses les plus fragiles

Les espèces les plus menacées sont les écrevisses : les aménagements des rivières dégradant leur environnement et la maladie mortelle, la peste des écrevisses, répandue par une écrevisse américaine introduite – qui en outre entre en compétition avec les espèces endémiques – impactent très fortement les populations d’écrevisses françaises.

En haut du triste podium, l’écrevisse à pattes blanches est ainsi classée comme espèce « vulnérable », l’écrevisse à pattes rouges « en danger » et l’écrevisse des torrents « en danger critique ». Les écrevisses sont très sensibles à la pollution chimique de l’eau et sont donc des indicateurs de la qualité de l’eau. Dans le Var par exemple, alors que le plan de lutte contre l’invasion du moustique-tigre bat son plein, l’utilisation de produits chimiques dans les plans d’eau afin de détruire des nymphes de moustiques est aussi source de mortalité pour le petit crustacé Chirocephalus spinicaudatus, classé « en danger critique » …

La solution en amont

La solution la plus évidente est de protéger les milieux de la pollution et des aménagements car la seule sensibilisation ne suffit pas. De telles actions seraient bénéfiques à toute biodiversité des milieux protégés : pensons à la zone interdite autour de la centrale de Tchernobyl, qui après 25 ans, est devenue, malgré la radioactivité,  florissante de biodiversité. Sans aller à une interdiction totale de l’activité humaine dans les zones concernées, de études d’impact poussées devraient être réalisées avant la réalisation de projets en abord des points d’eau, rivières ou fleuves, ou impactant la ressource hydrique.

Indispensables crustacés

Bien que les écrevisses soient les fers de lance de la communication de l’UICN, puisque ce sont de relativement grosses espèces, il faut considérer que la plupart des crustacés menacés sont microscopiques et méconnus du grand public. Ce qu’il faut retenir, c’est que ces animaux jouent le même rôle que les insectes sur terre : ils « contribuent à filtrer l’eau et à contrôler la prolifération des algues ». Ils constituent aussi les premiers maillons de la chaîne alimentaire et les faire disparaître serait synonyme de désastre écologique, peut-être même plus que celle des grands animaux qui touchent pourtant plus le public ; n’oublions pas que toutes les espèces ont leur place dans les écosystèmes, que nous devons préserver, car nous, l’espèce humaine, avons conscience de nos actions et portons donc la responsabilité de l’avenir de la biodiversité.

Source : revue de presse UICN.

Des papillons mutants ont été découverts à Fukushima

On savait que la radioactivité était cause de mutations chez les organismes vivants. Preuve encore à Fukushima : des papillons mutants y ont été découverts.

À plus de 200 kilomètres de Fukushima, les papillons présentent des altérations génétiques qui provoquent des malformations.

Un taux de malformations élevé, voilà ce que révèle une étude scientifique japonaise publiée dans la revue Scientific Reports. Et pas seulement dans la zone d’exclusion de 20 kilomètres : c’est jusqu’à plus de 200 kilomètres de distance de la centrale que des papillons mutants ont été retrouvés.

Résultats de l’étude sur les papillons

En mai 2011, les scientifiques ont capturé des spécimens exposés à la radioactivité sous forme de larves et ont constaté que 12 % des papillons étaient alors atteints de malformation touchant surtout les ailes – plus petites – et les yeux – malformés. Il est inquiétant de constater que les malformations se transmettent aux générations suivantes : à la seconde génération 18 % de malformations étaient constatées et le taux s’élève encore à la troisième génération et monte à 33,5 %.

Si la radioactivité a globalement décru depuis, dans la région de Fukushima, tout l’écosystème a été contaminé et les papillons, se nourrissant de plantes contaminées, ont continué de subir les effets pervers de la radioactivité : en septembre 2011, 28 % des papillons étaient mutants et ce taux grimpe à 52 % après une génération élevée en laboratoire.

Soulignons qu’il est tout de même dommage que l’étude ne révèle pas le pourcentage de larves de papillons n’ayant pas atteint le stade adulte…

Et chez l’homme ?

Pour le moment, aucun cas de mutation n’a été détecté chez l’homme mais les cancers de la thyroïde et des ganglions lymphatiques seront à surveiller dans les années à venir, l’expérience de l’accident de Tchernobyl nous ayant tristement appris que ces maladies apparaissent chez l’homme après une exposition chronique aux radiations due à la dispersion dans l’atmosphère d’éléments radioactifs…

Les déchets du tsunami gangrènent l’univers marin des Etats-Unis

Depuis quelques semaines sur les côtes américaines et canadiennes, les promeneurs découvrent chaque jour plus de déchets. Des dizaines de milliers d’entre eux les ont déjà atteintes gangrénant l’univers marin des Etats-Unis. Ces Déchets, d’origine japonaise, sont des résidus charriés par les vents et les courants marins suite au tsunami du 11 mars 2011 qui a déferlé sur le Japon et, qui menacent aujourd’hui la biodiversité.

Photo: paperblog.fr

Prolifération d’espèces invasives

Les autorités concernées savent qu’elles vont bientôt, et durant un temps illimité, faire face à une situation inédite. Elles doivent mettre en place des mesures en internes et sensibiliser le public, pour procéder à un immense nettoyage des côtes polluées, voire de la mer. Tâche qui sera, comme chacun sait, pénible et sans fin, les déchets du tsunami, enfermés dans la mer intérieure du Japon, convergeant irrémédiablement vers l’Amérique du Nord.

En plus de détériorer le milieu naturel, ces déchets sont également ingérés par les espèces marines locales (oiseaux, poissons…), créant ainsi un énorme fléau et entraînant la mort de nombreux poissons. Cette pollution a donc des conséquences sur l’écosystème marin mais aussi sur les hommes, ces déchets favorisant la prolifération de certaines espèces invasives d’algues, de crabes et d’organismes marins divers.

Quelles conséquences pour la biodiversité ?

Cette pollution due aux déchets du tsunami se révèle très complexe et son impact « inquantifiable ». Selon le professeur John Chapman, spécialiste des espèces invasives à l’Oregon State University Hatfield Marine Science Center, « c’est un peu comme des flèches tirées dans le noir. Certaines d’entre elles pourraient atteindre leur cible », d’autant que James Carlton, professeur des sciences de la mer, estime que « environ 500 plantes et animaux invasifs étrangers » auraient déjà investi les eaux territoriales américaines, menaçant quelques 400 espèces en voie de disparition. Autant dire un vrai cauchemar pour l’écosystème dans sa globalité et la biodiversité locale.

Les déchets créés par le tsunami ne sont pas seulement du bois, du plastique ou des matériaux de construction. On trouve également parmi eux des barils « renfermant des produits chimiques » toxiques à redouter, des impacts sanitaires étant alors envisageables, selon Andrew Cohen, Directeur du Centre de recherche sur les bio-invasions de Richmond en Californie.

Quel avenir pour la biodiversité ?

Face à cet afflux désastreux de déchets et avant de vivre une situation environnementale sans précédent, « le seul moyen de défense, c’est la détection », déclare la chercheuse au NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) Mandy Lindeberg. Une raison supplémentaire de s’inquiéter en Amérique du Nord, les prévisions des climatologues qui annoncent pour l’avenir « une intensification et une multiplication des phénomènes climatiques extrêmes ».

A quoi s’entendre donc pour les années à venir ? Ce scénario catastrophe « d’un monde aquatique gangréné par des espèces exotiques invasives n’en semble pas moins relativement crédible à long terme ». Quel avenir pour la biodiversité marine ?

Source : ZeGreenWeb.com

Méditerranée : quand le plastique tue la biodiversité marine

Deux récentes études scientifiques, menées par les chercheurs de l’Expédition MED (Méditerranée en Danger),  ont révélé la présence de 290 milliards de micro-fragments de plastiques dans les eaux méditerranéennes. Micro-plastiques ayant la fâcheuse faculté de fixer les polluants persistants et de les transmettre à la chaîne alimentaire via le phytoplancton, tuant, de ce fait, la biodiversité marine et affectant les consommateurs.

Photo: envi2bio.com

Une mer de plastiques

Dans le cadre de MED, les chercheurs ont mené deux campagnes scientifiques, en 2010 et 2011, afin de surveiller la qualité de l’eau et de la vie marine en Méditerranée. Les  quelque 290 millions de micro-plastiques flottant découverts dans la partie méditerranéenne nord-occidentale apparaissent comme une menace pour la chaîne alimentaire, les déchets polluants étant ingérés par les poissons. Les chercheurs ont décelé environ 115 000 éléments ou fragments de micro-déchets par km² dans cette même zone, avec un maximum atteignant 892 000 éléments, selon l’analyse pratiquée sur les prélèvements. L’équipe de scientifiques, issus d’une dizaine de laboratoires universitaires européens, comme l’Ifremer, l’Observatoire de Villefranche-sur-Mer, et le CNRS, a publié ses résultats, en avril 2012, dans le périodique scientifique « Marine Pollution Bulletin ». Bruno Dumontet, responsable de l’expédition déclare que « les données confirment et valident les premières études liées à la campagne 2010 ».

Une véritable « soupe de plastique » composée de 60 à 80% de déchets véhiculant des espèces invasives, telles que des plantes exotiques mettant « en péril la biodiversité marine » – en plus des polluants persistants – à l’origine de la polymérisation de la mer Méditerranée, a été mise en lumière. Ces micro-plastiques de 0,3 à 5 mm de grandeur, de diverses compositions, tels que les filaments, le polystyrène, les films minces en plastique, issus de la fragmentation des emballages et de résidus industriels, comme des billes de polystyrène, peuplent cette faune très particulière. Roland Courteau, Sénateur de l’Aude, alarmé par la pollution en Méditerranée, pointe du doigt « la biodégradabilité des sacs plastiques » estimée à seulement 30% et propose dans un rapport gouvernemental 10 pistes pour sortir de cette situation d’ici 2030. A l’heure où le 7ème continent s’étend de plus en plus dans le Pacifique, les expéditions MED permettent de connaître les impacts des micro-plastiques  sur la biodiversité marine.

Dangereux impacts sur la chaîne alimentaire

L’expédition MED, menée d’août à septembre 2011, exploite des techniques poussées d’observation et de collecte du milieu marin. Pour affiner les relevés des outils de mesure traditionnels des courants, dans lesquels vivent les planctons, les scientifiques ont utilisé deux flotteurs équipés de balises Argos. En complément, 240 prélèvement du milieu ont été effectués, certains jusqu’à 100 mètres de fond, dont 80 étaient composés de micros plastiques, et 160 de myctophidés, ces petits poissons situés à la base de la chaîne alimentaire aquatique, qui se nourrissent exclusivement de zooplanctons.

Les analyses pratiquées sur les myctophidés ont révélé la présence de micro-débris de plastique dans l’estomac de ces derniers. Le point noir que soulèvent ici les scientifiques du MED est que les myctophidés sont la source principale de nourriture des poissons pélagiques, comme le thon, l’espadon ou encore l’anchois, que nous avons l’habitude de consommer. Pour le directeur de l’expédition, les impacts sur les organismes marins sont énormes, et les risques sanitaires réels. Il signale qu’ « un million d’oiseaux de mer et 100 000 mammifères marins “meurent de nos déchets chaque année“ ». Les risques pour l’humain sont également bien réels, puisque les micro-plastiques que nous ingérons peuvent être de type POP (polluants organiques persistants) et les polluants chimiques de type polyéthylène, polypropylène et polyphénols, qui affectent les organismes.

La « nécessité » de poursuivre les recherches

Suite aux résultats alarmants qu’ils ont obtenus, les scientifiques de l’expédition ont décidé « d’interpeller l’Union Européenne et ont lancé une pétition européenne visant à recueillir plus d’un million de signatures dans le cadre des initiatives citoyennes prévues par le Traité de Lisbonne ». Ils espèrent ainsi que la Commission européenne règlementera plus sévèrement « l’éco-conception des produits et de leurs emballages ».

Afin de prendre toute la mesure des dangers que recèle cette pollution et pour trouver des solutions pour limiter « cette catastrophe écologique en Méditerranée », les expéditions vont être poursuivies entre 2012 et 2014 dans l’ensemble du bassin méditerranéen, allant des côtes maghrébines, à la Lybie, en passant par les îles grecques. Les scientifiques insistent sur la « nécessité » de faire des études complémentaires pour évaluer les mécanismes de transfert des composés chimiques de plastiques aux zooplanctons, et mesurer l’impact des micro-plastiques sur l’environnement.

Source : Actu-Environnement.com

 

Sénégal : les bienfaits du riz aromatique

Photo: wikimedia.org

Les riz aromatiques ou riz parfumés de la vallée du fleuve Sénégal et le riz Nerica des plateaux du Sud apparaissent comme une solution pérenne pour assurer la politique d’autosuffisance en riz du Sénégal.

 Ces variétés sont de très bonne qualité et de surcroit très prisées par les Sénégalais. Outre leurs qualités gustatives, les riz parfumés s’adaptent bien aux changements climatiques et donnent de meilleurs rendements.  

Le riz Nerica, une réponse au changement climatique

Les agriculteurs confrontés aux baisses de la pluviométrie peuvent ainsi se prémunir de mauvaises récoltes grâce à ces variétés à cycles courts et  particulièrement adaptées aux conditions sèches.  « Le Nérica peut être une réponse au changement climatique » souligne Jean Michel Voisard, chef de projet économique à l’USAID ( United States Agency for international development).

Une politique d’intensification pour une meilleure autonomie

 L’agence USAID souhaite promouvoir les riz aromatiques et riz  Nerica dans toutes les zones de production rizicole du Sénégal. Pour cela, elle s’attache en étroite collaboration avec le Ministère de l’agriculture Sénégalais à permettre une disponibilité de semences avec certification. Elle a également mis  en place des mécanismes de financement novateurs pour offrir aux agriculteurs les moyens d’avoir des semences en qualité et quantité suffisantes.  Cette politique d’intensification entend contribuer à la réduction des importations et améliorer la sécurité alimentaire.

Une vulgarisation des riz parfumés

Le savoir-faire et la technologie nécessaires à une vulgarisation des variétés de riz parfumés ont porté leurs fruits.  Ces variétés sont aujourd’hui produites dans toute la vallée, de Saint-Louis à Matam et dans la zone Sud-est ( les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Tambacounda et Kédougou). De plus, le riz Nerica est une culture de plateau, il peut donc être expérimenté dans plusieurs zones comme le bassin arachidier. Mohammed Cissé, président du Réseau des producteurs de semences Nérica, confirme : «  aujourd’hui, nous disposons d’un important stock de semences de Nérica pour faire une bonne vulgarisation au Sénégal. »

Source: lesoleil.sn

Locavores vs Distavores

Les locavores, comme leur nom l’indique, sont des consommateurs de produits locaux et de saisons : ils sont éco-responsables. Ce mouvement venu des Etats-Unis – il a fait son apparition à San Francisco en 2005 – fait de plus en plus d’adeptes en France, notamment par le relais des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) dont il partage les valeurs. Très en vogue, il est toutefois critiqué par les distavores. 

Manger local pour préserver de l’environnement

Dans sa définition, le concept de locavoring prévoit une distance maximale de 160 km entre le lieu de production du produit et le lieu de sa vente. Le succès des Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne est aujourd’hui garanti par l’intérêt que les consommateurs portent à la préservation de leur environnement et de la qualité des produits qu’ils achètent. Les motivations des locavores sont multiples et traduisent les divers avantages à manger des produits locaux et de saison.

La première motivation est le temps réduit du transport des produits, donc moins de pollution. De récentes études ont démontré que la distance moyenne parcourue aujourd’hui par un produit alimentaire, de sa récolte à l’assiette du consommateur, est de 2400 à 4800km ! Le comportement du locavore se construit en réaction des crises énergétiques et climatiques.

Un aliment local signifie un aliment de saison et la relance de la productivité agricole dans des bassins ruraux, notamment à proximité des villes et dans les zones agricoles sinistrées, où le soutien de la population est indispensable et sans conteste. Manger de saison permet aux consommateurs de retrouver le rythme saisonnier de leurs ancêtres et de renouer avec une alimentation riche et variée.

Distavores : détracteurs du manger local

Les locavores ont, comme tous les mouvements dits « écologiques », leurs opposants. Le manger local est-il un bénéfice ou une arnaque ? Doit-on absolument manger local ? Le débat est lancé par les détracteurs des locavores, les distavores.

Cesser d’importer des produits alimentaires comme les bananes, le café, les céréales, le riz, seraient un risque considérable pour les économies des pays importateurs, souvent pauvres, émergents ou en développement. Un autre risque serait de priver les cultivateurs de revenus ou d’emplois. De plus, selon les détracteurs, consommer exclusivement local représenterait une grande perte de diversité alimentaire, et un poids impossible à tenir pour les cultivateurs locaux aux vues de la population toujours plus grande et en constante augmentation. Les distavores estiment aussi que le coût de l’alimentation locale est beaucoup trop élevé, leur faisant dire que le locavoring est un effet de mode.

Entre les deux mon cœur balance…

Il est certain que le locavoring est un concept très intéressant et qu’il mérite d’être défendu et suivi, toutefois il a ses limites. Une chose est sûre : le mouvement ne doit pas être suivi s’il représente des contraintes. Le repas doit rester un moment de plaisir !…

Novozymes s’engage pour le Mozambique

L’entreprise danoise Novozymes, spécialiste de la biotechnologie, a annoncé à la fin du mois de septembre, qu’elle allait se lancer dans un « projet pionnier » au Mozambique. Celui-ci vise à aider et inciter les petits exploitants agricoles à adopter des pratiques durables, en limitant les cultures sur brulis (défrichage des terrains par le feu), mais aussi à fournir à la population des moyens de cuisson de leurs aliments respectueux de l’environnement, des poêles à éthanol venant ainsi remplacer les cuisinières au charbon bien implantées au sein des ménages. L’objectif affiché est pour l’heure de fournir « à 20% des ménage de Maputo, la capitale du Mozambique » cette « alternative propre et concurrentielle au charbon de bois ».

Cette initiative privée poursuit un objectif louable : celui de lutter contre la déforestation, largement favorisée en Afrique par l’utilisation massive de charbon de bois. Mais il ambitionne également de s’attaquer à un problème de santé publique : selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et le PNUD (Programme des Nations Unis pour le développement), la cuisson au charbon de bois dans un environnement clos est, sans surprise, nuisible pour la santé de ceux qui en respire les échappements.

Novozymes vise par ailleurs, selon son vice-président Thomas Nagy, à démontrer que la biotechnologie peut contribuer à la protection de l’environnement ainsi qu’à la sécurité alimentaire, renforcée grâce à la réhabilitation future des sols dégradés par l’exploitation du charbon de bois.

Ce projet constitue le premier engagement de l’entreprise danoise dans le cadre de la Clinton Global Initiative, fondée par l’ex-Président américain en 2005, qui incite ses membres à prendre « l’engagement de mener à bien une proposition concrète en vue de relever un défi mondial majeur et à collaborer avec d’autres pour convertir ce plan en résultats significatifs et mesurables ».

Man and the Biosphere : 18 nouvelles réserves

La classification n’est évidemment pas suffisant, cependant l’intégration nouvelles de 18 sites au nombre de réserves de biosphère du programme MAB (Man and the Biosphere) est une étape positive dans la préservation de la planète.

Le programme MAB de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) est caractérisé par une forte intégration des communautés locales afin qu’elles impliquent dans la gouvernance, la gestion, la recherche, la formation et le suivi du site protégé. Il privilégie une approche qui associe conservation de la nature et développement socio-économique.

Ainsi ces inscriptions au patrimoine naturelle ont permis à la Lituanie, aux Maldives et au Togo de voir, pour la première fois, la reconnaissance de leurs réserves. A l’inverse, l’Australie a décidé de retirer l’île Macquarie du Réseau mondial de réserves de biosphère car cette dernière ne compte aucun habitant alors qu’il s’agit d’un critère du réseau mondial depuis 1995.

Chacun des sites réaffirme les objectifs de l’Unesco que ce soit l’accélération du développement durable et la gestion globale des sites  à l’exemple du lac Bras d’Or du Canada – mer intérieure salée qui communique avec l’Atlantique et abrite 14.000 personnes, l’accent sur la grande diversité culturelle comme sur la montagne Mao’er, en Chine, où plusieurs minorités cohabitent avec les Chinois Han. La promotion des technologies vertes et les économies d’énergie sont elles aussi mise en valeur grâce au programme MAB, qui félicite le dynamisme des habitants de l’archipel Blekinge, au Sud-est de la Suède.

Suite à la conférence de Dresde, on dénombre 580 réserves de biopshère du MAB dans 11 pays du globe. La question des moyens et du respect des engagements reste toujours à vérifier sur le long-terme.

Source: actu environnement, tela-botanica

Tibet : Un programme de protection pour le plateau du Qinghai

Jeudi 23 juin, un vaste programme de protection de l’environnement et l’écosystème du plateau Qinghai-Tibet a été publié par le Conseil des Affaires d’Etat pour les 20 prochaines années. Selon un communiqué publié sur le site du ministère de la protection de l’Environnement, « le plateau Qinghai-Tibet doit relever de sérieux défis liés à son environnement naturel complexe et fragile et à la structure économique déséquilibrée de la région ». Le nouveau projet joue également un rôle important pour l’écologie, la stabilité aux frontières et la solidarité interethnique.

Un programme en trois phases

La feuille de route est composée de trois étapes :

–         L’une avant 2015, la dégradation et la pollution de l’écosystème devraient être stoppées avec efficacité ;

–         En 2020, la région devrait sans réserve adopter un modèle de développement équilibré, qui se concentre sur la croissance économique et la protection des écosystèmes, avec une amélioration globale de la qualité de l’environnement ;

–         Enfin en 2030, la restauration d’écosystèmes sains devrait être en place.

Un environnement complexe et fragile

Selon les écologistes, autrefois intact, le plateau Qinghai-Tibet a été fragilisé par de nombreux facteurs :

–         La désertification liée aux activités intensives de l’homme, comme l’exploitation minière, le surpâturage ou la dégradation forestière pour la construction de logements ;

–         La dégradation écologique aggravée par le réchauffement climatique qui soulève un risque de sécheresse ;

–         La dégradation des forêts primitives par la population locale afin de créer des logements ;

–         La cueillette de champignons rares pour la médecine chinoise de Yarsagumba…

Wen Guodong, le secrétaire adjoint du Parti de la préfecture, explique que plus de la moitié des prairies sont endommagées, et plus de 46 % de la terre souffre de pertes en sol et en eau.

Le programme a également listé 10 zones de protection prioritaires

La préfecture autonome tibétaine de Yushu définit six zones de protection : le Tibet, le Qinghai, le Sichuan, le Yunnan, le Gansu et le Xinjiang ; des régions spéciales où les ressources naturelles sont abondantes. Quatre autres zones concernent la Montagne et les trois grands fleuves qui tirent leur source au cœur du plateau.

L’action est d’autant plus urgente que suite au séisme de 2010, une partie de la population s’est concentrée dans les villes de la région, créant une importante pression démographique sur les ressources et l’environnement fragile.

Lu Zhi, professeur de biologie de la conservation à l’Université de Pékin précise qu’il est primordial de permettre aux habitants de participer aux programmes de protection et de leur fournir des moyens de subsistance durables afin qu’ils ne dépendent plus des ressources naturelles.

Indépendamment, l’organisme de surveillance environnementale chinois a lancé une étude à l’échelle nationale sur plus de 80 installations de traitement de la pollution des sociétés cotées en bourse qui rejettent des métaux lourds polluants.

La protection de l’environnement délicat du plateau Qinghai-Tibet montre une prise de conscience des autorités du Tibet et de Chine qui n’attendent pas l’état de non-retour pour commencer à agir…

Afrique du Sud : Apprendre la gestion durable des forêts

foret afriqueAu port Saint John, en Afrique du Sud, une nouvelle association vient de voir le jour afin de soutenir la communauté africaine dans la gestion de ses forêts de manière durable.

L’association des usagers de la forêt de la Wild Coast est le fruit de l’Association Wessa (acronyme anglais pour collectif de la faune et de l’environnement d’Afrique du Sud) et de l’organisation des fermes et de la forêt de la Wild Coast.

L’association a trois objectifs :

–         identifier les besoins de tous les acteurs liés à l’usage ou à la gestion des forêts ;

–         améliorer la sensibilisation de public à la biodiversité et à l’utilisation des ressources naturelles ;

–         fournir des opportunités de carrières dans le secteur de la biodiversité – botanistes, écologistes, biologistes…

Au travers d’un apprentissage tant pratique que théorique, l’association espère inculquer à la population, et particulièrement à la jeunesse, les bonnes pratiques de développement durable. L’Association s’est installée à Saint-John mais aspire à une répercussion de son enseignement sur d’autres communautés africaines.

La sensibilisation va passer beaucoup par l’école pour agir tant sur les élèves que sur les professeurs. « Cela garantit que les générations futures pourront toujours profiter et protéger les régions uniques, la flore et la faune du Cap Est » déclare Douglas Cwaba, président de l’association nouvellement formée.

L’initiative n’est pas inédite mais a le mérite de regrouper la lutte pour la biodiversité de plusieurs associations en une seule et d’élargir le nombre de communautés sensibilisées. Aussi, l’association n’entre pas en véritable opposition avec les priorités de l’emploi et de l’économe en offrant de véritables perspectives d’avenir à la population…

L’association Plante un Souhait arpente les Etats-Unis

crédits : fotosearsh.fr

L’association « Plant a Wish » – Plante un Souhait – fondée à Hawaï, arpente les cinquante états américains. Son objectif ? Mobiliser les communautés locales afin de planter des arbres « indigènes » – autrement dit locaux – sur le territoire des Etats-Unis. Ceux-ci sont en effet assimilés à un héritage vivant. Ces opérations prennent la forme de petites cérémonies, au cours desquelles les participants sont invités à planter, non seulement une jeune pousse, mais également plusieurs souhaits, prières ou espoirs.

A terme, les fondateurs de cette association souhaitent réaliser un documentaire permettant de sensibiliser le public à la préservation des arbres au sein de leur milieu naturel. Ceux-ci, Sara Tekula et Joseph Imhoff, misent ainsi sur leur curriculum vitae pour mener à bien ce projet. Ils sont en effet tous deux journalistes, auteurs de différents documentaires, et dirigent une entreprise de production à Hawaï.