Le tourisme, la pollution et l’écotourisme

Les impacts négatifs de l’industrie du tourisme se manifestent quand le niveau de l’impact environnemental des touristes est supérieur à la capacité de l’environnement à s’y adapter. Le tourisme de masse incontrôlé représente une vraie menace pour les différentes zones naturelles du monde qui se retrouvent en surexploitation et souffrent de pollution.  La pollution issue du tourisme met une énorme pression sur les zones touchées avec des dégradations environnementales telles que l’érosion des terres, les rejets d’eaux usées dans les mers et les rivières, la destruction des habitats naturels des animaux, la pollution par une gestion négligée des déchets et la pollution de l’air. Avec une montée de la sensibilité des populations aux enjeux environnementaux, l’écotourisme devrait se trouver une place de choix dans les années à venir.

Les Maldives : île paradisiaque et calamité environnementale

Elle s’appelle l’île Thilafushi. Elle est seulement l’un des nombreux exemples de l’impact du tourisme sur l’environnement. Elle est située à l’ouest de Malé, la capitale des Maldives  à seulement une demi-heure en bateau. Il y a encore quelques années, cette île était aussi belle que les autres îles formant l’archipel des Maldives, une destination haut de gamme et fortement prisée par les touristes. Aujourd’hui, elle est une immense poubelle fumante à ciel ouvert où s’amassent des tonnes de déchets issus du tourisme mais aussi de toutes les îles avoisinantes.

Tourisme et Pollution – Thilafushi Island

Les déchets qui augmentent depuis 1993 sont en permanence brulés par des hommes qui y travaillent dans des conditions déplorables et les fumées sont rejetées dans l’atmosphère sans aucun traitement. Les vagues sont aussi en contact avec les flancs pollués au plomb et au mercure de l’île. Cette pollution peut très facilement impacter la chaine alimentaire des habitants qui subsistent grâce à la pêche. Le gouvernement des Maldives a effectué une étude qui démontre que  chaque touriste génère plus de 5 kg de déchet quotidiennement, contre 2 kg pour les habitants de Malé. Le million de touristes annuels représente trois fois le nombre de résidents de l’archipel. Après calcul, l’industrie du tourisme en est effectivement pour quelque chose dans la catastrophique évolution de l’environnement insulaire.

L’écotourisme, le tourisme durable et responsable

Il ne faut pas confondre l’écotourisme avec d’autres pratiques de tourisme responsable et citoyennes qui ne sont pas moins importantes. L’écotourisme est le tourisme qui limite au maximum l’impact sur l’environnement des visiteurs. Le tourisme éco-responsable met les visiteurs à contribution. Le tourisme doit être bien encadré. Le danger que représentent des visites touristiques en Arctique ou en Antarctique par exemple doit être évalué pour les touristes et pour les animaux dont l’ours polaire qui est en voie d’extinction. Selon Mikhaïl Babenko, qui travaille pour le WWF Global Arctic programme, le bruit des moteurs de bateaux et des sources humaines ont une influence négative sur la vie marine.

De Sotchi à Rio, 2014 connaitra un flux migratoire significatif en termes de tourisme sportif. L’accueil des compétitions sportives est une lourde responsabilité pour les pays concernés car ils se retrouvent à gérer une masse humaine qu’il est statistiquement impossible à estimer avec précision. Le comportement des visiteurs est aussi variable car ils se retrouvent dans un environnement différent.  Les débordements plus que probables peuvent lourdement impacter l’environnement. La préparation de ces jeux a aussi un impact sur l’environnement qu’il faut mesurer et limiter au maximum.

L’éco-tourisme est un modèle alternatif du tourisme traditionnel qui consiste à donner une expérience plus « verte ». Le tourisme  responsable inclut des actions de sensibilisation des visiteurs aux enjeux pour la protection de la faune, de la flore et de la population locale d’un pays ou d’une région. Cette évolution du tourisme cache un potentiel significatif et divers pays commencent à se positionner en matière d’écotourisme et de tourisme responsable. Par exemple au Bhoutan, le gouvernement a décidé de prioriser le respect de la nature et des traditions comme un dogme national. Le Bhoutan se positionne sur l’écotourisme de luxe. Et pour cause, chaque touriste reverse quotidiennement 250 $ de taxe qui sert à la préservation du pays, enclavé entre l’Inde et la Chine, à l’est de l’Himalaya. En France, les projets éco touristiques  se développent davantage à un niveau local que national.  La Loire-Atlantique soutient notamment des projets innovants tels qu’ un téléski nautique qui fonctionne à l’électricité, mise en valeur des loups par le parc animalier du sentier des daims, à Frossay, des chambres d’hôtes intégrées à la nature entre autres.

En 2013, selon les statistiques de l’administration chinoise du Tourisme (CNTA), les chiffres du tourisme en Chine étaient en net recul avec une chute de 10%. Tout comme le tourisme affecte l’environnement, la pollution fait aussi effet boomerang sur l’industrie du tourisme qui doit trouver le juste milieu afin de limiter son impact environnemental.

Campagne du ministère de l’Ecologie : des nuits plus sombres dès le 1er juillet

developpement-durable.gouv.fr

A partir du 1er juillet, tous les bureaux d’entreprises, commerces et autres bâtiments non résidentiels ainsi que les façades de bâtiments auront l’obligation d’éteindre leurs éclairages la nuit entre 1h et 7h du matin.

Cette mesure a été définie le 25 janvier dernier par Delphine Batho, ministre de l’Ecologie et de l’Environnement. Publiée le 30 janvier dans un arrêté ministériel, elle prendra effet à compter de ce 1er juillet. La mesure s’applique à tous. Néanmoins, des exceptions sont prévues les veilles de jours fériés « chômés », la semaine précédant Noël et lors d’évènements locaux exceptionnels.

La mesure ne concerne pas les éclairages publics ou ceux destinés à la sécurité des bâtiments, ni les éclairages intérieurs des logements et ceux des parties communes.

Campagne d’information du Ministère

Pour accompagner cette décision, le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a lancé, le 12 juin, une campagne d’information (affiche et dépliant) mise à la disposition de l’ensemble des élus et des acteurs économiques mais aussi, et surtout, à destination du grand public, sur le site Internet du ministère (à voir ici). Le site a été mis à jour le 27 juin.

La campagne s’articule, en outre, autour d’une compréhension en images de la prochaine réglementation (ici).

Avec le slogan « Eteindre la nuit, c’est faire des économies », le Ministère essaye de montrer que la mesure est « efficace » en termes d’économies d’énergies et au niveau environnemental, grâce à une réglementation stricte et contrôlée.

Explication concrète de la mesure

Sur le site gouvernemental, la future et prochaine mesure est expliquée concrètement :

–   dans la rue : « les vitrines des magasins de commerce ou d’exposition doivent être éteintes entre 1h et 7h du matin ; ou une heure après la fermeture lorsque l’activité se poursuit après 1h »

–   pour les entreprises : « les éclairages intérieurs des locaux professionnels doivent être éteints une heure après la fin de l’occupation des locaux »

–   dans la ville : « les façades des bâtiments doivent seulement être éclairées à compter du coucher du soleil et au plus tard jusqu’à 1 h du matin »

Une mesure bénéfique du point de vue économique et écologique, et pour la biodiversité

Selon l’Ademe et le Ministère de l’Ecologie français, l’objectif de cette mesure sera double, du point de vue économique et écologique : elle permettra une économie de 200 millions d’euros, l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 750 000 ménages, et elle contribuera à la préservation de la biodiversité, en évitant l’émission de 250 000 tonnes de CO2 et de pollutions lumineuses inutiles.

Un autre aspect environnemental bénéfique de cette mesure : elle sera sans doute un avantage pour la vie sauvage. Selon universcience.fr, « de nombreux oiseaux migrent durant la nuit et sont très certainement désorientés par l’éclairage de la ville. Ils peuvent donc perdre un temps précieux à retrouver leur chemin, voire s’écraser contre des immeubles ».

Contrôle et réglementation de la mesure

Selon le ministère de l’Ecologie, des contrôles seront effectués par les maires et les préfets, et toute infraction d’un exploitant l’expose à une amende de 750 euros.

Déjà le 5 juin, une circulaire ministérielle avait précisé des modalités supplémentaires d’application de cet arrêté. Pour la visualiser (ici) .

Elle informe notamment que «la réglementation ne concerne pas, entre autres, la publicité lumineuse et les enseignes lumineuses dont les horaires de fonctionnement sont régis par le décret N° 2012-118 du 30 janvier 2012 ». Il est également précisé que des « dérogations aux horaires d’illumination sont possibles par arrêté préfectoral pour certaines périodes, ou pour certains évènements, ou encore dans certaines zones (il s’agit de zones touristiques) ».

N’ayez pas peur du noir

Il fera donc plus noir la nuit dans les rues françaises…

Ceci est très certainement une bonne nouvelle pour les écologistes et toute personne défenseuse de l’environnement, mais il reste néanmoins certain que les nuits ne sont pas sûres et le seront très certainement moins à compter du 1er juillet !

Eteindre également la lumière le jour

Regardons plus loin que cette mesure : comme le diront certains, « cette mesure un bon début, cependant on peut encore faire des économies plus importantes » sans forcément passer par le « tout ON » ou le « tout OFF ».

Dans un communiqué daté du 19 juin l’Association Française de l’Eclairage a souligné un fait extrêmement révélateur en déclarant qu’« en analysant la lumière naturelle et en détectant les mouvements, ces derniers représentent 70 % d’économies ».

En effet, selon blog.pages-energie.com, « avec une gestion intelligente de l’éclairage, et en incitant à un plan de rénovation dynamique on pourrait réaliser jusqu’à 6 fois plus d’économies ».

Il explique que la gestion « intelligente » c’est « juste l’ajout d’automatismes simples et efficaces (détecteurs de mouvement, capteurs de lumière du jour, gradation) permettant d’améliorer le confort visuel tout en faisant des économies supplémentaires en complément. Il y a donc aussi des économies d’énergie à faire pendant les heures d’activités dans les bâtiments tertiaires »…

Mot de la fin

On peut donc se réjouir d’une telle mesure mais comme toute chose, on peut toujours faire mieux, surtout lorsque l’on sait que le débat sur la transition énergétique, mené depuis septembre 2012 par la ministre Delphine Batho touche à sa fin en ce mois de juillet et que la rénovation énergétique est l’un des piliers du débat. Espérons donc y voir ressortir, dans la prochaine loi sur la transition énergétique, débattue au Parlement en 2014, des mesures concrètes en matière de rénovation énergétique et d’économies d’énergies.

 

Informatique « verte » : EELV et l’AGIT contre l’obsolescence programmée

La proposition de loi d’EELV et les 13 propositions de l’AGIT

fr.wikipedia.org

Le 18 mars, EELV a proposé une nouvelle loi au Sénat pour allonger la durée de vie effective des équipements électriques et électroniques. Cette loi vise à « lutter contre l’obsolescence et à augmenter la durée de vie des produits ».

L’obsolescence programmée est « l’ensemble des techniques par lesquelles un fabricant ou un importateur de biens vise, notamment par la conception du produit, à raccourcir délibérément la durée de vie ou d’utilisation potentielle de ce produit afin d’en augmenter le taux de remplacement ». Cette loi est portée par M. Jean-Vincent Placé, président d’EELV au Sénat, et les membres du groupe écologiste.

Pour  l’Alliance Green IT (AGIT), l’association des professionnels de l’informatique responsable, cette proposition de loi est « indispensable mais insuffisante ». Par conséquent, en complément de ces propositions de loi, l’association propose 13 solutions « concrètes, efficaces, et faciles à mettre en œuvre, sans attendre le vote » :

–  dans la rubrique « Fabricants », elle propose « l’allongement de la durée de garantie » ; « la facilité de réparation et de mise à jour matérielle» ; « l’Open Hardware ».

 –  pour les loueurs « l’allongement de la durée de la location financière (de 3 ans en moyenne à 5 ans)».

 –  pour les éditeurs de logiciels, ils préconisent de « supporter plus longtemps des anciennes versions de logiciel » et de « privilégier les logiciels ouverts ».

 –  concernant les « solutions côté utilisateurs », ils demandent aux administrateurs système d’« inciter à l’entretien de la couche applicative » telles que la « désinstallation des logiciels inutiles, la défragmentation, la suppression des fichiers temporaires » et aux directeurs informatiques d’ « aider les DSI à intégrer les coûts cachés du renouvellement dans le calcul du TCO Acheteurs » ; de « donner du poids aux écolabels complets et à la facilité de mise à jour du matériel dans les appels d’offre » ; d’’« intégrer la gestion des DEEE dès l’achat Gestionnaire de parc » et enfin de « favoriser l’architecture client-léger ».

 –  pour les « solutions côté pouvoirs publics », ils proposent de « diminuer le seuil-plancher d’amortissement » et de « communiquer auprès des entreprises ».

Frédéric Bordage, co-fondateur de l’Alliance Green IT, explique que « l’allongement de la durée de vie active des équipements électriques et électroniques (EEE) est indispensable pour réduire leur empreinte écologique qui se concentre lors de leur fabrication et de leur fin de vie. Il faut donc les utiliser plus longtemps pour en utiliser moins et réduire leur empreinte écologique et économique ».

Il est bon de noter qu’avec une durée de vie moyenne divisée par 3 en 25 ans, les achats de matériels high-tech ont été multipliés par 6 en France entre 1990 et 2007.

Pourtant, les Français seraient prêts à conserver leur matériel plus longtemps.

Une récente étude d’Ipsos pour Crucial.fr,  réalisée du 26 octobre au 1er novembre 2012 auprès d’un échantillon de 803 personnes représentatif de la population française possédant un ordinateur, montre en effet que les Français seraient prêts à « réparer » ou « booster » leur ordinateur plutôt que de le remplacer : « 86 % des Français pensent qu’il est préférable pour l’environnement de réparer un ordinateur ou de lui ajouter de la mémoire plutôt que de le remplacer » et « plus de la moitié d’entre eux (66 %) seraient même prêts à repousser un achat si leur matériel existant pouvait être rendu plus performant ».

Une dynamique en faveur de l’environnement

Le 7 juillet 2011 déjà, l’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, montrait via une étude le non-respect de l’environnement des technologies de la communication. Avec des exemples à l’appui, l’Agence a ainsi montré que l’envoi d’emails, les recherches sur le web ou encore les transmissions et lectures de fichiers par clé usb généraient une quantité importante de CO2. L’Agence a également publié Étude sur la durée de vie des équipements électriques et électroniques, en juillet 2012 ; un rapport de 100 pages sur le sujet.

Depuis, l’Alliance Green IT a proposé 8 gestes essentiels et certains fabricants s’impliquent de plus en plus pour la protection de l’environnement.

L’association expose ainsi ces « 8 gestes essentiels » : « utiliser le matériel le plus longtemps possible » ; « collecter et recycler le vieux matériel » ; « acheter du matériel d’occasion reconditionné » ; « en cas d’achat de matériel neuf, préférer le matériel éco-conçu » ; « débrancher tous les appareils électriques inusités » ; « mettre en veille votre PC aussi souvent que possible » ; « n’imprimer que le strict nécessaire » ; « réduire la consommation électrique de votre centre informatique ».

Du côté des fabricants, Acer, par exemple, vient de lancer une nouvelle gamme de moniteurs professionnels Acer B6. Cette gamme est « destinée aux utilisateurs professionnels recherchant confort, qualité d’image et design écologique ». Faisant partie de la gamme Acer Displays, ils sont fabriqués à plus de 10% avec du plastique recyclé et « une évaluation interne a montré que ces moniteurs pouvaient réduire la consommation d’énergie de 50% par rapport à d’autres moniteurs de la même catégorie ».

Quel impact énergétique et environnemental lié à l’utilisation quotidienne d’un ordinateur et ses périphériques ?

Un intéressant site internet présente de manière ludique les gestes et conseils utiles pour préserver l’environnement via l’informatique verte. Un jeu de missions sur le thème de l’informatique verte est proposé aux internautes. Le jeu consiste à interviewer  des experts « pour mieux comprendre » et avoir des « conseils d’usage » pour ensuite, en tant que journaliste, rédiger un article grâce aux informations collectées. Il est également possible de vérifier sa compréhension des interviews par le biais d’un Quiz et d’une Boîte à outils.

Bon reportage à tous.

Sources :

http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/energies-environnement/developpement-durable/221168925/obsolescence-programmee-13-s

http://www.indexel.net/sur-le-terrain/green-it-les-huit-gestes-essentiels-2974.html

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/comment-surfer-sur-le-web-en-polluant-moins_258461.html

Greenpeace : La mode et la pollution en Chine

Après son étude intitulée « Les dessous toxiques de la mode » publiée en octobre 2012, Greenpeace a publié « Toxic threads : Putting Pollution on parade » en Novembre 2012, qui démontre que la mode aurait un impact nocif sur l’environnement.  

Dans ce contexte, Greenpeace a organisé à Pékin, un défilé pour sensibiliser les consommateurs des produits toxiques composant les vêtements, qui dégradent l’environnement dans leur phase de production  en Chine.

Cette nouvelle étude de Greenpeace dénonce le déversement de déchets chimiques dans les rivières, lacs et réservoirs dans deux zones industrielles dans la province de Zhejiang en Chine : Binhai et Linjiang qui rassemblent un nombre considérable d’usines de textile. Cette zone est une véritable machine de production et d’approvisionnement pour de nombreuses grandes marques de vêtements. Néanmoins, les analyses de Greenpeace ont démontré la présence de produits nocifs pour la faune et la flore aquatiques des rivières ainsi que le danger que représentent ces produits pour l’agriculture avoisinante et les « fashion victims ». L’étude établit un lien direct entre ces trouvailles et les déversements des usines dans la nature sans pouvoir distinctement identifier les coupables. Le « Made in china » serait-il également une machine polluante et potentiellement dangereuse pour les consommateurs ?

« Made in China » : Polluant et dangereux ?

Certains produits identifiés sont cancérigènes et peuvent provoquer des perturbations endocriniennes chez l’homme. Les grandes cheminées des 9000 usines du comté de Haoxing retiennent également l’attention de Greenpeace. En enclenchant cette campagne « Detox » qui vise le secteur de la mode, Greenpeace frappe fort en mettant directement en cause plusieurs grandes marques de vêtements internationales qui se fournissent en Chine. L’industrie ayant un rôle important dans l’industrialisation et le développement dans cette région de la chine, Greenpeace lance un appel aux marques de veiller aux normes environnementales et sanitaires dans leurs chaînes de production et exige davantage de transparence sur les lieux de fabrication des produits et leurs contenus chimiques.

Source : Greenpeace

La sécheresse risque fort de perturber la nidification des oiseaux

crédits : fotosearsh.fr

 

L’association de protection de l’environnement RSPB, spécialisée dans le domaine de la protection des oiseaux vient de lancer un appel afin de sensibiliser le public aux dangers de la sécheresse sur leur habitat. De la boue humide est en effet nécessaire pour bâtir un nid. Or, elle se fait de plus en plus rare… Et cela pourrait aller jusqu’à influer négativement sur les chances des oiseaux de se reproduire avec succès. Elle nous suggère ainsi de mettre à leur disposition de la boue humide, dans un récipient peu profond.

La principale espèce menacée est l’hirondelle, qui produit généralement deux ou trois couvées durant l’été. Nichant généralement sur nos toits, celle-ci a besoin de fixer solidement son nid pour assurer la sécurité de sa progéniture. Il ne tient dès lors plus qu’à nous de lui en donner les moyens.

L’appel des religions à la protection de l’environnement

Dans le cadre de l’Interfaith Center for Sustainable Development (Centre inter-religieux pour le Développement durable), de Jérusalem en Israël, les chefs locaux du christianisme, du judaïsme et de l’islam ont lancé une campagne pour la protection de l’environnement basée sur les préceptes de leurs religions.

Un retour au « pragmatisme »…

Réchauffement climatique, acidification des océans et crise des espèces trouvent aujourd’hui des manifestations extrêmes. Personne ne peut plus ignorer l’urgence de prendre position et d’agir pour l’environnement afin d’éviter « le pire ». Les trois religions ont compris que sans une planète viable, aucun message « divin » n’aura d’échos.

Aussi c’est avec justesse que l’évêque catholique romain William Shomalie a remarqué que « si la Terre est polluée, cela touchera aussi bien les musulmans que les chrétiens et les juifs ».

Les « grandes » religions se disent naturellement vouées à sensibiliser leur fidèles aux grandes thématiques actuelles, or elles avaient jusqu’à peu laissé le domaine de « green » sur la touche. C’en est fait  avec le coup d’envoi de cette campagne de protection de l’environnement.

Parler de l’implication des religions pour l’environnement  n’est pas nécessairement du prosélytisme. Alors qu’André Malraux prophétisait que « le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas »,  et qu’aujourd’hui le ton est donné au développement durable, que reste-t-il ? Les pratiques les plus archaïques et destructrices de l’environnement persistent et les religions restent « un formidable vecteur de mobilisation » et ont une « audience considérable ». Un bon cocktail ?

…toujours voué à être diffusé…

Les trois monothéismes envisagent l’année prochaine d’organiser une conférence internationale pour « former leurs représentants respectifs aux problèmes de l’environnement ». La conférence aurait lieu en parallèle du sommet de Rio en 2012. Le but n’est pas de proposer une solution totalement alternative mais plutôt complémentaire.

Les religions investies ont l’intention de sensibiliser tant leurs croyants que « ceux du bouddhisme et de l’hindouisme aux problèmes écologiques dans la perspective de la foi », explique le rabbin David Rosen.

…« pour éviter le danger d’une crise climatique majeure »

Le dernier communiqué du centre inter-religieux pour le développement durable, qui s’appuie sur la Genèse,  appelle « les fidèles de toutes les religions à lutter contre l’effet de serre » et « de presser les dirigeants politiques à œuvrer en ce sens ». D’autant que les groupes de pression conservateurs de la Terre Sainte sont tout particulièrement puissant et « maintiennent leur (gigantesque) auditoire dans le déni vert ».

Recherche d’un renouveau d’audience ou non, cette initiative religieuse n’est pas à minorer. Elle peut faire sourire, elle peut rendre perplexe mais c’est un moyen d’inciter une part non négligeable d’individus dans le monde. A défaut d’avoir été convaincus par des arguments rationnels, les chefs religieux appellent leurs croyants à agir alors avec leur foi. Aussi preuve d’une ouverture, certains proposent que le centre inter-religieux trouve une entente avec l’Alliance of Religions and Conservation (ARC), créée en 1995, qui encourage des actions menées par des groupes religieux avec des ONG de protection de la nature et qui, comme lui, prône l’union sacrée.

Source: zegreenweb, bluewin

Nos bébés sont de véritables usines à biogaz

crédits : fotosearch.fr

 

C’est le genre d’affirmation qui fera sourire n’importe quel jeune parent. Et pourtant, l’idée est là. Celle-ci a germé dans l’esprit d’ingénieurs de Suez Environnement, qui sont parvenus à modéliser en laboratoire un concept de recyclage des couches en vue de produire du biogaz. Ce travail qui leur aura pris deux années, a été financé à hauteur de 40% par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Le procédé consiste ainsi « à broyer les couches usagées pour isoler les différentes matières qui la composent » détaille un ingénieur de l’entreprise dans une interview réalisée par le quotidien le Parisien. Un ingénieur de Sita France, société spécialisée dans la collecte et la valorisation des ordures, ajoute qu’ « une fois isolés, les plastiques pourraient être réutilisés pour fabriquer d’autres plastiques, et les déchets organiques servir à la production de biogaz, d’électricité ou de chaleur » par le biais d’un processus de fermentation.

Outre une production d’énergie, ce procédé pourrait aussi mettre un coup d’arrêt à la prolifération des textiles sanitaires dans nos décharges. Le quotidien indique ainsi qu’un million de tonnes de couches seraient jetées chaque année, s’ajoutant aux lingettes et autres mouchoirs, « soit 9% de nos déchets ménagers », alors qu’un bébé consomme approximativement 6.000 couches au cours de ses deux premières années de vie.

Source : le Parisien.

Agenda : atelier de concertation pauvreté-environnement en Centrafrique

Ce mardi 19 juillet 2011 s’ouvre, sous la présence du ministre de l’Environnement et de l’Ecologie, François Naouyama, l’atelier national de concertation Pauvreté-Environnement avec le concours technique et financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à Bangui.

L’objectif premier est la rédaction de documents nouveaux et récents sur la question de la pauvreté. Cependant le ministre a réitéré, après avoir longuement son soutien à l’initiative, tout en insistant sur l’importance d’y intégrer une dimension environnementale. Pour lui, « il s’agit de rendre les actions environnementales plus efficaces au profit de nos populations démunies ».

Il souligne la nécessité d’améliorer l’articulation entre les deux domaines. Ainsi pendant quatre jours, une quarantaine de délégués du ministère de l’Environnement et de l’Ecologie et de représentants des ONG nationales œuvrant dans le domaine de l’environnement vont se pencher sur  les questions environnementales ;  entre autres sur l’impact économique tel que la dégradation des terres. L’atelier doit aussi émettre un profil de pauvreté en République Centrafricaine.

La gouvernance africaine est un point clé aujourd’hui. La sécheresse sur la Corne d’Afrique en Somalie est le vibrant témoignage qu’environnement et pauvreté ne s’excluent pas. De la préservation de l’environnement : des sols et des sources dépend la vie de milliers d’Africains. Donner un visage à la misère des populations devrait permettre ainsi d’apporter des réponses concrètes aux besoins …

Sources: afriquehebdo, acap-cf

Développement durable : les plantes grimpantes pour des murs végétalisés

plante grimpante fleurie

La création de murs végétalisés à partir de plantes grimpantes est un bon exemple de démarche, facile et utile, à suivre en faveur du  développement durable. Les bienfaits des murs verts sont nombreux et franchement, il n’est pas trop compliqué de favoriser l’épanouissement de plantes grimpantes, elles poussent presque toutes seules!

Les bénéfices des façades végétales sont multiples :

Pour l’environnement : régulation de la température ; filtration les particules de poussière ; réduction de gaz à effet de serre ; réduction de la quantité et amélioration de la qualité des eaux de ruissellement.

Pour nous tous : amélioration de la qualité visuelle de l’espace aménagé en milieu urbain ; amélioration du confort des occupants en procurant une isolation sonore ; sensibilisation à l’importance des espaces verts en milieu urbain.

Pour le bâtiment : isolation thermique ; protection empêchant les pluies d’atteindre directement le mur et absorption également une partie de l’humidité ambiante ; protection de l’enveloppe du bâtiment des rayons solaires ultra violets, des températures élevées et des fluctuations journalières de température.

A Montréal, le Centre d’écologie urbaine développe, depuis plusieurs années maintenant, des « outils éducatifs et de sensibilisation dans le but de lutter collectivement contre les îlots de chaleur urbains ». C’est dans ce contexte qu’il a lancé le guide Les plantes grimpantes : une solution rafraîchissante accompagné d’un beau diaporama. Les communes françaises pourraient sans doute s’en inspirer ?!

crédits : Centre d'Ecologie urbaine de Montréal

Et puis pourquoi attendre l’action des élus ? Si vous le pouvez, n’hésitez pas à vous lancer et à planter vous-même les plantes qui décoreront les façades de votre domicile !

Marche à suivre pour faire pousser vos plantes grimpantes :

Pour la plantation en extérieur, une fois l’endroit de la plantation choisir, il faut creuser « un trou trois fois plus grand que la racine de la plante, dans le sol ». Pensez à plonger « les racines dans de l’eau un instant pour leur assurer une bonne hydratation ». Ensuite, il suffit de les enfouir « dans le trou, en prenant bien soin de l’incliner légèrement vers l’endroit où vous voudrez que la plante se développe ». Si vous estimez cela utile, « un paillage servira à recouvrir la surface, cela permettra de garder plus longtemps l’humidité du sol ».  Le plus important, à ce stade, est de « garder la terre bien humide, mais pas trop, pour que la plante puisse se développer ».

Quelle plante grimpante choisir ?

Le choix est large, donc il s’agit avant tout d’une histoire de goût. Les plantes peuvent être « caduques, persistantes (céanothes, camélias), avec des couleurs vives comme la vigne vierge, le concha, parfumées comme le chèvrefeuille, à floraison généreuse comme la clématite. Des exemples de plantes grimpantes ligneuses peuvent vous plaire : glycine, bignone, chèvrefeuille, et d’autres nécessitent d’être replantées, car elles sont herbacées : pois de senteur, coloquinte, ipomée. L’orientation du mur compte pour beaucoup dans l’accommodation de ces végétaux : si le mur est dirigé au nord, le jasmin d’hiver peut être envisagé. Au sud, l’ipomée ou le solanum se développeront facilement. L’est est propice pour le chèvrefeuille ou la vigne vierge, et l’ouest est bénéfique pour la glycine, les rosiers grimpants ou les bignones ».

Comment les entretenir ?

L’entretien des plantes grimpantes n’est pas difficile. Elles nécessitent simplement « quelques tailles, surtout lorsqu’elles dévient de leur trajectoire, et un peu de nettoyage comme la taille legère de rameaux en automne est aussi utile ».  Ne prenez pas la peine d’ajouter à la plantes des fertilisants, sauf si le sol l’exige, c’est-à-dire, s’il est vraiment pauvre.

Pour la taille, « une plante qui fleurit au printemps ne se taille pas en hiver, pour préserver les jeunes pousses. En revanche, pour les plantes à floraison estivale, celle-ci est taillée en hiver pour donner encore plus de fleurs. Certaines plantes ligneuses ont besoin d’être espacées, n’hésitez pas à sacrifier quelques branches ».

La principale mise en garde concerne évidemment la toiture et les gouttières. Attention à bien enlever les feuilles mortes pour qu’elles n’obstruent pas les chemins d’écoulement normal des eaux de pluie. N’hésitez pas, à « guider et de soutenir certaines plantes, dont la glycine, de façon à ce qu’elles ne s’enroulent pas autour des gouttières et de la tuyauterie ».

Les plantes grimpantes, parfaites pour des murs végétalisés, représentent une solution facile et pas cher pour améliorer notre environnement!

Sources : horticulteurs.net, ecologieurbaine.net

Tri sélectif, la Russie peine à faire le ménage

Crédits : www.objectifplanete.fr

Au XXIème siècle en France, l’absence d’un système de tri de nos déchets nous paraîtrait sans doute absurde. Au pays d’Eugène Poubelle, qui avait déjà prévu en 1884, la collecte sélective, le tri a été mis en place en 1974, et fait parti depuis de nos réflexes du quotidien.

Cependant, certains pays parmi les plus développés sont encore à la traîne en la matière. La Russie est l’un d’eux. Cette situation est d’ailleurs mise en lumière par un article publié par le site internet « la Russie d’aujourd’hui », intitulé « les déchets stimulent l’action civique ». Celui-ci met en lumière la passivité des autorités politiques russes en matière de gestion durable des déchets. Mais il nous présente également une raison d’espérer que ce grand pays rejoigne un jour le club des pays pratiquant le tri.

En effet, quelques groupes de volontaires rassemblés sous la bannière du MBN – « marre des déchets » – référencé par Greenpeace, organisent régulièrement depuis 2004 des actions ciblées et concrètes de collecte et de tri des déchets.  Parmi les plus importantes, on retrouve la mise à disposition, pour les habitants de Saint Pétersbourg, de conteneurs de tri sélectif. La municipalité ne souhaitant pas assurer le ramassage, c’était alors les volontaires eux-mêmes qui s’en chargeaient après un appel des concierges, lorsque les bacs étaient pleins.

La dernière initiative en date a été menée à l’initiative d’une jeune moscovite, Nastia Vichniakova. Orientée vers le MNB par Greenpeace, après avoir vainement tenté de faire appel aux autorités politiques locales, celle-ci a mené à bien une opération de nettoyage d’un parc public, collectant 230 sacs d’ordures sur place.

Phénomène encourageant, ce type de mobilisation et les volontaires qui y participent se multiplient depuis la fondation de la MBN en 2004. Mais nul ne sait encore si la Russie mettra un jour en place un système de tri sélectif généralisé.

Apple lance son programme de recyclage en France

La marque à la pomme se lance dans le recyclage de ses produits avec une toute nouvelle rubrique en ligne, qui vous propose de racheter vos appareils Apple de façon éco-responsable.

« IRecyclage » a été lancé au mois d’août aux Etats-Unis et vient d’arriver en Europe. Ce programme permet  de retourner chez Apple vos Mac, Macbook, iPhone, iPad ou iPod usagés contre un virement effectué sur votre compte bancaire. Ce service est assuré par DataServ qui, après une estimation du montant de votre appareil, vous fera une proposition de rachat.

A titre d’exemple, un iPhone 4 16GB dont l’écran est cassé, mais toujours fonctionnel, sera racheté 160,50 euros. Un MacBook Core 2 Duo 2.4 GHz 13,3’’ en parfait état sera, quant à lui, estimé aux alentours de 208 euros.

Toutes les informations sur ce nouveau programme sont disponibles sur le site d’Apple,  à cette adresse.

Voici d’ailleurs une vidéo intéressante, rappelant l’importance du recyclage des appareils high-tech, dont les composants sont particulièrement nocifs s’ils ne sont pas retraités.

Source : journaldugeek.com

Une fellation contre la déforestation !

Ulcéré de voir la population de pandas s’amoindrir d’année en année? Dégouté devant la déforestation galopante qui grignote inexorablement les poumons de notre planète ? Indigné de la persistance des famines dans un monde qui surproduit et surconsomme ? Œuvrons pour un monde meilleur, pour nos enfants, pour les abeilles… avec du porno !

La verdure, ça donne envie

Avec le porno durable, il n’est pas question d’améliorer vos performances sexuelles en allongeant la durée de vos ébats. Non, le porno durable c’est quelque chose de sérieux. Avec le porno durable, on s’engage et on lutte contre la déforestation et  on finance, de sa braguette poche, des projets de développement local d’accès à l’éducation ou de lutte contre la sous-nutrition. Oui, cela s’apparente à un argument fallacieux sorti à la va-vite devant l’irruption impromptue de ses parents dans la chambre…j’avais pourtant mis l’écriteau « frappez avant d’entrer » ! Passons.

Vous me direz, par quels mécanisme prévient-on à lutter contre la pêche de la baleine dans l’océan pacifique avec l’arrivée du réparateur de la photocopieuse, même si ce dernier n’a pas oublié de ramener son gros outil ?

La réponse est simple. Après le café, les glaces et les chaussures, le porno se met au vert. En 2004, une ONG a trouvé un fi(l)on : protéger la nature en proposant des films pour adultes tournés exclusivement dans la nature pour promouvoir sa préservation. L’ONG Fuck For Forest (oui, oui) vend des films sur Internet dans lesquels la nature tient un rôle central. Bien sûr, il ne s’agit aucunement de zoophilie mais bien de décors bucoliques. A défaut de scénarios tenant la route, les décors pourront attirer les plus récalcitrants aux films X…c’est pour l’environnement, un effort !

L’ONG porno-écolo a ainsi récolté 350.000 dollars qu’elle a utilisés pour financer une demi-douzaine de projets forestiers allant de la Slovaquie, au Costa Rica en faisant une halte à l’Equateur. Là, déjà, ça rigole moins.

Déjà, en 2008, Greenpeace surfait sur le sexe et la nature:

Un projet économique viable

Cette expérience a depuis fait des petits. Deux Italiens –exit Rocco Siffredi- ambitionnent de créer une plateforme de partage de vidéos torrides pour financer des projets philanthropiques : Come4.org. Une fois le rictus sur le jeu de mot passé on se penchant sur le business model, comme sur une machine à laver, et on remarque que l’idée tient la route. Des vidéos seront mises à disposition gratuitement et les recettes publicitaires engrangées iront au financement de projets humanitaires. Pour information, les sites pornographiques engrangent quelques cent milliards de dollars par an, uniquement grâce à la publicité. Les bourses sont effectivement pleines dans ce secteur qui ne connaît pas la crise.

Le principe est simple. Professionnels du X et amateurs avec une conscience environnementale hors pair pourront charger leur vidéo sur le site. Les utilisateurs voteront pour un projet humanitaire ou écologique associé au film et toutes les recettes publicitaires générées par la vidéo seront reversées à cette cause. En somme, c’est toute la communauté du X qui, mise bout à bout, donne un coup de main à la cause socio-environnementale. Le visionnage de porno, c’est comme les excès de vitesse, tout le monde y passe mais personne ne l’avoue. Avec ces initiatives, on le met en avant mais pour la bonne cause.

Certes, ça prête à sourire, mais ces initiatives traduisent plusieurs éléments intéressants. D’une part, les préoccupations sociales et environnementales touchent de plus en plus de domaines. Que l’industrie du X s’en empare montre une naturalisation des visions sociétales et un ancrage de ces enjeux. Il faut se l’avouer, le marketing environnemental est à la mode : même dans les biens et services à destination des adultes. On se rappel des sex-toys en plastique recyclé avec un faible bilan carbone en Allemagne.  D’autre part, grâce au porno durable nous pourrons allègrement recaler un vendeur ambulant déguisé en représentant associatif quémandant nos dons en lui expliquant, gentiment mais fermement : « écoute coco, je donne déjà… je mate du porno-écolo à longueur de journée ! ». Et finalement, tous ces aspects positifs, une mine intarissable de slogans drôlissimes -ou pathétiques c’est selon l’humour de chacun- s’ouvre à nous : « soyez coquin, sauvez les dauphins », « un gang-bang pour l’Amazonie », etc.

Des idées ?

Puma va proposer à ses clients des sacs biodégradables à base de farine de maïs

Alors que les groupes Nike et Adidas sont actuellement pointés du doigt par Greenpeace en raison de la pollution des fleuves chinois par leurs fournisseurs, la firme allemande Puma fait preuve d’innovation et agit pour la protection de l’environnement.

Elle vient en effet de présenter un sac, qui sera désormais fourni dans ses magasins, réalisé entièrement à base de farine de maïs, et donc parfaitement biodégradable. Au lieu d’être stocké, laissé en liberté dans la nature, ou utilisé en tant que sac poubelle, celui-ci pourra être jeté dans un simple bac à compost, duquel il disparaitra sous trois mois. Une autre solution pour le moins originale pour le faire disparaitre sera de le plonger dans une eau chaude à 65°C. En remuant le mélange durant trois minutes, seule la teinture rouge du sac restera présente, elle aussi respectueuse de l’environnement bien entendu. L’eau pourra dès lors servir à l’arrosage des plantes une fois refroidie.

Leur utilisation permettra au groupe de réduire ses déchets de 192 tonnes par an, tout en économisant durant le même laps de temps 293 tonnes de papier. Et la firme n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’elle propose à ses clients depuis la fin de l’année 2010 des sacs réutilisables en lieu et place des habituelles boites à chaussure. Ces efforts devraient sans doute porter leurs fruits au niveau de ses ventes à l’heure où les consommateurs s’intéressent de plus en plus à l’éthique des marques qu’ils achètent.

Sources : gentside.com, zegreenweb.com.

La Halle fait rimer écologie et économies

Dès aujourd’hui et ce jusqu’au 17 décembre 2011, l’enseigne La Halle s’associe pour la sixième année consécutive au Relais, association d’entreprises membre d’Emmaüs France, afin de faire rimer économies et écologie.

221 magasins ouvrent ainsi leurs portes afin de collecter les vêtements, accessoires ou encore le linge de maison dont les particuliers n’ont plus l’usage. En contrepartie, et ce pour favoriser le succès de la démarche, l’enseigne leur offrira des bons d’achat, dont le montant sera calculé sur la base du poids de leurs dons : 5 € pour 3 kg. Ces vêtements seront recyclés, ou bénéficieront d’une nouvelle vie.

Une telle démarche devrait permettre de créer de nouveaux emplois « d’insertion et durables » au sein de l’association d’entreprises, dédiés au tri et au recyclage des textiles.

Notons que l’association Emmaüs dont elle est membre, collecte toujours les dons de particuliers réalisés à titre gracieux, auxquels elle offre une nouvelle vie, et qui lui permettent chaque année de favoriser l’emploi de personnes en difficulté. Sa branche « économie solidaire et insertion » regroupe à ce jour 2.818 bénévoles et a collecté 107.000 tonnes de marchandise.

Un lit en carton : humanitaire et durable ?

Un lit en carton, une idée saugrenue ? Voilà le pari relevé dans une école de commerce par Julien Sylvain qui s’est associé au designers du studio Nocc, Jean-Christophe Orthlieb et Juan pablo Naranjo afin de fabriquer un lit en carton ondulé destiné à l’hébergement temporaire d’urgence.

Conjuguer urgence humanitaire et environnement

En cas de catastrophes naturelles, l’humanitaire passe souvent au second plan. Dans l’urgence, les secours des organisations internationales sont amenés à déployer rapidement une logistique complexe, que le souci de l’environnement ne ferait peut-être que compliquer.

L’invention réside dans le lit en carton, nommé par ses créateurs Leafsupply. Le procédé de production « constitue à lui seul une innovation ». Grace à un partenariat avec un réseau de cartonneries très étendues Smurfit Kappa, la production des lits peut être réalisée à l’échelle la plus proche de la zone de la catastrophe.  Cela réduit le coût du transport et les émissions de dioxyde de carbone, diminuant ainsi la facture d’intervention et dynamisant l’économie locale.

Quatre caisses en carton standard, liées les unes aux autres sans colle ni sangle

En plus d’une réalisation rapide et économique, le carton est entièrement recyclable et biodégradable, « et le Leafbed peut s’enorgueillir d’un bilan carbone positif ! ». La rapidité de la production de carton permettrait de répondre à une situation de détresse humanitaire en quelques heures, alors qu’il faudrait des délais bien plus longs pour un lit de camp s’il est stocké loin des zones touchées.

Soumis à de nombreux tests de conditions extrêmes, les constructeurs ont pu éprouver sa résistance à la charge – jusqu’à 300 kilos – et à l’humidité ou aux hautes températures – il ne se délite pas, même à un taux d’humidité de 75% et un mercure à 40°C.

Autre point, l’ergonomie a été testée. Lors de test effectués dans des villages au Niger : 99% de satisfaits avaient été observés chez les personnes suivies.

La diffusion sur le principe Buy One Give One

Désireux d’élargir le public cible de leur produit, les concepteurs ont décidé que pour tout Leafbed acheté dans le commerce, Leafsupply s’engagerait à en fournir un gratuitement là où le besoin s’en fait sentir.

Il faut maintenant espèrer que le lit en carton ne devienne pas un simple objet markéting et ne perde son objectif humanitaire et écologique initial. En attendant, cette initiative pourrait s’avérer une véritable innovation afin d’héberger de manière économique et rapide les réfugiés des catastrophes…tout en préservant l’environnement malgré l’urgence.

Source: Durable.com

Football vs écologie ?

 

Alibaba.com

La Fédération de football française s’est déclarée responsable de faire du football un sport plus citoyen. Cela nécessite, entre autre, de le rendre plus « écolo ».

Le football est encore loin d’être un champion de l’écologie

L’impact sur l’environnement du football est énorme. 2 millions de licenciés, des millions de téléspectateurs sont dénombrés. Aussi équipement sportifs, ainsi que les pratiques sociales et environnementales sont régulièrement dénoncées par les associations de défense de l’environnement.

Le transport des différents acteurs a un impact majeur, que ce soit pour la pratique du football ou pour un événement donné. Chaque week-end, on estime que 3 millions de kilomètres, soit 80 fois le tour de la Terre, seraient ainsi parcourus pour permettre la pratique du football.

Autres sources de nuisance à l’environnement : l’arrosage des terrains constituent un poste majeur pour les collectivités. Les « quelques 30.000 terrains en gazon naturel » français consomment 100 millions m3 d’eau, selon la Fédération du football, soit la consommation annuelle de près de 2 millions de Français.

Quels remèdes ?

Les rencontres sportives font parties intégrante de la pratique du football. Aussi certains acteurs proposent de développer les compétitions au niveau local aux dépens des championnats nationaux ou régionaux au niveau amateur et généraliser le co-voiturage, déjà répandu chez les amateurs, comme le fait le PSG en le promouvant auprès de ses supporteurs.

Sensible à l’environnement, le club de Saint-Etienne, chercher à « compenser » les déplacements de son équipe professionnelle en finançant des projets « propres » dans des pays du Sud.

D’autre part, le développement des gazons synthétiques pourrait réduire la facture d’eau. En effet, une étude récente aurait montré qu’une pelouse artificielle, qui nécessite de l’eau au moment de sa fabrication, consomme 63 fois moins d’eau qu’un gazon naturel sur son cycle de vie.

L’installation des gazons synthétiques s’est concrétisée à Nancy et Lorient tandis que Châteauroux s’est décidé pour cette année. Nabil El Yaagoubi, en charge du stade dans le club lorrain note que l’installation d’un synthétique a permis de « faire passer la facture de fuel de 70.000 euros à zéro ».

Enfin, les fabricants des équipements de football cherchent à modifier le lien négatif entre le sport et l’environnement. Nike fournit des maillots produit à partir de bouteilles plastique recyclées et de coton « bio » – environ 1,5 million de bouteilles auraient ainsi évité l’incinération – tandis qu’ Adidas a promis de passer exclusivement au coton « écolo » et équitable d’ici 2018.

La fédération de football française, comme les autres fédérations dans le monde, touchent une population très importante. Que les clubs montrent l’exemple en terme d’éco-geste représentent certainement un moyen de sensibilisation à ces enjeux devenus cruciaux.

Source: geo.fr, lexpress.fr, letemps

2012 : Tous les déchets plastiques pourront être recyclés

Le 1er janvier 2012 va signer la fin des incertitudes de 5 millions de Français devant les bacs de recyclage. Ils pourront jeter tant les bouteilles et flacons plastiques – déjà collectés – que les emballages surgelés, barquettes de fruits et pots de yaourt.

Eco-Emballages, un éco-organisme chargé du financement du tri des emballages a présenté jeudi les grandes lignes de cette opération. Il propose une expérimentation de deux ans à grande échelle impliquant 83 communes représentatives des difficultés du recyclage. En cas de succès, l’expérimentation sera généralisée à l’ensemble du territoire.

Promouvoir l’éco-conception

L’expérimentation permettra la collecte de quatre nouvelles résines de plastique et s’accompagnera du développement dans les centres de tri concernés de nouvelles techniques permettant de les recycler. Aujourd’hui cependant seuls 13 à 23% des matériaux d’un sachet plastique sont recyclables, ainsi récoltés ou non, il n’est pas possible de les recycler parfaitement. C’est pourquoi, Eco-Emballages incite, en amont, les producteurs de plastique à revoir leurs procédés de fabrication. La nouvelle tarification Point vert qui sera effective en 2012 en est, en partie, la manifestation. Un bonus (de 2 à 4 %) sera attribué aux industriels qui font l’effort de l’éco-conception et de la recyclabilité. En revanche un malus (de 50 à 100 %) pénalisera ceux qui ne travaillent pas dans ce sens. En parallèle, l’éco-organisme lance un appel à projets sur l’éco-conception des emballages plastique.

Pour les emballages qui ne pourront pas être recyclés, Eco-Emballages envisage une valorisation énergétique à haut rendement. L’éco-organisme affirme qu’aucun des nouveaux déchets collectés ne sera destiné à l’enfouissement.

Chercher les débouchés au recyclage

L’augmentation du volume de déchets amène le problème des débouchés de la nouvelle matière créée. Eric Brac de La Perrière, directeur général d’Eco-Emballages, justifie leur initiative : « c’est parce qu’il y a une demande qu’il y a recyclage ».

De plus, la volonté de l’organisme est d’accompagner le développement de nouvelles solutions industrielles pour concevoir des nouvelles techniques et processus permettant de recycler les nouvelles résines collectées. Eco-Emballages a, pour l’heure, sélectionné 9 projets répondant à cette problématique et espère que « la majorité des tonnages va être recyclée dans des nouvelles filières au cours des 3 prochaines années ».

« Plus d’un million de tonnes d’emballages en plastique sont mises sur le marché chaque année et seules 200.000 tonnes sont recyclées », soit un taux de recyclage de 22,5%, explique Eco-Emballages. Grâce à « une simplification du geste du tri », l’organisme espère augmenter à 40% le recyclage réalisé. La force de cette expérimentation réside dans l’implication de tous les acteurs de la chaine du tri, de la production à la valorisation matière. Le projet constitue « une première étape pour accélérer le recyclage en France » où la bonne volonté des sondés et des acteurs de la filière plastique sera seuls facteurs du succès…

Source: actu-environnement, commentcamarche.net, AFP

Les municipalités américaines se mettent au vert

L’association America Walks publie régulièrement un palmarès des villes classées selon leur accessibilité. Celui-ci montre que certaines municipalités américaines ont fait le choix de développer les espaces dédiés aux piétons et aux cyclistes sur la voie publique et ainsi de soigner leur image de ville durable. Au-delà du caractère bénéfique pour l’environnement d’une telle démarche, qui induit une diminution de la circulation automobile et donc de la pollution, on constate que l’accroissement de la place réservée aux piétons favorise leur croissance, les rend plus attractives et plus agréables à vivre.

Le maire de New-York, Mickaël Bloomberg, a ainsi décidé de favoriser la mise en place de pistes cyclables et de zones piétonnes, rendant sa ville plus accessible et plus sûre pour les habitants choisissant ces modes de déplacement. Andrew Cuomo, le gouverneur de l’Etat éponyme, s’est associé à cette démarche, en approuvant un projet de loi intitulé « Complete Streets » poursuivant cet objectif. Celle-ci imposera dorénavant aux urbanistes d’intégrer les besoins des piétons et cyclistes à leurs travaux de rénovation du réseau routier, ainsi qu’à leurs nouveaux projets, dès lors qu’ils bénéficient d’un financement public. Pour Andrew Cuomo, une telle politique est nécessaire afin de promouvoir les modes de déplacement plus propre, de réduire la congestion du trafic et la pollution qu’elle engendre.

Sources : thedailygreen.com, treehugger.com.

UE : la commission préserve les ressources naturelles

© Copyright 2010 CorbisCorporation

La commission européenne souhaite préserver les ressources naturelles en les exploitant le plus possible. Cela paraît paradoxal, mais c’est bien en faveur de l’environnement que se positionne ainsi l’Union européenne. Outre l’aspect environnemental de cet élan, il s’agit aussi de favoriser une transition économique absolument nécessaire si l’Union ne veut pas perdre son dynamisme et sa compétitivité déjà ralentis.

La commission européenne réfléchit depuis hier à réduire le gaspillage des ressources et à améliorer leur recyclage. Dans le cadre des stratégies et des objectifs que les Etats membres de l’UE devront tous mettre en place pour  transformer l’économie européenne d’ici 2050, figure la rationalisation de l’utilisation des ressources naturelles.

D’après le site spécialisé sur l’actualité européenne, euractiv.fr, le commissaire européen à l’Environnement, Janez Potočnik (Slovène), aurait motivé cette inflexion de la commission en expliquant qu’il s’agit là d’un défi mondial, et que certains pays d’Asie ont déjà une avance remarquable sur nous : « recycler et réutiliser les ressources est un défi mondial, pas européen. Le Japon et la Corée l’ont déjà pris en compte. Le dernier plan quinquennal chinois l’a également montré ».

La commission – qui représente tout de même l’exécutif européen – rappelle un constat déjà ancré dans les esprits (on l’espère !) mais qu’il est toujours bon de réaffirmer : « des ressources naturelles clés comme les matières premières, les métaux, l’énergie, la biodiversité et l’eau ont été utilisées pour faire fonctionner l’économie comme si elles étaient inépuisables ». Evidemment, ça ne peut plus durer…

Les secteurs pour l’instant visés par cette réflexion sont ceux de : « l’alimentation », « la construction », « les transports ». Rien que pour eux trois, les matières premières utilisées représenteraient plus de 70% des dégâts sur l’environnement.

Quatre types de ressources sont à préserver en priorité selon Janez Potočnik : « l’eau », « l’air », « le sol », « les ressources marines ».

La commission compte donc faire en sorte que « les marchés, les prix, les taxes et les subventions » représentent mieux « les coûts réels de l’utilisation de la ressource ». Pour ce faire, elle envisage de :

  • mettre en place des « incitations économiques » avec « le développement de produits verts » ;
  • d’encourager les initiatives telles que « le design écologique, les éco-labels, ou les marchés publics verts » ;
  • récompenser les « investissements efficaces » ;
  • exercer « une pression » accrue sur les prix, par une hausse de la TVA sur certains produits, même si les politiques fiscales relèvent des Etats, et non l’UE. Mais peut-être qu’une telle mesure constituerait un premier pas vers une fiscalisation européenne… ;
  • mettre en place « une méthode commune pour mesurer et comparer les empreintes environnementales des entreprises » ;
  • « considérer le déchet comme une ressource » ;
  • « renforcer le marché des matières premières secondaires et la demande pour des matériaux recyclés » ;
  • « supprimer progressivement les subventions qui ont un impact négatif sur l’environnement » ;
  • « aider les industries à réinvestir dans les technologies vertes ».

Espérons que ces bonnes intentions seront suivies d’effet.