Alsace : de l’énergie produite à partir de choucroute !

vive la choucroute

Bourse.lefigaro.fr a mis en ligne aujourd’hui un article étonnant sur l’énergie fabriquée en Alsace à partir de Choucroute ! Ne riez pas c’est très sérieux. Une station d’épuration locale traite le jus de choux pour le transformer en biogaz. Ce procédé permet de produire l’équivalent de la consommation d’énergie de 1500 personnes.

Comment est produite cette énergie à base de choucroute ?

Conçue et construite par Degrémont et exploitée par la Lyonnaise des Eaux, qui appartient au groupe Suez Environnement, la station de l’Ehn a été spécialement installée sur la commune de Meistratzheim, près de Krautergersheim, dans le Bas-Rhin, la capitale autoproclamée de la choucroute.

Le jus des choux est donc acheminé par camion sur ce site. Il est ensuite analysé avant d’être déversé dans une tour de méthanisation haute de 25 mètres. Les composés organiques sont dégradés, traités, par des bactéries qui les transforment en biogaz. Les déchets résiduels liquides rejoignent ensuite la filière de traitement des eaux usées urbaines, située sur le site même.

Daniel Karcher, directeur de l’entreprise régionale grand Est de Lyonnaise des Eaux, explique que :

–          « Le site peut traiter 30.000 m3 de jus de choucroute par an, soit l’équivalent de la pollution de 140.000 habitants. La production n’est pas homogène sur l’année puisqu’elle s’étale entre août et février ».

–          « Le biogaz produit par méthanisation du jus de choux est d’une excellente qualité puisqu’il contient 85% de biométhane à la sortie ».

–          « Ce gaz est utilisé dans la fabrication d’électricité et de chaleur. La chaleur est essentiellement utilisée pour le chauffage des locaux, du digesteur, du méthaniseur et pour le sécheur de boue. L’électricité est vendue à Électricité de Strasbourg, filiale d’EDF ».

Mais qui finance ce projet d’électricité choucroutesque ?

Le site industriel, présenté comme « plateforme environnementale » estimée à 23 millions d’euros, est financé par le Syndicat intercommunal (Sivom), l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, le Conseil général du Bas-Rhin, le Fonds européen de développement régional (Feder) et la Région Alsace. Les consommateurs d’électricité participent également via la redevance d’assainissement qu’ils paient déjà, tout comme les producteurs de choucroute garnie.

Apparemment, les choucroutiers sont ravis. Jean-Luc Meyer, « gérant de la principale choucrouterie de la zone », se réjouit de réaliser des économies sur les frais de transport, parce qu’avant, il devait apporter le jus jusqu’à Strasbourg. En termes d’image aussi, il voit des bénéfices : « on passe d’un statut de pollueur à une image qui est plus associée au développement durable et ça, c’est bon pour la profession ». Pour lui, la choucroute devient « éco responsable ». Attention tout de même, le greenwashing n’est pas loin.

Source : bourse.lefigaro.fr

« Hollande », le crocodile sauvé des eaux

Le crocodile, baptisé en l’honneur du président français, résidait dans un zoo abandonné de Bornéo.

De quatre mètres et demi de long et pesant une demi-tonne, le crocodile « Hollande »  séjournait dans un « zoo mouroirs » abandonné à Bornéo. En Indonésie, ces zoos avaient été créés afin d’accueillir les animaux appartenant aux espèces menacées libéreés de cages de particuliers.

C’est un français de 32 ans qui résidait en pleine jungle depuis l’âge de 18 ans qui décida de sauver l’animal, en le transférant dans un nouveau refuge, 300 km plus loin en plein jungle. Il déclare : « on ne peut pas les tuer. On ne peut pas les laisser comme ça. Alors, on les accueille dans notre refuge ».

Le crocodile était édenté à force de ronger les barrières métalliques de son enclos, et seuls quelques visiteurs se manifestaient encore.

Baptisé en l’honneur du président français

La capture n’a pas été des plus simples puisque « Hollande » s’est farouchement opposé durant sa capture, avant d’être finalement chargé dans un camion-benne. Après huit heures de pistes, puis une heure encore de bateau, le crocodile est arrivé au refuge « Kalaweit ». Il a alors été baptisé en l’honneur du président français François Hollande.

Pris en main par le chef vétérinaire Nur Purbo Priamboda, le crocodile ne pourra pas être relâché dans la nature, ayant passé trop de temps avec les hommes.

Crédit Photo: Percita

La Nasa retrace l’histoire du réchauffement climatique en vidéo

Pour ceux qui doutent encore du réchauffement climatique, la NASA vient de réaliser une vidéo de 26 secondes retraçant l’évolution de la température sur terre au cours de ces 130 dernières années. Surprenant et angoissant.

Cette animation, réalisée par le laboratoire de la Nasa Goddard Institute for Space Studies (GISS), révèle une nette augmentation de la température depuis la fin des années 1970, renforcée dans les années 2000. Les couleurs rouges représentent des températures supérieures à la moyenne de la période de référence (1951-1980), quant aux couleurs bleues, elles, représentent des températures inférieures.

Les données proviennent des relevés d’un millier de stations météo dans le monde, des observations satellitaires de la température de la surface de la mer et des mesures effectuées par la station de recherche de la NASA en Antarctique.

L’année 2011 se classe 9ème année la plus chaude au niveau planétaire. « Même avec les effets rafraîchissants d’une forte influence de la Nina et une activité solaire faible ces dernières années, 2011 a été une des dix années les plus chaudes enregistrées », indique James Hansen, directeur du GISS.

L’agence spatiale américaine confirme que la hausse des températures est largement soutenue par l’augmentation des concentrations des gaz à effets de serre dans l’atmosphère, particulièrement du dioxyde de carbone, produit par l’activité humaine. La concentration de CO2 dans l’atmosphère à aujourd’hui dépassé 390 parties par million, contre 285 en 1880.

Selon de nombreux scientifiques, le taux maximal acceptable de CO2 qui peut être envoyé dans l’atmosphère ne peut dépasser 350 parties par million…

Source : ecologie.blog.lemonde.fr

Ile de Pâques : tourisme durable et biodiversité

Le gouvernement chilien souhaite pallier la menace de l’attrition de la biodiversité de l’île de Pâques en encourageant le tourisme durable. Pâques est probablement le lieu le plus isolé du monde. Située dans l’Océan Pacifique à 3 700 km de Santiago du Chili (pays dont elle dépend) et à 4 300 km de Tahiti, l’île est particulièrement connue pour ses statues monumentales, les Moais.

Depuis 1995, le patrimoine exceptionnel de l’île est protégé et inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO.

 Des parcs ou réserves naturelles, parfois surveillés, enserrent les zones des vestiges. La communauté Rapa Nui veille jalousement sur les traces de son histoire et constitue un pouvoir parallèle au gouvernement officiel chilien.

Malgré cet isolement et le pouvoir parallèle octroyé aux Rapa Nuis, l’île souffre d’un afflux de visiteurs particulièrement dommageable pour son écosystème, pourtant, tout à fait exceptionnel. Pâques abrite une importante population d’oiseaux de mer tel que des frégates, des goélands ou encore des sternes noirs, une espèce qui ne compte plus qu’une poignée de spécimens.

Depuis la fin des années 1960 et la construction par les Américains de l’aéroport de Hanga Roa, tout semble même avoir été entrepris pour qu’il le soit davantage. L’île de Pâques, à peine plus grande que celle d’Oléron, en Charente-Maritime, voit débarquer chaque année par moins de cinquante mille visiteurs. Ces flux migratoires incessants s’expliquent par l’inconséquence de Santiago, qui après avoir limité l’accès à environ six mille visiteurs par an, a autorisé l’implantation d’hôtels de luxe. Les vols et les croisières se sont par ailleurs multipliés, ce qui a également fortement contribué à menacer l’ordre naturel établi.

Néanmoins, les autorités chiliennes ont récemment décidé d’en faire une destination pilote en matière de tourisme durable.

Il s’agit de la troisième destination pilote du pays mise en place par le Programme National de Tourisme Durable. Avec cette initiative, SERNATUR (Service National du Tourisme) chercher à impulser le développement durable de l’île, tout en se différenciant d’autres destinations concurrentes au niveau national et international. Un gage de qualité pour les touristes, qui seront ainsi sensibilisés à l’impact écologique de leur passage.

Pour ce faire, habitants et acteurs économiques de l’île cherchent à coordonner leurs actions. La gestion globale du tourisme dans la zone, la généralisation du recyclage ou encore la préservation des lieux sont quelques une des pistes de travail qui seront étudiées. Sur le plan de l’énergie, le recours aux énergies renouvelables, solaires et éoliennes, sera ainsi développé.

Ce plan visera également à valoriser et sauvegarder le riche écosystème environnant. Pour ce faire, les parcs nationaux sont appelés à se développer. Récemment, un projet visant à créer la plus grande réserve marine du monde a été proposé dans le but de conserver l’exceptionnelle biodiversité existante dans la zone.

Sources : chile-exepcion  zegreenweb

Le revers des satellites : les débris spatiaux

La société de l’information dans laquelle nous vivons s’appuie sur le développement d’un réseau de satellites artificiels déployés depuis 50 ans. Aujourd’hui, les orbites les plus appréciées sont encombrées de débris, issus des satellites hors d’usage, dérivant de manière incontrôlée à des vitesses élevées, devenant ainsi de véritables projectiles qui entraventle déploiement des nouveaux satellites.

Les débris spatiaux ceinturent la Terre.

Espace limité

Chaque année, entre 60 et 100 satellites sont envoyés en orbite : certains ont des fins militaires, d’autres permettent les télécommunications, d’autres encore sont utilisés par les scientifiques pour recueillir des données. Indispensables, leur placement se fait de plus en plus difficilement : la cohorte des 5 500 satellites artificiels lancés depuis Spoutnik I en 1957 n’a jamais fait l’objet de manœuvres destinées à désorbiter ces objets célestes. On pensait l’espace trop immense pour être encombré. Pourtant, autour de la Terre, seules certaines altitudes sont utilisées.

Il existe différentes orbites stratégiques très convoitées : par exemple, l’orbite géostationnaire, située sur le plan équatorial, à environ 36 000 kilomètres, permet de placer un satellite qui parait immobile depuis tout point de la Terre. Cette propriété est très recherchée dans le domaine des télécommunications. Malheureusement, la majorité des objets sur cette orbite sont des satellites hors service ou des débris.

En orbite basse, les objets devenus incontrôlables finissent par s’abîmer dans l’atmosphère à cause des frottements avec cette dernière, qui leur font perdre vitesse et altitude. En revanche, les satellites géostationnaires peuvent le rester des millions d’années, comme l’explique le Centre national d’études spatiales (CNES).

Dangereux débris spatiaux

Les satellites abandonnés au fur et à mesure de leur remplacement font des orbites utilisées de véritables ceintures d’astéroïdes artificiels. En cas de collision, la vitesse relative des objets, de l’ordre de la dizaine de kilomètre par seconde, provoque des dégâts importants, générant encore plus de débris. Afin d’éviter les collisions, plusieurs agences spatiales ou militaires tiennent un registre des objets de taille supérieure à 10 cm et des manœuvres d’évitement, coûteuses en carburant, peuvent alors être effectuées. L’un des registres le plus complet, le « Two-line element », est tenu à jour par le North American Aerospace Defense Command (NORAD).

Désorbitation

Aujourd’hui, on songe à désorbiter les satellites géostationnaires en utilisant la fin de leur réserve de carburant sur des orbites supérieures afin de libérer leur place et d’éviter les collisions accidentelles. Des technologies sont à l’étude pour accélérer la chute dans l’atmosphère des engins en orbite basse : on songe à utiliser des câbles électrodynamiques qui ralentiraient les étages supérieurs des fusées ou les satellites en fin de vie ; des voiles pourraient être étendues pour capter les débris… Les idées sont , mais la technologie doit être développée.

Nous nous retrouvons aujourd’hui confrontés à des problèmes que nous avons nous même placés sur notre chemin en développant des technologies de manière insouciante : ce revers de médaille de l’essor des satellites n’est qu’un exemple dans l’histoire des développements technologiques qui est ponctuée par l’apparition de conséquences que nous n’avons pas voulues prévoir.

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Sources : CNES, slate.

Jeu vidéo sur les énergies renouvelables : n’y aurait-il pas une contradiction ?

Alternator

Sachant qu’il faut de l’électricité, de l’énergie donc, pour jouer à tout jeu vidéo, toute personne censée peut se demander s’il n’y aurait pas une contradiction à promouvoir les énergies renouvelables par le biais d’un jeu vidéo.

Ensuite, réflexion faite, toute personne peut se faire la remarque suivante : ce jeu promeut les énergies renouvelables, et non les économies d’énergies. Donc, soit.

Alternator, c’est son nom, est un jeu vidéo développé en partenariat avec Screen Australia et ABC TV, qui fait l’apologie des énergies vertes. Il s’agit plus précisément d’un jeu de course. Les joueurs évoluent dans un « future proche ». Ils y conduisent donc « de petits bolides » fonctionnant uniquement avec des énergies renouvelables.

Le jeu prend clairement partie en faveur du développement des véhicules électriques, à condition que l’électricité soit produite à partir d’installations renouvelables. Comme tous les jeux de courses, évidemment, l’objectif est de « réaliser les meilleurs temps possibles sur un parcours ».

Les joueurs prennent alors un rôle d’ « eco-gamers », terme utilisé sur zegreenweb. En plus d’avoir un parcours à réaliser en un temps record, ils doivent également se donner les moyens de doter leurs véhicules de davantage de puissance.

Comment faire ?

Au cours du jeu, ils doivent tout simplement « récupérer divers agréments comme des panneaux solaires ou des mini-éoliennes pour pouvoir accroître la puissance » du véhicule. Logique.

L’ « Eco-game » s’inscrit dans la mouvance des « Serious game »

Alternator, considéré comme étant directement connecté à l’écologie, fait partie des « Serious games », qui ont une vocation aussi ludique qu’éducative. Ce type de jeu se développe de plus en plus, sur les ordinateurs mais également sur Internet. Le support « jeu vidéo » est conçu, de plus en plus, comme un moyen de sensibiliser les citoyens sur telle ou telle problématique, écologique, sociale, politique, économique ou professionnelle.

Le jeu vidéo favoriserait donc la citoyenneté. Qu’en pensez-vous ?

L’invasion du moustique tigre

Le moustique tigre s’implante toujours plus d’années en années dans les départements méridionaux de France. Redouté pour le risque sanitaire qu’il engendre, un plan d’action est mis en place depuis le 1er mai…

Une espèce invasive

Le moustique tigre est facilement reconnaissable par ses rayures blanches, même à l’œil nu.

Aedes albopictus pour les latinistes, est un moustique originaire d’Asie du sud-est dont l’aire de répartition s’étend aujourd’hui dans le sud de la France, en Amérique du Nord… Il a sûrement profité des réseaux de transport, et peut-être aussi du réchauffement climatique global pour survivre en dehors des zones tropicales.
Reconnaissable par ses rayures blanches sur son corps noir, cet insecte est redouté car, contrairement à son homologue européen, il transmet des maladies qui ne sont normalement pas présentes en France. Les maladies potentielles sont la dengue et le chikungunya. Jusqu’à présent, seuls quatre cas de maladies propagées à cause des moustiques tigres ont été déclarées en métropole.

Un plan de lutte mis en place

Cependant, pour éviter tout risque, un système, réactualisé chaque année, est mis en place afin de lutter contre cette espèce invasive. Le moustique étant actif en été, c’est le 1er mai que le plan d’action a débuté. Articulé autour de trois axes, le plan prévoit de surveiller les moustiques ainsi que les humains afin d’éviter la propagation de la maladie et le troisième volet consiste à l’information des populations : il faudra en effet détruire les habitats du moustique, qui sont les eaux stagnantes, ce qui ne peut se faire que par la bonne volonté de la population. On apprendra aussi comment se protéger des piqûres. On peut citer comme moyen de protection individuel le port des manches longues – bien qu’en été, dans le sud de la France, le temps ne s’y prête pas vraiment.

Le but de ces actions est de limiter au maximum la propagation du moustique de nature agressive en France, vecteur de maladies qu’on ne sait traiter que symptomatiquement.

 

Source : Enviro2b

Le fumeur noir, oasis de biodiversité et ressources minérales

Un mont hydrothermal dans les abysses.

Non loin des dorsales océaniques, les monts hydrothermaux soufflent les émanations de la terre. Ces cheminées émettent des fluides chauds, chargés de minéraux et métaux dissous et sont une « oasis de vie » au milieu des froides et sombres étendues abyssales.

Les fumeurs noirs

Les fumeurs noirs naissent lorsqu’au fond des océans, non loin des dorsales océaniques, l’eau froide s’infiltre dans la croûte terrestre, se réchauffe au contact du magma à 1 200 °C présent à quelques kilomètres seulement de profondeur, et creuse son chemin de retour vers le plancher océanique en lessivant les roches. Ce phénomène est accentué par la température de l’eau, portée à 350-400 °C, et par les très grandes pressions. Là où ce fluide jaillit, des cheminées se forment par précipitation des minéraux à cause de la différence de température avec l’eau à 4°C de l’océan. Ces cheminées, qui crachent leurs volutes chaudes, acides et riches en métaux et gaz dissous, sont des lieux remarquables, riches en biodiversité et qui contrastent avec l’immensité des plaines océaniques, froides et obscures.

Tout un écosystème se développe autour des évents hydrothermaux malgré les conditions extrêmes : tout au début de la chaîne alimentaire, des colonies de bactéries chimiosynthétiques se développent en tirant leur énergie de composés chimiques, de la même façon que le font les végétaux grâce à la lumière du soleil et la photosynthèse. Des colonies animales se développent de manière concentrique autour des cheminées : des espèces endémiques de crabes, vers, poissons, poulpes sont adaptées à l’absence de lumière et aux pressions jusqu’à mille fois plus importantes qu’à la surface.

Exploitation

Les monts hydrothermaux dégagent naturellement des fluides très chauds et très riches en minéraux. Des compagnies d’extraction sous-marines seraient intéressées par la possibilité d’exploiter ces gisements naturels : selon les roches traversées, les fluides hydrothermaux peuvent être riches en ions métalliques (manganèse, fer, zinc…), en méthane, hydrogène ou sulfure d’hydrogène. En outre, les températures élevées peuvent servir, grâce à un échangeur de chaleur, à utiliser l’énergie thermique pour produire de la vapeur et entraîner des turbines, génératrices d’électricité.

Les conditions d’exploitation des évents hydrothermaux étant inédites et relevant du défi industriel et technologique, aucune étude n’est avérée sur les conséquences environnementales de telles exploitations sur les fragiles écosystèmes s’y étant développés. L’ONU avait prévu, dès 2003, dans sa résolution A/RES/58/240 sur les océans et le droit de la mer, de définir des dispositions et des règles contrôlant l’exploitation des ressources sous-marines. Certains pays se disputent aujourd’hui certaines montagnes océaniques afin d’y extraire des métaux et l’ONU a réitéré ses recommandations le 24 décembre 2011 dans la résolution A/66/L.21, avant que des désastres écologiques irréversibles soient causés. L’ouverture, le 11 avril, à l’Océanopolis de Brest d’un aquarium à haute pression, une première, abritant crevettes et crabes des profondeurs alertera et mobilisera peut-être l’opinion publique sur ces écosystèmes qui nous semblent si étrangers.

Sources : CNRS, rfi.fr, rsc.org

France Nature Environnement : les Français souhaitent un nouveau modèle agricole

Au lendemain du cinquantième anniversaire de la Politique Agricole Commune, l’agriculture et son activité économique n’ont jamais eu autant d’impact sur notre alimentation et notre environnement. Dans ce contexte, France Nature Environnement a interrogé les Français sur leur perception « des menaces qu’une certaine agriculture fait peser sur leur environnement, sur leur santé et leur alimentation ».

Il ressort de cette étude, réalisée par l’institut CSA, que 56% des Français sont favorables à la réduction du nombre de porcs élevés intensivement en Bretagne. «Ce résultat démontre que nos concitoyens ont compris l’importance d’agir sur les causes de la prolifération des algues vertes. Ils mesurent aujourd’hui les limites du ramassage de ces algues qui, outre son coût, ne règle pas le problème de fond », appuie France Nature Environnement.

Si la pollution environnementale sensibilise certainement la population, c’est bien la question de l’alimentation qui semble mobiliser plus largement l’opinion. En effet, 73% des personnes interrogées expriment leur inquiétude face à la présence éventuelle de traces de pesticides dans les produits alimentaires. « Cela souligne les attentes de la population en ce qui concerne l’application du plan Ecophyto, de réduire de 50% l’usage des pesticides. Le chemin est encore long puisque la tendance est à une augmentation de l’utilisation de ces produits », relate l’organisation environnementale.

Enfin, les Français apparaissent également attachés aux différents labels et appellations visant à reconnaître et identifier plus facilement certains produits alimentaires. 91% des sondés soutiennent ainsi la mise en place d’une appellation « Sans OGM » sur les emballages de produits alimentaires d’origine végétale, animale ou apicole. Seuls 7% des interviewés jugent que cette mesure est une mauvaise chose. Cette prise de position traduit l’adhésion massive au principe qui permettra en pratique de choisir ces produits labellisés en toute confiance, mais surtout, l’intérêt des Français à l’égard des principes de traçabilité agroalimentaire.

« Les chiffres du sondage confirment que la population continue de se soucier des thématiques environnementales malgré le peu de place que la campagne présidentielle leur réserve. Nous espérons que les candidats à l’élection présidentielle liront ce sondage qui démontre les inquiétudes et les attentes d’un grand nombre d’électeurs soucieux de la qualité de leur alimentation, de leur santé et de leur environnement. A eux de leur répondre à l’occasion du salon de l’agriculture », considère Bruno Genty, président de FNE.

Rappelons que le salon de l’agriculture ouvre ses portes demain, Porte de Versailles. France Nature Environnement y avait déjà  joué les trouble-fête l’année dernière en lançant une action de communication largement controversée sur le même sujet.

Source : lafranceagricole.fr

Les Français et le bio : publication du baromètre 2011

En octobre 2003, L’Agence Française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture Biologique a lancé le premier baromètre de la perception et de la consommation des produits biologiques en France. Avec la mise en place de ce baromètre, l’Agence Bio souhaite observer, année après année, l’évolution des attitudes et de la perception des Français vis-à-vis des produits issus de l’agriculture biologique.

Les résultats 2011, publiés en début de semaine, mettent en avant le fait que le bio se fait une place de plus en plus importante dans les rayonnages mais un peu moins dans le cœur des Français. Certes, le marché des produits biologiques a quadruplé en une dizaine d’années et les surfaces agricoles dédiées à l’exploitation de ces produits ont doublé en France… mais la proportion de consommateurs réguliers est plutôt en régression.

Le marché alimentaire bio, qui atteignait à peine 1 milliard d’euros en 2001, s’élevait à 3,5 milliards d’euros en 2010 et selon les estimations en cours, s’approche des 4 milliards en 2011. En moins de dix ans, la proportion des Français déclarant ne jamais consommer bio s’est abaissée de 53% en 2011 à 39% en 2011. Dans le même temps, la part des Français, déclarant consommer au moins un produit issu de l’agriculture biologique une fois par mois, est passée de 37% en 2003 à 40% en 2011. Malgré la crise, 66% des Français déclarent privilégier les produits respectueux de l’environnement lorsqu’ils font leurs achats. Pour reconnaître ces produits, ils sont 66% à citer le label AB comme premier signe de reconnaissance.

60% de la population a consommé des produits Bio en 2011 contre 47% en 2001. Les consommateurs acheteurs de produits Bio au cours des 4 dernières semaines sont presque unanimes (96%) pour dire qu’ils vont augmenter (18%) ou maintenir cette consommation en 2012.

Si 54% des Français se déclarent bien informés sur l’agriculture biologique et ses produits, 46% estime que la communication autour de l’agriculture biologique est insuffisante. C’est pourquoi, l’Agence Bio va renforcer son programme de sensibilisation en direction de ces consommateurs potentiels. En effet, l’année 2012 s’annonce comme l’année 2.0 pour le bio avec le lancement d’un blog d’information, d’une page Facebook et d’un compte Twitter.

 

Sources : .agencebio.org   lsa

Nutella : à consommer avec modération

Jeudi dernier, c’était la chandeleur, et si il y a un produit que beaucoup de personnes aiment déguster avec les crêpes, c’est bien le Nutella… La célèbre pâte à tartiner a fait l’objet d’un article extrêmement bien ficelé sur OWNI  la semaine dernière. Ce papier, rédigé par Claire Berthelemy, nous dévoile la face cachée du produit phare de l’entreprise italienne Ferrero (1,06 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France).

Début janvier, une poignée de scientifiques a dénoncé les risques que feraient peser sur la santé des enfants et des adolescents la consommation quasi addictive de Nutella. En effet, la fameuse pâte à tartiner au goût de noisette engraisserait plus de 13% d’enfants tout en causant des dysfonctionnements cardio-vasculaires non négligeables dus à une présence élevée d’huile de palme. Le groupe a réagi en publiant un communiqué de presse tentant d’atténuer ces critiques. Selon Ferrero, si 38% des enfants en France consomment du Nutella, la grande majorité d’entre eux ne dépasserait pas les cinq tartines par semaine.

Ces données,  fournies par le Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie (CREDOC), ont en fait été collectées en 1999 auprès d’un panel de 3 000 individus lors d’une étude sur les comportements alimentaires. Interrogé par OWNI, un porte parole du CREDOC a insisté sur le fait que, « nos études ne sont pas ciblées sur un produit en particulier. Le CREDOC réalise de grosses enquêtes sur le comportement des Français ».

Ferrero a tout bonnement présenté et interprété ces résultats à sa manière, ce que a priori, le directeur de la communication du groupe de dément pas. Selon un autre chercheur exerçant au CREDOC, « il est dommage que Ferrero n’ait pas communiqué davantage sur la consommation supérieure et le maximum de cette consommation supérieure, c’est-à-dire la tranche des enfants qui en mangent de grande quantité, soit, en France, 13% des enfants qui en consomment ».

Or, pour cette population de « Nutellavores », la pâte à tartiner fait courir des risques avérés sur la santé. Ces risques sont officiellement reconnus depuis mars 2010, lorsque l’Agence Nationale de Sécurité de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES), a pris la décision de déconseiller la consommation d’huile de palme.

Selon l’ANSES, « les lipides ont des effets bénéfiques sur la santé à condition de diversifier les apports en graisses végétales et animales pour respecter l’équilibre des apports entre les différents acides gras. A l’exception de l’huile de palme, très riche en acide palmitique connu pour être un des facteurs qui augmente le mauvais cholestérol, il est conseillé de consommer et surtout de diversifier les huiles végétales. »

Et le Nutella, c’est de l’huile de palme pure à 30%, même si rien ne l’indique sur l’étiquette de composition, qui fait référence à une « huile végétale ». Cette information a d’ailleurs été confirmée par le service consommateur de Ferrero, interrogé par OWNI.

30% d’huile de palme, 20 à 30% de sucre contre 13% de noisettes, 7,4% de cacao et 6,6% de lait, l’argument marketing sur les besoins nutritionnels des enfants fait tout de suite rire jaune… Et alors que la majorité des industriels de l’agro-alimentaire enlève progressivement l’huile de palme de la composition de leurs produits, Ferrero explique qu’il est « impossible de remplacer l’huile de palme, responsable de la texture du Nutella »…

Rappelons que l’huile de palme est l’oléagineux le plus productif à l’hectare et, pour cette raison, la première huile au monde en volume de production. Cela prouve donc, encore une fois, que l’objectif de réalisation de bénéfices pharaoniques des industriels prévaut sur la santé et le bien-être du consommateur final. Il est alors bien hypocrite d’allouer des budgets conséquents à la mise en place de politiques de responsabilités sociétales.

Claire Berthelemy conclut son article en précisant qu’un rapport du WWF a épinglé Ferrero durant la période des fêtes de fin d’année. Selon l’ONG, la société utilise de l’huile de palme « non durable » dans ses produits. Il y a encore beaucoup d’efforts à faire du côté de chez Ferrero.

Source : OWNI

Australie : la pêche durable version high tech

L’association « Sustainable Seafood Guide » vient de mettre au point une application disponible sur iPhone qui va très certainement ravir les consommateurs australiens désireux d’acheter des produits issus de la pêche durable.

Cette version électronique du guide australien sur  les produits de la mer estampillés « pêche durable » arrive au bon moment. En effet, l’inquiétude sur l’appauvrissement des ressources halieutiques de l’océan pacifique est palpable dans la région. Les petits pays insulaires voient leur économie menacée et certains experts prévoient une chute catastrophique des ressources marines dans les prochaines décennies.

Cette application, pour le moment gratuite, permet aux consommateurs de recevoir des informations sur la surpêche et ses conséquences sur la biodiversité marine. Rappelons que 80% des réserves de poissons dans le monde sont sur-exploitées.

En préférant les produits de la mer répondant aux critères de développement durable, les consommateurs contrôlent mieux la façon dont le poisson est pêché et élevé.

Source : greenetvert.fr  sustainableseafood.org

Biodiversité : il n’y a pas que des mauvaises nouvelles

L’appauvrissement de la biodiversité constitue l’un des aspects les plus préoccupants de la crise écologique mondiale. En effet, on estime que chaque jour jusqu’à 300 espèces végétales ou animales s’éteignent à travers le monde. Selon l’UNED, l’Union internationale pour la conservation de la nature, sur les 61 900 espèces étudiées en 2011, 800 ont été déclarées disparues, dont les rhinocéros noirs d’Afrique. A contrario, Dame Nature peut également nous réserver son lot de bonnes surprises, cette même année, près de 18 000 nouvelles espèces ont été découvertes.

 

En 2011, l’Académie des sciences de Californie a répertorié à elle seule près de 130 nouveaux animaux, principalement des arthropodes.

Les crustacés, mollusques et insectes constitueraient donc le gros des troupes méconnues. En janvier 2011, une écrevisse géante poilue a ainsi été découverte dans rivière du Tennessee aux Etats-Unis.

Les fonds marins ne sont pas en reste, le grand recensement de la vie marine, le « Census of Marine Life » a estimé que sur 8,7 millions d’espèces vivantes sur Terre, 2,2 millions vivent dans les océans. Parmi celle-ci, une anguille a été répertoriée dans une grotte sous-marine de l’archipel de Palau, dans le Pacifique. Cette nouvelle espèce a été qualifiée de véritable « fossile vivant » puisqu’elle présente de grandes similarités avec les anguilles qui vivaient au Mésozoïque, il y a 200 millions d’années.

La vipère de Mathilde

L’année 2012, s’annonce également prometteuse en la matière. En effet, une vipère jaune vif a été découverte la semaine dernière dans une région éloignée de Tanzanie, en Afrique orientale. Ce serpent a été baptisé d’après le nom de la fille d’un des membres de l’équipe de la Wildlife Conservation Society qui l’a découvert : la vipère à cornes de Mathilde (Atheris Matildae). Mesurant environ 60 cm, le reptile possède des écailles au-dessus des yeux semblables à des cornes. Les scientifiques s’attendent à ce que ce nouveau serpent  fasse directement son entrée dans la liste des espèces les plus menacées.

Chelonoidis elephantopus

Selon des travaux publiés par des chercheurs américains ce lundi, une espèce rare de tortue géante, que l’on croyait éteinte il y a plus de 150 ans, aurait fait sa réapparition sur les îles Galapagos. « Cette découverte donne un nouveau souffle aux efforts de protection des tortues menacées des îles Galapagos », estime Ryan Garrick, de l’université de Yale, l’un des auteurs de l’étude publiée dans la revue américaine Current Biology datée du 10 janvier. Ces tortues peuvent peser près de 400 kilos, mesurer plus de 1,80 mètre de long et vivre plus de cent ans. Aujourd’hui, plusieurs des treize espèces restantes de tortues des Galapagos sont considérées comme en grand danger d’extinction.

Le requin mutant

Début 2012 a également sonné la découverte des tous premiers requins hybrides le long de la côte  est de l’Australie. Deux espèces proches se sont accouplées et ont donné naissance à une descendance viable, qui s’est elle-même reproduite. Résultat, l’une des deux espèces a réussi à étendre son aire de répartition. Selon les scientifiques, cette découverte est le signe que ces prédateurs s’adaptent au changement climatique.

Selon les « systématiciens », les chercheurs spécialisés dans la classification du vivant, 8 à 30 millions d’espèces seraient encore à découvrir. Il est également fort probable que de plus en plus d’espèces hybrides fassent leur apparition, l’environnement semble s’adapter de lui-même aux conditions qui lui sont imposées. L’homme à – trop – souvent l’habitude d’invoquer la sauvegarde de la planète afin d’inciter la population à adopter un style de vie plus respectueux de l’environnement. Au bout du compte, il semblerait que ce soit plutôt l’homme qui apparaisse le plus fragilisé.

Sources : 20 minutes  sciencesetavenir.fr  lemonde.fr

 

RIP, mon beau sapin

Tous les ans début janvier, la magie des fêtes de fin d’année s’estompe brutalement laissant progressivement nos rues se transformer en cimetière de conifères décrépits.

Quelle ingratitude, passé le 1er janvier, celui qui fût le point central de tous les émerveillements durant un mois devient un vulgaire félon que l’on abandonne lâchement au coin d’une rue sans une once de remord.

Au-delà de l’attachement qui lui a été porté, c’est également un acte civique de ne pas abandonner son sapin n’importe où. Ce malheureux, considéré comme un objet encombrant, ne sera pas ramassé par les éboueurs.

Pour inciter les Parisiens à faire un geste à la fois écologique et économique, la Ville de Paris met en place chaque année une opération de recyclage en proposant à chacun de déposer son sapin naturel dans des espaces spécialement aménagés. Recycler son sapin, c’est valorisé les déchets verts. Les conifères  seront ensuite transformés en broyat et utilisés comme paillage directement répandu sur les massifs des jardins parisiens ou serviront  à la fabrication de compost.

 

Recycler son sapin contribue à améliorer le Bilan Carbone de la capitale en évitant les transports inutiles. Chaque année, de plus en plus de Parisiens adoptent ce geste éco citoyen et participent ainsi à réduire la quantité  des ordures ménagères incinérées.

Depuis 2007, l’opération a permis de collecter :

–          15 000 sapins en 2007-2008 sur 65 points de collecte

–          25 000 sapins en 2008-2009 sur 95 points de collecte

–          27 000 sapins en 2009-2010 sur 95 points de collecte

–          29 000 sapins en 2010-2011 sur 95 points de collecte

Cette année, les sapins pourront être déposés dans l’un des 100 points de collecte jusqu’au 22 janvier. Ils doivent pour cela  être dépourvus de décorations et non floqués.

La liste des lieux de dépôt est consultable au format pdf à cette adresse

Source : Mairie de Paris

 

 

Le saumon est en phase de devenir la ruine écologique de la Norvège

Une association norvégienne a transmis au site d’information Rue89 les résultats catastrophiques de son étude sur l’impact environnemental de l’élevage de saumons en Norvège.

Critiquer l’industrie lucrative du saumon est de très mauvais goût à Oslo. Ce marché, multiplié par trois en vingt ans, représente 416 millions d’euros annuels.

L’association Green Warriors en a payé le prix lorsqu’elle a rendu publique l’année dernière son rapport sur l’impact environnemental de l’élevage de saumon.

En livrant à Rue89 l’exclusivité de la version française de son étude, Green Warriors poursuit son combat. En effet, l’association souhaite sensibiliser la population française – la France est le plus gros importateur de saumon norvégien – quant aux conditions d ‘élevage déplorables de ces poissons dont les Français sont si friands.

Il faut dire que, le site internet des exportateurs norvégiens de saumon ne lésine pas pour nous donner envie de consommer le fameux poisson à la chair rosée :

« Les médecins et scientifiques du mode entier s’accordent à dire qu’il faut manger plus de poissons gras, car ils sont bons pour le cœur, la circulation et la lutte contre certaines maladies inflammatoires, voire contre certain cancers.

De plus, le poisson gras renforce la santé mentale, les acides gras contenus dans l’huile sont essentiels pour le développement du cerveau et ont un effet bénéfique sur la dépression, la schizophrénie, la maladie d’Alzheimer et certaines formes d’hyperactivité. »

Mais derrière ces belles paroles, une tout autre réalité du saumon norvégien est bien dissimulée.

Selon l’enquête Green Warriors :

  • · 10 à 20% des saumons d’élevage meurent dans les cages, du fait de la surpopulation, de malformations et de maladies ;
  • · Les études vétérinaires montrent que presque la moitié des saumons souffrent d’inflammation cardiaque, neuf sur dix de dépôts graisseux supplémentaires au cœur ;
  • · Les vaccins inoculés aux saumons provoquent des effets secondaires, comme des péritonites ;
  • · Les déchets alimentaires des fermes aquacoles s’élèvent à 7%, il y a donc 70 000 tonnes de restes rejetés en mer et qui sont ensuite mangés par les poissons sauvages à proximité.

Rue89 revient sur un reportage diffusé sur France 3 l’an dernier qui montre que l’aquaculture norvégienne n’a rien à envier aux élevages de porc intensifs bretons : entassement des animaux, traitements aux antibiotiques, épandages nocifs pour l’environnement…

Le ministre français de l’Agriculture Bruno Le Maire, inquiet d’apprendre l’usage de diflubenzuron dans les fermes norvégiennes, avait écrit à son homologue Lisbeth Berg-Hansen.

Il s’étonnait que ce pesticide, ne disposant pas d’autorisation de mise sur le marché en Europe, soit utilisé pour lutter contre le pou de mer dans les élevages norvégiens.



Poisson sauvage atteint par le pou de mer autour des fermes salmonicoles (John Øistein Berg/Rapport des Green Warriors de Norvège)

Sur la notice de ce produit, il est clairement écrit qu’il est « très toxique pour les organismes aquatiques, peut entrainer des effets indésirables à long terme pour le milieu aquatique. Ne doit pas être utilisé à moins de 30 m des fossés de drainage, des ruisseaux, des barrages ou de grands plans d’eau ».

Lisbeth Berg-Hansen avait tout simplement répondu au ministre français que ce produit était légal dans son pays pour lutter contre le pou de mer.

Le gros problème est qu’aucune expertise indépendante n’existe. Et pour cause, comme le met en avant, sous couvert d’anonymat, un journaliste norvégien :

« L’industrie piscicole et la politique sont très connectées, cela ne dérange pas vraiment les Norvégiens, et peu de journalistes enquêtent sur ce sujets. La Norvège a déjà des difficultés à exporter en Chine et aux Etats-Unis, elle ne veux pas se priver du marché français ».

Le président de Green Warriors, Kurt Oddekalv a pu constater en filmant les fonds marins l’ampleur de leur dégradation ou eutrophisation.

Le rapport complet de l’association Green Warriors est disponible sur le site de Rue89 à cette à cette adresse.

 

Source : Rue89 planete

La désertification : la vie animale part en poussière….

L’organisation mondiale de protection de l’environnement, WWF, a lancé une nouvelle campagne d’affichage pour dénoncer les effets directs de la désertification sur la vie animale.

Source WWF

L’ONG cherche à provoquer une prise de conscience à travers un esthétisme poussé à l’extrême

Cette campagne se compose de photos d’un visuel très réaliste qui mettent en scène un éléphant, un léopard et des perroquets dont les corps se réduisent en cendres…

L’ONG joue ici plus sur une esthétique que sur des images « choc » : une fois l’appréciation de la beauté de ces photos, le malaise parvient à faire son chemin dans nos esprits.

Il ne s’agit donc pas de provoquer le rejet ou le dégoût  du public mais de le sensibiliser au fait que la survie de ces animaux et  leur beauté sont bien menacées et qu’elles pourraient devenir plus qu’un souvenir…

On doit cette très belle campagne d’information au studio de création BBDO Madrid

 

WWF tire la sonnette d’alarme : 6000 espèces animales disparaissent chaque année due à la désertification.

Bien que ces images parlent d’elles-mêmes, elles sont dédiées à nous sensibiliser au phénomène de la désertification.

La désertification est un phénomène  qui a pour origine des variations climatiques et/ou les conséquences d’activités humaines.  L’une de ses causes  directes est l’exploitation intensive des terres et des ressources par l’Homme.  Cela a des retombées désastreuses pour les écosystèmes qui sont peu à peu détruits par une aridification de l’environnement, ce qui menace les espèces animales.

 

L’espèce humaine, la prochaine victime ?

La désertification constitue un problème d’environnement mais aussi un problème de développement pour l’Homme car elle affecte l’environnement local et le mode de vie des populations.

Une rencontre de haut niveau  s’est tenue sur ce sujet, le 17 octobre  dernier, en marge de la dixième session de la Conférence des parties (COP10) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification .

Le message porté par les participants : « Les défis mondiaux tels que la pauvreté, la santé et les questions liées à l’environnement ne pourront pas être résolus sans le rétablissement de terres productives. »

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a déclaré que « si nous protégeons, restaurons et gérons convenablement les terres, nous pourrons faire face à de nombreux défis simultanément, tels que la pauvreté, la sécurité alimentaire et énergétique, la perte de la biodiversité, les changements climatiques, la migration forcée et l’instabilité géopolitique. »

« Ces questions sont liées. Les enjeux sont grands et nous devons donc travailler ensemble pour faire de l’utilisation intelligente des terres une pierre angulaire du développement durable », a-t-il ajouté.

 

Alors la désertification, priorité ou non pour vous?

 

Quelles sont les nations réellement responsables du changement climatique ?

Le Guardian vient de publier un tout nouvel outil interactif agrégeant de nombreuses données climatiques et permettant ainsi de consulter des cartes des pays qui contribuent le plus aux changements climatiques de la planète.

Les chiffres utilisés sont ceux de l’Agence d’information sur l’énergie (EIA), organisme américain indépendant qui publie chaque année des statistiques sur les émissions de gaz à effet de serre.

L’originalité de l’initiative du Guardian repose dans la compilation de ces données et leur présentation selon différents points de vue. Il est alors possible de consulter les émissions de CO2 par pays (actuelles et historiques)  mais également par habitant ou encore en production de gaz à effet de serre et en consommation de biens et services.

Emissions de CO2 actuelles :

 

Emissions de CO2 actuelles par personne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A noter que d’autres types d’émissions, comme par exemple, la déforestation (pourtant responsable d’un quart des émissions mondiales), ne sont pas prises en compte. Mais, même si ces données ne renseignent pas sur la pollution globale engendrée par un pays, elles sont par contre représentatives quant à la responsabilité des différentes populations par rapport au changement climatique. Il est ainsi possible de se rendre compte que Doha (Qatar)  est le plus gros pollueur au monde avec 53,4 tonnes de CO2 par personne, soit trois fois plus qu’un Américain (17,5 tonnes) et 10 fois plus qu’un Chinois (5,2 tonnes).

De plus, si on tient compte du fait que le CO2 rejeté dans l’atmosphère peut y demeurer des siècles, il est intéressant d’examiner non seulement les émissions actuelles mais aussi les émissions passées. Ainsi, entre 1850 et 2007, les Etats-Unis et les pays de l’Union européenne se retrouvent en tête, avec plus de la moitié du total des rejets. Cette responsabilité historique est d’ailleurs une source de tensions omniprésente au sein des négociations climatiques. En effet, les pays émergents estiment qu’ils doivent faire moins d’efforts que les pays développés du fait de la responsabilité de ces derniers dans le changement climatique.

Sources : Le Monde  The Guardian

L’Angleterre touchée par la sécheresse en plein automne

Le quotidien britannique The Guardian a fait part de la préoccupation croissante des autorités et des prévisionnistes concernant « le temps sec » et « les niveaux des eaux souterraines qui s’épuisent » à travers l’Angleterre, alors que « le temps doux et sec s’est poursuivi en novembre dans une grande partie du Royaume-Uni. »

 

Le printemps 2011 a été le plus sec depuis un siècle en Angleterre

La ministre de l’Agriculture et de l’Environnement,  Caroline Spelman, a averti que «  la sécheresse frappera certainement presque toutes les régions de l’Angleterre l’été prochain, à moins qu’il n’y ait des précipitations soutenues cet hiver. »

Cette dernière a demandé aux opérateurs d’eau de faire le nécessaire pour planifier dès maintenant  une période de sécheresse potentielle en 2012.

 

L’Est de l’Angleterre est déjà touché par la sécheresse

Les comtés de Lincolnshire, Cambridgeshire, Bedfordshire, le Northamptonshire et le West Norfolk observent les plus bas niveaux de précipitations annuelles depuis 1921. En conséquence de la sécheresse en cours, l’Agence de l’Environnement a accordé le 28 novembre un permis de  sécheresse afin d’aider l’opérateur de l’eau Anglian Water Services pour distribuer les ménages et les entreprises dans le Northamptonshire.

 

L’Agence de l’Environnement lance un appel aux efforts des opérateurs d’eau et des agriculteurs

L’Agence demande aux opérateurs de démontrer « qu’ils font tout leur possible pour réduire la demande en eau et favoriser l’économie de la ressource, y compris la mise en œuvre de campagnes de sensibilisation et la création d’équipes de maintenance supplémentaires pour faire face aux fuites d’eau qui pourraient se produire sur les réseaux. »

Elle a également lancé un appel aux agriculteurs, afin qu’ils cherchent des moyens de partager et de faire le meilleur usage des ressources limitées en eau.

 

L’Agence de l’Environnement a déclaré que « la disponibilité de l’eau est l’un des défis majeurs auxquels devra faire face le Royaume-Uni dans les années à venir » et que « les opérateurs d’eaux, les entreprises et les consommateurs ont tous un rôle à jouer en faisant en sorte que l’eau soit conservée pour maximiser l’offre disponible pour 2012. »