Burkina Faso : des chenilles pour lutter contre la malnutrition

Chenilles de karité sur un marché du Burkina

Un projet conduit au Burkina Faso en matière de lutte contre la malnutrition, basé sur des chenilles, est également un exemple d’innovation sociale. Le média de toutes les solidarités, Youphil.com, consacre un article à cette belle initiative.

Ce projet, baptisé Faso Prot, est né d’un constat : l’abondance des chenilles de karité dans l’Ouest du Burkina Faso permettrait de lutter durablement contre la malnutrition. Rappelons ici que la malnutrition touche « environ 50% des enfants dans ce pays d’Afrique de l’Ouest ». Fort de constat, les conducteurs du projet ont donc décidé « d’exploiter ce produit d’une grande valeur nutritive, déjà consommé et exploité dans la région entre juillet et septembre, et de le déployer sur tout le territoire burkinabé ». Le projet est particulièrement implanté dans la région de Bobo-Dioulasso.

Qui porte ce projet ?

L’université : Institut International d’Ingenierie de l’Eau et de l’Environnement (Fondation 2iE), à Ouagadougou

Les Porteurs de Projet : Kahitouo Hien, Douyiri Christophe Mandi, Dr Moussa Ouedraogo

Les Mentors : Elodie Hanff (2IE) et Gaëtan Baudry (Fondation de Rotschild) 

Le projet en 90 secondes

Le projet a été Finaliste à Berkeley – Prix de l’Impact Social à Berkeley, dans le cadre du concours Global social venture competition (GSVC) qui réunit « des projets d’entreprises provenant de grandes écoles dans le monde ». Ce prix lui a permis de récolter 10 000 dollars, une somme non négligeable pour le projet « encore en essai en laboratoire » qui devrait être lancé avant la fin de l’année.

Pourquoi des chenilles ?

Les chenilles de karité, parfois appelées chitoumous, « sont deux fois moins chères que la viande et contiennent trois fois plus de protéines ». Le rapport qualité/prix de ces mets est donc tout à fait attractif. Le produit sera vendu séché, conformément à son mode de consommation habituel, « mais aussi réduit en poudre (enrichie en vitamines et minéraux) à intégrer dans l’alimentation ».

Kahitouo Hien, coresponsable du projet, explique que « cette poudre de chenille ne vise pas à résoudre une urgence, mais à prévenir la malnutrition. Elle intervient en amont des crises alimentaires ». En effet, le produit est consommable toute l’année.

Un projet durable

C’est « surtout l’impact social positif de ce projet qui le rend durable ». En effet, c’est localement que la récolte des chenilles sera organisée, en milieu rural, auprès de « 2000 femmes » pour la « première année ». Le revenu de ces femmes et le niveau des familles seront donc logiquement accrus.

Quel est le rôle des ONG ?

Le produit, qui contribue « à pérenniser l’alimentation des populations pauvres du Burkina Faso de façon durable », étant « adapté aux habitudes alimentaires locales », n’intéresserait pas encore les ONG qui se concentrent avant tout sur les situations de crise.

Kahitouo Hien explique avoir contacté des ONG telles que Médecins Sans Frontières, l’Unicef, Action contre la faim, entre autres. Ces dernières, qui ne seraient pas encore positionnées sur l’intervention en amont des crises humanitaires, soutiendraient toutefois la démarche. Elles accompagneraient Faso Prot en termes de recherche et développement.

Ce projet d’agro-business, innovant, « pourrait se développer à terme dans les pays voisins où les habitudes alimentaires sont similaires » : au Mali notamment, qui aurait « bien besoin de solution pour prévenir la crise alimentaire qui guette ».

Source : Youphil.com

Autolib’, c’est parti !

Autolib’, le service d’autopartage francilien a été officiellement lancé aujourd’hui auprès du grand public. Deux cent cinquante citadines couleur « aluminium brossé » sont mises à disposition des Franciliens dans deux cent cinquante stations réparties dans 25 villes.

Près de trois cent cinquante testeurs ont essayé la petite voiture électrique durant ces deux derniers mois pour parfaire ses derniers réglages et mieux cerner les besoins des utilisateurs. Selon Morald Chibout, directeur général commercial marketing d’Autolib’, « les premiers retours sont positifs, la voiture est perçue comme spacieuse, non polluante, avec zéro bruit et zéro odeur ». L’intérieur du véhicule propose quatre vraies places et une habitabilité confortable. Il est même possible d’utiliser des sangles pour installer un siège bébé. Un GPS, un autoradio et un bouton pour être mis en contact avec un opérateur complètent son équipement.

« Elle ambitionne de révolutionner la manière de se déplacer en ville », indique t’on chez Bolloré, qui a entièrement conçu ce nouveau service à l’initiative de la Mairie de Paris. «Autolib’ est surtout une première mondiale dans une ville à l’échelle de la capitale ».

Philosophie du projet: inciter à renoncer à sa voiture en offrant l’usage ponctuel de véhicules disponibles, peu chers et « écolos ». Une voiture de ce type est à même de se substituer à cinq voitures privées, selon une étude municipale.

Dans l’avenir, les stations pourraient également intégrer des bornes solaires. L’une d’entre elle, équipée de panneaux photovoltaïques permettant de recharger les véhicules, est déjà en test dans l’entrepôt Autolib’ de Vaucresson (92).

 

Sources : bfmtv, directmatin

La Sierra Leone saluée par la LPO pour la protection de sa plus grande forêt

bébé hippo pygmé lejdd.fr

La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) informe que la Sierra Leone protège le climat mondial en préservant sa plus grande forêt.

La LPO prend acte du fait que la Sierra Leone, Etat d’Afrique de l’Ouest situé entre la Guinée et le Libéria, « joue la carte de la prévention du changement climatique par la conservation de sa forêt la plus vaste, enfermant 13,6 millions de tonnes de carbone, la protection de l’un des habitats les plus menacés ainsi que les espèces sauvages de l’Afrique de l’Ouest ».

Le Président de Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, a en effet officialisé le Parc National de la Forêt du Gola, le 3 décembre. Un beau geste, au moment où les pays les plus riches, comme le fait remarquer l’association, s’échinent à trouver un accord favorable à l’environnement à Durban…

La forêt du Gola « abrite des centaines d’espèces d’oiseaux, de chimpanzés et la population d’hippopotames pygmées la plus importante du monde ».

Pour en savoir plus, rdv sur le site de la LPO !

Couche d’ozone : le trou se réduit

Le trou dans la couche d’ozone qui se forme tous les ans entre septembre et octobre est moins important cette année que l’année dernière. L’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) explique cette résorption par la hausse de température de la haute atmosphère.

Crédit photo : NASA / Flickr (CC BY-NC-SA)

La couche d’ozone s’étiole sur une superficie de 21,2 millions de kilomètres carrés cette année, ce qui est le second plus petit trou depuis 20 ans. Cela correspond tout de même à la superficie des États-Unis, du Mexique et du Canada réunis… C’est en 2000 que la couche d’ozone était la plus altérée, avec un trou de 29,9 millions de kilomètres carrés.

L’ozone

L’ozone est un gaz présent dans la stratosphère formé de trois atomes d’oxygène. Il se forme directement en altitude, sous l’effet du rayonnement solaire, à partir de l’oxygène. Il se dégrade spontanément si bien que la concentration d’ozone est liée à ces deux réactions antagonistes qui se compensent : on appelle cela l’équilibre dynamique. Cependant, depuis le début des années 80, l’ozone atmosphérique devient ténue aux régions polaires, tout particulièrement au-dessus de l’Antarctique et de l’Australie. Cela est dû à la présence de composés chlorés : les chlorofluorocarbonates ou CFC). Ces composés, à longues durées de vie, ont été interdits et leur production dans le monde est quasi nulle depuis la signature en 1985 du protocole de Montréal.

Importance de la couche d’ozone

L’ozone stratosphérique absorbe jusqu’à 97 % des rayons ultraviolets provenant  du Soleil. Sans cette protection, la surface de la planète serait bombardée de rayonnements suffisamment énergétiques pour détruire les liaisons chimiques biologiques. Autant dire que la vie telle que nous la connaissons n’existerait pas et se serait développée dans les océans, à une profondeur suffisante, à l’abri des UV.

Le trou se résorbe

Bien que les CFC ne soient plus produits, ces composés restent dans l’atmosphère et continuent leurs méfaits. Les experts estiment qu’il faudra encore une dizaine d’années avant de voir commencer la régénération de ce gaz. Pourtant, ironiquement, la réchauffement global de l’atmosphère favorise la protection de ce gaz : « sous l’effet du froid, la vapeur d’eau et les molécules d’acide nitrique se condensent pour former des nuages dans les couches basses de la stratosphère. » Et Dieu sait qu’il fait froid au dessus de l’Antarctique, vaste continent d’altitude (3 000 mètres en moyenne), plongé dans une nuit de six mois. Lorsque le Soleil se lève, à la fin de l’hiver austral, dans ces nuages « se forme du chlore qui aboutit à la destruction de l’ozone. »

L’Arabie Saoudite finance des projets électriques en Mauritanie

Agence Mauritanienne d'Information

Le 25 février, à Nouakchott, un accord de prêt entre l’Arabie Saoudite et la Mauritanie a été signé. Par cet accord, le fonds saoudien pour le développement accorde à la Mauritanie un financement de 75 millions de dollars américains, soit 22 milliards d’ouguiyas, destiné au développement du système de transport électrique dans le pays.

L’accord a été signé par le ministre mauritanien des affaires économiques et du développement, M. Sidi Ould Tah, et par le directeur du programme des exportations saoudien, M. Ahmed Ben Mohamed El Ghanem.

Cet accord a été l’occasion, pour le ministre de Mauritanie, de « saluer » ce partenariat et de mettre en exergue « l’exemplarité des liens de fraternité unissant la Mauritanie et le Royaume d’Arabie Saoudite ». Il a noté que « ce financement illustrait la priorité que donne le gouvernement au renforcement des infrastructures de base ». Il n’a pas manqué d’ajouter que « l’accord constituait une forme de l’aide généreuse que l’Arabie Saoudite n’a cessé d’apporter à  notre pays dans différents domaines, réitérant que la ligne électrique de haute tension en perspective va ouvrir des perspectives prometteuses et marquer un bon qualitatif dans la production et le transfert d’électricité en Mauritanie ».

Le financement sera en effet alloué à la mise en place d’une ligne électrique à haute tension sur l’axe Nouakchott-Nouadhibou.

Le ministre mauritanien a également déclaré que la signature du présent accord revenait à inaugurer une nouvelle phase de diversification des mécanismes de financements offerts par l’Arabie Saoudite pour inclure l’organisme des exportations dont la Mauritanie tire profit pour la première fois.

Représentant l’Arabie Saoudite, M. Ahmed Ben Mohamed El Ghanem, a loué les liens de coopération existant entre les deux pays. Il a, entre autres, précisé que la Mauritanie constituait un « partenaire stratégique du fonds saoudien pour le développement », dans le domaine commercial notamment.

A savoir, le fonds saoudien de développement finance 21 projets en Mauritanie dont 6 sous forme de subvention, le reste étant constitué de « crédits avec des conditions préférentielles ».

L’accord conclu le 25 février a été paraphé en présente du ministre du pétrole et des mines, M. Taleb Ould Abdival et SEM Saoud Ben Abdel Aziz El Jabiri, ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite.

Source : Maghrebemergent.com, Agence mauritanienne d’information

Naissance d’un bébé dauphin

Nager avec les dauphins, c’est un peu has been maintenant qu’il est possible de les aider à accoucher… Bon, c’est un petit peu exagéré, mais peut-être cela va-t-il être le nouvel eldorado, le spectacle incroyable que présenteront les delphinariums dans quelques années, inspirés par cette vidéo qui a fait le tour du web il y a une quinzaine de jours : la naissance d’un bébé dauphin sous l’œil vigilant d’une caméra !

Les dauphins, même sauvages, sont curieux et certains s’approchent volontiers des hommes.

Le 17 septembre, le delphinarium Dolphin Quest, à Hawaii, accueillait un nouveau venu dans le bassin : la femelle de 12 ans, Keo accouchait d’un petit, qui n’a pas encore été nommé. Les bébés cétacés ne sont nommés qu’après un mois car cette période de leur vie est la plus délicate : ils peuvent aisément être sous-alimentés ou se déshydrater.

Cette vidéo montre les temps fort de l’accouchement qui a duré une heure, pendant laquelle le bébé dauphin sort petit à petit par la queue jusqu’au point où il est véritablement expulsé et nage instinctivement vers la surface pour prendre sa première bouffée d’air tout en  ! Sa mère s’assure qu’il remonte bien à la surface et le soutient alors même que le sang continue d’empourprer l’eau.

Pour fondre d’émotion, mettez le son !

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Madagascar : la cuisine solaire

C’est en 1998, après un séjour à Tuléar, au Sud-ouest de Madagascar que Regula Ochsner, ex-coopérante de l’aide au développement, a décidé de fonder l’Association pour le Développement de l’Energie Solaire Suisse-Madagascar (ADES).  Un quart de siècle plus tôt, la suissesse avait effectué son tout premier séjour sur l’île de l’océan Indien, Madagascar était alors réputée pour ses forêts tropicales et xérophiles. Lors de sa deuxième visite,  Regula Ochsner a subit un véritable choc, « la forêt avait disparu, il n’y avait plus que des arbres isolés et l’érosion progressait. J’ai réalisé que si la déforestation continuait ainsi, le pays allait rapidement perdre ses moyens de subsistance ».

Durant les deux dernières décennies, pas moins de 200 000 ha de zones boisées ont disparu chaque année, au profit de la production de charbon de bois et de bois de chauffage pour la cuisine. Regula Ochsner a alors commencer à s’intéresser à l’énergie solaire, car s’il y a une ressource abondante sur cette île de l’océan Indien, c’est bien le soleil. Alors, pourquoi ne pas cuisiner à l’énergie solaire ?

De retour en Suisse, Regula Ochsner se met en relation avec Edouard Probst. Vingt ans auparavant, ce menuisier retraité avait développé des fours solaires pour les communautés bédouines du Sahara.

Aujourd’hui, 13 000 familles s’y sont mises. Chacun de ces fours solaires permet de réduire de deux à trois tonnes les émissions de CO2 chaque année, soit la quantité rejetée par une petite voiture sur 15 000 km. De plus, chaque four remplace l’utilisation de 7 800 tonnes de bois. Tout le matériel est fabriqué à Madagascar, ce qui donne du travail à 100 personnes, dont 70 sont des employés de l’ADES. Les familles économisent, quant à elles, du temps mais aussi de l’argent, un four solaire étant amorti après environ six mois d’utilisation, et ce, sans aucune émission de CO2.


Source : adesolaire.org

Les artisans pêcheurs s’associent aux ONG

Les artisans pêcheurs lancent un appel à Greenpeace et WWF, afin de faire entendre leurs voix dans le cadre de la renégociation de la PCP (Politique commune de pêche).

Les pêcheurs artisans de France et des régions d’Outre-mer ont lancé un appel pour créer une plateforme nationale, à l’instar du Danemark ou de l’Espagne. Si l’alliance avec les ONG peut sembler inattendue, Hélène Bourges, chargée de la campagne Océans à Greenpeace, explique que « les ONG et les petits pêcheurs sont d’accord sur ce que peut être une pêche durable ».

De même, les pêcheurs artisanaux soulignent qu’ils pratiquent depuis toujours une pêche responsable et durable contrairement aux grands chalutiers accusés de détruire les ressources halieutiques. « Il faut sortir du cliché amis des poissons contre les amis des pêcheurs », indique Elise Pêtre, chargée du programme pêche durable au WWF, ajoutant que la position des ONG n’est pas de se battre pour  « un océan sur lequel on aurait interdit toute activité ».

Absents de toutes les instances décisionnaires 

En pleine négociation à Bruxelles de la réforme de la Politique commune de pêche (PCP), Anne-Marie Vergez, patron pêcheur à Saint-Jean-de-Luz, au Pays basque, déclare : « nous voulons faire entendre la voix des petits métiers de la pêche parce que nous sommes absents de toutes les instances décisionnaires ». Cette dernière a présenté, avec ses collègues de l’Association des ligneurs de la Pointe de Bretagne et du Syndicat des petits métiers du Languedoc-Roussillon,  une déclaration commune de ces petits métiers « attachés à la protection de l’environnement marin, condition nécessaire à la continuité de notre activité ».

En Bretagne, les pêcheurs artisanaux se sont eux-mêmes imposés un arrêt biologique d’un mois de la pêche au bar, de même en Méditerranée où la pêche à l’anguille est suspendue volontairement pendant les trois mois d’été, alors que les décideurs à Paris et Bruxelles « attendent qu’un stock s’épuise pour prendre des décisions », explique Frédéric Reste, président du Syndicat des petits métiers du Languedoc Roussillon.

Crédit photo: Claude Robillard

 

La Région Rhône-Alpes s’active dans l’innovation bio

Crédit photo : Corinne Bertrand pour Les Gaudélices

En 2011, pas moins de 17 entreprises de la Région Rhône-Alpes ont été sélectionnées et soutenues pour leurs innovations en agriculture et en cosmétiques biologiques. Il faut dire qu’avec 2600 producteurs, la région est l’une des plus dynamiques en matière d’agriculture biologique et d’entreprises de cosmétiques bio, ces secteurs connaissant ainsi chacun une croissance de 10% par an.

La Région Rhône-Alpes y est pour quelque chose puisqu’elle a lancé en 2006 sa cellule Organics Cluster, une initiative unique en France, dont l’objectif est de contribuer à la dynamique du secteur bio en Rhône-Alpes.

Concrètement, Organics cluster a pour mission, d’apporter des informations stratégiques pour permettre aux entreprises de faire face aux enjeux du marché, de le regrouper pour améliorer leurs performances et développer leurs réseaux et de les accompagner dans leurs développement par la mise en œuvre de programmes d’accompagnement via les programmes « Bio’Innov » et « Bio’Export ».

 Le programme « Bio’Innov » soutient le potentiel d’innovation et de créativité des entreprises de ce secteur stratégique pour la région Rhône-Alpes avec un soutien financier de 15 000 euros  par projet, un accompagnement technique et un suivi par un consultant en stratégie.

Le programme « Bio Export » soutient, quant à lui, les actions à l’international avec la validation des stratégies à l’export, la formalisation d’un plan d’action et l’attribution d’une subvention de 5 000 euros par entreprise pour la mise en place d’actions terrain.

Dans la catégorie « Bio’Innov » les lauréats 2011 sont :

–          Biscru, tuiles crues, Isère

–          Efelnat, purée de fruits, Ardèche ;

–          Elybiose, soins dentaires, Drôme ;

–          Koru organic, cuir, Drôme ;

–          Le Dauphin, plantes & tisanes, Drôme ;

–          Les Gaudélices, biscuits à la farine de gaudes, Ain ;

–          Maire Applications Textiles Nouvelles, Ain ;

–          MT Restauration, plats cuisinés, Haute Savoie ;

–          Voyages en saveurs, condiments, Drôme.

Dans la catégorie « Bio’Export », les lauréats 2011 sont :

–          Annecy Cosmétique, cosmétiques pour sportif, Haute Savoie ;

–          Bulle Verte, produits de détergence & cosmétiques, Drôme ;

–          CA Bio, lingerie, Loire ;

–          Château de la Selve, vins, Ardèche ;

–          Fytosan, extraits végétaux, Drôme ;

–          L’accent, gourmandises pour le Japon, Haute Savoie ;

–          Le traiteur Vert, plats cuisinés, Rhône ;

–          Pain de Belledonne, boulangerie & confiserie, Savoie.

Source : bioaddict.fr

Les technologies mobiles au service de la nature

Ces nouvelles technologies pourraient permettre de résoudre certains problèmes environnementaux  dont la traçabilité des bois précieux.

Dresser la carte numérique des territoires, de la faune et de la flore propre à chaque milieu, c’est aujourd’hui l’objectif que ce sont fixés des entreprises telles que la société britannique Hevelta. Cette dernière a mise en place un appareil, similaire à un GPS, devant permettre de combiner des informations sur le terrain, telles que la situation géographique d’un arbre à bois précieux.

Helveta, par ce dispositif, suit la trace de certaines matières premières, tels que le bois ou le café. Le cheminement est le suivant : des codes-barres et des puces à radio-identifications (RFID) sont implantés dans l’écorce d’arbres précieux, permettant de suivre le parcours du bois. Une fois les observations collectées, celles-ci sont mises en lien avec des informations obtenues par satellite, constituant une chaîne électroniquecomplète de surveillance.

Smartphones, futurs capteurs de pollution ?

En parallèle de ces outils spécialisés, les smartphones se lancent eux aussi sur le terrain de l’environnement. Le Projet Noah demande notamment aux utilisateurs de smartphones de répertorier la faune et la flore de leur région, avant de transmettre ces informations aux scientifiques. De même, le site communautaire Urban Edibles appelle ces mêmes utilisateurs à recenser les sources locales d’aliments sauvages.

Le site Ecologist, imagine à ce sujet des futurs smartphones qui pourraient se connecter à des capteurs de pollution portables, évaluant la qualité de l’air rue par rue. Enfin, la Fondation nationale pour la science aux Etats-Unis, va mettre en place un réseau national d’observation écologique, déployé dans 24 états et d’un coût de 434 millions de dollars, donnant les moyens aux scientifiques de recueillir des informations telles que la prolifération d’espèces invasives. Le projet devrait être opérationnel à compter de 2013 mais une surveillance accrue de l’environnement permettra surement  de mettre en place une cartographie extrêmement précise des systèmes naturels entiers.

Sénégal : la Banque mondiale attribue 85 millions de dollars au développement durable

fondazioni4africa.org

Alors que l’Europe est au bord de la faillite, à défaut de la crise de nerfs (quoique), la Banque mondiale vient d’annoncer qu’elle accorderait un appui budgétaire de 85 millions de dollars à l’Etat du Sénégal en faveur du développement durable. Perso, je suis contente pour eux, et j’espère que les sommes promises seront réellement attribuées et sciemment utilisées !

Hier, à Dakar, le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Makhtar Diop, a déclaré que l’objectif pour le pays était de « trouver des solutions à long terme pour le secteur énergétique ».

C’était la première visite de ce dernier au Sénégal depuis sa prise de fonction, le 6 mai. Il a été reçu par le chef de l’Etat, Macky Sall, le premier ministre Abdoul Mbaye, et le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane.

Il aurait déclaré : « j’ai longuement échangé avec les autorités sénégalaises sur plusieurs questions (…), mais en ce qui concerne le secteur de l’énergie, nous avons convenu de trouver des solutions durables. C’est pourquoi la Banque mondiale s’est engagée à financer le Sénégal à hauteur de 85 millions de dollars ».

Dans le cadre d’une conférence de presse, le vice-président de l’institution financière pour le continent africain, qui est aussi ancien ministre sénégalais de l’Economie et des Finances, aurait ajouté : « cet accord permettra de ne plus avoir de solutions à court terme (…). Nous savons que les difficultés liées à l’énergie sont récurrentes. Il est important maintenant de résoudre la question sur long terme ».

Important, il a bien souligné que tous les maillons du secteur de l’énergie doivent être considérés pour que des réponses définitives soient données aux problématiques énergétiques dans le pays. Plus précisément, il a expliqué qu’ « il faut prendre en compte le sous-secteur de la distribution, des installations du réseau et surtout de la production. Nous avions constaté qu’il y avait un effet de rattrapage permanent dû aux solutions à court terme ».

On ne manquera pas donc de suivre l’évolution du secteur énergétique sénégalais dans les mois à venir !

Et parce qu’il serait dommage de ne pas profiter de cette occasion, je vous quitte en musique, avec l’actuel ministre sénégalais de la Culture et du Tourisme, le grand Youssou Ndour, et la superbe Rokia Traoré, fille de diplomate, chanteuse, auteur-compositeur-interprète, et guitariste malienne avant tout…

On a (re)retrouvé l’ancêtre des tortues !

 

Les tortues avaient jusqu’à présent des difficultés à trouver leur ancêtre dans l’arbre phylogénétique. Une étude publiée mercredi par Nicholas Crawford et son équipe de l’université de Boston apporte de nouveaux résultats.

L’étude des mutations dans l’ADN qui font apparaître des caractéristiques morphologiques dans une espèce, permet de classer les espèces et savoir quelles sont les plus proches génétiquement, avec un ancêtre commun le plus proche. Avant l’avènement de la génétique, les espèces étaient classées selon leur morphologie. Cependant, les  le processus d’adaptation face à des pressions environnementales similaires conduisent parfois à l’apparition des mêmes traits morphologiques. Ces convergences évolutives, ne présumant pas d’une quelconque proximité génétique, brouillaient les pistes de l’évolution.

L’incertitude sur les tortues

Ainsi, les tortues avaient tout d’abord été rattachées aux lépidosaures, c’est-à-dire dans le groupe des lézards et serpents.  Par la suite, suite à une première étude de leur ADN, les tortues avaient été replacées dans le groupe des archosaures. Les archosaures, c’étaient les ancêtres des dinosaures, vivant il y a 250 millions d’années. C’est ce groupe qui inclue aussi nos crocodiles et oiseaux actuels. Puis, une seconde étude, portant sur d’autres facteurs génétiques avait réaffirmé la proximité des tortues avec les lépidosaures.

Une nouvelle méthode

Afin d’y voir plus clair dans cet imbroglio, l’équipe de chercheurs de l’université de Boston, dirigée par Nicholas Crawford, a étudié les « éléments ultra-conservés » (ou UCE), c’est-à-dire les éléments génétiques qui se retrouvent parmi toutes les espèces concernées. L’étude a donc cherché les UCE sur la tortue peinte, la tortue à cou caché d’Afrique, le serpent des blés, le crocodile marin et le tuatara. Pour compléter l’étude, les UCE ont également été recherchés dans les génomes du coq sauvage, du diamant mandarin, de l’anole vert et enfin de l’homme. Suite aux comparaisons des UCE, l’équipe américaine  annonce que les résultats de ce travail sont la « preuve écrasante » que les tortues sont bien issues des archosaures, et donc qu’elles partagent un ancêtre commun avec les crocodiles, les oiseaux et les dinosaures.

Source : AFP

RDC / Afrique du Sud : le plus grand projet énergétique de l’histoire

Digitalcongo.net

Dans le cadre des commémorations du 18ème anniversaire de la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, le 27 avril, l’ambassadeur sud-africain en RDC – République Démocratique du Congo – Joseph Mashimbye, s’est prononcé sur le plus grand projet énergétique de l’histoire.

En effet, il a déclaré  que les présidents de RDC et d’Afrique du Sud, respectivement Joseph Kabila et Jacob Zuma, signeront un traité avant fin 2012, « pour la mise en route du plus grand projet de production d’énergie hydroélectrique de l’histoire, à partir du fleuve Congo, pour l’alimentation de tout le continent africain ».

De quel type de projet s’agit-il ?

Selon Joseph Mashimbye : « nous allons produire de l’énergie hydroélectrique qui nous donnera une capacité de 40 à 45000 MW (…) ». Sur l’envergure de ce projet, il a fait savoir que l’énergie produite serait « suffisante pour éclairer tout le continent africain » et que « le reliquat pourrait être vendu ailleurs, en Europe, par exemple ». Rien que ça !

Dans quelles perspectives ?

D’après l’ambassadeur, si les deux pays ont décidé de collaborer sur le plan énergétique, c’est dans la perspective « d’atteindre les objectifs du développement et de la démocratie ». Prononcée lors de la fête nationale d’Afrique du Sud, cette phrase n’est évidemment pas anodine. Il a d’ailleurs poursuivi : « ce 27 avril est une journée historique et importante non seulement pour l’Afrique du Sud, mais aussi pour le continent africain et la communauté internationale ».

Avec quel financement ?

Notons que ces déclarations ne sont pas des « paroles en l’air » puisque « mercredi dernier, c’était un groupe d’investisseurs américains, emmené par Steven Landers, vice-président d’ECA International, qui était à Kinshasa pour annoncer l’étude de faisabilité de deux projets de barrages hydroélectriques : Inga (Bas-Congo) et Mobavi Mbongo (Equateur) ».

Parallèle avec l’Union européenne

Les projets énergétiques s’inscrivent dans des perspectives de développement politique, économique et social des continents. Au niveau de l’Union européenne, la construction de l’Europe de l’énergie est perçue – notamment par le candidat socialiste François Hollande – comme un moyen de renforcer l’union, politiquement, et de favoriser le développement, en luttant contre la précarité énergétique par exemple. L’Europe a également ses projets d’envergure en Afrique du Nord et Moyen-Orient, avec Medgrid (projet français de transport d’électricité du pourtour méditerranéen vers l’Europe) et Desertec (projet allemand de production d’énergie renouvelable).

Sources : Agenceecofin.com et Digitalcongo.net

Une cathédrale en carton

La construction des cathédrales a pris des années et a coûté des sommes colossales.

Lorsque l’urgence de la situation le requiert, bâtir des constructions “en dur” n’est pas toujours acceptable : l’architecte Shigeru Ban est devenu un spécialiste du carton. Ce matériau permet d’édifier rapidement et à moindre coûts des structures provisoires, mais solides.

La solution de l’urgence sait être tendance

Le 22 février 2011 un tremblement de terre de magnitude 6,3 est survenu en Nouvelle-Zélande. Celui-ci a dévasté la cathédrale de la ville de Christchurch. Un peu plus d’un an après, la construction d’une cathédrale de remplacement est déjà prévue. Le secret ? Les plans de la cathédrale présentés à la ville par le cabinet d’architecture de M. Shigeru Ban présentent une cathédrale en carton !

Le carton est un matériau trop souvent associé aux emballages et qui finit très rapidement à la poubelle. Pourtant, bien utilisé, le carton est un matériau solide et résistant, surprenant, donc. Ainsi, dès les années 1970, l’architecte Frank Gehry dessinait des chaises en carton.

Le carton, peu cher et vite monté

Une chaise de Gehry.

Le carton a déjà été utilisé pour remplacer provisoirement des édifices détruits par des catastrophes naturelles. A Kobé, suite au tremblement de terre de 1995, M. Ban avait permis de construire en seulement cinq semaines d’une église provisoire. Par provisoire, on entend tout de même au moins une dizaine d’années, l’église ayant été démontée en 2005. Pour 2,9 millions d’euros, la cathédrale de Christchurch résistera une vingtaine d’années, ce qui permettra à la ville de rassembler des fonds et établir un projet d’avenir.

Des satellites pour surveiller les ecosystemes

Nous le savons, les satellites d’observation tournent autour de la Terre afin de surveiller l’environnement qui nous entoure. Ils permettent d’étudier de nombreux phénomènes naturels tels que l’évolution de la circulation océanique ou encore la profondeur de la calotte glaciaire. Aujourd’hui l’imagerie satellite, combinée à des études de terrain, permettrait de dresser avec précision des cartes de surveillance sur les écosystèmes en danger, comme c’est le cas en Afrique.

Photo: Wikimedia.org

Protéger la biodiversité

L’Afrique est un terrain privilégié pour surveiller l’écosystème. En effet, de nombreuses espèces sont confrontées aux modifications de l’environnement et la biodiversité y est – dans certains cas – menacée. Le réseau d’observation de la biodiversité des zones protégées africaines, en collaboration avec le Group on Earth Observations (GEO), veut démontrer que les observations de terrains couplées aux techniques de l’imagerie satellite permettent « d’évaluer la valeur des zones sensibles de la biodiversité ».

Ce projet de surveillance de la biodiversité s’applique donc à la faune africaine, c’est-à-dire qu’il permet de suivre plus de 280 espèces de mammifères, 381 familles d’oiseaux et 930 types d’amphibiens sur 741 sites jugés sensibles dans 50 pays africains. Le GEO, qui coordonne le projet, a passé en revue divers facteurs d’analyse que sont : les différentes espèces animales, les conditions économiques et sociales, la variable environnementale, et les a confronté aux données d’observations satellite déjà obtenues. Le groupe explique que « cette superposition d’informations fournit une évaluation complexe des multiples pressions exercées sur la biodiversité ».

Fournir une aide à la décision

Durant cette dernière décennie, le parc de satellites d’observation en orbite s’est considérablement étendu, avec plus de 40 infrastructures tournées vers la Terre. Toutefois, peu de satellites avaient encore étaient employés à une surveillance aussi complexe d’un écosystème. Le GEO explique que l’objectif de cette opération est de fournir un outil d’aide à la décision aux gouvernements, plus particulièrement en Afrique de l’Ouest. Ils peuvent ainsi comparer les résultats, fournis sous forme de graphiques, afin d’ « estimer jusqu’à quel point on peut concéder les sous-sols sans risquer de détruire à jamais la biodiversité ».

La mise en place de ce programme vise donc à sauvegarder les écosystèmes fragiles et souvent menacés, notamment par les exploitations minières et faire prendre conscience de l’importance de la richesse naturelle. Le but est d’attirer l’attention des autorités politiques sur la réalité des dangers encourus à faire disparaître la biodiversité, et de les aider à prendre des décisions économiques respectueuses de l’environnement.

Source : LesEchos.fr

Indonésie : le buffle disparaît

buballus buballis

Courrier International reprend aujourd’hui un article alarmant du quotidien indonésien, le Jakarta Post, selon lequel « la population des buffles » en Indonésie est passée de 3,5 millions à 1,3 millions d’individus. Ces pertes ont été dénombrées en l’espace de cinq ans seulement. L’animal disparaît à petit feu.

Cette « hécatombe » est une réelle perte pour le pays, « dont le gouvernement préfère importer des bodivés d’Australie plutôt que de développer l’élevage des buffles, dont la viande est moins grasse et plus riche en protéines, en fer, en acides gras oméga-3 et aminés ».

Rendez-vous compte : « cinq litres de lait de bufflonne équivalent en qualité nutritive à dix litres de lait de vache ». Autre avantage présenté par les buffles, ils « s’habituent aisément à tout nouvel environnement et n’ont besoin d’aucun supplément alimentaire coûteux ».

On apprend, si on ne le savait pas, que « leur peau et leurs cornes sont traditionnellement utilisées pour la fabrication des marionnettes du théâtre d’ombre javanais et balinais (wayang kulit) ».

Leur disparition serait due en partie à l’utilisation de plus en plus généralisée de tracteurs pour le labour des rizières.

Buffaloes used to say… 

Source : Courrierinternational.com

La tuberculose bovine menace… le blaireau

La tuberculose bovine est une maladie transmise par une bactérie redoutée des agriculteurs qui sont tenus d’abattre la totalité de leur troupeau lorsqu’une de leur bête est dépistée positive. Les foyers d’infection sont de plus en plus nombreux en France. Pour endiguer la progression du bacille qui peut se transmettre à la faune sauvage en contact avec le bétail contaminé, les agriculteurs souhaitent l’éradication en Côte-d’Or, le département le plus touché, du blaireau.

Le blaireau est un animal nocturne, ébloui par la lumière des phares ou des flashs.

Le blaireau

Les blaireaux font partie de la famille des mustélidés et sont facilement reconnaissables grâce aux bandes noires qu’ils arborent sur leur tête blanche. Leur chasse est autorisée, cependant, ils ne figurent pas sur la liste nationale des espèces susceptibles d’être classées nuisibles et à ce titre, les préfets ne peuvent pas autoriser leur chasse toute l’année durant. Au contraire, le blaireau est une espèce qui se nourrit de rongeurs, serpents, insectes et vers blancs, redoutés des agriculteurs. Il est vrai qu’occasionnellement, le blaireau peut se nourrir d’épis de maïs, en période de disette. Il a longtemps été reproché au blaireau de se nourrir de lapereaux ou d’oisillons, mais les chasseurs reconnaissent maintenant comme marginale cette pratique.

Les enjeux

Le blaireau transmettrait la tuberculose bovine au bétail dont le troupeau doit alors être intégralement abattu. Des tests sont régulièrement effectués sur les animaux et l’abattage est subventionné si les tests sont positifs. Un vétérinaire vérifie alors la présence de lésions dues à la maladie sur les carcasses, et si c’est bien le cas, le troupeau doit être abattu.

Au-delà de la perte du troupeau, le dépistage de la maladie parmi les troupeaux français pourrait faire perdre le statut de la France, pour l’instant jugée « indemne de tuberculose ». En 2011, 185 cas avaient été dénombrés et c’est à partir de 220 cas que l’Union Européenne peut retirer ce statut permettant à la France d’exporter auprès de certains pays réclamant cette mention. Ainsi, afin de conserver cette mention avantageuse pour les exportations françaises, l’éradication de la maladie revêt une importance économique.

La vache est sensible à la tuberculose bovine, possiblement transmise par le blaireau.

La gestion de la maladie

Le blaireau, comme d’autres animaux sauvages d’ailleurs, peut contracter la tuberculose bovine. Lorsque des animaux sauvages sont atteints, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage procède à l’abattage total des animaux considérés comme réservoir primaire. L’ONCFS considère cette méthode comme efficace tandis que des associations défendant le blaireau ou opposées à la chasse comme le Rassemblement pour l’abolition de la chasse affirment le contraire : l’élimination de blaireaux sains pouvant provoquer un déplacement des populations, et donc faire affluer des animaux potentiellement malades. Ces associations pointent aussi le manque d’encadrement sanitaire lors de transfert de bétail d’un troupeau à un autre, ce qui pourrait être une cause de la multiplication des cas d’infection.

En tout cas, la partialité des études ne permet pas de juger en toute conscience de la justesse de la réponse à la recrudescence des cas de tuberculose bovine qu’est l’élimination totale des blaireaux dans certains départements français.

 

Sources : France Nature Environnement, Le FigaroWeb Agri

 

La lampe à incandescence souffle sa dernière bougie

Le filament dans la lampe à incandescence brûle et brille.

L’ampoule à incandescence traditionnelle se fait mettre au rebut après plus de 100 ans de service. Dans le contexte de réduction des dépenses énergétiques, les ampoules basse consommation sont les bienvenues pour aider les Français à réduire leur consommation de courant. Pourtant, tout le monde n’est pas favorable à la démocratisation de ces lampes constituées de matériaux polluants et génératrices d’ondes.

La volonté de l’Europe

Les objectifs européens en matière d’environnement ont été redéfinis le 17 juin 2010 pour faire suite à la stratégie de Lisbonne. La nouvelle stratégie, « Europe 2020 » inclut dans ses dispositions des objectifs environnementaux visant la réduction des impacts environnementaux des activités humaines. L’objectif environnemental est surnommé le « 20/20/20 » car prévoit d’ici 2020 la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20 % par rapport aux niveaux de 1990, l’utilisation d’un mix énergétique incluant 20 % d’énergies renouvelables dans notre consommation d’énergie finale, et pour finir améliorer notre efficacité énergétique de 20 %.
Cette dernière mesure, concrètement, se traduit par un calendrier d’arrêt de mise en vente des lampes à incandescence. Aujourd’hui, en Europe, nous ne pouvons plus acheter de lampes à incandescence d’une puissance supérieure à 40 W et fin 2012, cette technologie sera définitivement abandonnée.

Les lampes et les économies d’énergie

La lampe à incandescence est une technologie rudimentaire : développée en 1879 par Joseph Swan, la lumière est produite en portant à très haute température un filament de tungstène. Littéralement brûlant, le filament brille. C’est le phénomène d’incandescence. Pourtant, la quantité de lumens (unité de mesure de la lumière) par watt consommé est très faible : seule 5 % de l’énergie utilisée est restituée sous forme de lumière, le reste de l’énergie est dissipée en chaleur !

Trois types de lampes remplacent les traditionnelles ampoules à incandescence : les ampoules halogènes haute efficacité, les ampoules fluocompactes et enfin, les diodes électroluminescentes. Les réductions de la consommation électrique varient de 30 % pour les lampes halogènes jusqu’à 90 % pour les diodes. L’Union européenne estime que le passage des lampes à incandescence aux lampes à basse consommation à l’échelle européenne permettrait de réduire les émissions de CO2 d’environ 15 millions de tonnes par an en économisant 40 TWh.

Les pour, les contre

Pourtant, de nombreuses voix se sont élevées contre la généralisation de ces lampes. Outre le prix à l’achat plus important pour ces nouvelles ampoules, surcoût compensé par les économies réalisées à long terme, les réticences portent surtout sur la qualité de l’éclairage, la toxicité des composants et enfin, sur la génération d’ondes électro-magnétiques. Toutes ces justifications sont infirmées par leur contre-argument : les ampoules récentes sont capables de générer un spectre lumineux plus chaud, plus proche des lampes traditionnelles ; les vapeurs de mercure contenues dans les lampes fluocompactes ne sont pas dangereuses pour la santé à ces concentrations lors d’un bris accidentel, et le recyclage des ampoules est mis en place ; quant aux ondes, tous les appareils électriques en génèrent. Ce qui est certain, c’est que les réductions de la consommation d’énergie sont bien réelles.

Finalement, si l’abandon l’abandon de l’ampoule traditionnelle était simplement aussi difficile qu’un bouleversement des habitudes ancrées depuis l’arrivée de la fée électricité ?

Sources : europa.eu, rue89.com, gouvernement.fr

Consommation collaborative : tu me prêtes ta machine à laver ?

Un groupe d’étudiants lillois est à l’origine d’une nouvelle initiative en matière de consommation collaborative, « La Machine du Voisin ». Le site internet, ouvert depuis le 20 février dernier, connaît déjà son petit succès. Ce projet original a pour vocation de mettre en relation des propriétaires de machines à laver avec des personnes dépourvues de ce précieux appareil où trop éloignées d’une laverie.

Jean Philippe, Chloé, Mickael et Yann se sont tous les trois rencontrés lors du « Défi-innovation » organisé par leur école de commerce, la SKEMA. En une semaine, les étudiants devaient monter un projet innovant autour de la thématique de « l’innovation sociétale libre et durable ». C’est donc ainsi qu’a germé l’idée de « la machine du voisin ».

« La Machine du Voisin » est un site Internet, un lieu de rencontre qui regroupe d’un côté les propriétaires de machines à laver, appelés Voisins et de l’autre les personnes qui en recherche une pour faire leur lessive, les Sans Machine Fixe. On essaye de mettre en relation les uns et les autres suivant leur proximité, donc plus la communauté s’agrandit, plus il est facile de trouver une machine près de chez soi. La suite est on ne peut plus simple : on réserve un créneau suivant les disponibilités et les conditions de chacun », explique un des étudiants instigateur du projet.

« Avec ce principe nous espérons que chacun s’y retrouve, que l’on cherche à arrondir ses fins de mois où profiter d’un service proche et bon marché. Nous laissons donc le soin aux  propriétaires d’estimer et de fixer eux-mêmes le coût d’utilisation de leur machine, ils doivent en contrepartie indiquer la capacité et la catégorie énergétique de celle-ci afin d’offrir plus de transparence et de choix aux Sans Machine Fixe. »

En trois semaines d’activité, le site compte déjà 80 machines à son actif. Il arrive que certaines machines soient gratuites, quelques inscrits souhaitant simplement partager un café. On peut par exemple lire sur l’annonce de Xtof, « ouvert à discussion. Venez avec l’apéritif et repartez avec votre linge propre ».

Les quatre étudiants aimeraient désormais proposer une deuxième version du site, tournée vers l’étranger et disponible en plusieurs langues. « On veut toucher le plus de gens possible », indique Jean-Philippe Allain.

Toutes les informations sont disponibles sur le site Internet à cette adresse à cette adresse

Sources : zegreenweb.com   ecoles2commerce.com

Le castor : fervent défenseur de l’environnement

Castor Nord-Américain . By Sherseydc Steve . Licence

Du XVIIème à la fin du XIXème siècle, le castor a disparu de nombreuses régions de France, du fait de sa destruction directe par l’homme, pour sa chair ou encore sa fourrure. De fait, l’espèce ne subsistait plus que dans la vallée du Rhône. Au début du XXème siècle, la population de castors du Rhône était estimée à quelques dizaines d’individus, uniquement localisés dans la basse vallée. Afin d’éviter son extinction, le castor fut protéger dès 1909 dans les Bouches-du-Rhône, le Gard et le Vaucluse. On peut estimer aujourd’hui que l’ensemble des effectifs devrait être compris en 10 000 et 12 000 individus.

Cet étonnant rongeur, à la fois « bûcheron » et « hydraulicien », est un animal qui présente des caractéristiques particulières et inhabituelles d’aménageur de son écosystème. Le castor est par ailleurs de plus en plus considéré comme un auxiliaire efficace de l’homme dans ses opérations de renaturation, de génie écologique et de gestion différenciée des berges.

En effet, en inondant certains terrains, les familles de castors recréent et entretiennent des chapelets de zones humides s’alimentant gravitairement de l’amont vers l’aval. Ces milieux sont propices à l’épuration de l’eau et au développement de la faune et de la flore. Ces barrages, s’ils sont assez nombreux et importants, renforcent également l’alimentation des nappes phréatiques et favorisent une alimentation plus régulière des sources.

En régulant le débit des cours de l’eau, il diminue également et très efficacement les risques de sécheresse en amont de ses barrages. Au Canada, la réintroduction de castor canadensis dans l’Alberta, grâce aux petits barrages qu’il construit et entretient, a permis de faire fortement reculer le risque d’incendie et le stress hydrique des arbres.

Il y a quelques mois, un barrage de castors canadensis a d’ailleurs empêché une marée noire dans cette région du Canada. Le 29 avril dernier, la rupture d’un oléoduc a provoqué le déversement de l’équivalent de près de 28 000 barils de pétrole. Cette échappée de combustible a été stoppée en plein course par un barrage fabriqué par des castors. Le pétrole s’est déversé sur une bande d’environ 700 mètres de long sur 30 mètres de large mais a été isolé à environ 300 mètres d’un cours d’eau. « Il est vrai qu’un barrage de castors dans ce secteur a contenu le déversement », avait déclaré le ministre albertain de l’Environnement Rob Renner.

Au final, cet accident aura eu un « impact minimal sur la faune sauvage ». La mort d’une dizaine de castors et canards avait toutefois été déplorée.


Sources  : wikipedia.org    20minutes.fr