Marathon de Paris : l’énergie des coureurs devient électricité !

Esprit Running

Le Marathon de Paris, couru ce week-end par 50 000 sportifs professionnels mais aussi et surtout amateurs, a été l’occasion d’utiliser l’énergie dépensée par les coureurs et de la transformer en électricité. Enviro2b.com, qui consacre aujourd’hui une brève informative à ce sujet, parle de « la première course à énergie positive du monde ».

Comment ça marche ?

Imaginez l’énergie qui a dû être dépensée pour faire parcourir  42,195 km à 50 000 coureurs ! Et bien Schneider Electric, sponsor de l’évènement, l’a imaginé avant vous et moi. A l’initiative du groupe, l’entreprise britannique Pavegen Systems a su récupérer l’énergie fournie par les marathoniens pour la transformer en électricité.

Pavegen Systems a en effet installé des « dalles fabriquées en pneu de camions recyclés et équipées de capteurs chargés de récupérer l’énergie cinétique produite par les coureurs » sur « 25 mètres du parcours, au niveau des Champs Elysées ». Pour information, chaque pas produit entre 4 et 7 watts, cela dépend du poids du coureur. L’énergie captée « a ensuite été envoyée vers des batteries chargées d’alimenter les écrans plats et signaux électriques le long du parcours ». Pas bête !

En tout, avec cette énergie issue de la somme des efforts individuels, on aurait pu éclairer la « Tour Eiffel durant 2 heures ». Bon, ce n’est qu’une indication qui vaut ce qu’elle vaut, sachant que l’économie la moins chère et celle qui pollue le moins reste celle que l’on ne consomme pas.

Quelle suite à donner à cette expérience ?

Quoi qu’il en soit, l’objectif pour les organisateurs est de faire de cet évènement sportif « la première course à énergie positive du monde ». Cette expérience, qui avait été testée lors des JO de Londres, est positive, selon Pavegen Systems. Laurence Kemball-Cook, qui a inventé cette nouvelle technologie, rêve d’une ville nouvelle : « Pavegen pourrait jouer un rôle clé dans les villes intelligentes du futur. Imaginez que vous rendre au travail en courant ou en marchant puisse aider à créer la lumière de votre voyage retour à la maison le soir ».

L’idée est bonne a priori mais restent en suspens bon nombre de questions. Aujourd’hui, chacun a les moyens juridiques de faire respecter son « droit à l’image » par exemple. Et si ce n’est pas votre image qui est utilisée à des fins commerciales mais votre énergie, qu’en est-il ? Existera-t-il un jour un « droit à l’énergie » comme il existe un « droit à l’image » ?

Source : enviro2b.com

 

Gastronomie : un moyen de sensibiliser les Français au changement climatique

Quitte à faire un peu « cliché », la gastronomie pourrait être un bon vecteur de sensibilisation des Français à la nécessité de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Partant de cette hypothèse, une cinquantaine de restaurateurs alsaciens vont tenter de séduire leurs clients pendant tout le mois de novembre via une nouvelle initiative, conduite par l’association Objectif climat : ils se sont engagés à cuisiner tout en réduisant la « facture carbone » de leurs menus de moitié.

Jean-Michel Augé, président de l’association, explique cette démarche. Il évoque l’impact de nos choix alimentaires, qui représentent « un tiers des émissions de gaz à effet de serre en France ».

Quelles solutions s’offrent aux restaurateurs pour relever le défi?

La principale est simple et régulièrement mise en avant : élaborer leurs menus à l’aide de fruit et légumes de saison, produits localement. Pour ce faire, les exploitations agricoles régionales ne manquent pas de ressources. Leurs produits auntomnaux, cités par 20minutes.fr, offrent en effet un choix varié : « betterave, carotte, cèleri, choux-fleurs, coing, courgette, endive, épinards, mâche, navet, noix, panais, poire, poireau, pomme, pomme de terre, potiron, topinambour… »

Les restaurateurs pourront également mettre de côté les viandes d’agneau et de boeuf, dont les élevages sont pointés du doigt en raison des quantités de CO2 qu’ils génèrent, afin de privilégier la volaille, le porc ou le gibier, plus respectueux.

L’association Objectif climat n’en est pas à son coup d’essai. Alors qu’elles proposait aux restaurateurs ce même défi en 2010, seul l’un d’entre eux s’était présenté pour le relever. Un succès pour ce dernier, dont la carte avait alors été plébiscitée par les consommateurs.

Sources : Liberation.fr et 20minutes.fr 

Elevage porcin : la honte des Etats-Unis

L’association de défense pour  la cause animale américaine Mercy For Animals a réussi à infiltrer les bâtiments de l’un des plus gros producteurs de porcs de l’Iowa, Iowa Farms Select Kamrar.

Les conditions d’élevage intensif sont tout bonnement impitoyables. Les porcs sont gardés dans des bâtiments surchargés, entassés les uns sur les autres et où l’éclairage est quasi-inexistant. Le sol, dépourvu de paille, empêche un comportement normal de fouille.

Les porcelets sont généralement enlevés brutalement à leur mère à l’âge de quatre semaines, alors qu’à l’état naturel, le sevrage se fait progressivement vers l’âge de trois ou quatre mois. Ces petits cochons sont par ailleurs castrés dès les premiers jours de leur courte vie et ce, sans anesthésie.

A cause des densités d’élevage trop élevées et de l’environnement appauvri, il est fréquent que les porcs mordent la queue de leurs congénères. Pour éviter cela, les éleveurs emploient une solution radicale et des plus barbares, en coupant tout simplement la queue des pauvres bêtes.

Dans certains élevages, les porcs sont tout simplement enfermés dans de minuscules cages afin de les empêcher de bouger dans le but de les engraisser plus rapidement, comme le montre la vignette de l’article.

La vidéo diffusée sur le site internet de l’association est d’une intolérable cruauté.

Attention, cette vidéo est susceptible de choquer, âmes sensibles s’abstenir.

 

Source : PMAF

 

Les mines zambiennes tuées par une nationalisation bâclée

mine zambie source : flickr

Dans un nouvel excellent article, très fouillé comme à son habitude, le journal en ligne owni.fr s’intéresse aux conséquences néfastes de la politique de nationalisation des mines en Zambie et établit un parallèle avec la situation actuelle en Afrique du Sud, certains acteurs politiques réclamant depuis plusieurs mois le retrait des acteurs privés du secteur minier.

 

Comment ne pas reprocher aux dirigeants sud-africains de se rendre chez le sieur Chavez de l’autre côté de l’Atlantique pour observer objectivement une politique empreinte de culture locale, alors qu’ils disposent dans leur voisinage africain d’un exemple d’autant plus parlant qui, bien que non-identique, présente tout de même un certain nombre de similitudes, en particulier dans les ressources naturelles ?!

Là est la question.

Ne tourner pas la tête messieurs les dirigeants  sud-africains ! Même si le « black economic empowerment » (confier la direction de grands groupes à des personnes issues de minorités pour réduire les inégalités) des années 90/2000 ne s’est pas révélé le succès espéré et apparait aujourd’hui davantage comme un problème que comme une solution, le salut ne viendra pas forcément d’une reprise par l’Etat des atouts du pays.

En forçant le trait, c’est ce dont s’est aperçu la Zambie après la nationalisation de son secteur minier, en particulier le cuivre dont le poids dans l’économie n’a cessé de fondre suite au retour de la gestion publique. Comme souvent dans une telle situation, la mauvaise gestion, par inexpérience et une main d’œuvre insuffisamment qualifiée, et le cruel manque d’investissements sont pointés du doigt ; accolés à une économie en panne d’ambition, d’idées et de financement, le secteur a perdu en efficacité et en compétitivité sans réduire la dépendance à l’international…

A noter qu’à l’aube des années 80, la chute des prix à la production minière s’est accompagnée d’une forte hausse de la dette extérieure annuelle du pays.

 

Pour en savoir plus, lire ici

Le réchauffement climatique influe de plus en plus rapidement sur les forêts françaises

Un colloque a réuni jeudi dernier à Paris des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique, du CNRS (INRA) et de plusieurs universités. Ce rassemblement a permis de dévoiler une étude sur l’impact du réchauffement climatique sur les forêts françaises.

« Il y a 10 ou 15 ans, on pensait que l’impact du réchauffement climatique serait bénéfique à la forêt. » L’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère laissait espérer un impact positif sur la croissance des arbres et un rendement plus important des massifs forestiers. Le constat des chercheurs aujourd’hui est moins optimiste. Les scientifiques ont expliqué que « au mieux nous irons vers une stabilisation, au pire vers une diminution de la production de nos forêts ».

Les études présentées durant le colloque n’avaient pas pour objectif de définir « la carte des forêts françaises de demain », mais bien de quantifier l’amplitude des changements rencontrés au cours du XXIème siècle.

Les scientifiques affirment que le  principal danger qui menace les forêts réside dans les sécheresses qui devraient se multiplier et s’aggraver suite au réchauffement de la planète. En conséquence de ces périodes sans pluie, les forêts souffriront d’un manque d’eau qui causera leur régression. Certaines régions comme par exemple le Sud et le Sud-Ouest de l’hexagone seront touchées dans un futur proche (vers 2050).

Les espèces méditerranéennes, comme le chêne vert (Quercus ilex), devraient remonter vers le nord. Quand au pin sylvestre (Pinus sylvestris), l’espèce diminuera considérablement dans tout l’Ouest, voire disparaîtra. « L’augmentation des températures sera particulièrement néfaste pour cette espèce, impactant fortement la respiration de l’arbre », indique Paul Leadley, du laboratoire d’écologie systématique et évolution de l’Université d’Orsay (ESE).

Selon les chercheurs, les forestiers devront donc s’adapter en fonction des espèces, de la région et du milieu local. Un colloque international sur les forêts et les changements climatiques se tiendra en mai 2012 à Tours.

Sources : immoxygene, journal de l’environnement

La sécheresse risque fort de perturber la nidification des oiseaux

crédits : fotosearsh.fr

 

L’association de protection de l’environnement RSPB, spécialisée dans le domaine de la protection des oiseaux vient de lancer un appel afin de sensibiliser le public aux dangers de la sécheresse sur leur habitat. De la boue humide est en effet nécessaire pour bâtir un nid. Or, elle se fait de plus en plus rare… Et cela pourrait aller jusqu’à influer négativement sur les chances des oiseaux de se reproduire avec succès. Elle nous suggère ainsi de mettre à leur disposition de la boue humide, dans un récipient peu profond.

La principale espèce menacée est l’hirondelle, qui produit généralement deux ou trois couvées durant l’été. Nichant généralement sur nos toits, celle-ci a besoin de fixer solidement son nid pour assurer la sécurité de sa progéniture. Il ne tient dès lors plus qu’à nous de lui en donner les moyens.

Californie : C’en est fait pour les chercheurs d’or

 

source: academic.ru

 

Les rivières de la Californie ont fondé le mythe du chercheur d’or. De nombreux passionnées vivaient encore de la recherche du précieux minerais. C’est fini. L’Etat californien a récemment passé une réglementation de l’activité, prédatrice des saumons.

Ce n’est pas l’or qui tue, ceux sont les procédés d’extraction de l’or selon la technique du dragage par aspiration – c’est-à-dire – un aspirateur géant qui pompe le gravier et la vase au fond d’un cours d’eau puis isole de minuscules quantités d’or des cailloux et de la terre grâce à la gravité. Cette pratique pourrait libérer du mercure, très toxique, dans les rivières qui abritent la fécondation de plusieurs espèces de poissons et notamment celle du saumon du Pacifique, en brutal déclin, dénoncent les écologistes.

Après avoir fait pression sur Arnold Schwarzenegger, gouverneur de Californie, les écologistes ont obtenu, en 2009, un moratoire de deux ans – interdisant la recherche d’or dans les rivières – pour attendre les résultats d’une étude scientifique analysant l’impact du dragage sur l’écosystème. L’étude a été commandée par empêcher les Services de la pêche et de la chasse californiens afin de savoir comment réguler l’activité.

Aujourd’hui, les conclusions autorisent la pratique, et ajoutent un ensemble de conditions strictes portant sur la taille des dragues et les saisons de prospection. Pourtant, si ces autorisations devaient être effectives dans un délai de 6 mois, une prolongation du moratoire a été discrètement imposée par les écologistes. Ces derniers sont parvenus, grâce au soutien de

Jared Huffman, un membre démocrate de l’Assemblée de l’Etat, à modifier un paragraphe du document de façon à empêcher les Services de la pêche et de la chasse d’affecter des fonds à la délivrance d’autorisations de dragage jusqu’en 2017.

Ainsi, si les poissons, et notamment les saumons, des rivières californiennes ont un sursis, les importants cours de l’or vont irriter plus d’un prospecteur. Ceci annonce des violentes protestations pour la suite…

Mc Phy Energy lance un procédé révolutionnaire de stockage de l’hydrogène

crédits : fotosearch.fr

Il était jusqu’alors possible de stocker l’hydrogène produit sur un site industriel sous forme liquide, ou comprimée. Il sera maintenant envisageable de le stocker sous forme de fines galettes d’hydrure de magnésium solides. Plus sûr et moins coûteuse que les deux premières formules, cette idée a de l’avenir.

La jeune start-up française MC Phy Energy vient en effet de lancer, en février dernier, la production de ces galettes capables d’emmagasiner chacune 0,5 m3 de gaz d’hydrogène. Forte de ce lancement, elle a même décroché deux importants contrats lui permettant de pérenniser cette activité, l’un avec le japonais Iwatini pour l’alimentation en piles à combustible des stations services, et l’autre avec l’italien Enel, qui souhaite utiliser ce produit pour ses parcs solaires et éoliens.

Quel est l’intérêt d’un tel concept ? L’hydrogène peut être produit par l’électrolyse de l’eau, réaction qu’il est possible d’engendrer par le biais d’une éolienne, ou encore d’une cellule photovoltaïque. Ainsi, le surplus d’électricité produit par nos fermes éoliennes et photovoltaïques, pourrait dès lors servir à produire de l’hydrogène, ensuite stocké sous forme solide, pour enfin être utilisé par nos industries comme source d’énergie.

Source : Enjeux Les Echos, mai 2011.

ENR Green

© enr-green

ENR Green, le rendez-vous de référence des professionnels et des collectivités,  aura lieu les 11 et 12 octobre prochain au MMArena du Mans. ENR Green est désormais un évènement national où donneurs d’ordre, frabriquants, sous-traitants et collectivités locales se rencontrent au cours de rendez-vous d’affaires programmés.

En parallèle, deux cycles de conférences réuniront des experts professionnels d’envergure . Ils interviendront sur différentes thématiques relatives aux énergies renouvelables, à la maîtrise de l’énergie et à l’éclairage public.

– «  Produire durable » le mardi 11 octobre :

Quelles énergies dans 20 ans ?  Comment financer l’innovation dans le secteur des énergies renouvelables ?

– «  Mieux maîtriser l’énergie » le mercredi 12 octobre : 

Développer une véritable stratégie d’économie d’énergie : l’éclairage public, à quoi ressemblera ma ville dans 30 ans ?

Les intervenants :

  • Jean-Louis Bal, Président du Syndicat des Energies Renouvelables (SER)
  • Yves Becquet, Délégué Général de Cluster Neopolia
  • Christophe Camaret, PDG du Groupe Chastagner
  • Jérôme Charbonneau, Direction du Développement de CEGELEC

Nos bébés sont de véritables usines à biogaz

crédits : fotosearch.fr

 

C’est le genre d’affirmation qui fera sourire n’importe quel jeune parent. Et pourtant, l’idée est là. Celle-ci a germé dans l’esprit d’ingénieurs de Suez Environnement, qui sont parvenus à modéliser en laboratoire un concept de recyclage des couches en vue de produire du biogaz. Ce travail qui leur aura pris deux années, a été financé à hauteur de 40% par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Le procédé consiste ainsi « à broyer les couches usagées pour isoler les différentes matières qui la composent » détaille un ingénieur de l’entreprise dans une interview réalisée par le quotidien le Parisien. Un ingénieur de Sita France, société spécialisée dans la collecte et la valorisation des ordures, ajoute qu’ « une fois isolés, les plastiques pourraient être réutilisés pour fabriquer d’autres plastiques, et les déchets organiques servir à la production de biogaz, d’électricité ou de chaleur » par le biais d’un processus de fermentation.

Outre une production d’énergie, ce procédé pourrait aussi mettre un coup d’arrêt à la prolifération des textiles sanitaires dans nos décharges. Le quotidien indique ainsi qu’un million de tonnes de couches seraient jetées chaque année, s’ajoutant aux lingettes et autres mouchoirs, « soit 9% de nos déchets ménagers », alors qu’un bébé consomme approximativement 6.000 couches au cours de ses deux premières années de vie.

Source : le Parisien.

Un nouveau cadre réglementaire pour l’éolien terrestre

Aujourd’hui, l’énergie éolienne produit de l’électricité équivalente à la consommation de 50 millions de ménages de l’UE en moyenne. Elle devrait tripler d’ici 2020 (source : EWEA).

Ce dynamisme de la filière éolienne s’inscrit dans l’engagement européen à la réduction des émissions de gaz à effets de serre (en France, l’objectif du Grenelle de l’environnement est de porter à 23 % en 2020 la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie), qui vise à lutter contre la dépendance par rapport au pétrole et le changement climatique. Si les procédures de plus en plus longues et les contentieux accrus des riverains sont des freins au déploiement de grande ampleur de ce marché, les explosions nucléaires à Fukushima devraient faire changer les choses.

Les implications de ce nouveau cadre juridique

Mais le « coup d’accélérateur », pour reprendre les termes de la ministre du développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet, devrait surtout être donné (du moins en France) par le nouveau cadre juridique applicable à la production d’énergie éolienne qui devrait lever les freins à l’éolien terrestre.

En effet, la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 a décidé d’inscrire la production d’énergie éolienne comme une activité soumise à la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). En application de la loi, deux décrets et trois arrêtés ministériels ont été publiés les 25 et 29 août au Journal Officiel. Ces textes réglementaires organisent les régimes administratifs applicables aux parcs éoliens.

Le régime applicable est plus ou moins sévère en fonction de la taille et de la puissance du parc éolien.

L’exploitation d’un parc éolien regroupant un ou plusieurs aérogénérateurs sera soumise à autorisation lorsque l’installation comprendra au moins un aérogénérateur dont le mât a une hauteur supérieure ou égale à 50 mètres, et des aérogénérateurs d’une hauteur comprise entre 12 et 50 mètres et d’une puissance supérieure ou égale à 20 MW.

Le régime de la déclaration, moins contraignant, s’appliquera aux installations d’éoliennes comprenant des aérogénérateurs d’une hauteur comprise entre 12 et 50 mètres et d’une puissance inférieure à 20 MW.

Des distances minimales d’implantation ont également été fixées : 500 mètres de toute construction à usage d’habitation, de tout immeuble habité ou de toute zone destinée à l’habitation et 300 mètres d’une installation nucléaire de base ou d’une ICPE. Des distances d’éloignement (de 10 à 30 km) ont également été établies pour ne pas perturber de manière significative le fonctionnement des radars et des aides à la navigation utilisés dans le cadre des missions de sécurité de la navigation aérienne et de sécurité météorologique des personnes et des biens.

Sont aussi définies des valeurs d’émissions sonores maximales et des consignes relatives à la sécurité de l’installation (essais d’arrêts, contrôle du matériel, entretien et maintenance, compétences du personnel, conditions d’accès au site et affichage des consignes de sécurité).

Enfin, ces textes réglementaires mettent également en place un système de garanties financières préalables à l’exploitation d’un parc éolien, en définissant les conditions de constitution et de mobilisation de ces garanties financières et les modalités de cessation d’activité. Il est notamment précisé que l’exploitant du parc éolien est responsable du démantèlement et de la remise en état du site, dès qu’il a mis fin à son exploitation.

Des promesses discutées

Selon le gouvernement, ce nouveau dispositif vise à assurer le développement de l’éolien terrestre dans l’hexagone. Pour NKM « le déploiement des éoliennes sur terre ne peut se faire qu’à deux conditions : une procédure lisible, sûre, et rapide pour les exploitants, et son acceptation par les populations locales ». Ce que permettrait cette réglementation qui apportent des « garanties » aux populations locales comme aux producteurs. Elle devrait permettre de réduire « les délais d’instruction à 1 an pour la grande majorité des projets (contre 2 à 4 ans en moyenne actuellement) », tout en prévenant « les atteintes aux paysages, au patrimoine et à la qualité de vie des riverains ».

Les professionnels restent cependant plus circonspects. Pour Arnaud Gossment, avocat spécialisé en droit de l’environnement, le classement en ICPE « n’apporte rien en termes de concertation, puisqu’une enquête publique était déjà organisée préalablement à la délivrance du permis de construire » et  « en termes d’évaluation environnementale: la délivrance du permis de construire et l’organisation de l’enquête publique étaient déjà soumises à la réalisation préalable d’une enquête publique. Quant à l’étude de dangers, voici un instrument qui n’a pas été conçu pour une éolienne».

Il risquerait même davantage de freiner en donnant plus d’occasion de contester en justice l’implantation d’un parc éolien, puisque les exploitants devront demander avant d’installer leur parc éolien une autorisation administrative en plus du permis de construire.

Pour Amorce, l’association nationale des collectivités, des associations et des entreprises pour la gestion des déchets, de l’énergie et des réseaux de chaleur, «en définissant des zones favorables à l’éolien, toutes les autres zones deviennent des zones d’exclusion par nature».

 

 

 

Agenda : atelier de concertation pauvreté-environnement en Centrafrique

Ce mardi 19 juillet 2011 s’ouvre, sous la présence du ministre de l’Environnement et de l’Ecologie, François Naouyama, l’atelier national de concertation Pauvreté-Environnement avec le concours technique et financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à Bangui.

L’objectif premier est la rédaction de documents nouveaux et récents sur la question de la pauvreté. Cependant le ministre a réitéré, après avoir longuement son soutien à l’initiative, tout en insistant sur l’importance d’y intégrer une dimension environnementale. Pour lui, « il s’agit de rendre les actions environnementales plus efficaces au profit de nos populations démunies ».

Il souligne la nécessité d’améliorer l’articulation entre les deux domaines. Ainsi pendant quatre jours, une quarantaine de délégués du ministère de l’Environnement et de l’Ecologie et de représentants des ONG nationales œuvrant dans le domaine de l’environnement vont se pencher sur  les questions environnementales ;  entre autres sur l’impact économique tel que la dégradation des terres. L’atelier doit aussi émettre un profil de pauvreté en République Centrafricaine.

La gouvernance africaine est un point clé aujourd’hui. La sécheresse sur la Corne d’Afrique en Somalie est le vibrant témoignage qu’environnement et pauvreté ne s’excluent pas. De la préservation de l’environnement : des sols et des sources dépend la vie de milliers d’Africains. Donner un visage à la misère des populations devrait permettre ainsi d’apporter des réponses concrètes aux besoins …

Sources: afriquehebdo, acap-cf

La Convention de sûreté nucléaire se réunit actuellement à Vienne

 

crédits photographiques: Rahm Emanuael

Du 4 au 14 avril 2011, les 72 pays cocontractants à la Convention sur la sûreté nucléaire (CNS) se réunissent à l’AIEA de Vienne. Ils se réunissent tous les trois ans pour examiner la mise en œuvre de la CNS. Il s’agit de leur cinquième réunion. La conférence va permettre d’examiner les rapports que chaque partie contractante est tenue de soumettre sur la sûreté nucléaire. Tous les pays qui exploitent des centrales nucléaires sont parties contractantes de la CNS.

Le directeur général de l’AIEA appelle à des normes rigoureuses et à une transparence totale

Lors de l’ouverture de la réunion, le Directeur général Yukiya Amano a évoqué les thèmes abordés à savoir la gestion de la sécurité, la culture de la sécurité, la coopération internationale, le réseautage de la gestion des urgences ; ainsi que des thématiques spécifiques liées à l’accident de Fukushima.

Bien que la priorité immédiate soit de surmonter la crise et de stabiliser les réacteurs, Yukiya Amano a appelé les participants à commencer le processus de réflexion et d’évaluation dans la mesure où « les préoccupations de millions de personnes dans le monde entier quant à savoir si l’énergie nucléaire est sans danger doivent être prises au sérieux ». Il a déclaré que « le respect rigoureux des normes de sécurité internationales et une transparence totale, dans les bonnes et les mauvaises circonstances, sont indispensables pour rétablir et maintenir la confiance du public dans l’énergie nucléaire ».

La Convention sur la sûreté nucléaire : un simple instrument incitatif

Cette Convention, entrée en vigueur en 1996, a été conçue pour renforcer la sûreté nucléaire. Ses objectifs sont d’atteindre et de maintenir un niveau élevé de sûreté nucléaire dans le monde entier. Il s’agit d’établir et maintenir des défenses efficaces dans les installations nucléaires contre les risques et de prévenir les accidents.

Cependant, la Convention sur la sûreté nucléaire est un instrument incitatif et n’oblige pas les parties à adhérer à certaines normes de sécurité. Elle est basée sur leur intérêt commun pour atteindre des niveaux plus élevés de sécurité.

Source : AIEA

Petites mains et petits gestes pour réorienter l’énergie au Japon

 

 

Crédit: fotosearch.fr

 

Le gouvernement japonais a invité la semaine dernière les opérateurs de la centrale nucléaire de Hamaoka à l’arrêter progressivement ainsi que les centrales situées sur des zones à risque.

Les projets de construction d’une quinzaine de réacteurs d’ici 2025 sur la péninsule sont suspendus. La prise de conscience du danger nucléaire suite au séisme devient effective au sein du gouvernement. Les propos du Premier ministre japonais Naoto Kan confirment cette inflexion. Il estime que « le Japon devait repenser sa politique énergétique de fond en comble, utiliser davantage les énergies renouvelables et promouvoir un usage plus modéré de l’électricité ». Notons que le Japon dépend à 30% de l’énergie atomique.

La solution la plus rapidement réalisable est la réduction de la consommation d’énergie tant des particuliers, des entreprises que des autorités publiques. En effet, le gouvernement nippon leur a demandé de diminuer de 15% leur consommation électrique à partir du 1er juillet. Si la réduction est obligatoire pour les grosses industries dont les contrats portent sur au moins 500 kilowatts, elle provient d’actes volontaires des ménages et du reste des entreprises.

 

Initiative originale, l’opérateur de télécommunications mobiles japonais NTT Docomo propose un système de surveillance de la consommation électrique de chaque appareil du foyer depuis un mobile ou un ordinateur, au moment où les Nippons sont soumis à des restrictions. L’apparition d’un personnage animé sur l’écran prévient tout gaspillage et formule quelques recommandations.

A cela, s’ajoutent les nombreuses déclarations de nouvelles mises en pratique : que ce soit chez Sony qui propose à ses employés de venir plus tôt pour travailler sous la lumière de jour ou le gouverneur de Tokyo, Shintaro Ishihara, qui exige d’éteindre les milliers de distributeurs dans les rues de la capitale.

Les solutions à prendre sont d’autant plus urgentes que le prix des énergies de substitution  –pétrole et gaz- s’envole. Finalement, il n’y a toujours pas de solutions miracles proposées au Japon. De ses infrastructures et ses ressources dépendront les prochaines décisions.

Sources: Libération, Planète énergie, Aujourd’hui le Monde

ALERTE : 2 ans d’espérance de vie en moins pour les citadins européens

developpementdurable.com

Ces informations sont une ultime alerte. Et oui, les citadins européens inhalent toujours des substances qui les condamnent à 2 ans d’espérance de vie en moins. Dans un nouveau rapport paru aujourd’hui, l’Agence européenne pour l’Environnement montre en effet que jusqu’à 95% des citadins européens absorbent de l’air contenant des substances dangereuses.

Qui est concerné ?

Un tiers des habitants des villes selon les critères de l’Union européenne. Et jusqu’à 95% des citadins selon les normes de l’OMS.

L’OMS est plus stricte que l’UE sur les particules fines car « on n’a identifié aucun seuil sous lequel les PM n’auraient pas d’impact sur la santé ». L’OMS estime donc que « les valeurs recommandées doivent représenter un objectif acceptable et atteignable afin de minimiser les effets sur la santé tout en prenant en compte les contraintes locales, les capacités et les priorités en matière de santé publique ».

WTF ?

Le problème, c’est que nous respirons un air beaucoup trop pollué par des particules fines principalement. L’AEE note qu’ « en dépit de lois et d’un certain nombre de succès en matière de pollution de l’air, des populations en Europe respirent encore de l’air contenant des substances dangereuses ». Incroyable, la directrice de l’agence, Jacqueline McGlade, affirme même que « la pollution atmosphérique réduit notre espérance de vie de près de deux ans dans les villes et les régions les plus polluées ».

Risque de maladies cardiaques et respiratoires

La concentration des particules fines,  majoritairement émises par la circulation en milieu urbain, mais également par le chauffage au bois, l’industrie et l’agriculture, représente le « risque sanitaire le plus grave ». Ces particules peuvent être à l’origine de pathologies cardiaques et respiratoires, ou encore du cancer du poumon. L’AEE appelle à réexaminer d’urgence la législation en matière de qualité de l’air. Elle s’inquiète aussi au sujet des niveaux d’ozone ou de dioxyde d’azote.

Quelles sont les régions les plus concernées ?

L’Est de la France, le Nord de l’Italie ainsi que les centres urbains et industriels d’Europe centrale et orientale sont considérés comme « les plus mauvais élèves ».

Source : Lematin.ch

Tri sélectif, la Russie peine à faire le ménage

Crédits : www.objectifplanete.fr

Au XXIème siècle en France, l’absence d’un système de tri de nos déchets nous paraîtrait sans doute absurde. Au pays d’Eugène Poubelle, qui avait déjà prévu en 1884, la collecte sélective, le tri a été mis en place en 1974, et fait parti depuis de nos réflexes du quotidien.

Cependant, certains pays parmi les plus développés sont encore à la traîne en la matière. La Russie est l’un d’eux. Cette situation est d’ailleurs mise en lumière par un article publié par le site internet « la Russie d’aujourd’hui », intitulé « les déchets stimulent l’action civique ». Celui-ci met en lumière la passivité des autorités politiques russes en matière de gestion durable des déchets. Mais il nous présente également une raison d’espérer que ce grand pays rejoigne un jour le club des pays pratiquant le tri.

En effet, quelques groupes de volontaires rassemblés sous la bannière du MBN – « marre des déchets » – référencé par Greenpeace, organisent régulièrement depuis 2004 des actions ciblées et concrètes de collecte et de tri des déchets.  Parmi les plus importantes, on retrouve la mise à disposition, pour les habitants de Saint Pétersbourg, de conteneurs de tri sélectif. La municipalité ne souhaitant pas assurer le ramassage, c’était alors les volontaires eux-mêmes qui s’en chargeaient après un appel des concierges, lorsque les bacs étaient pleins.

La dernière initiative en date a été menée à l’initiative d’une jeune moscovite, Nastia Vichniakova. Orientée vers le MNB par Greenpeace, après avoir vainement tenté de faire appel aux autorités politiques locales, celle-ci a mené à bien une opération de nettoyage d’un parc public, collectant 230 sacs d’ordures sur place.

Phénomène encourageant, ce type de mobilisation et les volontaires qui y participent se multiplient depuis la fondation de la MBN en 2004. Mais nul ne sait encore si la Russie mettra un jour en place un système de tri sélectif généralisé.

La taxe carbone, une nouvelle tentative en 2013?

l'UE veut mettre en place une taxe carbone minimum pour les 27 pays

La Commission européenne envisagerait sa mise en place en 2013

C’était l’une des mesures phares du Grenelle de l’environnement et il s’agissait alors de taxer les énergies polluantes. A force d’exceptions, elle a fini par être éclipsée par le Conseil constitutionnel en décembre 2009. Désormais, c’est l’Union européenne qui remet le projet de loi sur la table. Le commissaire européen à la fiscalité, Algirdas Šemeta, a annoncé lundi un projet de directive européenne qui va mettre en place une taxe carbone minimum dans les 27 pays de l’UE.

 

Comment va-t-elle fonctionner?

Semblable dans son fonctionnement à la TVA, cette taxe doit, si elle est votée, entrer en vigueur le 1er janvier 2013: chaque Français la paiera un peu à chaque achat. Contrairement à la «contribution carbone» de Sarkozy, et à ce qui se fait dans les autres états membres, il ne s’agit plus taxer le volume de C02 émis, mais de mettre en rapport ce volume de CO2 avec la quantité d’énergie que peut produire une matière première. Par exemple, le charbon qui produit beaucoup de CO2 par rapport à l’énergie qu’il produit serait beaucoup plus taxé. Enfin, seuls les secteurs les plus polluants seront visés: les transports, le bâtiment, et l’agriculture.

Combien coûte-t-elle?

A sa mise en place, la tonne de CO2 coûtera 20 euros. Un coût minimal imposé par l’Union Européenne. Mais chaque Etat membre sera libre d’augmenter ce tarif. Ce coût minimum augmentera jusqu’en 2018.

Le diesel plus taxé que l’essence

La taxe sera essentiellement visible sur les prix à la pompe. Benoît Hartmann, porte-parole de l’association France Nature Environnement, explique que «les prix à la pompe seront plus chers d’environ 10%. Surtout, le diesel sera plus taxé que le super-sans-plomb, parce qu’il pollue plus.»

L’électricité peu concernée

L’électricité, comme les autres énergies, serait taxée. Mais les Français le verront peu sur leur facture pour deux raisons. D’une part, l’électricité consommée en France produit peut de CO2. Selon les chiffres d’EDF en 2010, quand un Français consomme un kWh, il émet 45g de carbone, là où lamoyenne européenne se situe à 346g. L’énergie nucléaire, à l’origine de 80% du courant hexagonal, est faiblement productrice de CO2, contrairement, par exemple, au charbon des Allemands. Concrètement, chaque Français devra payer en moyenne 7 à 8 euros de plus par an. D’autre part, l’électricité consommée en France comprend aussi l’énergie qu’utilisent les entreprises et les infrastructures. Autant d’énergie que le particulier ne paie pas directement.

Un projet incertain?

La commission doit proposer mercredi un document afin de permettre aux 27 de discuter du projet. Mais des pays comme le Royaume-Uni ou l’Irlande y sont d’ores et déjà opposés. Sur le fonds, les Anglais ont déjà mis en place une taxe carbone, qui coûte 24 euros la tonne. C’est sur la forme que le projet pourrait être remis en cause. Certains états souhaitant faire de cette taxe leur chasse gardée.

Source : 20 minutes.fr

Pacifique : les requins bouffés par l’homme

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Une équipe internationale de scientifiques a publié vendredi, aux États-Unis, les résultats alarmants issus du recensement de populations de requins de récifs du Pacifique, ou requins gris. Elles seraient en baisse de 90%, surtout dans les zones à forte densité humaine, où la pêche intensive est courante. Un scientifique résume ce phénomène par cette phrase: « en bref, les humains et les requins ne cohabitent pas! »

Situation critique pour les requins

Selon certaines estimations, les populations de grands prédateurs se sont effondrées ces trente dernières années, avec près de 30 à 70 millions de requins tués chaque année par l’homme, le plus souvent pour répondre à la demande des consommateurs asiatiques, très friands d’ailerons de requins, jugés aphrodisiaques. Ce phénomène résulte donc de la pêche intensive, mais aussi de prises accidentelles par les pêcheries industrielles, et la pêche de loisir.

Cette hécatombe touche essentiellement les espèces de requins océaniques, dont le requin blanc. En ce qui concerne les requins de récifs, un manque de statistiques empêchait jusqu’ici les scientifiques et chercheurs de déterminer avec précision l’état des populations. Les recherches menées récemment, dont les résultats sont publiés en ligne dans la revue Conservation Biology, montrent que les populations de requins de récifs ont fortement diminué « surtout autour des îles très peuplées ». Marc Nadon, principal auteur de l’étude et chercheur au Joint Institute for Marine and Atmospheric Research (JIMAR) à l’Université de Hawaii, ajoute que « la baisse y dépasse les 90% comparativement aux requins évoluant à proximité des récifs coralliens et îles isolées ».

Un impact humain dévastateur

Ces résultats sont le fruit d’une investigation menée sur six ans – entre 2004 et 2010 – consistant en des plongées sous-marines afin d’évaluer la vie des grands prédateurs et d’identifier les menaces directes dont ils sont victimes. Les plongeurs ont effectué plus de 1600 sorties autours de 46 îles et atolls du Pacifique, ce qui leur a permis d’obtenir des données comparatives entre les milieux fortement peuplés et ceux plus isolés. De plus, cette méthode a rendu plus simple le recensement des populations de requins dans cette vaste zone océanique qu’est le Pacifique.

Les informations ainsi recueillies sur l’état des populations de requins, ont permis aux scientifiques de les combiner avec d’autres données à caractère « sociétal », comme des informations sur l’habitat humain et les populations humaines, la situation géographique des îles, la température des océans… Toutes ces données ont montré que l’homme a un impact dévastateur sur son environnement direct. Marc Nadon explique que « autour de chaque zone très peuplées dans le Pacifique où nous avons effectué des recensements comme les principales îles hawaïennes, l’Archipel des Mariannes et les îles Samoa sous administration américaine, les nombres de requins de récif étaient extrêmement bas comparativement aux eaux autour d’autres îles dans les mêmes zones mais plus isolées des humains ».

Les résultats de cette étude montrent qu’il ne reste que 10% de requins gris de récifs dans les zones peuplées du Pacifique. D’où l’importance de surveiller les populations marines, mais également les comportements humains, trop souvent néfastes pour l’environnement. Il s’agit de faire comprendre aux habitants de ces îles leur impact sur la faune et la flore sur le long terme et la nécessaire obligation de modifier leurs actions vis-à-vis de la nature, avant la disparition d’espèces menacées.

Source: Goodplanet.info

Sénégal : accès à l’énergie solaire à Mérina Dakhar

Après avoir installé l’eau courante dans 114 villages sur les 115 que compte la communauté rurale de Mérina Dakhar qui compte 31 476 habitants, le conseil rural veut relever le défi de l’éclairage public en misant sur l’accès à l’énergie solaire.

Un partenariat entre la communauté rurale de Mérina Dahkar, l’association italienne « Energie pour le Développement de Pontassieve » de la région de Florence, l’Agence Régionale du Développement  de Thiès et la SENELEC, a débouché sur l’électrification des places de onze villages grâce à l’énergie solaire.

Une fois le transfert de technologie acquis auprès des partenaires italiens, la communauté rurale s’est approchée de la SENELEC qui lui a offert 60 poteaux. L’Agence Régionale du Développement  a, quant à elle, contribué à l’achat des batteries. Grâce à la conjugaison de ces efforts, les onze villages de cette contrée du Cavor sont sortis de l’obscurité.

Les villages sont désormais équipés de deux panneaux de 230 watts montés sur des toits, soit 460 watts pour capter l’énergie solaire transformée en courant et emmagasinée dans des batteries. L’allumage et l’arrêt des lampadaires sont alors programmés à l’aide d’un boitier. Outre le fait que ce dispositif renforce la sécurité au sein des villages, il permet aux habitants de se réunir le soir et aux élèves de travailler et réviser en toute quiétude,  jusqu’à l’heure où la lumière s’éteint, aux environ de 23h.

« Pendant l’hivernage, le risque d’être mordu par un serpent en faveur de l’obscurité est amoindri et nous pouvons désormais envoyer nos enfants à la boutique la nuit » déclare une habitante de Loucouk Mbaye.

Les populations ont exprimé le besoin de bénéficier de cette technologie photovoltaïque dans leurs concessions, mais aussi au niveau de leur forage afin de pouvoir s’adonner à la culture maraîchère et accroître leurs revenus.

Face à l’enthousiasme suscité chez les populations, Fabrio Chelli, le chef de la délégation italienne qui s’est rendue sur place, a fait part de sa satisfaction devant les résultats obtenus. Une autre convention entre les différents partenaires a par ailleurs été signée.

Source : mediaterre.org

Abeilles : des marques au secours des butineuses

La disparition inquiétante des colonies d’abeille à travers le monde semble émouvoir plusieurs acteurs de la grande distribution. Monoprix, Innocent ou encore le centre commercial Le Millénaire à Aubervilliers, jouent les sauveurs de l’insecte butineur.

Les packagings de la désormais célèbre marque de smoothies Innocent, voient en ce moment la vie en jaune et noir en arborant un logo représentant une petite abeille. La marque a signé un partenariat avec la Société Centrale d’Apiculture (SCA) en s’engageant à construire des ruches. A chaque achat, et ce, du 21 mars à la fin du mois d’avril, le client « adopte » une abeille. Après 80 000 packs de 25 à 75 cl achetés, une ruche sera construite. Chaque consommateur aura même le droit à un certificat d’adoption, un site dédié ouvrira ses portes à compter du 1er mars.

Le centre commercial Le Millénaire à Aubervilliers vient, quant à lui, de procéder à l’installation de six ruches sur son toit, en collaboration avec le programme « Abeilles, Sentinelle de l’Environnement ». Les deux partenaires, Icade Immobilier et Klépierre Ségécé, poursuivent leur engagement respectif dans une démarche éco-responsable.

De son côté, Monoprix débute la commercialisation de son propre miel, produit sur les toits de ses magasins de l’avenue des Ternes et de la porte de Châtillon. L’installation de 18 ruches au mois de mai dernier ont déjà permis la production de 1 000 pots. L’idée d’installer des ruches sur les toits des magasins Monoprix est née de plusieurs constats : les abeilles sont les premières victimes des insecticides et des pesticides utilisés en agriculture intensive, c’est pourquoi, les températures clémentes, la diversité des plantations ainsi que les méthodes de culture sans pesticides, font de la ville un véritable refuge pour les butineuses.

Marketing opportuniste ou véritable engagement responsable, une chose est sûre, Paris est en phase de devenir une véritable « bees city ». Rappelons que la capitale compte déjà plus de 300 ruches, les plus connues sont situées au pars Georges Brassens dans le 15ème arrondissement, au jardin du Luxembourg et sur les toits de l’opéra Garnier.

 

Source : .e-marketing.fr