Le lobby OGM courtise les candidats à la présidence

L’Association Française des Biotechnologie Végétales (AFBV) a adressé une lettre à tous les candidats à la présidentielle afin de solliciter leur soutien aux OGM. Dans cette lettre, poétiquement intitulée « les biotechnologies végétales, une chance pour le développement durable de l’agriculture », l’AFBV pousse ainsi un « cri d’alarme pour sauver les Organismes Génétiquement Modifiés biotechnologies végétales  dans notre pays ». Selon l’association, les OGM contribueraient à « une agriculture durable économiquement viable, socialement responsable et écologiquement saine »…

Pour mieux convaincre, l’AFBV appuie son discours sur plusieurs arguments :

Nos OGM vont permettre de nourrir le monde :

Le principal raisonnement des disciples du lobby OGM reste toujours le même : pour nourrir l’humanité, l’utilisation des OGM est inévitable, car sans eux, le monde ne pourra pas manger à sa faim. « Le monde est confronté au défi de devoir nourrir plus de 9 milliards d’humains en 2050, ce qui exigera d’augmenter la production agricole de 50%. Cette augmentation devra se faire à 80% par la croissance des rendements des cultures et essentiellement dans les pays en développement ».

Etrangement, de nombreux scientifiques mettent en avant le fait que c’est justement cette forme d’agriculture intensive qui épuise les ressources de la terre et qui va finalement mener à une crise alimentaire mondiale. « L’industrialisation de l’agriculture, avec l’usage massif d’engrais chimiques, de pesticides et de semences hybrides et la mécanisation excessive, a porté gravement atteinte à la terre nourricière et à la culture paysanne. Ne pouvant produire sans détruire, l’humanité s’expose ainsi à des famines sans précédent », explique Pierre Rabhi, reconnu expert international pour la sécurité alimentaire.

Vous allez perdre de l’argent

« L’Europe et la France ne peuvent rester plus longtemps à l’écart du dynamisme de l’innovation dans la création variétale issue du génie génétique et que l’on peut constater dans de nombreux pays, aux Etats-Unis comme dans les pays émergents, lesquels sont déjà nos concurrents sur les marchés mondiaux des produits agricoles et agroalimentaires. Ne pas agir dans ce domaine créera à échéance rapide une perte d’expertise, une dépendance technologique et économique, une perte de compétitivité coûteuse pour notre agriculture et négative pour notre balance commerciale, pour l’emploi et notre sécurité d’approvisionnement en matières agricoles. Relancer notre recherche dans le domaine des biotechnologies vertes s’inscrit parfaitement dans la volonté affichée de relancer la croissance en remettant au centre de la politique économique une dynamique de l’offre de production de nos filières agricoles et agro-industrielles sur le territoire français », explique ainsi la lettre aux candidats.

De la publicité pro-OGM à la télé ?

L’AFBV demande aux candidats s’ils ont l’attention d’agir auprès du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel afin de « veiller à ce que les grands médias respectent le pluralisme des idées sur les controverses scientifiques et ainsi assurer une information des citoyens rigoureuse et équilibrée sur les grands enjeux scientifiques de notre pays ». L’association souhaite sensibiliser le grand public à la cause OGM…

Rappelons que, selon un sondage IFOP / Ouest France publié en décembre 2011, 80% des Français se déclarent opposés à la culture de plantes génétiquement modifiées en plein champ en France.

 

Source : bioaddict.fr

Paris s’étouffe

Selon le bilan annuel d’Airparif, rendu public hier, trois millions de Franciliens ont été exposés à des niveaux de pollution atmosphérique élevés en 2011. Les températures et le trafic routier expliquent en partie cette forte exposition aux particules fines, au dioxyde d’azote et à l’ozone, néfastes pour la santé mais aussi pour l’environnement.

Selon Airparif, les conditions météorologiques enregistrées tout au long de 2011 ont été favorables à des niveaux élevés de pollution, « légèrement inférieurs à 2010 ». Il n’en demeure pas moins que plus d’un Francilien sur quatre a été exposé à un air qui ne respecte pas la réglementation sur les particules fines. Les épisodes de pollution ont été nombreux l’an dernier, mais « peu intenses », précise le rapport.

« Le dépassement a pu atteindre jusqu’à quatre fois la norme en vigueur sur le boulevard périphérique », précise Karine Léger, adjointe au directeur d’Airparif. Sur l’ensemble des stations franciliennes, celles qui ont enregistré les dépassements journaliers les plus nombreux sont celle de l’autoroute A1 (Saint-Denis), du périphérique à Auteuil, de la RN 2 à Pantin et des Champs-Elysées.

Pour tenter d’endiguer les épisodes de pollution, un arrêté interpréfectoral pris en octobre 2011 permet aux autorités de prendre dans l’urgence des mesures contraignantes. Si la pollution s’étend sur plus de trois jours, le préfet peut désormais interdire la circulation des poids-lourds, voir imposer la circulation alternée pour les particuliers. En 2012, le premier « seuil » de dépassement pourrait être déclenché une cinquantaine de fois.

Ces gaz ou particules, particulièrement irritants et agressifs, pénètrent plus ou moins loin dans l’appareil respiratoire et peuvent induire des effets respiratoires ou cardiovasculaires. Par ailleurs, les effets des polluants atmosphériques se conjuguent également avec ceux des particules biologiques présentes dans l’air, parmi elles, les pollens et les moisissures. La pollution de l’air est ainsi suspectée d’exacerber les allergies polliniques : les pollens seraient plus agressifs sous l’influence des polluants atmosphériques qui, de plus, fragilisent les voies respiratoires et les rendent plus réceptives aux pollens.

Les effets de cette pollution sur l’environnement peuvent se ressentir à différentes échelles géographiques. Sur les matériaux, elle induit de la corrosion due au dioxyde de soufre, des noircissements et encroûtement des bâtiments par les poussières issues en grande partie de la combustion des produits pétroliers, ainsi que des altérations diverses en association avec le gel, l’humidité et les micro-organismes. Sur les végétaux, de fortes concentrations de certains polluants peuvent conduire à des nécroses visibles sur les plantes. La pollution de l’air peut également entrainer une réduction de la croissance des plantes, même sans dommages visibles, par exemple une baisse de la production agricole de certaines céréales, ou une résistance amoindrie des plantes à certains agents infectieux.

Source : metrofrance.com   airparif.asso.fr

Alimentation et respect de l’environnement : un guide gratuit à télécharger

asef-asso.fr

Concilier une alimentation équilibrée tout en respectant l’environnement, pas toujours facile a priori. Nous accueillons favorablement donc, le petit guide gratuit mis à la disposition des internautes par l’Association santé environnement de France (Asef). Vous pouvez le télécharger ici depuis hier !

Composée de plus de 2500 médecins, l’Asef a publié un recueil intitulé « Petit guide vert de la bioalimentation », ouvrage « pratique » visant à aider les consommateurs que nous sommes, à parvenir à nous alimenter sainement tout en respectant l’environnement.

Sa lecture permet d’acquérir des connaissances sur des sujets aussi variés que l’ensemble du processus alimentaire, le choix des aliments, la cuisson des produits, leur conservation, les régimes alimentaires sains et efficaces, le tri des déchets.

Si vous vous interroger sur la pertinence de l’utilisation du micro-ondes pour la cuisson de certains aliments, si vous avez des questions sur la nature des produits propices au compost, sur le classement des viandes bonnes pour la santé, ce guide, basé sur des études scientifiques, est fait pour vous !

Sources : Asef

Singapour : plus de requin dans les supermarchés

La plus grande chaîne de supermarchés de Singapour, NTUC Fairprice, a annoncé aujourd’hui son intention de retirer de ses rayons les produits à base d’ailerons de requin dont raffolent les Asiatiques mais qui, selon les défenseurs des animaux, menacent grandement l’espèce. En effet, chaque année, des centaines d’espèces de requins sont pêchées  dans le monde afin d’approvisionner les pays asiatiques en ailerons et nageoires. Selon la WWF, en 2010, plus de 180 espèces de requins étaient menacées, contre 15 en 1996.

« Il s’agira du dernier Nouvel An chinois durant lequel les clients pourront acheter des produits à base d’ailerons de requin dans nos magasins », a déclaré Seah Kian Peng, directeur général de FairPrice, en référence au Nouvel An lunaire qui aura lieu le 23 janvier. La vente des ailerons de requins cessera officiellement dans la chaîne de supermarchés à la fin du mois de mars.

Cette décision fait suite à des centaines de plaintes reçues après la diffusion d’un message publicitaire à l’occasion du Nouvel An chinois. Cette publicité appelait les plongeurs sous-marins, grands défenseurs des requins, à « aller se faire voir ».  Une campagne a par la suite été orchestrée en vue de boycotter la chaîne.

 

Source : AFP

WWF : une baleine sur la Tamise

La semaine dernière, les habitants de la capitale anglaise on pu assister à un spectacle des plus insolites en observant une baleine de 11 mètres descendre la Tamise. Cet événement, à l’initiative du WWF avait pour but de faire prendre conscience de la situation critique dans laquelle se trouve la baleine grise occidentale, une des espèces de cétacés les plus menacées de la planète.

Avec à peine 130 individus dont seulement 26 femelles en âge de procréer, la baleine grise occidentale fait partie des nombreuses espèces en voie d’extinction. Cette fragile population doit faire face à une nouvelle menace, le projet d’exploitation de pétrole et de gaz Sakhaline 2, qui dispose déjà de deux plateformes de forage au large de l’île de Sakhaline, en Russie Orientale. Sakhaline Energy, l’entreprise à l’initiative de ce projet, a d’ores et déjà l’intention d’en implanter une troisième, qui ne faisait en aucun cas partie de l’étude d’impact environnementale réalisée préalablement à la réalisation des plateformes initiales.

Le problème est que la baleine grise occidentale vient se nourrir dans les eaux au large de l’île Sakhaline durant les mois d’été et d’automne. Elle est le seul mammifère marin à se nourrir des petits invertébrés qu’elle dérange en agitant les fonds marins et en les filtrant à travers ses fanons. Les eaux peu profondes dans les abords de l’île sont le seul endroit où les mères peuvent apprendre à leurs petits la technique nécessaire pour trouver leur nourriture. Si ce projet aboutit, il y aura un risque de pollution sonore, de marée noire, de pollution chimique et de collision entre une baleine et un navire.

Le WWF appelle les bailleurs de fond européens de ce projet – BNP Paribas, Crédit Suisse et Standard Chartered – à s’opposer à cette nouvelle construction et à demander à ce que le projet soit limité au deux plateformes déjà existantes. « La baleine grise occidentale est au bord de l’extinction. L’édification d’une troisième plateforme ouvre dangereusement la voie à de nouveaux projets d’exploitation de gaz et de pétrole dans cette région. Le WWF demande aux banques de prendre des mesures et de s’opposer à cette initiative avant qu’il ne soit trop tard pour les baleines en sursit », a déclaré Colin Butfield, chef de campagne au sein de l’ONG.

Du 12 au 14 février 2012, un groupe de 11 experts indépendants, le Western Gray Whale Advisory Panel (WGWAP), dont la tâche essentielle est de trouver des solutions pour limiter l’impact des opérations de forage sur les baleines, se réunira avec les bailleurs de fonds et Sakhalin Energy.

La semaine dernière, sur la rive sud de la Tamise, les londoniens ont pu voir passer une baleine de 11 mètres. Dans le même temps, des exemplaires du « Daily Whale », un journal édité par le WWF, étaient distribués dans les stations de métro. Au travers de cette campagne, le WWF invite le public à encourager les banques à refuser l’implantation de cette nouvelle plateforme en signant la pétition en ligne sur le site dédié, www.thelast130.org .

 

Source : WWF

Les fermes agricoles ont le vent en poupe à New-York

L’agriculture urbaine est une forme émergente de pratiques agricoles en ville visant à faire face aux défis de l’urbanisation et de la périurbanisation. Cette solution, qui se développe désormais aux quatre coins du globe, fait partie des recommandations de L’ ONU et la Food and Agriculture Organization pour faire face aux besoins de sécurité alimentaires mondiaux. En effet, près de 60% de l’Humanité se concentre aujourd’hui dans les zones urbaines. D’ici 2050, cette proportion devrait atteindre 80%.

Il est alors fort probable qu’à ce stade, l’agriculture traditionnelle ne soit plus en mesure de répondre à la demande.

Voici un joli reportage filmé en mode « tilt shift » au sujet des potagers situés en plein New-York. On y découvre notamment les actions menées par Brooklyn Grange Farm, Nourishing New-York, Snap Gardens et le chef du restaurant Bobo.

New York Farm City from Petrina TV on Vimeo.

Source : locavorespirit

Le doigt glacé de la mort

La BBC Nature s’est intéressée la semaine dernière à un phénomène sous-marin surprenant : le brinicle, plus communément appelé « doigt glacé de la mort ». Des scientifiques ont réussi à saisir ce moment impressionnant en Antarctique.

Quand les calottes de glace polaire forment des stalactites sous-marines, tout ce qui s’en approche gèle immédiatement.

Ce phénomène est extrêmement rare et difficilement observable.  Pourtant, Hugh Miller et Doug Anderson, deux cameramen de l’émission Frozen Planet de la BBC ont réussi à capturer ce moment.

La suite en image…

 

Sources : BBC one

 

 

Les Français de plus en plus inquiets pour l’environnement

L’institut BVA a réalisé un sondage pour Evasol sur les opinions et les sentiments des Français par rapport à l’environnement. Les résultats montrent que la population hexagonale est de plus en plus inquiète, principalement en ce qui concerne les dépenses énergétiques.

Une très grande majorité des Français estime que le réchauffement climatique est un fait scientifiquement prouvé et incrimine la responsabilité de l’homme dans la dégradation environnementale. Les Français ne sont plus que 44% à penser que les spécialistes de l’environnement exagèrent les menaces qui pèsent sur la planète contre 53% pour la même étude réalisée en 1992. Parmi les menaces qui préoccupent le plus la population, on retrouve la pollution atmosphérique, la déforestation ainsi que la pollution de la terre et de l’eau par les engrais chimiques. L’accident de la centrale nucléaire de Fukushima semble avoir marqué les esprits puisque 59% des concitoyens sont très inquiets quant à la possibilité qu’un accident similaire survienne sur le territoire.

Les Français sont également de moins en moins confiants à l’égard du gouvernement quant à la protection de la planète. A la veille des élections présidentielles, où la question de l’écologie tient une place primordiale dans le débat, 72% des personnes sondées estime que le gouvernement et les industriels sont les premiers responsables de la dégradation de la planète.

La population s’attend à voir augmenter le coup de l’énergie d’ici deux ans, ce qui devient une menace de plus en plus anxiogène pour les foyers pour qui, le meilleur moyen de pallier cette hausse réside dans la responsabilisation. En effet, 77% des sondés estiment que le changement profond des mentalités reste la meilleure solution pour protéger l’environnement, un seul leitmotiv : économiser l’énergie.

Pour cela, les Français se disent prêts à investir dans les énergies renouvelables et prévoient de réduire fortement leurs dépenses énergétiques d’ici 2 ans. Ainsi, près d’un quart pensent utiliser l’énergie solaire pour chauffer leur maison d’ici 10 ans et pour 50% d’ici 20 ans.

Source : quelle énergie

L’Antarctique, le continent délaissé

En Antarctique, l'été austral dure 6 mois. Puis la nuit tombe et l'obscurité perdure 6 mois également.

Continent gelé, l’Antarctique a très longtemps été délaissé par l’homme. Son isolement en fait une terre de tous les espoirs, non pas pour s’y installer, les conditions y sont trop rudes, mais pour exploiter des ressources dont les réserves sont encore intactes.

Dérivant de plus en plus au sud, le continent Antarctique s’est retrouvé définitivement isolé des autres il y a 25 millions d’années lorsqu’il s’est séparé de l’Amérique du Sud. Presque centré sur le pôle Sud, ce continent subit des pressions climatiques très fortes : l’altitude moyenne du continent est de 3 000 mètres au dessus du niveau de la mer et les nuits australes durent six mois. Cette combinaison de facteurs induit des températures minimum en hiver de l’ordre de -80 °C.

Traité sur l’Antarctique

Découvert relativement tard et inhabité de façon permanente, l’Antarctique est protégé par un ensemble de traités ; le premier, le traité sur l’Antarctique, signé le 1er décembre 1959 par 12 pays, est aujourd’hui ratifié par 48 États. L’objectif du traité était d’interdire l’utilisation de cette partie du globe à des fins militaires. Il a été complété par une série de conventions et protocoles afin d’en protéger la faune et la flore ainsi que de considérer le continent comme réserve naturelle dont on ne peut pas exploiter les ressources minérales (Protocole de Madrid).

Le continent est protégé jusqu’en 2048 par ce traité, mais ce dernier peut être révisé et les interdictions d’exploitations pourraient être assouplies bien avant cette date. En effet, en tenant compte des modèles de dérives des continents et en se basant sur les minéraux exploités sur les continents autrefois adjacents aux terres antarctiques, il est probable que l’Antarctique soit riche en ressources minérales, dont 203 milliards de barils de pétrole, selon l’étude « Antatirca: assessing and protecting Australia’s national interests » du Lowy Institute. De plus, le réchauffement planétaire pourrait pousser à l’exploitation des calottes polaires qui contiennent 70 % des ressources en eau douce mondiale.

Ressources de la dernière chance

Les prétentions actuellement gelées sur les terres antarctiques, pourraient être source de nouvelles tensions pour l’appropriation et l’exploitation du continent dans le contexte actuel d’épuisement des ressources, au mépris de la biodiversité extrêmophile adaptée à ce milieu. Cependant, comme le souligne Michel Rocard, ambassadeur de France pour les pôles, dans une entretien donné à actu-environnement.com, l’exploitation des ressources polaires signifira, étant donné leur coût et leur mise en place difficile, que l’humanité n’aura pas résolu le problème intrinsèque de son « modèle énergétique » actuel, qui contribue, voire provoque, le réchauffement climatique.

Sources : mineralinfo.org, transpolair.free.fr, actu-environnement.com, lecerclepolaire.com

L’Afrique a soif

La forte croissance démographique  sur le continent africain oblige les Etats à augmenter leurs investissements afin de garantir un meilleur accès à l’eau potable. « La ressources existe, le problème réside dans les infrastructures », explique François Ombanda, directeur général de la Société d’énergie et d’eau du Gabon. En effet, sur les 5 400 milliards de mètres cubes d’eau que recèle le continent, seulement 4%  est utilisé.

Selon un rapport conjoint de l’Organisation Mondiale de la Santé et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), en 2008, l’approvisionnement en eau de la population était de 31% en Afrique subsaharienne et de 60% en Afrique du Nord. « Il est nécessaire d’accroître les investissements pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) », indique Sering Jallow, directeur du département eau et assainissement à la Banque africaine de développement (BAD). Ces OMD prévoient de réduire de moitié le nombre d’habitants dépourvus d’accès à l’eau d’ici 2015. « Seuls l’Afrique du Sud et peut-être le Sénégal atteindront ces objectifs. La démographie urbaine est galopante, c’est le principal défi des pays, se mettre à jour rapidement et anticiper l’avenir », précise Sylvain Usher, secrétaire général de l’Association Africaine de l’Eau (AAE).

En effet, la population africaine devrait ainsi augmenter de moitié entre 2010 et 2040, avec un pourcentage de citadins qui passerait de 44% à 57%. La Banque Mondiale et l’Association Africaine de l’Eau, préparent actuellement une étude sur une trentaine de capitales africaines, afin de déterminer comment les sociétés de distribution peuvent préparer les vingt à trente prochaines années. Les besoins domestiques en eau d’ici à 2040 devraient se situer entre 135 et 161 milliards de mètres cubes par an pour l’ensemble du continent.

Des progrès ont tout de même étaient effectués depuis ces dernières années, les sociétés de distribution semblent avoir amélioré leur mode de fonctionnement. « On constate que les dirigeants sont de mieux en mieux formés », relève Sylvain Usher. Les firmes cherchent en outre à bénéficier des retours d’expériences. «  Au sein de l’AAE, nous avons mis en place une plateforme de rencontre entre les différentes sociétés du continent. Elles peuvent aussi échanger leurs expériences sur tous les continents. L’objectif, in fine, est de favoriser les partenariats entre sociétés d’eau. »

Des principes semblent avoir été pris en compte, « les politiques de développement soutenues des gouvernements et les réformes qui en ont découlé ont visé à créer un environnement propice en améliorant l’efficacité, le redressement financier et l’augmentation des prestations de services », souligne l’expert de la BAD. Reste que « la mobilisation de ressources internes et externes afin de construire les infrastructures d’eau et d’assainissement, d’une part, et la capacité institutionnelle à gérer leur mise en œuvre et à les exploiter à des fins économiques et sociales, d’autre part, demeurent les principaux défis auxquels sont confrontés les pays d’Afrique subsaharienne », indique Sering Jallow.

Rappelons qu’aujourd’hui, 300 millions d’Africains n’ont pas accès à l’eau potable. 15 milliards de dollars d’investissement annuels seraient nécessaires pour approvisionner toute la population.

Source : jeuneafrique.com

EnR : les Français, de plus en plus intéressés

Selon une étude publiée le 26 janvier par l’IFOP et réalisée pour Qualit’EnR, les Français développeraient un intérêt de plus en plus prononcé pour les énergies propres et moins coûteuses. Un raisonnement logique, à l’heure de l’annonce de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) sur la hausse du prix de l’électricité de l’ordre de 30% d’ici 2016. Comme l’exposent les résultats de l’étude, les motivations financières et écologiques sont aujourd’hui au centre de leurs préoccupations. Les foyers français ressentent aujourd’hui les impacts de l’inévitable augmentation du coût des énergies et s’impliquent de manière croissante dans l’intégration des EnR dans leurs foyers.

Le sondage révèle que 25% des personnes interrogées sont aujourd’hui plus intéressées par les EnR qu’en 2011, le coût de l’énergie (93%), le débat autour du nucléaire (75%) et les politiques publiques (74%) constituent les facteurs déterminants.

Confiants en ces systèmes de production énergétique d’origine renouvelable, 31% des sondés désirent s’équiper de ce type de systèmes, contre 25% en 2011. Pour détailler cette envie, les Français invoquent le respect de l’environnement à 92% et l’indépendance énergétique à 87% comme principales vertus des EnR. Les principaux freins à l’équipement résident, quant à eux, dans le prix d’achat à 32% et dans le fait d’être locataire ou en copropriété (38%).

L’étude est consultable dans son intégralité à cette adresse.

Voici un extrait de l’émission « C’est dans ma nature » diffusée sur France 3 au début du mois. On y démontre qu’il est tout à fait possible de construire une maison écologique sans se ruiner.

Sources : bati-journal.com  actu-environnement.com

Japon : des millions de tonnes de déchets – contaminés – à gérer

Le tremblement de terre du 11 mars 2011 et son tsunami de dizaines de mètres de haut, ont généré des millions de tonnes de déchets. Ces derniers émanent de la destruction de nombreux foyers ainsi que de l’effondrement de nombreuses infrastructures. Près d’un an après, la question de leur gestion reste posée.

L’enjeu du traitement de ces incroyables quantités de déchets est primordial à l’heure de la reconstruction. Comment retrouver un environnement « normal » alors que des volumes faramineux de matières hors d’état d’usage, encombre encore et toujours ?

Pourquoi le gouvernement japonais n’accélère pas les choses ?

Le ministre de l’Environnement nippon, Goshi Hosone, a récemment indiqué avoir pris « des dispositions supplémentaires, comme la construction de sites temporaires d’incinération » tout en précisant que cela ne suffirait pas.

Problématique, dans la province de Fukushima, « une bonne partie » – quelle proportion ? – de ces déchets est contaminée par des éléments radioactifs. Cela nourrit une inquiétude au sein des habitants de cette région qui craignent la dispersion de cette radioactivité lors du retraitement des déchets par incinération. Le gouvernement assure pourtant prévoir l’installation de « filtres très fins destinés à capturer les particules radioactives »… Oui, mais est-ce suffisant ? Qui peut répondre précisément ?

Pour l’instant, on filtre les détritus « très méticuleusement ». Une partie d’entre eux est traitée, l’autre « stockée en attendant les résultats des tests de radioactivité ». On notera les précautions prises pour les déchets identifiés comme « sans risque », dont les opérations d’incinérations font tout de même l’objet de « mesures de radioactivité » dans « quatre directions différentes ».

Manifestement, la reconstruction, ce n’est pas pour demain…

Source : Enviro2b.com

Un « crapauduc » en Ariège

L’Association des Naturalistes de l’Ariège (ANA) travaille depuis une vingtaine d’années à la conservation des espaces naturels sur les zones humides du département. Tritons, grenouilles ou autres amphibiens n’ont plus de secret pour Carole Herscovici, animatrice de l’ANA, qui vient de mettre en place un dispositif visant à éviter l’écrasement  des batraciens sur les routes durant la période de migration prénuptiale.

L’ANA a été créée en 1988 par un petit groupe de naturalistes dans un objectif de sensibilisation et de partage de connaissances. L’Association regroupe aujourd’hui plus d’une centaine d’adhérents et intervient sur l’ensemble du département. Un des objectifs principaux de l’ANA consiste à sensibiliser l’ensemble de la population et plus particulièrement celle des agriculteurs  à l’entretien des mares, éléments indispensable à la biodiversité. En effet, on estime que depuis le début du XXème siècle, les deux tiers des zones humides ont disparu en France.

Si l’Ariège ne compte pas de grands ensembles de zones humides comme la Camargue ou le marais Poitevin, le département recèle encore de précieux points d’eau comme les tourbières, les lacs ou les mares, qui ont subi d’importantes atteintes ces dernières années.

Dans le Volvestre ariégeois, les mares sont l’objet de toutes les attentions car elles participent à l’observation des batraciens. La majorité de ces espèces réalisent des « migrations prénuptiales », à la fin de l’hiver, les adultes se déplacent de leur lieu d’hibernation vers l’étang ou la mare de leur naissance afin de se reproduire.

Ces malheureux amphibiens sont souvent victimes de véritables carnages sur les voies de circulation. C’est pourquoi, les habitants du village de Tourtouse, en collaboration avec l’ANA, se sont mobilisés afin d’imaginer un dispositif joliment baptisé « crapauduc ».

« Grâce à ce matériel léger facile à installer et à enlever, les batraciens se heurtent à la barrière qu’ils sont alors obligés de longer et empruntent une buse pour traverser la route. Ce dispositif est particulièrement efficace mais la première cause de disparition des batraciens reste le manque de lieux de reproduction », explique Carole Herscovic.

« Sur cette zone de coteau, de nouvelles pratiques d’élevage ont vu le jour, les bêtes sont désormais abreuvées par citernes et les mares ne sont plus entretenues, ce qui entraine la disparition progressive des mares et des points d’eau ».

Les amphibiens jouent pourtant un rôle déterminant dans le maintien des écosystèmes. Ils sont tantôt proies, tantôt les prédateurs de nombreuses espèces. Les œufs et les têtards sont une riche source de nourriture pour les oiseaux et les poissons. A leur tour, les amphibiens consomment d’énormes quantités d’insectes et peuvent former une portion importante de la biomasse des vertébrés dans certaines régions, dépassant les biomasses combinées des oiseaux et des mammifères.

Sources : ariegenews.com  wikipedia

Stations de ski et développement durable ne font pas bon ménage

Chaque année, des millions de skieurs envahissent les quelques milliers de stations aux quatre coins de l’Europe. A elles seules, les Alpes abritent plus de 600 stations qui disposent de plus de 10 000 rampes de télésièges et qui consomment une quantité phénoménale d’eau et d’énergie pour faire de la neige artificielle. Quel est l’impact de cette industrie florissante sur les fragiles écosystèmes montagneux ? 

Les régions montagneuses sont particulièrement sensibles au changement climatique. Dans les Alpes par exempe, le réchauffement récent y a été près de trois fois supérieur à la moyenne planétaire. Actuellement, on considère que 90% des domaines skiables alpins de moyenne ou grande taille bénéficient d’un enneigement naturel suffisant au moins cent jours par an. Les 10% restants opèrent déjà dans des conditions précaires. Une hausse de la température de 1°C ou 2°C pourrait ramener le nombre de domaines skiables jouissant d’un enneigement fiable à 500 ou 400. La perspective d’une fréquence plus forte d’hivers sans neige est maintenant avancée comme une conséquence du réchauffement climatique pour les stations, et ce dans divers pays.

Le marché des sports d’hiver est totalement tributaire des conditions météorologiques et face à l’augmentation des jours de fermeture, les stations se doivent d’innover afin de continuer à attirer les touristes. Ces principales innovations sont d’ordre technologique et la stratégie la plus répandue consiste à la création de nouvelles pistes grâce à l’enneigement artificiel. Ces pratiques, considérées comme nécessaires par de nombreuses stations, ont un coût environnemental et économique considérable.

Le coût de l’enneigement artificiel représente un minimum de 140 000 euros par hectare. L’énergie constitue la plus grosse dépense mais l’impact le plus important d’un point de vue écologique est celui de l’eau. Selon la Commission Internationale pour la Protection des Alpes, 95 milliards de litres d’eau sont nécessaires pour couvrir de neige artificielle les 23 800 hectares de pistes de ski alpines.  En prélevant l’eau dans les rivières, les lacs et les bassins de retenue, cette technique affecte la vie aquatique et la distribution d’eau. La demande est si importante que certaines stations sont obligées de construire des lacs artificiels.

En ce qui concerne l’impact écologique des skieurs eux-mêmes, l’empreinte carbone la plus importante proviendrait des voyages. Une étude réalisée en 2007 par l’association Mountain Riders et l’ADEME montre que 73% des émissions de CO2 engendrées par les séjours au ski proviennent des voyages en avion. Afin d’accompagner les passionnés  des sports de glisse à réduire leur empreinte carbone, plusieurs initiatives ont été créées comme par exemple le site Snow Carbon ou encore Responsible Skiing.

Sources : duralpes.com   Courrier International.com

 

Un absorbeur de CO2 atmosphérique révolutionnaire

Une équipe de scientifiques californiens a mis au point un nouvel absorbeur de CO2 atmosphérique qui serait capable d’enlever de grandes quantités de dioxyde de carbone de l’air. Ce matériau, qui est en fait une forme de plastique, permettrait ainsi de mieux contrôler les émissions de gaz à effet de serre et limiter le changement climatique.

George Olah, qui a remporté le Prix Nobel de chimie en 1994, travaille depuis longtemps avec son équipe de scientifique sur la fabrication d’un carburant créé à partir de méthanol afin de pallier la probable pénurie des carburants fossiles. Monsieur  Olah et ses collègues s’intéressent  en parallèle au développement de batteries à base de fer, pouvant stocker l’excès d’électricité générée par des sources d’énergie renouvelable pour ensuite l’injecter dans le réseau électrique lors des périodes de forte demande.

Ces batteries d’un nouveau genre utilisent l’oxygène contenu dans l’air. Cependant, si de faibles quantités de CO2 sont impliquées dans la réaction, cela a pour effet de la tuer. Après avoir réussi à développer des systèmes permettant d’absorber le CO2 à partir de solides poreux appelés zéolites, les scientifique se sont tournés vers le polyethyleneimine, un polymère bien meilleur marché que les zéolites.

En testant les capacités d’absorption en CO2 de ce nouveau matériau, les chercheurs se sont aperçus qu’à l’air humide, chaque gramme du matériel absorbait en moyenne 1,72 nanomoles de CO2. Il s’agit de l’un des niveaux le plus élevé jamais testé, d’après ce que l’équipe a indiqué le mois dernier dans le Journal of the American Society.

Le polymère pourrait aussi être utilisé pour construire des fermes massives d’arbres artificiels qui auraient pour objectif de réduire les concentrations atmosphériques de CO2 et de prévenir les pires ravages du changement climatique.

Sources : news-environnement  sciencemag

WWF-France : le rapport d’activité 2010-2011 publié

A travers les résultats de son rapport d’activité 2010-2011, WWF France a prouvé une fois de plus qu’il était possible de mobiliser les citoyens autour de la préservation de l’environnement et ainsi faire avancer notre société vers un modèle plus durable.

Malgré un contexte économique difficile, WWF France connaît une croissance de ses ressources de 2,2%. La Fondation compte désormais 87 salarié(e)s et 5 000 bénévoles actifs en France métropolitaine et ultra-marine. Retour sur une année qui signait les 50 ans d’existence du réseau.

Les temps forts qui ont marqué 2010-2011

–          La célébration des 50 ans du réseau WWF : depuis sa création, WWF est devenue la première organisation mondiale de défense environnementale. L’ONG regroupe aujourd’hui 5 000 salariés-militants à travers le globe.

–          2011 : Année Internationale des Forêts : l’année internationale des forêts a permis de donner encore plus d’impact aux missions de l’organisation dans le monde, grâce notamment à la campagne « Forêts Vivantes » visant l’objectif zéro déforestation en 2020.

–          4ème édition d’Earth Hour : Earth Hour 2011 a mobilisé plus d’un milliard de personnes dans plus de 4 500 villes à travers 134 pays. Un chiffre record qui montre l’union de la communauté internationale autour de la problématique du réchauffement climatique.

–          2ème édition du Pandathlon : 135 000 euros ont été collectés pour le programme « Alpes Méditerranée » durant la deuxième édition du Pandathlon. Pas moins de 82 équipes ont répondu au défi : « Se dépasser pour la planète ».

Les succès marquants de la Fondation en France et dans le monde

–          La campagne 3 200 tigres : alors qu’il ne reste plus qu’environ 3 200 tigres à l’état sauvage dans le monde, en novembre 2010, le WWF et ses partenaires ont réussi un grande première en initiant le premier Sommet International pour la Protection du Tigre à Saint-Pétersbourg. L’objectif validé consiste à doubler la population de tigres d’ici à 2022.

–          La montée en puissance des projets de restauration forestière en Nouvelle Calédonie :

            6 000 arbres replantés en forêt sèche de Nouméa et 11 000 en forêt humide.

–          La lutte contre l’orpaillage illégal : demandée depuis deux ans par le WWF, l’Assemblée Nationale a adopté en janvier 2011 l’extension de la loi sur l’officialisation de la traçabilité de l’or à la Guyane.

13 années de partenariats et de progrès communs avec les entreprises

Pour la troisième année consécutive, le WWF a publié son rapport « Relations Entreprises » présentant les actions menées pour contribuer à transformer le monde de l’entreprise. En 2011, la Fondation a accompagné 13 partenaires stratégiques dans leurs démarches environnementales. Deux guides pratiques ont également été réalisés pour inciter les entreprises à mettre en place un système d’information éco-responsable et accompagner les acteurs du textile dans leur démarche d’éco-conception.

Source : WWF

 

WWF : réduire ses impôts en protégeant la nature

wwf.fr

En cette période de fêtes de fin d’année, alors que des cadeaux sont distribués par milliers, les associations, qu’elles militent pour l’Homme ou la Nature, lancent leur campagne de dons.

C’est ainsi que le WWF attire votre attention sur l’avantageuse fiscalité dont bénéficient les donneurs.

En effet, en faisant un don avant le 31 décembre, chaque donneur bénéficie d’une réduction fiscale de 66%. C’est-à-dire que « 66% du montant de votre don au profit du WWF peut être déduit de votre impôt sur le revenu dans la limite de 20% de votre revenu imposable ».

Concrètement, « si votre don est de 50€, il ne vous coûtera que 17€ grâce à la déduction fiscale de 33€ ».

Entre nous, ce n’est pas comme ça que nous allons remplir les caisses de notre Etat, en faillite, mais si cela permet d’aider un peu à préserver la nature, cela fera des frais en moins à dépenser par l’Etat pour sa sauvegarde ! Au moins, avec ce système, on sait où va notre argent.

Pour la nature, c’est donc par  !

Les Restos du cœur, association que l’on ne présente plus, en appellent à vos dons également, et c’est par ici !

A votre bon coeur…

Bonne fêtes à vous !

Gabon : l’élite nationale détruit les mangroves

Dans le quartier huppé de « La Sablière » à Libreville, la construction de villas de hauts standings destinées à  la « jet set gabonaise », contribue à la destruction des mangroves.

La mangrove est un écosystème maritime incluant un groupement de végétaux principalement ligneux et ne se développant que dans la zone de balancement des marées appelée estran des côtes basses des régions tropicales. Ces milieux particuliers procurent des ressources importantes (forestières et halieutiques) pour les populations vivant sur les côtes. Les mangroves sont parmi les écosystèmes les plus productifs en biomasse de notre planète.

La dégradation rapide de certaines mangroves, dans le monde entier, est devenue préoccupante. En effet, elles constituent des stabilisateurs efficaces pour certaines zones côtières fragiles, contribuent à la résilience écologique des écosystèmes après les cyclones et tsunamis et font face aux effets du dérèglement climatique, incluant la montée des océans.

Au Gabon, la situation commence à devenir réellement problématique. Lors de la 17ème conférence des Nations Unies sur le climat à Durban (COP 17), le Président de la République, Ali Bongo Ondimba,  parlait du combat mené par le Gabon pour lutter contre le changement climatique et de son souci de préserver la biodiversité gabonaise.  Alors pourquoi laisser des agents immobiliers, animés par le seul souci de mener à bien de juteux projets immobiliers, saccager l’écosystème ?

 

Source : Le Post

La Commission Européenne publie sa feuille de route énergétique

Comment parvenir à réduire les émissions polluantes de plus de 80 % d’ici 2050, sans nuire à l’approvisionnement en énergie et à la compétitivité ? Telle est la question à laquelle tente de répondre la Commission Européenne dans se feuille de route énergétique, publiée le 15 décembre dernier.

Cette feuille de route devrait permettre aux Etats membres d’effectuer les choix énergétiques qui s’imposent et d’installer un climat économique stable pour l’investissement privé, en particulier jusqu’à 2030. A travers 25 pages, le document décrit les conséquences d’un  système énergétique sans émission de carbone et les mesures nécessaires pour l’encadrer.

« Seul un nouveau modèle énergétique peut nous doter d’un système sûr, compétitif et durable. Nous disposons désormais d’un cadre européen définissant les orientations à prendre pour favoriser les investissements utiles », à déclarer Günther Oettinger, membre de la Commission européenne chargé de l’énergie.

Il est vrai que l’Union européenne se montre particulièrement engagée dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, elle est également la seule nation à vouloir « décarboner » son économie.

La feuille de route pour l’énergie à l’horizon 2050 recense un certain nombre d’éléments qui ont des retombées positives dans tous les cas de figure et permettent, de ce fait, de tracer quelques perspectives fondamentales :

–          la décarbonisation du système énergétique est techniquement et économiquement réalisable. Tous les scénarios de décarbonisation permettent la réalisation de l’objectif de réduction des émissions et peuvent se révéler moins coûteux, à terme, que la poursuite des politiques actuelles.

–          L’efficacité énergétique et les sources d’énergie renouvelables sont essentielles. Quel que soit le bouquet énergétique retenu, une meilleure efficacité énergétique et une augmentation importante de la part des énergies renouvelables sont nécessaires pour atteindre les objectifs en matière de CO2 d’ici à 2050. Les scénarii montrent également que l’électricité est appelée à jouer un rôle plus important qu’aujourd’hui. Le gaz, le pétrole, le charbon et le nucléaire figurent également dans tous les scénarii, en proportion variable, car ils permettent aux Etats membres de conserver de la souplesse dans le bouquet énergétique, à condition qu’un marché intérieur bien connecté soit réalisé à brève échéance.

–          Les investissements précoces sont moins coûteux. Les décisions d’investissement pour la mise en place des infrastructures nécessaires d’ici à 2030 doivent être prises maintenant, les infrastructures construites il y a 30 ou 40 ans devant être remplacées. Agir immédiatement permettrait d’éviter des changements plus coûteux dans vingt ans. L’évolution du secteur de l’énergie dans l’UE nécessite de toute façon une modernisation et des infrastructures beaucoup plus malléables, telles que des interconnexions transfrontalières, des réseaux d’électricité « intelligents », des technologies modernes à faible intensité de carbone pour la production, le transport et le stockage de l’énergie.

–          Contenir la hausse des prix. Les investissements effectués dès aujourd’hui permettront de garantir les meilleurs prix à l’avenir. Les prix de l’électricité sont voués à augmenter jusqu’en 2030, mais ils peuvent reculer ensuite grâce à une diminution du coût d’approvisionnement, à des politiques d’économie d’énergie et au progrès technologique. Les coûts seront compensés par le volume élevé d’investissements durables effectués dans l’économie européenne, les emplois locaux qui en résulteront et la diminution de la dépendance à l’égard des importations.

–          Des économies d’échelle sont indispensables. Par rapport à la coexistence de régimes nationaux différents, une approche européenne se traduira par une baisse des coûts et une sécurité d’approvisionnement garantie. Elle passe par la réalisation d’un marché commun de l’énergie, dont l’achèvement est prévu en 2014.

La European Climate Foundation a favorablement accueilli la valeur analytique de cette feuille de route pour un secteur nécessitant une « planification à long terme ». Quant à l’ONG Greenpeace, elle estime que la feuille de route montre que « l’énergie propre issue des renouvelables ne coûtera pas plus aux contribuables que les énergies carbonée et nucléaire. L’organisation prévoit que la Commission sera tentée de surjouer sur le rôle de ces énergies « sales » en raison des positions polonaise et française, mais juge que la feuille de route montre que tout système énergétique moderne ne peut se passer d’ENR et d’efficacité énergétique, contrairement au charbon et nucléaire, qui relèvent du passé ».

L’intégralité du document est consultable à cette adresse à cette adresse

Pêche « durable »

Le Marine Stewardship Council (MSC) vient de lancer son moteur de recherche dédié au marché français. Cet outil permet aux consommateurs de trouver des produits de la mer labellisés MSC en fonction de l’espèce, de la marque, du distributeur, du type de produit et du pays de leur choix.

Le MSC est né d’un partenariat entre WWF et Unilever en 1997. Son objectif est de reconnaître et récompenser les pratiques de pêches durables en travaillant main dans la main avec l’ensemble des parties prenantes de la filière pêche. Le Marine Stewardship Council a pour vision « un monde où les océans regorgeraient de vie et où les approvisionnements en produits de la mer seraient assurés aussi bien pour la génération actuelle que pour les suivantes ».

De 1997 à 1999, le MSC a travaillé en collaboration avec des experts scientifiques et des organisations du monde entier pour développer les référentiels et méthodologiques qui constituent les fondations de son programme de certification pour la traçabilité des produits de la mer. Le programme du MSC se base sur les directives de la FAO qui exigent que les évaluations soient menées par des organismes de certification indépendants. Les pêcheries et les entreprises de produits de la mer s’engagent volontairement dans le processus de certification et sont évalués selon les référentiels qui répondent aux directives internationales pour la certification et l’écolabellisation des produits de la pêche.

Il est désormais possible pour les consommateurs soucieux du respect de la biodiversité marine, de consulter un outil mis en place par le MSC permettant de référencer les produits labellisés par le marine Stewardship Council.

Ce moteur de recherche référence aujourd’hui plus de 8 000 produits sur le plan international et plus de 560 en France. Un système d’alertes par mail offre la possibilité d’être averti des mises à jour dès l’arrivée d’un produit labellisé MSC selon le pays, la marque ou encore le distributeur.

Aujourd’hui, quatre pêcheries françaises sont certifiées durables selon le référentiel MSC : la pêcherie du lieu Noir de Mer du Nord (EURONOR), la pêcherie de sardine de bolinche de Bretagne Sud, la pêcherie de lieu Noir (Scapêche et Compagnie des Pêches de Saint-Malo) et la pêcherie de homard du Cotentin et de Jersey.

 

Source : msc.org