Ethiopie : une tour face à la pénurie d’eau

La Warka Water est une tour en bambou conçue pour capturer l’humidité de l’air afin de répondre au manque d’eau de certaines populations. Cette tour à l’allure simple et futuriste est née suite au voyage en Ethiopie de l’architecte italien Arturo Vittori. Il s’est rendu compte de la difficulté d’accès pour les populations à des sources d’eaux potables. Il a constaté que les femmes marchaient souvent plusieurs kilomètres pour recueillir une eau insalubre dans un point d’eau souvent partagé avec des animaux. La tour Warka Water permettra peut-être de remédier à cette situation.

Inspiration locale pour solution mondiale

Selon l’Organisation Mondiale de la santé environ 1.1 milliard de personnes sur Terre n’ont pas accès à de l’eau potable. La tour Warka Water permet de collecter l’eau dans des zones sèches. Le concept est simple la Warka Water parvient à récupérer de l’eau grâce à l’air. C’est en étudiant l’artisanat traditionnel éthiopien que l’architecte italien a inventé cette tour. En forme de vase, la tour Warka Water mesure 9 mètres de haut et pèse seulement 60 kilos. Elle est réalisée à partir de matériaux naturels comme les tiges de bambou qui composent sa structure. A l’aide d’un tissage fin situé au sein de sa charpente en bambou la tour récupère les gouttes de pluie lors de la saison des moussons, les gouttes tombent ensuite dans un réservoir placé sous ce tissage. Pendant la saison sèche, toutes les particules d’eau qui sont contenues dans l’air en raison du phénomène de condensation sont également piégées dans le tissage tendu au milieu de la Warka Water et récupérées. L’objectif de l’inventeur de cette tour est de récolter jusqu’à 100 litres d’eau par jour. Plusieurs modèles de Warka Water ont été conçus et testés, notamment en Italie, au Liban et bien sûr en Ethiopie. Un défi que souhaite relever Arturo Vittori est de concevoir un tissage fin dont le maillage sera le plus efficace possible dans la récupération des gouttes d’eau.

Un projet « do it yourself »

D’après Arturo Vittori il suffirait de deux ânes pour déplacer le matériel permettant sa construction et de seulement quatre personnes pour son installation. Le coût de réalisation de cette tour ne devra pas excéder les 1.000 dollars, son concepteur souhaitant que la Warka Water puisse être réalisée de manière simple et économique et avec les matériaux dont les populations disposent sur place. En effet, aucune machine n’est nécessaire à sa fabrication. La première tour Warka Water effective doit être installée en 2015 près de Bahar Dar, en Ethiopie. C’est la phase de test finale, si c’est un succès cela pourrait constituer un moyen pérenne, facile et peu onéreux de lutter contre le manque d’eau et de combattre les problèmes de santé liés à la déshydratation. Selon son inventeur ce projet peut être adapté à tous les pays, la Warka Water serait même reproductible dans un milieu désertique.

 Enfin, le choix du nom de cette tour n’est pas anodin, le nom « Warka » désigne un arbre de la région, c’est un symbole de fertilité en Ethiopie mais également un lieu de rencontre dans les villages. Il faut préciser qu’un élément essentiel de ce projet pour Arturo Vittori est que cette tour soit acceptée par les personnes qui en auront l’usage. Elles doivent pouvoir l’accepter et se l’approprier.

Sources :
http://www.revolve-water.com/warka-water-italian-project-ethiopia/
http://www.espritsciencemetaphysiques.com/tour-impressionnante-cree-eau.html

Warka Water Crédit photo : www.domusweb.it ©

Vers une transition énergétique d’Internet ?

Il ne s’agit pas (pas encore) de pédaler devant son ordinateur pour faire fonctionner Internet et/ou son ordinateur. Néanmoins, il est important de comprendre que tous nos objets connectés sont énergivores. Pour chaque foyer la facture d’électricité se rapportant à la navigation sur Internet et l’utilisation des nouvelles technologies de l’informatique et de la communication (NTIC) pourrait faire bondir. Mais ce sont les infrastructures du web, comme les serveurs ou les data centers, qui consomment le plus d’énergie. Selon l’Agence de l’environnement de la maîtrise de l’énergie la consommation des infrastructures du web en 2030 pourrait atteindre l’équivalent de la consommation énergétique mondiale de 2008. A l’heure de la vie ultra connectée et de la transition énergétique, tous les internautes, plus au moins actifs, doivent être conscients de la quantité d’énergie consommée pour chaque appareil utilisé quotidiennement comme les ordinateurs, les Smartphones ou encore les tablettes.

Responsabiliser les internautes

La responsabilisation des utilisateurs sur la consommation des NTIC et d’Internet est un élément important. Une des motivations avancées pour opérer une évolution dans le bon sens serait de faire comprendre aux utilisateurs que leur facture d’électricité pourrait être réduite de 20% s’ils décidaient de combattre la dictature du rechargement de leurs appareils connectés, tout en régulant leur navigation sur Internet.  Par exemple, en prenant en compte des changements de batterie au stockage de données, un IPhone consomme davantage d’électricité (361 kWh/an) qu’un réfrigérateur (322 kWh/an). L’augmentation du nombre d’utilisateurs à travers le monde est aussi une réelle question. La croissance de la demande en énergie devra suivre afin de garantir un service de bonne qualité. Moins surfer sur le net pourrait nous permettre de préserver l’environnement. Mais Internet s’est imposé dans tous les domaines de notre vie : la consommation, le travail, le loisir et la culture, le social, l’administratif. Un pas de plus dans la préservation de l’environnement serait donc de proposer plus d’hébergements verts aux personnes souhaitant créer un nouveau site web. Souscrire chez un hébergeur vert permet d’ailleurs de réaliser des économies, compte tenu du fait que les installations sont moins gourmandes en énergie. De plus,  d’autres infrastructures d’Internet peuvent être améliorées. Prenons les data centers de la firme Apple, ces derniers sont alimentés à 100% en énergie renouvelable.

En définitive tout utilisateur de NTIC et d’Internet devrait connaître les enjeux énergétiques qui leurs sont liés c’est-à-dire la consommation énergétique et son efficacité. Des gestes simples peuvent être adoptés pour permettre d’économiser de l’énergie, de réduire ses dépenses en matières énergétiques, tout cela ayant pour finalité un peu plus de protection pour l’environnement.

Photo : Anthedesign.fr ©

Entreprendre l’écologie : où est passée l’Azerbaïdjan ?

Bien connue pour son indépendance énergétique rendue possible grâce à l’exploration et l’exploitation de ses champs pétrolifères situés au large de la capitale Bakou, l’Azerbaïdjan semble vouloir poursuivre son développement vers une économie plus verte. Ce pays sud-caucasien, qui s’est d’abord concentré sur son développement économique après son indépendance en 1991, s’attaque depuis les années 2000 aux questions environnementales qui le concernent. Néanmoins cet élan écologique national connaît un ralentissement depuis deux ans alors que l’Etat azérie continue de soutenir des projets environnementaux sur l’ensemble de son territoire.

L’écologie pas une nouveauté politique

Les autorités azéries ont lancé un programme environnemental en 2003 visant à promouvoir le développement durable socio-économique du pays et la restauration et l’expansion de ses forêts. Ce programme a ensuite été suivi par l’adoption de trois programmes d’Etat sur l’environnement. Il faut noter qu’il existe peu de pays ayant fait partie de l’Union Soviétique qui manifestent une volonté politique orientée vers la protection et/ou la dépollution de l’environnement. Mais la principale décision en matière d’environnement de l’Azerbaïdjan s’est opérée en 2006 lorsque le gouvernement a décidé de mettre en place un « plan pour l’amélioration de la situation écologique ». Qui dernier s’est étalé de 2006 à 2010.

L’aboutissement de toutes ces mesures a été récompensé en 2012 par l’obtention de l’Azerbaïdjan de la 2ème position des pays présentant les meilleurs indicateurs d’éco-développement, d’après le classement de l’indice de performance environnementale (IPE) de l’Université de Yale. Ce classement prend en compte 132 entités souveraines et met en avant la santé et l’état de l’écosystème, ainsi que les efforts et progrès qui sont réalisés par les pays dans le domaine du développement durable. Malgré cette publicité méritée, l’engouement et la volonté politique du pays pour lutter contre la pollution semble s’être enrayée.

Relancer la machine écologique azérie

Après une période très engagée dans la lutte contre la dégradation de ces espaces naturels l’Azerbaïdjan donne moins de signe clair en faveur de la transition écologique. Pourtant, ce pays est très attaché à la diversité naturelle qui le compose. Il possède plus de 120 zones protégées. Autre signal préoccupant, le pays ne milite pas en faveur d’une transition énergétique nationale ni pour la lutte mondiale contre le réchauffement climatique. Pourtant, le pays est pionnier en matière de lutte contre la pollution, cette dernière ayant frappé de plein fouet la biodiversité azérie sous l’ère soviétique.

Ce pays pourrait-il devenir un modèle pour les pays en développement qui souhaitent s’engager sur le chemin d’une transition vers une économie verte ? Rien n’est moins sûr. Cependant, l’Azerbaïdjan souhaite tendre vers une utilisation rationnelle de ses ressources naturelles. L’Etat aspire également à s’attaquer au problème de dégradation des sols, à la baisse de ses réserves forestières et à la réglementation jugée inadéquate de l’industrie et du logement. Les enjeux pour se pays sont également sanitaires compte tenu de pollution des sols et du déclin inquiétant des réserves de poissons que le ministère de l’écologie et des ressources naturelles tente de juguler. Il n’apparaît pas totalement déraisonnable de penser que le pays pourrait profiter de l’élan politique et social créé par la conférence internationale sur le climat de Lima, qui vient juste de s’achever, pour proposer des mesures écologiques plus ambitieuses.

Le Movitz : un ferry électrique qui se recharge plus vite qu’un Smartphone

Le Movitz, un ferry électrique suédois navigue dans la baie de Stockholm. Il dessert la banlieue ouest de la ville. Contrairement aux autres ferries, le Movitz a la particularité d’être propre et silencieux. Il est doté d’un moteur électrique dont le rechargement ne prend que quelques minutes. Ce moteur permet l’avantage de voyager plus longtemps et sans secousse.

Ce ferry de petite taille fait du transport de passagers dans la baie de Stockholm quotidiennement. Depuis que son moteur diesel a été remplacé par un moteur électrique, le navire propose des avantages conséquents à ses utilisateurs. Il offre plus de confort à ses passagers et à son équipage. Selon le capitaine du navire il ne fait « pas de bruit » et connaît beaucoup moins de vibrations. L’ancien moteur du ferry, un diesel, semblait beaucoup plus remuant.

Remplacer le moteur diesel permet de réaliser une économie substantielle, soit 50000 litres de diesel en moins par rapport à un ferry semblable classique. La réduction de la pollution est une avancée importante dans ce projet, 132 tonnes de Co2 et 1,5 tonne d’Oxyde d’Azote rejetés en moins dans la nature grâce au nouveau moteur.

De manière générale, le passage à l’électrique serait un bon moyen de réaliser des économies importantes pour les marines. La difficulté principale étant d’adapter ce système aux navires commerciaux qui font des trajets importants. Pouvoir adapter cette technologie à des navires de plus grande taille et transportant des charges lourdes voilà le principal enjeu.

Cette expérience ouvre de nouvelles possibilités, mais c’est surtout une bonne nouvelle en ce qui concerne la transition énergétique dans la marine. Même si ce modèle de moteur électrique à aimants ne fonctionne que sur des petits trajets, 7,5km en ce qui concerne le trajet du Movitz, c’est un début prometteur. Hans Thornell, PDG de Green City Ferries, la société qui gère le navire, espère pouvoir faire tourner le système d’aimant du moteur plus longtemps et ainsi gagner encore en autonomie.

Selon Hans Thornell « on peut utiliser le bateau bien plus longtemps, alors qu’auparavant il fallait le laisser recharger toute la nuit ». Maintenant le rechargement du ferry prend entre quatre et dix minutes.

Le ferry suédois Movitz, avec le ferry électrique français qui navigue à Lorient, le Ar Vag Tredan, sont peut-être les précurseurs d’une flotte commerciale qui sera tout électrique et qui permettra à la fois de respecter l’environnement mais également de ravir passagers et opérateurs. La transition énergétique passe donc aussi par la mer.

crédits image : euronews.com

35 000 réfugiés climatiques hors du commun

Alors que la marche pour le climat a mobilisé des centaines de milliers de personnes la semaine dernière dans le monde entier, 35 000 morses se sont réfugiés sur une plage cette semaine, faute de banquise. Le réchauffement climatique fait peser une lourde menace sur ces réfugiés climatiques dont le territoire privilégié, la banquise, se réduit chaque année.

SOS Morses en détresse

Il s’agit là d’une migration record. Près de 35 000 morses en détresse ont été identifiés samedi dernier sur une plage d’Alaska. Le constat s’impose : ces gros mammifères n’ont pas trouvé de glace où se réfugier. Il faut dire que le réchauffement climatique fait des ravages sur les calottes glaciaires, du coup, les zones de mer deviennent trop vastes et les lourds animaux ne parviennent pas à atteindre les rivages encore gelés.

Chaque année, les morses de l’Océan Pacifique migrent pour passer l’hiver en mer de Béring, au nord des îles Aléoutiennes. Lors de cette migration, les morses font des pauses pour se reposer car leur poids, jusqu’à 1,5 tonnes pour un adulte, ne leur permet de nager tout du long. Ils fatiguent.

Ce phénomène de regroupement « en terre inconnue » pour les morses avait déjà été observé en 2009 d’après WWF. Dommage que rien n’ait été fait depuis pour leur préserver leur habitat et leur épargner ces attroupements mortels. En effet, les plus gros d’entre eux, sans le vouloir évidemment, écrasent parfois les plus petits. WWF rappelle qu’en 2009, près de 131 jeunes morses avaient été retrouvés écrasés par les plus gros.

Ce signal de détresse des morses a constitué une belle opportunité pour WWF de rappeler la nécessité d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, principal facteur du réchauffement climatique.

Image d’entête : DPA/DANIELREINHARDT/AFP

Australie et Etats-Unis : on torture des moutons pour leur laine

mouton-tonduLa journaliste Audrey Garric, spécialiste des enjeux énergétiques et environnementaux, sur son blog hier, a consacré un article aux dramatiques conclusions de l’ONG PETA, People for ethical traitment of animals, qui a enquêté sur la production de laine en Australie et aux Etats-Unis, où l’on torture des moutons pour leur laine.

Maltraitances dans des établissements de production de masse

Des animaux terrifiés, face à des ouvriers violents, distribuant coups de poings, coups de tondeuses, de marteau… des moutons apeurés dont la chair est entaillée, piétinée, le coup brisé. Des bêtes ensanglantées. L’atmosphère est insoutenable, les témoignages vidéos, parus le 9 juillet sur le site de l’ONG, sont choquants.

L’ONG, un peu radicale, appelle les consommateurs à ne plus acheter de laine et à s’habiller – autant que faire se peut – en matière végétale. C’est une idée, mais quel serait l’impact sur la flore si l’humanité s’habillait à partir de matière « vegan » uniquement ? N’est-il pas plus raisonnable de ne consommer que des produits dont l’origine est connue, traçable, digne de confiance ? De petits élevages de moutons existent, dans lesquels les animaux sont traités avec respect, dont la laine est de belle qualité. Bannir un produit sous prétexte que certaines exploitations massives sont infernales non, boycotter ces exploitations et leurs produits : oui.

Le cercle vicieux de la méprise

La violence des ouvriers envers les animaux des installations dans lesquelles a enquêté PETA ne s’excuse pas. Elle peut toutefois s’expliquer. Ces ouvriers ne sont apparemment pas payés à l’heure mais au volume de laine récoltée. Ils s’abattent alors sur les pauvres bêtes sans défense et les tondent le plus vite possible pour maximiser leurs salaires. Comment travailler soigneusement dans le respect de la vie animale dans de telles conditions ? Le mépris du responsable d’exploitation, du patron, envers ses salariés se répercutent de ces derniers vers les bêtes. Classique. Sortir de ce cercle vicieux est pourtant possible. La politique salariale des ouvriers et leur management est « juste » à redéfinir, dans un contexte concurrentiel qui « pressurise » ces « salops de patrons », on en convient. C’est un fonctionnement global qu’il faut repenser, avec davantage d’humanisme et proximité.

La souffrance psychologique

La prise en charge de la question psychologique de ces ouvriers se pose également. Comment ne pas penser ici au roman de l’excellente polytechnicienne, Isabelle Sorente, « 180 jours », basé sur sa propre enquête : 180 jours, c’est le temps qui sépare la naissance d’un porc de sa mort à l’abattoir. C’est dans le même temps, la période qui fait basculer la vie des hommes, celle des porchers, d’un en particulier, Camélia, « bouffé » – comme un cochon au final – par son quotidien parmi quinze mille bêtes nées pour mourir en pâté, en lardons, dont les groins saignent tant leurs réflexes naturels se heurtent à un environnement artificiel et violent. Nous avions déjà consacré un article à ce sujet ici.

De quoi rêvent donc ces tondeurs de moutons lorsqu’ils s’endorment ? Comment parviennent il à relativiser, à se distancier de leur quotidien au sein des exploitations. Ne sont-ils pas tondus eux aussi, finalement, par un système économique qui ne profite qu’à une minorité ? Ne l’oubliez pas, nous sommes tous des moutons…

Diesel : un scandale sanitaire comparable à celui de l’amiante

pot d’échappement (c) sipa

L’OMS l’atteste, les gaz d’échappements des moteurs diesel sont cancérigènes. L’organisation a même classé le diesel « cancérigène certain », exactement comme l’amiante et le tabac dont personne ne doute aujourd’hui de leur caractère mortifère.  Qu’attendons-nous donc pour éradiquer ces gaz de nos villes, et pourquoi pas, de nos vies ?

Avant hier, le Réseau Action Climat (RAC-France) et la Fondation Nicolas Hulot ont lancé une pétition

Le 17 juin, le Réseau Action Climat (RAC-France) et la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNH) ont lancé une pétition pour stopper ce qu’ils vont jusqu’à qualifier de « scandale sanitaire ». En deux jours, cette pétition, adressée aux ministres de l’Ecologie et de la Santé, Ségolène Royal et Marisol Touraine, a reçu à peine 800 signatures alors soutenons-la !

Que proposent-ils ? Trois mesures de « bon sens », surtout la dernière :

  1. « Débloquer l’argent nécessaire pour que les collectivités locales développement les transports en commun, le covoiturage de proximité et les mobilités douces ».
  2. « Mettre en place une prime à la conversion des vieux diesels d’au moins 1500 euros pour les revenus modestes ».
  3.  « Supprimer progressivement, à partir de 2015, l’avantage fiscal sur le diesel qui coûte 7 milliards d’euros à l’Etat chaque année ».

Rendez-vous compte, l’Etat subventionne à hauteur de 7 milliards un carburant toxique (7 milliards !!!! Le montant du trou de la sécu !)… Nous contribuables, finançons malgré nous nos propres détresses respiratoires et cancers. Cela est totalement absurde.

Les ONG le rappellent, le diesel cause ou accélère la mort prématurée de « milliers » de personnes. Les difficultés à respirer augmentent, tout comme les allergies ou l’asthme, notamment au sein de la population enfantine, particulièrement fragile.

Voulons-nous faire de Paris une ville comme Mexico, au Mexique, ou Delhi, en Inde, qui proposent à la population des distributeurs payants – oui payants – d’oxygène ?

Pour en savoir plus, voici les enjeux du diesel à travers une vidéo pédagogique mise en ligne sur les sites du RAC-F et FNH

Nord-Pas-de-Calais : une PME innovante soutenue par les Fondations Edmond de Rothschild

Gecco

C’est dans le Nord de la France que Julien Pilette a eu l’idée de créer son usine de recyclage d’huile de friture usagée. Son entreprise, Gecco, une PME basée à Seclin, mérite qu’on s’y attarde une seconde tant elle joue un rôle important dans la transition économique et environnementale que connaît notre société. Une entreprise innovante, actrice de l’économie circulaire, qui a réussi à obtenir le soutien des Fondations Edmond de Rothschild à travers le programme Scale up.

Comme de nombreuses personnes, l’entrepreneur a constaté que les huiles végétales pourraient permettre de limiter le recours au pétrole qui alimente les véhicules en carburant. Mais Julien Pilette s’est démarqué en passant du constat aux actes lorsqu’il a créé son entreprise en 2007.

Son projet s’accorde avec des valeurs humanistes, avec celles de l’économie sociale et solidaire notamment, car il permet des emplois d’insertion mais aussi parce que plus de « 1500 restaurants sont aujourd’hui collectés par les camions partenaires du transporteur social Main Forte, les huiles de palme, de tournesol ou le gras de bœuf étant récupérés gratuitement ».

Gecco est une très petite entreprise qui compte 7 salariés. Son chiffre d’affaire s’élève à 300 000 euros. Les prévisions sont bonnes : « à cinq ans, l’effectif devrait tripler, comme le volume de collecte ». Une levée de fonds de 600 000 euros a été amorcée en janvier « pour construire une unité pilote de valorisation énergétique avec une collectivité partenaire qui reste à trouver, si possible, bien sûr, dans la région ». Dans cinq ans, le chiffre d’affaires de Gecco devrait être multiplié par cinq.

Prometteuse, cette entreprise a reçu le soutien des Fondations Edmond de Rothschild via le programme Scale Up. Scale Up est « le premier programme dédié au changement d’échelle des entreprises sociales. Il est développé par l’incubateur Antropia de l’école de commerce ESSEC en partenariat avec les Fondations Edmond de Rothschild qui sélectionnent et accompagnent pendant un an des entreprises sociales ayant déjà prouvé leur viabilité économique, leur impact social, et qui souhaitent changer d’échelle ». A la mi-janvier, Ariane de Rothschild était présente à Seclin pour soutenir la PME.

Cette rencontre témoigne du rapprochement entre les entreprises sociales du secteur privé et le monde de la finance classique. Les Fondations Edmond de Rothschild, en catalysant le développement des entreprises lauréates telles que Gecco, donnent à voir la pertinence de l’entrepreneuriat social comme « solution efficace aux problématiques d’intérêt collectif, à grande échelle, sur les plans économique, social et environnemental ».

Sources : lavoixdunord.fr, edrfoundations.org, entrepreneuriat-social.essec.edu

Une résolution pour 2014 : valoriser nos déchets

recyclage des déchets

L’année 2013 a fait place à 2014, l’heure est donc aux résolutions pour cette nouvelle année. Sortons donc de nos préoccupations égocentrées, ayons d’autres ambitions que la perte de poids, essayons d’ajuster notre consommation à nos aspérités sociales et environnementales. Pourquoi ne pas décider de valoriser nos déchets ?

En octobre 2013, la sortie en salle du film « Super Trash », dont la bande-annonce avait été mise en ligne sur Youtube en juillet 2013, a marqué les esprits, à juste titre.

Autre fait marquant de l’année 2013, le lancement en février, de l’Institut de l’économie circulaire à Paris. Lors de son inauguration, François Michel Lambert, Président de l’Institut de l’économie circulaire et Député des Bouches du Rhône, partait du constat quasi-unanime que le système économique linéaire consistant à « extraire, fabriquer, consommer puis jeter est à bout de souffle ».

En effet, il est temps de « faire des déchets des uns les ressources des autres ». La valorisation des déchets, en électricité verte par exemple, constitue une option bénéfique à plus d’un titre. Non seulement le déchet est recyclé, mais l’énergie produite est une électricité verte.

Certaines initiatives en la matière sont prises, comme en témoigne l’activité de Tiru, entreprise spécialiste de la valorisation énergétique des déchets, présidée par Jean-Pierre Frémont, titulaire d’un doctorat de l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne, membre de la section économique du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

A l’heure de la transition énergétique, alors que notre mix énergétique évoluera tôt ou tard vers une part d’énergie verte plus importante, qu’attendons-nous ? Le recyclage donne une nouvelle vie aux déchets. Valorisés en énergie, ils poursuivent leur vie dans notre circuit économique sous la forme d’énergie. La transformation des biens de consommation ou de leurs résidus pour réintégrer le système économique de notre société est le processus indispensable à l’avènement d’un nouveau modèle économique, social et environnemental durable. Nous y tendons alors soutenons le activement !

Certes, l’énergie la moins polluante est celle que nous ne consommons pas. Mais sans vouloir être dans la radicalité, parce que vivre sans électricité paraît invraisemblable aujourd’hui, la valorisation des déchets en électricité verte est une clef pour l’avenir. Celui de notre environnement, donc le nôtre.

Hidalgo / NKM : quelle écologie pour 2014 à Paris ?

univers-nature.com

Les élections municipales auront lieu les 23 et 30 mars 2014. La campagne parisienne a commencé il y a un moment, avec son lot de rebondissements plus ou moins importants. Mais qu’en est-il des propositions des deux principales candidates en matière de politique écologique ? Anne Hidalgo, première adjointe du maire actuel, Bertrand Delanoë, et Nathalie Kosciusko-Morizet, principale rivale investie par l’UMP, ont toutes deux formulé des propositions claires. Elles se rejoignent sur deux points mais se distinguent par d’autres. Voici un état des lieux proposé aujourd’hui par univers-nature.com

Les propositions communes à Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet sont les suivantes :

–          Abolir le diesel du parc automobile municipal pour contribuer à la réduction de la fréquence des pics de pollution de l’air parisien. Rappelons que le déclenchement des « alertes à la pollution » est basé sur les moteurs diesel, responsables d’un tiers des émissions de particules fines.

–          Faire de la « Petite ceinture de Paris » une voie verte : cette voie ferrée, toute autour de l’enceinte de la ville, devrait être réhabilité en espaces verts et piétonniers. Comment ne pas défense cette idée dont la réalisation est déjà entamée ? Les premiers tronçons sont déjà ouverts…

Les propositions propres à NKM sont les suivantes : vélo / espaces verts / navettes électrique à Boulogne

–          Faire de la ceinture ferrée une « boucle cyclable » qui permettrait de faire le tour de la ville à vélo.

–          Construire 3000 places de stationnement sécurisées pour vélos par an.

–          Rouvrir et agrandir les squares fermés.

–          Verdir autant que possible les espaces de bitume.

–          Instaurer des navettes électriques dans le bois de Boulogne.

Les propositions d’Anne Hidalgo : basées sur un rapport commandé à Serge Orru, ancien directeur du WWF :

–      Création de 100 hectares de toitures et façades végétalisées, utilisées comme refuge de biodiversité. Notons que 30% de ces toitures seront consacrés à la production de fruits et légumes. On ne sait pas s’ils seront certifiés « bio » mais ils auront au moins le mérite d’être produits au plus proche de leur lieu de consommation.

–          Planter chaque année 20 000 arbres, avec un objectif de 500 000 arbres dans la capitale en 2020.

–          Expérimentation : création d’une rue entièrement végétalisée.

Voilà… Paris sera toujours étriquée au sein des portes périphériques mais peut-être sera-t-elle plus verte, plus respirable… Déplorons toutefois l’absence de propositions en matière de lutte contre la pollution sonore.

Campagne du ministère de l’Ecologie : des nuits plus sombres dès le 1er juillet

developpement-durable.gouv.fr

A partir du 1er juillet, tous les bureaux d’entreprises, commerces et autres bâtiments non résidentiels ainsi que les façades de bâtiments auront l’obligation d’éteindre leurs éclairages la nuit entre 1h et 7h du matin.

Cette mesure a été définie le 25 janvier dernier par Delphine Batho, ministre de l’Ecologie et de l’Environnement. Publiée le 30 janvier dans un arrêté ministériel, elle prendra effet à compter de ce 1er juillet. La mesure s’applique à tous. Néanmoins, des exceptions sont prévues les veilles de jours fériés « chômés », la semaine précédant Noël et lors d’évènements locaux exceptionnels.

La mesure ne concerne pas les éclairages publics ou ceux destinés à la sécurité des bâtiments, ni les éclairages intérieurs des logements et ceux des parties communes.

Campagne d’information du Ministère

Pour accompagner cette décision, le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a lancé, le 12 juin, une campagne d’information (affiche et dépliant) mise à la disposition de l’ensemble des élus et des acteurs économiques mais aussi, et surtout, à destination du grand public, sur le site Internet du ministère (à voir ici). Le site a été mis à jour le 27 juin.

La campagne s’articule, en outre, autour d’une compréhension en images de la prochaine réglementation (ici).

Avec le slogan « Eteindre la nuit, c’est faire des économies », le Ministère essaye de montrer que la mesure est « efficace » en termes d’économies d’énergies et au niveau environnemental, grâce à une réglementation stricte et contrôlée.

Explication concrète de la mesure

Sur le site gouvernemental, la future et prochaine mesure est expliquée concrètement :

–   dans la rue : « les vitrines des magasins de commerce ou d’exposition doivent être éteintes entre 1h et 7h du matin ; ou une heure après la fermeture lorsque l’activité se poursuit après 1h »

–   pour les entreprises : « les éclairages intérieurs des locaux professionnels doivent être éteints une heure après la fin de l’occupation des locaux »

–   dans la ville : « les façades des bâtiments doivent seulement être éclairées à compter du coucher du soleil et au plus tard jusqu’à 1 h du matin »

Une mesure bénéfique du point de vue économique et écologique, et pour la biodiversité

Selon l’Ademe et le Ministère de l’Ecologie français, l’objectif de cette mesure sera double, du point de vue économique et écologique : elle permettra une économie de 200 millions d’euros, l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 750 000 ménages, et elle contribuera à la préservation de la biodiversité, en évitant l’émission de 250 000 tonnes de CO2 et de pollutions lumineuses inutiles.

Un autre aspect environnemental bénéfique de cette mesure : elle sera sans doute un avantage pour la vie sauvage. Selon universcience.fr, « de nombreux oiseaux migrent durant la nuit et sont très certainement désorientés par l’éclairage de la ville. Ils peuvent donc perdre un temps précieux à retrouver leur chemin, voire s’écraser contre des immeubles ».

Contrôle et réglementation de la mesure

Selon le ministère de l’Ecologie, des contrôles seront effectués par les maires et les préfets, et toute infraction d’un exploitant l’expose à une amende de 750 euros.

Déjà le 5 juin, une circulaire ministérielle avait précisé des modalités supplémentaires d’application de cet arrêté. Pour la visualiser (ici) .

Elle informe notamment que «la réglementation ne concerne pas, entre autres, la publicité lumineuse et les enseignes lumineuses dont les horaires de fonctionnement sont régis par le décret N° 2012-118 du 30 janvier 2012 ». Il est également précisé que des « dérogations aux horaires d’illumination sont possibles par arrêté préfectoral pour certaines périodes, ou pour certains évènements, ou encore dans certaines zones (il s’agit de zones touristiques) ».

N’ayez pas peur du noir

Il fera donc plus noir la nuit dans les rues françaises…

Ceci est très certainement une bonne nouvelle pour les écologistes et toute personne défenseuse de l’environnement, mais il reste néanmoins certain que les nuits ne sont pas sûres et le seront très certainement moins à compter du 1er juillet !

Eteindre également la lumière le jour

Regardons plus loin que cette mesure : comme le diront certains, « cette mesure un bon début, cependant on peut encore faire des économies plus importantes » sans forcément passer par le « tout ON » ou le « tout OFF ».

Dans un communiqué daté du 19 juin l’Association Française de l’Eclairage a souligné un fait extrêmement révélateur en déclarant qu’« en analysant la lumière naturelle et en détectant les mouvements, ces derniers représentent 70 % d’économies ».

En effet, selon blog.pages-energie.com, « avec une gestion intelligente de l’éclairage, et en incitant à un plan de rénovation dynamique on pourrait réaliser jusqu’à 6 fois plus d’économies ».

Il explique que la gestion « intelligente » c’est « juste l’ajout d’automatismes simples et efficaces (détecteurs de mouvement, capteurs de lumière du jour, gradation) permettant d’améliorer le confort visuel tout en faisant des économies supplémentaires en complément. Il y a donc aussi des économies d’énergie à faire pendant les heures d’activités dans les bâtiments tertiaires »…

Mot de la fin

On peut donc se réjouir d’une telle mesure mais comme toute chose, on peut toujours faire mieux, surtout lorsque l’on sait que le débat sur la transition énergétique, mené depuis septembre 2012 par la ministre Delphine Batho touche à sa fin en ce mois de juillet et que la rénovation énergétique est l’un des piliers du débat. Espérons donc y voir ressortir, dans la prochaine loi sur la transition énergétique, débattue au Parlement en 2014, des mesures concrètes en matière de rénovation énergétique et d’économies d’énergies.

 

Deux ans après Fukushima : une gestion désastreuse de la centrale accidentée

blues-tea-cha.blogspot.com

Ces derniers mois ont été marqués par une information négative, en continue, liée à Tepco (Tokyo Electric Power Company), l’exploitant gérant la centrale accidentée de Fukushima.

Dès lors une question s’est posée  de savoir si l’exploitant était bel et bien à la hauteur de la tâche qui lui incombait de démanteler au mieux la centrale accidentée, de décontaminer les eaux contaminées, de faire face et d’agir en conséquence aux fuites de ces eaux de plus en plus nombreuses.

On ne peut s’empêcher de soulever qu’en vue de tous ces récents évènements, dont on fera part par la suite, le gestionnaire semble être soit dépassé par l’ampleur du travail, soit incompétent au regard des résultats attendus suite à une telle catastrophe.

Car les enjeux et les conséquences de la catastrophe sont nombreux et lourds : selon actualites-news-environnement.com, « le défi de Tepco consiste à déterminer quoi faire de l’eau contaminée qui s’accumule à la centrale à un rythme de 400 tonnes par jour –soit suffisamment pour remplir une piscine olympique en une semaine » et « le plan compliqué de nettoyage de la centrale de Fukushima pourrait prendre 30 ans voire plus ».

Et depuis la catastrophe, les conséquences ne manquent pas, comme les relaient de nombreuses sources, comme celles selon lesquelles le gestionnaire croulerait depuis deux ans sous les procès, lesquels se comptent par centaines, comme celles des demandes d’indemnisation des victimes de l’accident, lesquelles s’accroissent avec le temps et se compteraient même en dizaines de milliards d’euros.

A propos de l’accident

En chiffres, il est intéressant d’évoquer que jusqu’à présent, « 30 milliards d’euros ont été payés par l’Etat japonais pour aider Tepco » face à cette situation et que « 17 réacteurs du groupe Tepco sont à l’arrêt depuis l’accident survenu le 11 mars 2011 ».

Radioactivité et pollution nucléaire

Deux ans après la catastrophe, les fuites d’eau radioactives vers l’océan, provenant du refroidissement des réacteurs ravagés, semblent se poursuivre. Des fuites similaires avaient déjà été détectées en 2012, et en avril dernier principalement, celles-ci avaient été nombreuses, poussant le gestionnaire Tepco à reconnaître que ces fuites étaient « graves » et à admettre être incapable d’en « expliquer la raison ».

De même, Tepco avait pêché en février, aux abords de la centrale, un poisson avec un taux de radioactivité de 740 000 becquerels de césium par kilogramme, soit 7 400 fois plus que la norme fixée par les autorités japonaises pour interdire tout aliment à la consommation. Le gestionnaire avait alors listé un grand nombre d’autres poissons contaminés, saisis depuis déjà plusieurs mois…

En juin : nouvelle contamination radioactive des eaux

La compagnie avait fait état en début de semaine de juin de « l’écoulement de césium radioactif dans l’eau du sol en direction de la centrale, après avoir assuré que la contamination était négligeable et qu’il n’y avait pas de crainte pour l’environnement ».

Malgré la construction de la compagnie de réservoirs dans les sous-sols de la centrale pour stocker l’eau contaminée, dans laquelle toute l’eau est conservée actuellement, l’eau contaminée arrive toujours à s’infiltrer, prouvant ainsi que les réservoirs utilisés ne sont pas fiables à 100%. Et, soulignons-le, la gestion des liquides de refroidissement n’est qu’une infime partie du travail de démantèlement que doit entreprendre Tepco…

Le gouvernement avait alors ordonné à l’opérateur d’accroître ses capacités de stockage d’eau et de construire un mur de terre gelée autour des quatre réacteurs pour empêcher l’écoulement d’eau de s’infiltrer dans la centrale. Mais serait-ce suffisant ?

Fin mai, la compagnie avait alors nouvellement installé des citernes en acier pour les utiliser à la place des réservoirs. Mais déjà le 5 juin, Tecpo a annoncé qu’une nouvelle fuite d’eau contaminée d’environ un litre avait été détectée dans l’une des citernes.

Enfin, le 10 juin dernier, la compagnie a annoncé avoir terminé, la veille, d’extraire les 24.000 tonnes d’eau concernées pour être enfermées dans des citernes. Mais ces citernes d’accueil viennent de prouver qu’elles ne sont pas non plus fiables à 100%… Cercle vicieux ? Ce problème n’est vraisemblablement pas réglé.

En attendant, la compagnie a promis la construction accélérée de nouvelles cuves qui seront posées au sol. Seront-elles enfin fiables ?

En mai : Tepco envisageait de rejeter en mer l’eau stockée dans la centrale

L’opérateur japonais avait déjà fait parler de lui à la mi-mai en déclarant envisager de rejeter en mer l’eau stockée dans la centrale, expliquant ne « plus savoir quoi faire des dizaines de milliers de tonnes d’eau contaminée stockée dans les réservoirs de la centrale accidentée » et avait alors déclaré espérer pouvoir rejeter ces eaux dans l’Océan Pacifique, une décision à laquelle les pêcheurs japonais se sont évidemment farouchement opposés.

La compagnie avait alors affirmé que « l’eau rejetée ne contiendrait que très peu d’éléments radioactifs grâce au mélange avec de l’eau de pluie »… Ah bon ?

Mars-avril : pannes d’électricité et courts-circuits dus à la présence de rats

Une série d’incidents de ce genre et de pannes de courant avaient été signalés également en mars et avril. Ces incidents ont constitué un nouveau revers pour l’opérateur, lequel cherche toujours à rassurer l’opinion et les pouvoirs publics de sa capacité à gérer le problème de l’eau contaminée. L’incident le plus médiatisé étant celui d’un court-circuit décelé, dont la raison avait été donnée à la présence de cadavres de rats…

Quelles solutions peut-on envisager face à cette situation ?

On peut se demander si tous les problèmes imputés à la compagnie sont dues à un manque d’investissement du gouvernement japonais (ou mondial ?), bien que les responsables de la compagnie continuent à déclarer qu’ils n’ont pas besoin d’aide extérieure. La solution reposerait-elle sur un investissement plus important du gouvernement japonais ? La centrale a-t-elle besoin d’une aide mondiale pour pallier à tous ses problèmes rencontrés ou arriverait-elle à maîtriser seule la situation bien que cela ne semble pas être le cas?

En vue de la gravité de la situation, il n’est pas préjudiciable de penser que le problème ne concerne que le Japon et la société fautive : en négligeant le risque de tsunami ainsi que les préparatifs pour pallier à un grave accident, la société a mérité le grand nombre de procès et d’indemnisations qu’elle récolte. Néanmoins, c’est la population japonaise, les pêcheurs (lesquels n’ont toujours pas repris leur activité depuis l’accident) et certainement la population mondiale qui se trouvent concernés par ce risque majeur qu’est le déversement d’eau contaminée en mer.

En attendant il ne nous reste plus qu’à espérer, face à ces nombreuses lacunes, qu’un nouveau séisme ne survienne pas prochainement et que la présence de rats ne vienne pas gêner le travail déjà colossal et laborieux de la compagnie, ce qui aggraverait très nettement la situation. Espérons également que la centrale prenne en considération la demande de l’Agence internationale de l’énergie atomique quant à l’amélioration de la fiabilité de ses équipements et que la décision finale du gouvernement japonais ne soit pas, en ce mois de juin, d’accepter le rejet des eaux de la centrale dans l’Océan Pacifique.

Sources :

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N0EH1MT20130605

http://www.actualites-news-environnement.com/30700-pecheurs-eau-radioactive-Fukushima.html

Une idée lumineuse : des arbres phosphorescents pour remplacer les lampadaires

huffingtonpost.fr

Après les moutons phosphorescents, les arbres phosphorescents…

Pourtant l’idée n’est pas nouvelle : déjà en décembre 2010, une équipe de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni, avait réussi à mettre au point un procédé permettant de transférer des informations de type bioluminescence – la production et l’émission de lumière par un organisme vivant – à d’autres espèces, en vue de créer ultérieurement des arbres phosphorescents. L’équipe avait alors estimé qu’un arbre biolumineux n’aurait besoin que de 0,02% de l’énergie qu’il absorbe pour produire une lumière suffisante pour éclaire une rue. Le projet avait remporté le premier prix de la compétition IGEM 2010, récompensant les meilleures innovations en génie génétique.

De même, dans les années 1980, un plant de tabac modifié avait été créé dans une université californienne.

Mais cette méthode, s’inspirant de la bioluminescence aquatique, bien que pratiquée depuis longtemps, n’a apporté à ce jour que trop peu de résultats.

Cette possible avancée revient sur le devant de la scène avec l’idée de jeunes scientifiques du laboratoire californien, Glowing Plant Project, de produire des arbres fluorescents capables de nous éclairer la nuit, ce qui permettrait à l’homme d’économiser une grande quantité d’énergie.

Les trois scientifiques, Omri Amirav-Drory, Kyle Taylor et Anthony Evans, sont persuadés que leurs recherches peuvent aboutir et ceci dans un avenir proche.

Ils sont partis du constat selon lequel il existe dans la nature des êtres vivants naturellement phosphorescents, l’idée est alors de les utiliser afin d’illuminer les rues sans que cela ne rejette du dioxyde de carbone, sans consommer d’énormes quantités d’énergie et tout en bénéficiant de l’autonomie des plantes.

Le 24 avril dernier, face au succès des moutons phosphorescents, les chercheurs uruguayens avaient expliqué avoir injecté du gène de méduse dans celui du mouton pour obtenir leur fluorescence. Pour ce qui est de la fluorescence des plantes ou arbres, les chercheurs californiens ont affirmé pouvoir créer des plantes grâce au gène de la luciole.

Ils ont déjà réussi à isoler ce gène et ont réussi à l’insérer dans l’ADN d’un plant de moutarde. Ils espèrent à terme modifier des graines afin qu’elles puissent germer et donner à naissance à des plants phosphorescents.

Pour financer leur projet, ils ont fait un appel aux dons sur la plateforme crowdfunding et ont déjà réussi à récolter 370 000 dollars. Les trois hommes se sont fixés un objectif de 400 000 dollars,  il ne leur reste à ce jour que treize jours pour les acquérir. Les donateurs, ayant contribué à partir de 40 dollars, seront évidemment les premiers à recevoir une plante phosphorescente et pourront recevoir des informations sur l’avancée de ces recherches.

Que penser du point de vue écologique ?

Au vu de ces recherches, doit-on se féliciter de l’avancée écologique que cela représenterait si de telles recherches aboutissaient ? Au regard de ces recherches, nous pouvons certes nous montrer plus optimiste des fins révélées par les chercheurs, comparées à celles exprimées par l’Institut de reproduction animale d’Uruguay et l’Institut Pasteur de Montevideo, avec les moutons phosphorescents, lesquels avaient déclaré, suite à leur succès, pouvoir travailler dorénavant avec un autre gène dans le but de soigner postérieurement la maladie du diabète.

Car il est bon de souligner que les énergies fossiles seront tôt ou tard épuisées, alors pourquoi ne pas contourner ce problème en modifiant ce que l’on a à notre disposition, à savoir la nature ?

Néanmoins, il demeure louable de rester sceptique quand il est question de modifier génétiquement la nature car même si les arbres lumineux phosphorescents peuvent être utiles, quel sera l’impact sur l’arbre, l’environnement et les animaux qui y vivent ? Doit-on avoir peur de cette innovation ? Ces OGM seront, certes pas dans nos assiettes, mais tout de même, cela laisse dubitatif.

Pour d’amples informations sur les moutons phosphorescents (ici).

Il n’est donc pas impossible que l’on voit apparaître dans quelques années les premiers arbres phosphorescents.

En guise de mot de la fin, donnons la parole à Antony Evans, le leader de l’équipe, lequel est convaincu que leur découverte va révolutionner l’avenir : « Glowing Plants, c’est un symbole du futur, un symbole du développement durable, un symbole pour aider les autres à créer de nouveaux organismes vivants ».

Pour visualiser la vidéo en anglais :

Pollution des fleuves : Asie, Europe, Afrique, Amérique latine

terresacree.org

La pollution des fleuves dans le monde est aujourd’hui grandissante et alarmante : des poissons sont intoxiqués aux PCB, une substance chimique très toxique, contenue notamment dans les peintures, le plastique, l’encre et des effets néfastes sont à noter pour les animaux en voie de disparition comme les dauphins.

Les raisons de cette pollution sont multiples. Elle peut être due aux engrais et pesticides issus de l’agriculture, à l’activité industrielle – le mercure et le cyanure, utilisés notamment pour l’extraction de l’or font encourir un grand risque aux fleuves – aux déchets domestiques jetés par les hommes ou aux substances organiques ou chimiques.

Fin mars, orange.fr a proposé un diaporama énumérant des fleuves les plus touchés par la pollution dans le monde. En France, on note que la Seine est le fleuve le plus pollué du pays alors que le Rhône de son côté, est « pollué pour des décennies ». Le Gange, situé en Inde, est également un des plus pollués du monde.

Indonésie : plus grande pollution fluviale au monde

Le fleuve Citarum, situé à l’ouest de l’Ile de Java, en Indonésie, est actuellement le fleuve le plus sale au monde : « des immenses monticules de déchets et de sacs plastiques jonchent les rives et selon les habitants, une odeur nauséabonde se dégage jour et nuit ». Pas étonnant, quand on sait que « les 1500 usines textiles de la région déversent quotidiennement près de 300 tonnes de déchets ».

Chine : le « fleuve Bleu » vire au rouge

ecologie.blog.lemonde.fr

En Chine, la pollution des rivières est devenue un véritable fléau en 2013. Novethic.fr, « le média expert du développement durable », notait fin avril que « la Chine a soif d’eau potable ».

Le gouvernement chinois dressait déjà l’année dernière un bilan effrayant de la situation : « 40% des rivières sont gravement polluées et 20% le sont à un niveau tel que leur eau a été jugée trop toxique pour permettre le moindre contact ».

En guise d’exemple, le 6 septembre dernier, le fleuve Yangsté, le troisième plus grand fleuve du monde et le plus grand de Chine, autrefois appelé « le fleuve Bleu », virait au rouge. Les autorités avaient alors déclaré ne pas en connaître la cause.

Emily Stanley, professeur à l’université du Wisconsin, avait expliqué que si « les cours d’eau qui étaient devenus rouges très rapidement par le passé l’avaient été parce que des personnes avaient jeté du colorant dedans », ce cas-là ressemblait « à un phénomène de pollution », « à quelque chose d’industriel d’une manière ou d’une autre ».

Actuellement, le fleuve serait dans un état très critique à cause de nombreux produits toxiques qui y sont déversés « menaçant la vie aquatique ainsi que les populations vivant de ses eaux », notamment à cause  du cadmium, métal hautement toxique.

Italie : plus de croisière à Rome

Pour la première fois depuis 10 ans, les organisateurs de « Bateaux de Rome », équivalents aux bateaux mouches parisiens, ont décidé d’arrêter leur activité à cause d’une pollution de plus en plus forte du fleuve, a annoncé l’AFP, le 13 mai.

Le tourisme fluvial étant très prisé à Rome, pour la compagnie, il s’agit d’un geste de protestation fort. A cause de la saleté, les balades des touristes seraient devenues à la fois dangereuses et peu attractives.

La situation est impressionnante, le Tibre étant le troisième fleuve italien avec une longueur de plus de 400 km, derrière le Pô et l’Adige.

Selon sciencesetavenir.nouvelobs.com, « les hautes murailles, blanches à l’origine, qui endiguent le fleuve, sont devenues grises. » Les rives et les quais sont parsemés de déchets. A cela s’ajoutent « des ponts envahis de clochards » et les pontons sont arrachés.

Mauro Pica Villa, responsable de la compagnie « Bateaux de Rome », a déclaré à l’AFP que « comme tous les ans, les touristes et les romains s’attendaient à ce que l’on mette les bateaux à l’eau à partir de Pâques. Mais on ne l’a pas fait pour une question de respect envers eux : on a honte de l’état d’abandon du Tibre ».

Pica Villa a expliqué que « la dernière fois que le fleuve avait été nettoyé, c’était en 2008 ». Selon lui, on peut le remarquer notamment à cause des « sacs de plastique et autres ordures visibles chaque fois que le fleuve sort de son lit », ce qui, selon lui, « arrive plusieurs fois par an ».

Il a pointé que « souvent, nous ne savons pas à qui nous adresser car la mairie n’est pas responsable et les institutions qui s’occupent de la navigation maritime au sens propre du terme ont d’autres priorités ». Il dénonce ainsi une loi de 1906 qui qualifie les eaux du Tibre de « maritimes » et non « communales », une raison qui expliquerait entre autres le non-nettoyage du fleuve.

Et pourtant, il est bon de noter que la navigation sur les eaux du Tibre était auparavant un réel succès avec une moyenne de 40 000 tickets vendus par an.

Pica Villa a déploré « c’est vraiment dommage ! Le tour que l’on offrait était merveilleux : on racontait l’histoire de Rome à travers celle de ses ponts ».

C’est également dommage pour l’environnement ajouterait-on, quand on sait la multiplication grandissante des fleuves et rivières pollués dans le monde. Cet exemple montre, une nouvelle fois, que les institutions délaissent peu à peu la prise en charge de l’environnement, sous prétexte d’une loi qui date de plus d’un siècle, sans prendre en compte l’état des eaux  qui s’est fortement dégradé ces vingt dernières années.

Niger : pollué par les teinturières

Récemment, arawanexpress.com, « l’info en continu sur le Mali & le Monde », a mis en  « Une » l’information selon laquelle « la pollution humaine menace le fleuve Niger », notamment en raison de teinturières situées aux alentours, qui déverseraient leurs déchets dans le fleuve. La rédactrice de l’article en question avance en effet que « des kilomètres de tissus teints à l’indigo avec des substances chimiques toxiques sont lavés tous les jours dans le fleuve ».

Amérique Latine : une piste avec la recherche moléculaire ?

En Amérique latine, la pollution au mercure empoisonne de nombreux fleuves. Ec.europa.eu informe que le projet Mercury, rassemblant des chercheurs argentins, brésiliens, péruviens, britanniques, suédois et espagnols « s’attaquent à ce problème » par la chimie par le biais de molécules.

Certains fleuves, rivières et océans sont-ils devenus des poubelles ? L’Homme n’a-t-il plus de place pour disposer ses déchets ? On le sait : l’Homme en est arrivé à saturer l’espace de déchets et  utilise actuellement les eaux comme déchetterie ; pendant ce temps, la nature disparaît de plus en plus et les animaux en voie de disparition paient les conséquences de l’Homme. Face à ces constats, il serait enfin temps pour l’Humanité de prendre conscience des préjudices qu’elle cause à la planète Terre.

Si les questions de la gestion des déchets chimiques et de la pollution aux métaux restent complexes, il ne semble pas compliqué d’ouvrir davantage de stations d’épurations pour régler la question des déchets ménagers. Cela ferait autant de déchets domestiques en moins dans les fleuves, à condition que l’Homme lui-même ne jette pas ses déchets n’importe où, mais ça, c’est une question d’éducation…

Sources : actu.orange.fr, awarenexpress.com, ec.europa.eu, europe1.fr

Une situation très alarmante pour les animaux en voie d’extinction

africapresse.com

Les animaux demeurent de grandes victimes du commerce international. Dernièrement, le massacre des derniers rhinocéros de Mozambique a marqué l’extinction de l’espèce dans le pays. Situation inquiétante, qui d’autant plus, révèle une nouvelle forme de corruption : celle des braconniers « ne reculant désormais plus devant rien », allant jusqu’à chercher la complicité des gardes-chasses.

Les 15 derniers rhinocéros de Mozambique ont été abattus par leurs propres gardes

Au cours du dernier mois, les 15 derniers rhinocéros du parc national du Limpopo ont été tués par des braconniers, lesquels ont bénéficié d’aide des gardes-chasses en charge de la protection de ces animaux. Lors de la création du parc, en 2002, on dénombrait pas moins de 300 espèces de rhinocéros

Le parc du Limpopo s’étend sur trois pays englobant en outre le parc national de Kruger d’Afrique du Sud mais aussi le parc national de Gonarezhou du Zimbabwe, pour une superficie de plus de 35 000 km². Selon developpementdurable.com, malgré la grandeur du parc propice au braconnage, « aucune alliance contre ce phénomène n’a été formée entre ces pays ».

Kelvin Alie, directeur du programme criminalité faunique d’IFAW, le fond international pour la protection des animaux, a communiqué sur « cette situation insoutenable » et a déclaré notamment que « les gardes-chasse ont désormais rejoint les lignes ennemies dans la lutte pour la protection des rhinocéros contre le braconnage de leurs cornes ».

Le responsable du parc du Limpopo a quant à lui assuré que les 30 gardes impliqués dans ce braconnage seront très rapidement traduits en justice et comparaîtront pour complicité dans ce massacre.

Et la situation n’est malheureusement pas un cas isolé, des cas similaires s’étaient déjà produits en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Le fait est que les cornes de rhinocéros comme les défenses d’éléphants atteignent des prix extrêmement élevés en Asie de l’Est.

Nous avions déjà évoqué le sujet en septembre 2012 (ici).

Concernant les solutions préconisées pour lutter contre le braconnage, Jason Bell a notamment félicité les efforts de l’Afrique du Sud en la matière, laquelle « envoie l’armée en soutien des gardes-chasses ». Selon lui, le Mozambique « doit faire preuve de la même volonté », le problème étant d’ordre planétaire.

Il appelle donc les gouvernements, principalement ceux de la Chine, du Vietnam, et de l’Indonésie,  à réagir « impérativement afin de réduire la demande de cornes ou défenses sur leur sol », sans quoi « le nombre d’animaux tués continuera à
augmenter ».

L’IFAW a, par ailleurs, décidé de s’associer à Interpol, l’Organisation internationale de police criminelle, expliquant qu’ « une coopération transfrontalière et des opérations de répression s’appuyant sur les renseignements de terrain constituent le seul moyen de mettre un terme au braconnage et au trafic d’espèces sauvages ».

Car, effectivement, en 4 mois, il s’agit de pas moins de 180 rhinocéros tués sur les 249 vivants dans le parc Kruger. Selon maxisciences.com, l’année dernière, on dénombrait à 668 rhinocéros morts en Afrique du Sud dû au braconnage.

Trois scientifiques lancent l’idée de réglementer le commerce de la corne

Pour empêcher l’extinction programmée des rhinocéros, les trois scientifiques, Duan Biggs du Centre of Excellence for Environmental Decisions et de l’Université de Queensland en Australie, Hugh Possingham, professeur de Biologie à la même Université et Frank Courchamp, directeur de recherche au CNRS, ont constaté que « l’interdiction du commerce de la corne du rhinocéros a échoué et, pire, a encouragé la chasse illégale ». Ils ont donc expliqué début mars que « le temps est venu d’une réglementation très serrée du commerce de sa corne » ajoutant qu’ « en tant qu’environnementalistes engagés nous n’aimons pas l’idée d’un commerce légal, mais nous voyons bien qu’il faut faire quelque chose de radicalement différent pour préserver les rhinocéros en Afrique ».

Ils précisent que « le braconnage en Afrique du Sud a en moyenne plus que doublé chaque année depuis cinq ans, alors que le prix de détail de la corne de rhinocéros s’est envolé, passant d’environ 4.700 dollars le kilo en 1993 à 65.000 dollars en 2012, soit plus que l’or ».

Très alarmant. Sachant que cette envolée des prix est due essentiellement à « la demande croissante de riches consommateurs asiatiques pour fabriquer des médicaments traditionnels » et toute tentative consistant à convaincre les consommateurs d’abandonner cette pratique s’est soldée malheureusement par un échec.

Les scientifiques ont donc proposé plusieurs alternatives pour répondre à « la demande mondiale concernant la corne de rhinocéros » comme celle de « retirer la corne de l’animal vivant sans aucun traumatisme », en outre « ces cornes pourraient aussi être prélevées sur des animaux morts de cause naturelle », ou « la création d’une centrale d’achat pour superviser mondialement la récolte et la vente des cornes ».

Ressusciter  les animaux disparus notamment par le clonage

C’est l’idée émise, début mars, par certains scientifiques pour pallier à l’extinction des espèces, ce qu’ils nomment « la dé-extinction ». On évalue à 26 le nombre d’espèces pouvant être ressuscitées, avec entre autres le mammouth et le tigre à dents de sabre. Selon reponseatout.com, des chercheurs australiens tentent déjà de ranimer « une grenouille disparue depuis 1993 ».

Selon republicain-lorrain.fr, le dé-extinction a déjà réussie avec le clonage en 2009 d’un bouquetin des Pyrénées à partir « de cellules provenant du dernier représentant de l’espèce, mort en 2000 ». Un succès jugé mitigé dans la mesure où « le bébé, porté par une chèvre domestique, est mort très vite en raison d’une malformation des poumons ».

Les biologistes se disent, tout de moins, confiants et espèrent pouvoir enfin réussir à « insérer des bouts d’ADN caractéristiques d’un animal disparu dans le génome d’une espèce très proche ».

La dé-extinction a d’ailleurs fait l’objet d’une conférence le 15 mars dernier, à Washington, par les membres du groupe « Revive and Restore » qui travaillent en collaboration avec des scientifiques du monde entier.

Sciencesetavenir.nouvelobs.com présente à cette occasion un diaporama des « 26 espèces candidates à la résurrection ».

Que penser ?

Certains scientifiques voient en cette future découverte, « un moyen de conserver la biodiversité » mais quand est-il de la réduction et le morcellement constant de leur espace vital, lequel a disparu pour nombre d’entre eux ? Et face au braconnage et à la déforestation, entre autres responsables de l’extinction de ces espèces, n’est-ce-pas « remuer le couteau dans la plaie » que d’essayer de faire revivre ces animaux ?

Petit tour d’horizon des autres animaux actuellement en danger

Le 5 mars dernier, plusieurs organisations spécialisées ont rapporté que les éléphants d’Afrique font face à « la plus grave crise de conservation » depuis l’interdiction du commerce international de l’ivoire en 1989.

Le journal Le Figaro a quant à lui dédié un article récemment à la menace de disparition des éléphants du Mozambique, dû au braconnage pour le commerce de l’ivoire. Il explique notamment que « les éléphants du Mozambique pourraient disparaître dans les dix prochaines années » si « aucune mesure n’est prise contre le braconnage », selon l’ONG Wildlife Conservation Society.

Developpementdurable.com informe de son côté que « les lions d’Afrique pourraient disparaître d’ici dix à vingt ans ». Enfin, de nombreux articles ont relayé cette dernière semaine l’information selon laquelle le guépard, animal terrestre le plus rapide du monde, est aujourd’hui menacé d’extinction, sa disparition étant pérvue pour 2030.

Triste vérité.

Indonésie : une compagnie minière sur le point de détruire 1,6 millions d’hectares de forêt

herbi-mag.com

Alors que, selon l’ONU, la déforestation en Indonésie est responsable de 70% des gaz à effet de serre et que le pays se classe troisième émetteur de CO2 au monde…

Alors que la forêt indonésienne est dans un état critique et qu’elle disparaît de plus en plus…

Alors que la protection des animaux en voie d’extinction en Indonésie est menacée…

Alors que Jakarta, la capitale de l’Indonésie, a instauré un moratoire pour lutter contre la déforestation…

La société minière East Asia Minerals Corporation, basée au Canada, a communiqué le 16 avril sur son autorisation prochaine de raser quelque 1,6 millions d’hectares de végétation sur l’île de Sumatra, dans la province d’Aceh, par le gouvernement indonésien. Une autorisation qu’elle obtiendrait en incitant le gouvernement à retirer le statut protégé de cette forêt.

East Asia Minerals Corporation a déclaré que « quasiment 100% du projet » était déjà approuvé par le Ministère des Forêts et a ajouté que « dès que la forêt aura été reclassée, notre société se verra accorder la possibilité de poursuivre son programme de forage ».

Et effectivement, Hadi Daryanto, secrétaire général du ministère des Forêts, a indiqué que « son ministère approuverait certainement le dézonage dans quelques semaines et que ce serait ensuite le tour du Parlement d’Aceh de rendre sa décision. » Une décision que le Parlement ne devrait pas refuser dans la mesure où le gouvernement a déclaré que le projet avait pour but d’aider les populations.

Une visée que nombre de biologistes et scientifiques réfutent, laquelle serait davantage dévastatrice selon eux. En effet, l’Association pour la Conservation de la Biologie Tropicale a affirmé que « les forêts d’Aceh sont essentielles pour la sécurité alimentaire, la régulation des flux d’eau durant la mousson et les périodes de sécheresse pour irriguer les champs de riz et autres cultures », affirmant que la végétation est « cruciale pour l’économie de la province comme pour les habitants ». Et d’ajouter que « la perturbation de la forêt des zones hautes d’Aceh augmentera le risque d’inondations destructrices pour les Indonésiens qui vivent en aval dans les plaines côtières ».

La compagnie a, de son côté, affirmé qu’elle avait une politique de responsabilité sociale pour traiter toutes les questions environnementales…

Pour mener à bien ce nouveau plan, la compagnie minière a décidé de travailler avec d’anciens responsables du gouvernement indonésien dont Fadel Muhammed, ancien ministre du gouvernement indonésien, qui vient notamment d’être déclaré suspect il y a une semaine dans le cadre d’une enquête de corruption. Elle a affirmé être activement impliquée à l’élaboration de ce nouveau plan d’aménagement dans la province d’Aceh, celui-ci consistant à attribuer « plus d’1 million de nouveaux hectares à l’exploitation minière, quelque 400.000 nouveaux hectares à l’exploitation forestière et plus de 200.000 nouveaux hectares à des plantations d’huile de palme ».

Pourtant, les dirigeants d’East Asia Minerals Corporation se sont réjouis d’une telle avancée. Edward Rochette, PDG de la compagnie minière, a estimé que « ce développement marque un progrès et une bonne nouvelle pour l’extraction minière dans la région ».

Une nouvelle qui, évidemment, a soulevé la colère des organisations environnementales. Car, pour elles, donner cet accord signifierait « la fin du moratoire décrété par le gouvernement visant à mettre fin à la déforestation massive » de l’Indonésie. Surtout que la province d’Aceh abrite de nombreux animaux, classés en voie d’extinction, comme les orangs-outangs, rhinocéros, tigres ou encore éléphants de Sumatra, qui ont subi au cours des dernières décennies « des pertes critiques ». Un point soulevé qui n’a pas fait reculer la compagnie, déclarant que « la lenteur de la reclassification serait imputable à une coalition de groupes environnementaux et autres ONG ».

Un orang-outang :

dinosoria.com

De son côté, Romandie.com, le portail des news suisses et internationales, a dédié un article, le 22 avril, à la naissance d’une femelle orang-outan en Indonésie, née le 20 avril au zoo de Semarang, sur l’île de Java. Elle est la première née dans ce zoo, depuis la mort de son frère en 2007, une heure après avoir vu le jour.

Suite à cette annonce de la société minière East Asia Minerals Corporation, les réactions se sont poursuivies : Ian Singleton, le directeur du Programme de conservation des orangs-outans de Sumatra, et l’organisation Friends of the Earth Indonesia (WALHI), se sont déclarés « surpris » que la compagnie annonce être « très fière » « que son lobbying ait porté ses fruits ».

Dedi Ratih, un des responsables de WALHI, a pointé, de son côté, la fait que « les compagnies étrangères s’ingèrent dans la politique locale et la dirigent ».

Que penser maintenant vis-à-vis de cette décision ?

La décision gouvernementale indonésienne quant à cette autorisation laisse perplexe, sachant que depuis plusieurs années la déforestation ravage l’Indonésie et menace ainsi l’une des biodiversités les plus importantes au monde. A quand moins de projets miniers de déforestation et davantage de subventions versées pour lutter contre ce désastreux impact environnemental ? La destruction de cette forêt par l’implantation de cette compagnie minière montre une nouvelle fois que le moratoire instauré en 2011 par le gouvernement n’est pas respecté, est un échec, et pire laisse deviner des actes de corruption dans le pays. Les responsables, une nouvelle fois, ne semblent se préoccuper de l’environnement et l’attribution de permis sévit… encore et toujours.

Sensibilisation des ONG environnementales

Concernant la déforestation en Indonésie, selon des estimations de Greenpeace, celle-ci est équivalente à la disparition d’un terrain de football « qui disparait toutes les quinze secondes pour faire place aux plantations ».

Au niveau planétaire, l’association WWF a de son côté eu l’idée récente de sensibiliser le public contre la déforestation : elle « repeint » virtuellement en temps réel cette surface rasée durant un match de football à la télévision montrant ainsi que « toutes les quatre minutes, une superficie en arbres équivalente à un terrain de football disparaît de la surface de la planète ».

Pour visualiser la vidéo de sensibilisation de WWF :

Sources :

http://www.7sur7.be/7s7/fr/2765/Environnement/article/detail/1617427/2013/04/18/Une-foret-protegee-de-Sumatra-bientot-vendue-a-une-societe-miniere.dhtml?show=react

http://www.tahiti-infos.com/Deforestation-en-Indonesie-une-miniere-canadienne-suscite-l-emoi_a72187.html

Informatique « verte » : EELV et l’AGIT contre l’obsolescence programmée

La proposition de loi d’EELV et les 13 propositions de l’AGIT

fr.wikipedia.org

Le 18 mars, EELV a proposé une nouvelle loi au Sénat pour allonger la durée de vie effective des équipements électriques et électroniques. Cette loi vise à « lutter contre l’obsolescence et à augmenter la durée de vie des produits ».

L’obsolescence programmée est « l’ensemble des techniques par lesquelles un fabricant ou un importateur de biens vise, notamment par la conception du produit, à raccourcir délibérément la durée de vie ou d’utilisation potentielle de ce produit afin d’en augmenter le taux de remplacement ». Cette loi est portée par M. Jean-Vincent Placé, président d’EELV au Sénat, et les membres du groupe écologiste.

Pour  l’Alliance Green IT (AGIT), l’association des professionnels de l’informatique responsable, cette proposition de loi est « indispensable mais insuffisante ». Par conséquent, en complément de ces propositions de loi, l’association propose 13 solutions « concrètes, efficaces, et faciles à mettre en œuvre, sans attendre le vote » :

–  dans la rubrique « Fabricants », elle propose « l’allongement de la durée de garantie » ; « la facilité de réparation et de mise à jour matérielle» ; « l’Open Hardware ».

 –  pour les loueurs « l’allongement de la durée de la location financière (de 3 ans en moyenne à 5 ans)».

 –  pour les éditeurs de logiciels, ils préconisent de « supporter plus longtemps des anciennes versions de logiciel » et de « privilégier les logiciels ouverts ».

 –  concernant les « solutions côté utilisateurs », ils demandent aux administrateurs système d’« inciter à l’entretien de la couche applicative » telles que la « désinstallation des logiciels inutiles, la défragmentation, la suppression des fichiers temporaires » et aux directeurs informatiques d’ « aider les DSI à intégrer les coûts cachés du renouvellement dans le calcul du TCO Acheteurs » ; de « donner du poids aux écolabels complets et à la facilité de mise à jour du matériel dans les appels d’offre » ; d’’« intégrer la gestion des DEEE dès l’achat Gestionnaire de parc » et enfin de « favoriser l’architecture client-léger ».

 –  pour les « solutions côté pouvoirs publics », ils proposent de « diminuer le seuil-plancher d’amortissement » et de « communiquer auprès des entreprises ».

Frédéric Bordage, co-fondateur de l’Alliance Green IT, explique que « l’allongement de la durée de vie active des équipements électriques et électroniques (EEE) est indispensable pour réduire leur empreinte écologique qui se concentre lors de leur fabrication et de leur fin de vie. Il faut donc les utiliser plus longtemps pour en utiliser moins et réduire leur empreinte écologique et économique ».

Il est bon de noter qu’avec une durée de vie moyenne divisée par 3 en 25 ans, les achats de matériels high-tech ont été multipliés par 6 en France entre 1990 et 2007.

Pourtant, les Français seraient prêts à conserver leur matériel plus longtemps.

Une récente étude d’Ipsos pour Crucial.fr,  réalisée du 26 octobre au 1er novembre 2012 auprès d’un échantillon de 803 personnes représentatif de la population française possédant un ordinateur, montre en effet que les Français seraient prêts à « réparer » ou « booster » leur ordinateur plutôt que de le remplacer : « 86 % des Français pensent qu’il est préférable pour l’environnement de réparer un ordinateur ou de lui ajouter de la mémoire plutôt que de le remplacer » et « plus de la moitié d’entre eux (66 %) seraient même prêts à repousser un achat si leur matériel existant pouvait être rendu plus performant ».

Une dynamique en faveur de l’environnement

Le 7 juillet 2011 déjà, l’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, montrait via une étude le non-respect de l’environnement des technologies de la communication. Avec des exemples à l’appui, l’Agence a ainsi montré que l’envoi d’emails, les recherches sur le web ou encore les transmissions et lectures de fichiers par clé usb généraient une quantité importante de CO2. L’Agence a également publié Étude sur la durée de vie des équipements électriques et électroniques, en juillet 2012 ; un rapport de 100 pages sur le sujet.

Depuis, l’Alliance Green IT a proposé 8 gestes essentiels et certains fabricants s’impliquent de plus en plus pour la protection de l’environnement.

L’association expose ainsi ces « 8 gestes essentiels » : « utiliser le matériel le plus longtemps possible » ; « collecter et recycler le vieux matériel » ; « acheter du matériel d’occasion reconditionné » ; « en cas d’achat de matériel neuf, préférer le matériel éco-conçu » ; « débrancher tous les appareils électriques inusités » ; « mettre en veille votre PC aussi souvent que possible » ; « n’imprimer que le strict nécessaire » ; « réduire la consommation électrique de votre centre informatique ».

Du côté des fabricants, Acer, par exemple, vient de lancer une nouvelle gamme de moniteurs professionnels Acer B6. Cette gamme est « destinée aux utilisateurs professionnels recherchant confort, qualité d’image et design écologique ». Faisant partie de la gamme Acer Displays, ils sont fabriqués à plus de 10% avec du plastique recyclé et « une évaluation interne a montré que ces moniteurs pouvaient réduire la consommation d’énergie de 50% par rapport à d’autres moniteurs de la même catégorie ».

Quel impact énergétique et environnemental lié à l’utilisation quotidienne d’un ordinateur et ses périphériques ?

Un intéressant site internet présente de manière ludique les gestes et conseils utiles pour préserver l’environnement via l’informatique verte. Un jeu de missions sur le thème de l’informatique verte est proposé aux internautes. Le jeu consiste à interviewer  des experts « pour mieux comprendre » et avoir des « conseils d’usage » pour ensuite, en tant que journaliste, rédiger un article grâce aux informations collectées. Il est également possible de vérifier sa compréhension des interviews par le biais d’un Quiz et d’une Boîte à outils.

Bon reportage à tous.

Sources :

http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/energies-environnement/developpement-durable/221168925/obsolescence-programmee-13-s

http://www.indexel.net/sur-le-terrain/green-it-les-huit-gestes-essentiels-2974.html

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/comment-surfer-sur-le-web-en-polluant-moins_258461.html

Greenpeace projette sa liste noire de centrales nucléaires à fermer en priorité

Projection sur la centrale de Fessenheim, le 28 mars 2013
http://lci.tf1.fr/france/societe/centrales-nucleaires-francaises-greenpeace-publie-sa-liste-7902506.html

« Pourquoi seulement moi ? », voilà ce que Greenpeace a projeté sur la centrale nucléaire de Fessenheim, le matin du 28 mars 2013. Par cette action assez spectaculaire, l’organisation cherche à toujours plus sensibiliser la population sur les risques que représentent les centrales nucléaires, mais aussi à publiciser le rapport qu’elle a publié le même jour, dans lequel elle appelle à la fermeture de quatre centrales. Les noms de celles-ci – Blayais, Bugey, Gravelines, et Tricastin – étaient d’ailleurs projetés en même temps sur une piscine proche de Fessenheim.

« 50% de nucléaire : 5 centrales nucléaires à fermer en priorité » : pourquoi ce rapport?

Greenpeace part de plusieurs constats.

  • Tout d’abord, elle reprend l’objectif annoncé par le candidat Hollande lors de la campagne présidentielle : diminuer la part du nucléaire de 75 à 50% d’ici 2025. Or selon Greenpeace, il n’y a clairement pas d’adéquation entre cet objectif et les mesures proposées par le gouvernement Hollande qui prévoit actuellement le lancement de l’EPR de Flamanville, la fermeture de la centrale nucléaire Fessenheim, et un grand débat sur l’énergie devant déboucher sur une loi de programmation énergétique et. Pour l’organisation écologiste, il faudrait en fait fermer vingt réacteurs pour effectivement diminuer la part du nucléaire de 75 à 50%.
  • Ensuite, Greenpeace souhaite tirer une leçon du drame de Fukushima. Comme l’a exprimé l’ancien président de l’ASN, « il faut imaginer l’inimaginable » en matière de catastrophe nucléaire. Or aujourd’hui l’on en est encore à une logique probabiliste, en faisant donc fi des risques à faible probabilité. Pour Greenpeace, ce n’est plus tenable, il faut passer à une logique déterministe pour s’assurer que le drame de Fukushima ne se reproduira pas.

Comment ce rapport est-il construit ?

« Il faut imaginer l’inimaginable », c’est bien ce que s’efforce de faire Greenpeace dans ce rapport. L’organisation s’est en effet donné pour objectif d’analyser la situation des différentes centrales nucléaires françaises, et d’imaginer les conséquences que pourraient avoir des accidents divers et variés.

Le rapport sélectionne alors trois critères qui permettent de déterminer une « liste noire » des centrales qui seraient en fait aussi dangereuses que celle de Fessenheim et qui mériteraient donc au même titre, d’être fermées :

– le niveau de  sûreté des centrales (leur âge, leur puissance, la nature du combustible ou encore le type de radier) ;

– les risques d’agressions externes naturelles ou non naturelles (un incendie, un séisme, ou bien un crash aérien) ;

– les conséquences d’un accident (en fonction des activités proches, de la proximité d’une grande métropole, de la densité de la population).

Prenons un exemple avec la centrale de Blayais.

  • Pour cette centrale comme pour les trois autres visées par Greenpeace, on trouve dans le rapport une fiche récapitulative de la centrale donnant notamment des informations sur son emplacement, ses réacteurs, son âge.
  • Le rapport répertorie alors les éléments propres à la centrale qui peuvent impacter sur les critères choisis. Puis en fonction de cela, le rapport va plus en détails, dessinant en quelque sorte des scénarios traduisant la dangerosité de la centrale.
  • Par exemple, on constate que la centrale de Blayais, compte tenu de sa situation géographique, est facilement inondable. Dès lors, le rapport dresse un scénario d’inondation et montre ainsi que les risques pour la centrale liés à cette agression naturelle sont :

–          un isolement de la centrale ;
–          la rupture d’une digue ;
–          le sous-dimensionnement des digues ;
–          une inondation centra via le canal de rejet des eaux de refroidissement.

  • Si les risques de tout accident – naturel ou non – pour la centrale se produisent, les conséquences toucheraient toute la région :

– concentration de la population ;

– contaminations ;

– impacts socio-économiques : la centrale de Blayais est située dans une région où les exploitations agricoles sont nombreuses, et en particulier les exploitations viticoles, toutes seraient alors directement touchées par une catastrophe par exemple naturelle dont l’impact sur la centrale ne ferait qu’amplifier les conséquences sur toute la région.

Par ce rapport donc, Greenpeace parvient à « imaginer l’inimaginable » et à tirer la sonnette d’alarme : il ne suffit plus d’imaginer, il faut agir, en fermant ces centrales qui sont, comme tend à le montrer ce rapport, aussi dangereuses que Fessenheim.

L’ONU : création d’une Assemblée des Nations Unies pour l’environnement

L’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement remplace le Conseil du PNUE

un.org

Le 14 mars 2013, le PNUE, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, communique sur cette décision. Le Conseil gouvernant du PNUE se nomme désormais l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement du PNUE. Cette nouvelle dénomination ne change ni les fonctions, buts ou objectifs du PNUE. Avant 2012, seuls 58 pays avaient adhéré au PNUE. Le PNUE se félicite de cet accord qui signifie, pour lui, « la participation pleine et future des 193 Etats- membres de l’ONU dans le corps gouvernant du PNUE ». Cette adhésion universelle montre ainsi l’application des engagements pris par les pays membre lors de la Conférence de l’ONU sur le développement durable (Rio+20). Elle permet, en outre, de renforcer le rôle et les moyens du PNUE en faveur du développement durable.

On indique que plusieurs pays comme le Kenya abritent plusieurs agences de l’ONU et militent pour transformer le PNUE en Organisation de l’ONU pour l’environnement.

Avec cet accord de l’ONU, les actions du PNUE pourront être davantage « renforcées et améliorées » pour relever les défis environnementaux auxquels le monde est confronté. L’organisation pourra aussi recevoir des ressources financières « sûres, stables et élargies en provenance du budget régulier de l’ONU ».

Qu’est-ce le PNUE et quels sont ses champs d’action ?

Le PNUE est un organisme créé en 1972 dont les trois principaux buts sont de : coordonner des activités des Nations unies dans le domaine de l’environnement ; assister les pays dans la mise en œuvre de politiques environnementales ; encourager le développement durable.

Ses activités sont étendues, elles peuvent concerner la sauvegarde des écosystèmes marins et terrestres, la protection de l’atmosphère, la promotion et l’amélioration de la science environnementale ou encore l’élaboration de moyens de préventions et de réponses rapides aux catastrophes environnementales. D’autres activités sont présentées en fin d’article.

Jusqu’à présent il a développé des manuels de recommandations et des traités d’applications concernant des problèmes tels que le commerce international de produits chimiques potentiellement dangereux, la pollution de l’air transfrontalière, la contamination des routes maritimes internationales, la défense des animaux, etc.

En surfant sur le net, on apprend également qu’en 1988, il a créé avec l’Organisation météorologique mondiale le GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. En 2007, il a annoncé la création d’un Groupe d’experts sur la gestion durable des ressources.

En outre, il publie plusieurs types de documents : outre ses rapports annuels, il s’agit de rapports scientifiques, de romans, de magazines comme Notre planète et Tunza  pour les plus jeunes ou encore sa lettre d’informations nommée Synergies. De manière plus importante, il publie régulièrement un état de la planète ; le dernier datant de 2007.

Le site officiel du PNUE

On apprend qu’un nouveau rapport de l’ONU met en garde contre l’avenir incertain des éléphants en Afrique. Un rapport établi par le PNUE, la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces sauvages de faune et de flore menacés d’extinction, la TRAFFIC, le réseau de suivi du commerce de la faune et de la vie sauvage et l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, ont indiqué que « le suivi des saisies d’ivoire destinées à l’Asie est révélateur de l’implication des réseaux criminels ». Concernant l’abattage illégal des éléphants, la CITES a montré que sur 40% de la population totale des éléphants en Afrique, on estime à 17 000 éléphants tués illégalement en 2011. Les chiffres semblent se confirmer pour 2012. Pour d’amples informations sur le sujet, je vous invite à vous rendre sur leur site officiel du PNUE, ci-dessus.

Dans une volonté de vous montrer un éventail plus large de leurs activités, le PNUE propose également, concernant le climat et le développement, des solutions d’éclairage hors réseau pouvant avoir des effets bénéfiques pour la planète.

De même, le PNUE, dans son Annuaire 2013 qui met en avant les « problèmes émergents auxquels est confronté l’environnement mondial », explique que « la ruée vers les ressources, motivée par l’apparente accélération de la fonte de la banquise, appelle à la prudence et à une gouvernance efficace afin d’empêcher tout dommage à l’environnement fragile de l’Arctique ». Le rapport met ainsi en avant les conséquences possibles liées au changement climatique mais aussi de nombreuses recommandations pour répondre à ces nouveaux problèmes telles que « la réduction du gaz à effet de serre », « le renforcement des systèmes de surveillance et d’alerte rapide concernant toute nouvelle évolution du fait de la rapidité du changement », etc.

De nombreux rapports complets sont disponibles sur leur site.

Dernier détail : dans l’agenda du PNUE, le 5 juin prochain aura lieu la Journée Mondiale de l’Environnement sur le thème « Pensez. Mangez. Préservez ». N’hésitez pas à la fêter !

WWF : 50 ans de présence à Madagascar et Earth Hour le 23 mars

wwf.fr

1963-2013 : Cinquante ans que le WWF assure sa mission de conservatoire de la biodiversité et de l’environnement à Madagascar et dans l’Océan Indien Occidental. Par ailleurs, le samedi 23 mars 2013 de 20h30 à 21h30 se déroulera la 6e édition d’Earth Hour : une heure pour manifester contre le réchauffement climatique.

Vous connaissez évidemment…

Le World Wildlife Fund for Nature ou encore Le fonds mondial pour la nature est une ONG de protection de la nature et de l’environnement. Créée en 1961, elle fait partie des premières organisations indépendantes de protection de l’environnement au monde. Ceci s’explique notamment par le nombre considérable de ses membres. Aujourd’hui, en France, 180 000 donateurs soutiennent les activités de WWF. Dans le monde, l’ONG est présente dans plus de 100 pays et dénombre pas moins de 5 millions de membres. On note également 12 000 programmes de protection de la biodiversité dans le monde fournit par l’ONG. Son importance s’explique aussi par ses engagements financiers conséquents attribués à des études scientifiques de diagnostic et les réalisations d’opérations de protection de la nature.

1963-2013

Cela fait déjà cinquante ans que le WWF assure sa mission de conservatoire de la biodiversité et de l’environnement à Madagascar et dans l’Océan Indien Occidental. Les premiers projets de l’ONG concernaient des recherches scientifiques et la protection des espèces comme ce fut le cas avec la protection des ayes-ayes, animaux primates de Madagascar. Actuellement l’organisation participe activement à la promotion d’aires protégées. Dans un communiqué du 5 mars 2013, l’organisation se félicite d’un tel évènement et on ne peut que le saluer!

Les campagnes de sensibilisation du public

WWF a souvent fait parler d’elle lors de campagnes incitatives fortes contre la déforestation, le tourisme qui multiplie la vente d’objets fabriqués en matière animale, pour la protection des espèces d’animaux en voie de disparition ou encore pour appeler à se mobiliser ensemble pour la protection de la planète. Ces campagnes soutiennent ainsi l’utilisation des énergies renouvelables, la volonté de supprimer les énergies fossiles mais aussi la diminution collective de la pollution et du gaspillage.

Ce sont de très bonnes campagnes qui devraient réussir à toucher le public visé et éveiller les consciences bien passives et endormies de certains!

Petit éventail de photos marquantes :

« Don’t buy exotic animal souvenirs »

wwf.fr

« Le jour où je me protègerai tout seul, WWF disparaîtra »

wwf.fr

«Don’t save or Save»

wwf.fr

« We are all together »

wwf.fr

« Horryfing / More horryfing »

wwf.fr

Ne trouvez-vous pas ces campagnes d’affichage efficaces ?

Les actions de l’ONG dans le monde

L’association, basée en Suisse travaille sur des actions diverses notamment sur la surveillance de l’application de la réglementation nationale et internationale ; l’étude scientifique pour le diagnostic ou les propositions comme nous l’avions déjà mentionnée ; la restauration d’espaces naturels dégradés ou encore la formation, éducation, sensibilisation de tout public de tout âge à l’environnement.

Evènement le samedi 23 mars 2013 de 20h30 à 21h30

Le 23 mars se déroulera la 6ème édition d’Earth Hour, une manifestation annuelle à l’initiative de WWF et du Sydney Morning Herald, le grand quotidien australien. Cette manifestation consiste à éteindre ses lumières et débrancher tous les appareils électriques non essentiels durant une heure afin de faire des économies d’énergie et par conséquent permettre la réduction des émissions de CO2 et lutter contre le réchauffement climatique. Selon actualites-news-environnement.com, c’est « LA manifestation mondiale en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique ».

L’initiative lancée en 2007 fait participer pas moins de 1200 monuments prestigieux tels que la Tour Eiffel, l’Empire State Building, les pyramides de Gizeh, le Colisée de Rome, le Christ rédempteur à Rio, l’acropole d’Athènes, la tour Burj Khalifa à Dubaï ou encore la Cité interdite.

En pleine période de débat sur la transition énergétique lancé par la ministre Delphine Batho et le gouvernement français, cet évènement nous permettra de jouer notre rôle de citoyen responsable de l’environnement. Nous vous invitons donc à participer à cet évènement, tout en ne manquant pas de vous inciter à vous pencher davantage sur le débat en cours. N’hésitez pas à aller voir les propositions lancées depuis l’automne dernier par les ONG et associations pour une « véritable transition énergétique » en France mais aussi les actions diverses lancées dans les régions et collectivités. Car la transition énergétique passe aussi par vous, par nous, par tous les citoyens. Le débat a montré que peu nombreuses sont les personnes au courant du débat en cours, c’est fort dommage car c’est l’occasion de nous mobiliser mais aussi de nous informer. Le débat qui a débuté en automne dernier devrait aboutir à une proposition de loi avant la fin de l’année. On a donc encore le temps de se renseigner et espérons enfin que le débat aboutisse à une réelle loi qui protégera non seulement notre portefeuille avec l’efficacité énergétique et les économies d’énergie, mais aussi notre planète et l’environnement.