Des armées qui tendent vers le vert

Il est assez rare d’associer l’idée d’une armée régulière et l’idée du développement durable. Pourtant certaines armées modernes se penchent sur la question. En effet, la question du changement climatique concerne les armées et impliquent certains enjeux de sécurité. La France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont des pays qui osent innover et poser les questions telles que la pollution des armées lors des opérations extérieures ou bien les menaces que fait peser le réchauffement climatique sur l’outil de défense et la sécurité des pays. La vraie question étant : l’armée et le développement durable sont-ils vraiment incompatibles ?

Armée et Environnement

Les armées modernes restent gourmandes en énergies fossiles. Au-delà du mythe, trop répandu, d’aller faire la guerre pour capturer et contrôler le pétrole de l’ennemi il faut reconnaître que ces armées se posent, elles aussi, la question de l’après pétrole. Cet un réel enjeu pour toutes les forces armées mais surtout pour la planète. Pour la Navy britannique les forces militaires doivent rechercher des énergies peu consommatrices de carbone afin de réduire leur dépendance aux énergies fossiles. Une autre question importante et difficile à résoudre est comment mener une opération coordonnée et efficace tout en ayant une moindre empreinte environnementale ? Plusieurs initiatives ont été engagées au niveau scientifique pour y remédier mais cela risque de prendre du temps, la solution des biocarburants n’étant pas satisfaisante. Sur certains théâtres d’opération ou même sur le territoire national, l’armée française est désireuse de montrer qu’elle se soucie de l’environnement dans lequel elle évolue. Ainsi sur le théâtre afghan, une station d’épuration pour le traitement des eaux usées a été mise en place dès l’année 2004 sur le camp de Warehouse. Toujours sur ce même site, le traitement des déchets était également à l’ordre du jour avec environ 40m3 de d’ordures ménagères traitées par jour. Autre exemple, en Guyane française, l’économat des armées, qui est la centrale d’achat de ministère de la Défense, s’attache à se ravitailler en produits locaux issus de l’agriculture biologique ou raisonnée afin de respecter et d’appliquer les directives développement durable.

Le changement climatique, des préoccupations sécuritaires

Mais les armées ont surtout pour rôle de protéger la population. Et chacun sait qu’aujourd’hui le dérèglement climatique pose des questions sécuritaires. Il est donc tout à fait naturel que les armées réfléchissent aux conséquences du réchauffement climatique et à des solutions pour maintenir leur efficacité opérationnelle tout en limitant la pollution inhérente aux opérations. Les Américains, par exemple, sont très inquiets de la sécurité de leurs bases militaires à l’étranger, notamment à cause du risque de montée des eaux et de l’accélération du nombre de typhons sur le globe. Le risque environnemental fait donc réagir les armées. Le changement climatique est un phénomène qui est maintenant pris en compte par les doctrines militaires, notamment américaines et britanniques. Pour les Américains, le dérèglement climatique est un phénomène à considérer parce qu’il est générateur de menace, aussi bien sur le point des catastrophes, que sur les possibles conflits sociaux directement induits comme la disponibilité de l’eau, la sécurité alimentaire ou encore l’approvisionnement énergétique. C’est dans un rapport publié en octobre 2014 que pour la première fois le Pentagone a concédé que le changement climatique constituait une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis.

Moins d’intervention pour moins de pollution

Un principe de base consiste à dire que la paix est préférable pour le genre humain mais elle l’est également pour le respect de l’environnement. Plusieurs exemples d’anciens conflits nous le prouvent comme la pollution et destruction du couvert végétal usité par les Américains au Vietnam – opération Ranch Hand – dans le but de débusquer l’ennemi. Ou encore la destruction totale et la pollution des terres pendant la première guerre mondiale à cause d’un recours massif à l’artillerie. Tous ces exemples font désormais partie du passé. Précisons que maintenant du fait des économies réalisées sur le budget de défense et la manière dont les armées opèrent, de tels désastres écologiques ne sont plus à craindre. Les armées bien qu’engagées à travers le globe sont maintenant soucieuses de tendre vers l’éco-responsabilité de leurs troupes. Qui a dit que les protecteurs de l’environnement étaient seulement des militants pacifiques ?

Crédit photo : forcesarmeesauxantilles.fr ©

Choisir de ne pas couvrir la marche pour le climat

People's Climate March
People’s Climate March

Ce qui est qualifié de mobilisation historique contre le changement climatique n’a pas fait long feu dans la cheminée médiatique. La People’s climate march s’est tenue, dimanche 21 Septembre 2014, sur tous les continents. Pourtant l’écho politique se fait lui aussi attendre. Cette marche était organisée par le mouvement de cybermilitantisme Avaaz, en collaboration avec des associations locales.

Les médias américains, notamment ceux qui ont leurs sièges à New-York n’ont pas relayé suffisamment l’information de la People’s climate march qui  a eu lieu en plein centre de Manhattan. Les médias européens n’ont pas offert une large couverture sur cet événement national et international. Est-ce là un choix éditorial ou politique, comme le pense certains participants de la People’s climate march?

Deux jours après ce quasi couac médiatique, le président de la République, François Hollande, annonce un don d’un milliard de dollars pour la conférence onusienne sur le climat. Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, espérait récolter 10 milliards de dollars pour ce forum mondial sur le climat. Actuellement, seulement 2 milliards de dollars ont été réunis.

L’ancienne ministre de l’Ecologie, Cécile Duflot, apparaissait heureuse de la mobilisation en faveur de la marche pour le climat, notamment à cause du nombre de personnes présentes pour cette manifestation à Paris : entre 5000, selon la police, et 25000 selon les organisateurs.  La lutte contre le changement climatique et pour la transition énergétique est donc un réel engouement responsable des citoyens. Cependant nombre d’observateurs, dont Mme Duflot, regrette le « manque de volonté politique » pour faire évoluer les choses dans le bon sens.

Alors que l’échéance de la conférence climat Paris 2015 arrive à grands pas, il temps pour certains députés socialistes que François Hollande agisse dans le sens du développement durable en faisant des propositions claires et courageuses. Le dossier climatique est une occasion pour lui de se démarquer sur la scène politique nationale et mondiale.

L’extinction de l’espèce de dauphin la plus rare au monde ?

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« Cinq dauphins au large de la ville d’Hamilton « ,

Source :http://a401.idata.over-blog.com

 

L’extinction des dauphins Maui, la plus rare au monde, est-elle proche ? En effet, il ne reste plus que 55 cétacés adultes (identifiés à ce jour) de cette espèce qui vit uniquement au large de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande.

 

Alors que les défenseurs de la vie sauvage mettent la pression sur Wellington pour éviter qu’il disparaisse à jamais, le Maui est à l’ordre du jour de la réunion du comité scientifique de la Commission baleinière internationale, qui s’est tenue le 15 juin 2014 à Jeju, en Corée du Sud. La réunion n’a malheureusement pas permis de résoudre la question. L’ONG très active Sea Shepherd, fondée par Paul Watson en 1977, vient de lancer une action de mobilisation contre les pécheurs et les industries extractives qui prospectent dans le secteur.
De petite taille (170 cm au maximum), gris et blanc, le dauphin Maui tient son nom d’un demi-dieu polynésien. Au regard du nombre réduit de survivants, les experts estiment probable son extinction d’ici 2030 au plus tard si aucune mesure d’urgence n’est prise. Cette espèce de dauphin n’a été observée que dans les eaux peu profondes en bordure de la côte occidentale de l’île du Nord. Sachant que la période de gestation de la femelle varie de deux à quatre ans, les risques de disparition définitive de cette espèce de dauphin pourraient-être imminents.

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Source : http://www.lets-face-it-dolphins.com

 

Les filets de pêches et l’immobilisme du gouvernement, principaux coupables
Cinq de ces cétacés sont tués tous les ans par les pêcheurs, lors de prises accidentelles, selon Liz Slooten, professeur de zoologie à l’Université d’Otago (Dunedin en Nouvelle-Zélande), citant un rapport d’experts commandité par le gouvernement. « Ces dauphins sont au bord de l’extinction. Si on ne fait pas quelque chose tout de suite, jamais ils ne survivront », prévient-elle. Selon Wellington, les filets maillants, ces filets de nylon de plusieurs kilomètres de long, fixés verticalement et laissés dans l’eau pendant de longues périodes, sont la principale cause de disparition des dauphins. Par ailleurs, plusieurs associations de défense de la biodiversité suspectent l’exploitation minière des fonds sous-marins d’être l’une des raisons de l’extinction progressive de l’animal, y compris la surveillance sismique. Ces missions ont repris en 2014 avec l’attribution par la Nouvelle-Zélande d’une licence d’exploration pétrolière à un consortium d’entreprises et ce, malgré la catastrophe écologique datée d’octobre 2011, lors de laquelle un cargo s’était échoué au large des côtes du pays, provoquant une importante marée noire.
L’an dernier, quelques restrictions ont été prises en matière de filets maillants et de pêche au chalut, dans la zone de vie des dauphins Maui. Mais le gouvernement néo-zélandais a refusé de les interdire complètement, comme le recommandait la Commission baleinière internationale. Il a préféré ouvrir une enquête pour la mise en place d’un programme de sauvegarde, qui doit évaluer les risques pour les dauphins et ceux encourus par « les communautés de pêcheurs si la pêche est interdite ».
L’enquête a pris fin en novembre. Aucune mesure n’a été annoncée par le gouvernement, accusé par les écologistes d’immobilisme et de défendre les intérêts des lobbys pétroliers. « Le temps est un facteur essentiel avec des populations aussi basses, leur nombre peut chuter d’un coup », s’inquiète Karli Thomas, membre de Greenpeace. «Nous craignons que le gouvernement fasse trainer les choses jusqu’à un point de non-retour. Attendre qu’on n’en parle plus, faute de survivant, n’est pas une solution».

 

L’image de la Nouvelle-Zélande écornée
Sur la côte de l’île nord néo-zélandaise, les pêcheurs démentent être la cause de la disparition du mammifère marin. Ils se voient comme le bouc émissaire des défenseurs de l’environnement. «En 25 ans, il n’y a eu qu’un seul dauphin Maui pêché par accident», assure Keith Mawson, un représentant de l’industrie de la pêche de la région. «Vous pouvez éliminer tous les droits de pêche le long de la côte ouest, ça ne garantira pas la survie du dauphin », a-t-il rappelé.
L’affaire du dauphin Maui nuit à l’image de la Nouvelle-Zélande, réputée pour sa nature sauvage et intacte. Le pays, qui vante ses paysages « 100% purs » dans les campagnes touristiques à travers le monde, doit agir rapidement, estime la Société pour les mammifères marins. « Les gens viennent ici parce qu’ils savent que nous sommes respectueux de la nature, c’est l’image que nous cherchons à promouvoir », rappelle Phil McCabe, qui possède une agence de tourisme.
L’inaction de Wellington risque de lui valoir une image d’hypocrite, renchérit Liz Slooten, la zoologue de l’université d’Otago. « Les Japonais n’ont pas manqué de noter que nous les critiquons pour la pêche à la baleine mais nous ne bougeons pas le petit doigt pour sauver nos propres dauphins de l’extinction ».
L’organisation non gouvernementale World Wildlife Foundation a par ailleurs lancé le 20 mai 2014 une campagne baptisée « The Last 55 » pour appeler le gouvernement néo-zélandais à interdire totalement la pêche au filet et au chalut le long des côtes de l’île du Nord où vivent ces cétacés. Bien que leur objectif soit identique, leur action est différente de Sea Shepherd, car le groupe est bien plus modéré dans ses modalités d’action.

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Source : www.wwf.org

Géopolitique des BRICS

« Vers un contre-modèle ? »

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Et si la coupe du monde ne commençait vraiment que les 15 et 16 juillet prochain ? Si l’évènement sportif planétaire concentre aujourd’hui l’immense majorité de l’information et l’actualité, allant jusqu’à faire oublier que trois jours avant le début des festivités, le Brésil tout entier montrait sa grogne et menaçait de s’embraser, le sommet des BRICS de Fortaleza prévu pour le 15 et 16 juillet prochain est l’occasion d’assister à un autre type de match, ou la Chine s’annonce comme le meneur de jeu d’une équipe dont tout le monde prédit sa domination prochaine de l’économie mondiale. Conjugué à la volonté chinoise de créer également une Banque Asiatique d’Investissement notamment pour les infrastructures dont toute l’Asie a tellement besoin, ce sommet très discret pourrait avoir d’immenses répercutions sur la hiérarchisation du pouvoir que nous connaissons depuis un demi-siècle.
Comme le présentait le journal Le Monde dans son édition du 7 juillet dernier, les cinq économies émergentes voire émergées se réuniront la semaine prochaine pour fixer le calendrier et le siège de la future banque de développement qu’ils prévoient de lancer.
Le mécanisme est simple. Chaque Etat contribue à part égales, de l’ordre de 50 milliards de dollars (37 milliards d’euros), afin de former un capital initial de 250 milliards de dollars. A cela s’ajoute la mise en place d’un fond d’urgence de 100 milliards pour prévenir d’une nouvelle crise économique. La Chine participera à hauteur de 40 milliards de dollars pour le fond d’urgence, lui permettant de revendiquer le siège de la banque, qui devrait être Shanghai.
Du côté asiatique, la banque d’investissement commencerait avec un capital initial de 100 milliards de dollars.
Une remise en question des accords de Bretton Woods par ces deux projets ?
Certainement.
Un célèbre journal russe, La Voix de Russie, rappelait toujours selon Le Monde que la Russie « défie la domination financière américaine ». Et, au Brésil, les cinq pays « poursuivront leurs efforts pour réformer le système financier international, qui souffre d’un déséquilibre considérable en faveur de l’Occident ». Le message est passé.

Deux futurs opposants à la Banque Mondiale et au Fond Monétaire International, surtout que ces institutions prêteront sans conditions politiques ; une aubaine pour de nombreux pays souhaitant se détourner d’institutions s’introduisant trop dans la structure politique de leurs Etats. On pense à l’Argentine, au bord du défaut de paiement et qui pourrait profiter de ces mécanismes.
La Chine a proposé à une vingtaine de pays de la rejoindre dans ce projet, notamment ce que la Chine considère comme « l’Asie occidentale », c’est-à-dire le Moyen-Orient. Le Japon, en revanche, n’a pas été sollicité. L’Inde, selon le quotidien The Hindu, vient de l’être.
En somme, un contre-modèle alternatif à « l’hégémonie américaine ».

Une nouvelle configuration géopolitique ?
Plus généralement, le dollar US continue d’être la première monnaie de réserve, lui garantissant une marge de manœuvre certaine et représentant 33 % des échanges mondiaux à la fin de 2013, selon le FMI. Mais le montant était de 55 % en 2000. Le FMI a également souligné que les réserves « d’autres monnaies » sur les marchés émergents ont augmenté de 400 % depuis 2003.
Donc le dollar, hyper-attractif depuis les années 1960, est aujourd’hui un modèle concurrencé par l’euro, le yen et bientôt le yuan.
On peut dire que la Fed « monétise » 70 % de la dette du Gouvernement US afin d’essayer d’empêcher que les taux d’intérêt s’envolent. Autrement dit, lorsque la Banque Centrale prête de la monnaie à taux zéro à l’Etat, tant que ce dernier ne rembourse pas, la Banque Centrale fait de la création monétaire pure. Elle accroît la masse monétaire et si le PIB ne s’accroît pas dans la même proportion, il y a dévaluation de la monnaie, accroissement des coûts relatifs de nos importations et génération d’inflation. Même si par ailleurs cela peut favoriser les exportations par baisse du prix relatif de ces dernières. Cela revient à baisser le pouvoir d’achat des citoyens, leur prélever, à leur insu, un impôt invisible.
Il ne faut pas penser qu’il s’agirait de la fin du capitalisme occidental, néanmoins, seulement dela décadence économique régnante, le néolibéralisme, qui est encore l’idéologie officielle des US, de la majorité écrasante de l’Union Européenne et de certaines parties de l’Asie et de l’Amérique du Sud.
En ce qui concerne ce que l’on pourrait appeler le « néolibéralisme autoritaire » de l’Empire du Milieu : qu’est-ce qui peut ne pas plaire pour le moment ? La Chine a démontré que c’est le résultat d’une alternative orientée du modèle capitaliste « démocratique » occidental pour des nations qui veulent réussir. C’est de construire pas une mais nouvelles Routes de la Soie, des connexions massives de chemins de fer à grande vitesse, de ports, et des réseaux de fibres optiques, de pipelines à travers des parties immenses de l’Eurasie. Ce sera l’objectif avoué de la banque Asiatique de Développement pour les infrastructures, qui incluent une route du Sud-est Asiatique, une route de l’Asie centrale, une « route maritime » de l’océan indien et même un chemin de fer à travers passant par l’Iran et la Turquie qui arrivera en l’Allemagne.

Il se pourrait donc que l’émergence dans un futur relativement proche de ces deux institutions facilite la transition d’un monde unipolaire datant de la fin du XXe siècle vers un monde multipolaire réorganisé autour des BRICS.
L’Histoire est donc en mouvement.

 

Les arbres rejettent-ils des excréments ?

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Les excréments ont toujours été présents dans la vie humaine et ce depuis l’apparition de la vie sur notre planète. Les hommes rejettent les excréments avec pour conséquence de purifier le corps des substances nocives qu’il a ingéré. C’est exactement la même chose pour les animaux et on peut constater le même phénomène avec les machines depuis les prémices de la révolution industrielle…Mais qu’en est-il des arbres ou des plantes ? Ont-ils des excréments ? Si oui, les rejettent-ils ? Pourquoi ne le voit-on pas ? Interviewé par la télé en ligne universscience.tv, le biologiste Francis Hallé, biologiste, botaniste et dendrologue (science de la reconnaissance et classification des arbres) propose un élément de réponse plutôt étonnant à cette problématique.

Si les excréments, ou déjections, sont présentes partout, où et comment les plantes les rejettent-elles ? Francis Hallé part du principe que les excréments, non visibles chez un arbre, servent à construire son tronc. En ce sens les excréments, le rejet des déjections, sont impropres. Il vaudrait mieux parler alors d’incréments, car ingérés par l’arbre. Ces incréments sont connus sous le nom de la lignine, servant à la confection de tissus ou de biocarburants. Ces tissus serviraient ici à créer des tissus utilisés par l’arbre pour s’élever.

Cette lignine est un composant extrêmement toxique que se fixe dans les cellules de l’arbre en train de mourir, donc ne risquant plus rien. Si l’hypothèse est vérifiée cela serait un mécanisme incroyablement astucieux, surtout si la lignine toxique fixée dans des cellules mortes permet à l’arbre/plante de s’élever afin de capter plus d’énergie lumineuse.

 

Des Américains jugés en Corée du Nord

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Deux touristes américains ont été arrêtés en avril en Corée du Nord et vont être traduits en justice sous plusieurs chefs d’accusation, dont « la perpétration d’actes hostiles », a annoncé l’agence nord-coréenne KCNA lundi 30 juin, comme le rappel le journal Le Monde. Et tandis que peu d’informations ont été communiquées, les questions fusent et laissent place à de nombreuses interrogations.

Quels drôles d’histoires
Les deux Américains, Matthew Todd Miller et Jeffrey Edwards Fowle, n’ont pas une histoire dite commune. Déjà, et bien que la tentation de prendre son sac à dos pour aller se « ballader » dans le pays le plus fermé à la mondialisation et à la société internationale pourrait être tentant, force est de constater que ces deux hommes ne sont pas dans, exprimé par le sacré, « le commun des mortels ».

Jeffrey Edwards Fowle, 56 ans, aurait oublié une bible dans l’un de ses hôtels. Le motif religieux étant ici contraire aux conditions d’attribution du visa, il a été arrêté. Une maladresse d’un pieux chrétien, dirons-nous. Un acte hostile, ont-ils dit.

Mais l’histoire de loin la plus étrange est celle de Matthew Todd Miller. Agé de 24 ans, ce jeune Américain a débarqué sur le territoire nord-coréen, a déchiré son visa et a demandé l’asile politique !
Autrement dit, Miller s’est payé un billet d’avion jusqu’à Pyongyang pour y déchirer son visa et rester là-bas pour des motifs politiques, prétextant qu’il avait besoin d’un « abri ». La vie aux Etats-Unis est certes très difficile, mais quand même…

Rappelons également que les Etats-Unis n’ont pas de lien direct avec le régime de Pyongyang, empêchant de facto toute résolution diplomatique du conflit. La Suède sert d’intermédiaire entre les deux pour les cas de décès, d’arrestation ou de maladie.
Des histoires étonnantes, qui seront probablement jugés sévèrement par Pyongyang. On peut peut-être espérer une résolution du conflit, le régime de Pyongyang peut (par moment) être plus tolérant, notamment au sujet de la consommation de cannabis, comme le rappel le Huffingtonpost.com…

 

 

Achetez en France du bois brésilien, importé illégalement !

Une enquête de Greenpeace révèle une recrudescence de la déforestation au Brésil, notamment dans l’Etat du Para, où 78 pourcent des surfaces forestières seraient exploitées illégalement.
Chaque minute, la planète perd l’équivalent de cinquante terrains de football de forêt. La déforestation a augmenté de plus d’un tiers en 2013, dopée par un rebond de la demande après quatre années de baisse. L’Etat de Para a vu au cours de l’année plus de 2300km2 de surface déboisée, dont une augmentation de la déforestation frauduleuse de 151% par rapport à l’année précédente.
Les enjeux économiques sont trop forts, les débouchés trop importants, pour endiguer ce type de trafic.
L’ipé, le « nouvel acajou », très prisé des occidentaux, fait l’objet de fraudes à très grande échelle et tout en jouant sur les normes entre Etats. Ces Etats, qui ont pour la plupart des normes différentes sur la question, permettent l’introduction de bois frauduleux sur un marché qui lui est bien légal, par le biais de mécanismes sophistiqués de blanchiment. « Les enquêtes ponctuelles de la justice brésilienne seront impuissantes à réformer le système », regrette Jérôme Frignet, spécialiste des filières bois et du Brésil chez Greenpeace.

Plusieurs phénomènes expliquent la dérive
Greenpeace met l’accent sur plusieurs dysfonctionnements tant nationaux qu’internationaux expliquant tout ou partie de la réalité des abus commis.
« Traffic de crédit de coupe », mécanismes opaques, abattages frauduleux, faux papiers pour le bois, liens entre entreprises et braconniers, faibles capacités d’inspection, de contrôle et de sanctions ; de nombreux exemples apportés par Greenpeace critiquent l’incapacité de l’Etat brésilien à répondre à l’enjeu, malgré tout une série de mesures adoptées depuis 2006.
Par ailleurs, l’ONG pointe deux problèmes à l’international. La différence des normes entres Etats, qui entraîne plusieurs abus dont le blanchiment de bois précieux fait que « les chaînes d’approvisionnement sont contaminées par du bois issu de scieries qui se sont procurées du bois illégal ». En ce sens, l’organisation écologiste internationale reprend les propos de l’ancien président de l’agence nationale brésilienne de la forêt, selon lequel « le taux de coupes illégales n’avait jamais dépassé les 60% », ce qui est le cas aujourd’hui.
Enfin, les pays occidentaux, France et Etats-Unis en tête, maintiennent une demande relativement constante, ce qui appuie le mouvement de déforestation et l’activité des braconniers.
Il semblerait donc qu’un beau parquet vaut bien toutes les coupes du monde.

L’air : le marché de demain

Modèle de distributeur d’oxygène, Dehli, Inde

La notion de bien commun, notamment au regard des questions environnementales, est de plus en plus utilisée de nos jours. Les enjeux écologiques relatifs à la pollution ont relancé ce débat sur le bien commun.
Il y a même aujourd’hui un véritable marché de produits relatifs au bien commun, comme le marché des droits à polluer.
Ce bien, commun à tous, peut donc s’acheter, se vendre voire faire l’objet de spéculation.

Le cas de l’air est intéressant
A vouloir trop se développer, des villes comme Beijing ou Mexico sont devenues si polluées que les divers gouvernements envisagent d’y installer des distributeurs d’oxygène.
C’est l’un des débats qui existent dans la société indienne d’aujourd’hui. Dehli est si polluée que la municipalité devrait installer prochainement des distributeurs d’oxygène un peu partout dans la ville. Et ces distributeurs seront payants !
La ville de Mexico, très touchée par ce phénomène (la ville est à plus de 2,240m au-dessus du niveau de la mer), étudie la possibilité de recourir à l’un de ces mécanismes.
Un peu plus humoristique, un artiste chinois militant a vendu aux enchères un bol d’air pur, venant de Provence, pour la somme de 5 250 Yuans, environ 600 euros !

En philosophie, ce bien commun est abordé dans la République de Platon, où les gardiens de la cité ne devaient rien posséder, hormis les objets de première nécessité. Ces derniers devaient partager l’habitat, les possessions matérielles et les repas. Il y avait donc une préoccupation morale et politique.
Le droit romain a affiné ces notions. Le bien commun se définit par une chose que l’on ne peut posséder. Il y existe quatre différentes catégories : les choses sacrées, propriété de dieu. Les choses publiques, appartenant à l’Etat ou la cité ; les choses privées, relatives au droit privé et les choses communes, qui n’ont pas de propriété, comme la mer. Saint Thomas d’Aquin ajoute à ces notions l’idée de participation. C’est en prenant part au bien commun que l’individu fait preuve de bonté. Le bien commun politique vise l’autarcie en vue du bien commun universel, l’honnestas, le salut éternel de chacun.

Comment aujourd’hui protéger ce bien commun, cette propriété collective, lorsque pour des questions d’équilibre budgétaire, les gouvernements bradent les services publiques ou engloutissent les ressources naturelles ?

Dans l’écrasante majorité des Etats, le gouvernement soumis par de nombreux flux d’intérêts financiers globaux, dissipe les biens communs en les vendant à tour de bras, dans la nécessité de payer ses dettes de jeu.
L’Etat trop dépensier se désengorge de ses obligations en privatisant, pour justifier qu’il ne peut subventionner l’ensemble de ces biens communs. Ces biens communs obtenus se forment dans le cadre de luttes, souvent défaites mais toujours émancipatrices, menées pour leur défense dans le monde entier. Dans bien des cas, les véritables ennemis sont justement ces Etats qui devraient en être les gardiens fidèles. Ainsi l’expropriation des biens communs en faveur des intérêts privés (des multinationales, par exemple) est-elle souvent le fait de gouvernements placés dans une dépendance croissante (et donc en position de faiblesse) à l’égard des entreprises qui leur dictent des politiques de privatisation, de « consommation » du territoire et d’exploitation. Les situations grecque et irlandaise sont de ce point de vue particulièrement emblématique. Autrement dit, plus on est endetté, plus on privatise.
La tradition occidentale moderne s’est développée dans le cadre de la dialectique Etat – propriété privée, à un moment de l’histoire où seule cette dernière semblait avoir besoin de protections face à des gouvernements autoritaires et omnipotents. De là proviennent les garanties constitutionnelles que sont l’utilité publique, le domaine réservé à la loi (qui garantit au législateur le monopole de certaines questions, excluant les interventions des autres pouvoirs d’Etat sous forme de décrets ou de règlements) et l’indemnisation. Mais maintenant que le rapport de forces entre Etat et secteur privé a évolué, la propriété publique a elle aussi besoin de protections et de garanties de long terme. Or celles-ci sont difficiles à concevoir à l’intérieur du cadre traditionnel, qui restreint la chose publique à l’Etat. Voilà pourquoi la protection libérale classique ne suffit plus.

Aujourd’hui, et malgré les travaux de l’économiste et politologue américaine Elinor Ostrom sur la gestion des biens communs, prix Nobel en 2009, la situation s’est aggravée.
La logique de mondialisation amène dans cette nouvelle guerre économique de nouveaux acteurs et de nouveaux enjeux. Cette concurrence acharnée entraîne, pour les agents économiques et dans une perspective néolibérale, à chercher de nouvelles sources de revenus. Les biens communs constituent ce nouveau champ du possible vers de nouvelles rémunérations.
Cycle vicieux ou pervers : c’est en voulant accélérer son développement économique que certains Etats ont créés de véritables marchés de bien communs. A trop vouloir chercher des débouchés économiques pour leur développement, les Etats ont cherchés de nouvelles sources de bénéfices. Les biens communs ont constitués en ce sens une nouvelle source de rentabilité.
A vouloir trop se développer, le bien commun est devenu un véritable marché.

Thomas Huxley, énonce dans son plus célèbre ouvrage Le meilleur des mondes que la terre ne pouvait intéresser le capitalisme, car elle ne produit rien ! Malheureusement cette idée est dépassée. Il suffit de voir le marché du photovoltaïque mondial, détenu avec une majorité écrasante par la Chine, qui génère des bénéfices avec de la production d’électricité solaire. Ce bien commun, développé en tant que marché, peut-être utile. A condition d’œuvrer pour le bien commun !
Selon Amartya Sen, prix Nobel d’économie, qui fait un lien direct entre croissance et bien commun : « La croissance d’une nation devrait être mesurée à l’aune des progrès réalisés chaque année en matière d’environnement et à la progression de la quantité de nourriture qu’on a pu mettre à disposition des plus pauvres ».
Il semblerait donc, en vendant l’oxygène, que des pays comme le Mexique ou l’Inde s’orientent vers une « décroissance » et non une « croissance ».

La Bolivie : l’Arabie Saoudite du Lithium ?

 

 

 

 

 

 

 

L’élection du président aymara Evo Morales en 2005 a fait surgir une nouvelle dynamique dans l’ensemble du pays, notamment au regard des nombreux enjeux énergétiques que la Bolivie connaît actuellement. La large réélection de ce dernier en 2009 (64% des suffrages exprimés) a conforté sa politique dans les domaines énergétiques ainsi que sa posture dite chaviste vis-à-vis de la communauté internationale. Le pays dispose de nombreuses ressources dans son sous-sol (étain, argent, zinc, fer, or) mais aussi d’importantes réserves d’hydrocarbures (gaz, pétrole) exploité par des multinationales étrangères.

Dès sa prise de fonction, Morales a nationalisé les hydrocarbures et renégocié les revenus issus de sa production : avant 2005, 82% des bénéfices  revenaient aux firmes multinationales, 18% pour l’Etat bolivien. C’est l’exact opposé aujourd’hui. Ce contexte de reprise en main des bénéfices énergétiques influe aujourd’hui  sur les enjeux liés à l’exploitation du lithium. En effet, Evo Morales a annoncé que la Bolivie posséderait les plus grandes réserves de Lithium au monde, dans le Salar d’Uyuni, lac salé asséché de 12500km² situé au sud du pays, à 3650 mètres d’altitude.

Le lithium est un métal mou, utilisé pour la production de verre, de céramique, de lubrifiant mais aussi dans l’aéronautique et la pharmacologie, issu d’un alliage avec l’aluminium. En termes d’enjeux économiques et géopolitiques, le lithium est usé comme composant de plusieurs pièces pour les ordinateurs, les téléphones portables et les batteries de voitures. En termes d’enjeux économiques, entre 2003 et 2010, le marché des téléphones portables a été multiplié par trois et celui des ordinateurs, par six.

Concernant le marché de l’automobile, l’avenir des batteries électriques est prometteur : une batterie pouvant alimenter une voiture pendant 160 kilomètres entre deux recharges, avec une durée de vie d’approximativement cinq ans (donc bien supérieur à une batterie dite traditionnelle). Le marché mondial est en forte hausse, représentant 11,70 milliards USD en 2012, et devrait atteindre 33,11 milliards USD en 2019, soit un taux de croissance de plus de 14% pour la période 2013-2019; statistique appuyée par une étude du groupe AVERE-France, selon lequel le marché des véhicules électriques représentera en 11 et 30 % du marché mondial en 2030.

L’importance du « triangle d’or du Lithium » (Salar d’Uyuni en Bolivie/ Salar d’Atacama au Chili/ Salar d’Hombre Muerto en Argentine) suscite donc un fort intérêt des firmes transnationales. En outre, la compagnie minière bolivienne Comibol a annoncé que les réserves de Lithium du Salar d’Uyuni se situeraient entre 100 et  140 millions de tonnes. Evo Morales a donc la possibilité de dicter ses règles, conformément à la stratégie nationaliste qu’il a mise en place depuis près de dix ans.

La stratégie a très bien fonctionné, car dès l’annonce des potentielles réserves, plusieurs grands  groupes (Japon, Corée du Sud, France avec le groupe Bolloré) se sont positionnés pour l’exploitation et l’exploration du Lithium auprès du gouvernement bolivien, avec une surenchère économique à la clé. Par ailleurs, d’autres groupes ont tenté un rapprochement politique en vue d’obtenir la signature du contrat, dans le cadre de relations bilatérales entre Etats (Brésil, Chine, Iran et la Russie).

La Bolivie, face à un enjeu crucial pour son développement économique, cherche à se vendre au plus offrant. Cependant, une partie de la population, notamment autour de la région de Potosi, auquel appartient le Salar d’ Uyuni, émet de vives critiques, liés au risque de détérioration environnementale de ce site patrimoine mondial de l’UNESCO. Le président Morales,  souhaitant calmer les craintes des populations locales, à récemment émis l’idée de développer par des entreprises nationales l’exploration et l’exploitation du lithium. Mais ses efforts semblent plus révéler une volonté de calmer les tensions locales plutôt que de nationaliser le lithium ; la Bolivie n’ayant pas les technologies nécessaires afin de développer seul cette ressource.

Sources 

http://ddc.arte.tv/nos-cartes/la-fable-du-lithium-et-de-la-bolivie

http://www.euractiv.fr/specialreport-electric-vehicles/quelles-voitures-les-europeens-c-news-514941

http://www.france-mobilite-electrique.org/marche-et-statistiques-du-vehicule,880.html

http://www.pile.fr/parlons/lithium-ion

http://pointafrique7.com/?p=793

Le tourisme, la pollution et l’écotourisme

Les impacts négatifs de l’industrie du tourisme se manifestent quand le niveau de l’impact environnemental des touristes est supérieur à la capacité de l’environnement à s’y adapter. Le tourisme de masse incontrôlé représente une vraie menace pour les différentes zones naturelles du monde qui se retrouvent en surexploitation et souffrent de pollution.  La pollution issue du tourisme met une énorme pression sur les zones touchées avec des dégradations environnementales telles que l’érosion des terres, les rejets d’eaux usées dans les mers et les rivières, la destruction des habitats naturels des animaux, la pollution par une gestion négligée des déchets et la pollution de l’air. Avec une montée de la sensibilité des populations aux enjeux environnementaux, l’écotourisme devrait se trouver une place de choix dans les années à venir.

Les Maldives : île paradisiaque et calamité environnementale

Elle s’appelle l’île Thilafushi. Elle est seulement l’un des nombreux exemples de l’impact du tourisme sur l’environnement. Elle est située à l’ouest de Malé, la capitale des Maldives  à seulement une demi-heure en bateau. Il y a encore quelques années, cette île était aussi belle que les autres îles formant l’archipel des Maldives, une destination haut de gamme et fortement prisée par les touristes. Aujourd’hui, elle est une immense poubelle fumante à ciel ouvert où s’amassent des tonnes de déchets issus du tourisme mais aussi de toutes les îles avoisinantes.

Tourisme et Pollution – Thilafushi Island

Les déchets qui augmentent depuis 1993 sont en permanence brulés par des hommes qui y travaillent dans des conditions déplorables et les fumées sont rejetées dans l’atmosphère sans aucun traitement. Les vagues sont aussi en contact avec les flancs pollués au plomb et au mercure de l’île. Cette pollution peut très facilement impacter la chaine alimentaire des habitants qui subsistent grâce à la pêche. Le gouvernement des Maldives a effectué une étude qui démontre que  chaque touriste génère plus de 5 kg de déchet quotidiennement, contre 2 kg pour les habitants de Malé. Le million de touristes annuels représente trois fois le nombre de résidents de l’archipel. Après calcul, l’industrie du tourisme en est effectivement pour quelque chose dans la catastrophique évolution de l’environnement insulaire.

L’écotourisme, le tourisme durable et responsable

Il ne faut pas confondre l’écotourisme avec d’autres pratiques de tourisme responsable et citoyennes qui ne sont pas moins importantes. L’écotourisme est le tourisme qui limite au maximum l’impact sur l’environnement des visiteurs. Le tourisme éco-responsable met les visiteurs à contribution. Le tourisme doit être bien encadré. Le danger que représentent des visites touristiques en Arctique ou en Antarctique par exemple doit être évalué pour les touristes et pour les animaux dont l’ours polaire qui est en voie d’extinction. Selon Mikhaïl Babenko, qui travaille pour le WWF Global Arctic programme, le bruit des moteurs de bateaux et des sources humaines ont une influence négative sur la vie marine.

De Sotchi à Rio, 2014 connaitra un flux migratoire significatif en termes de tourisme sportif. L’accueil des compétitions sportives est une lourde responsabilité pour les pays concernés car ils se retrouvent à gérer une masse humaine qu’il est statistiquement impossible à estimer avec précision. Le comportement des visiteurs est aussi variable car ils se retrouvent dans un environnement différent.  Les débordements plus que probables peuvent lourdement impacter l’environnement. La préparation de ces jeux a aussi un impact sur l’environnement qu’il faut mesurer et limiter au maximum.

L’éco-tourisme est un modèle alternatif du tourisme traditionnel qui consiste à donner une expérience plus « verte ». Le tourisme  responsable inclut des actions de sensibilisation des visiteurs aux enjeux pour la protection de la faune, de la flore et de la population locale d’un pays ou d’une région. Cette évolution du tourisme cache un potentiel significatif et divers pays commencent à se positionner en matière d’écotourisme et de tourisme responsable. Par exemple au Bhoutan, le gouvernement a décidé de prioriser le respect de la nature et des traditions comme un dogme national. Le Bhoutan se positionne sur l’écotourisme de luxe. Et pour cause, chaque touriste reverse quotidiennement 250 $ de taxe qui sert à la préservation du pays, enclavé entre l’Inde et la Chine, à l’est de l’Himalaya. En France, les projets éco touristiques  se développent davantage à un niveau local que national.  La Loire-Atlantique soutient notamment des projets innovants tels qu’ un téléski nautique qui fonctionne à l’électricité, mise en valeur des loups par le parc animalier du sentier des daims, à Frossay, des chambres d’hôtes intégrées à la nature entre autres.

En 2013, selon les statistiques de l’administration chinoise du Tourisme (CNTA), les chiffres du tourisme en Chine étaient en net recul avec une chute de 10%. Tout comme le tourisme affecte l’environnement, la pollution fait aussi effet boomerang sur l’industrie du tourisme qui doit trouver le juste milieu afin de limiter son impact environnemental.

L’énergie marine renouvelable : une opportunité française ?

hesam.fr/

Dans le cadre du débat national concernant  la « transition énergétique », enjeu majeur pour la France, le souhait du gouvernement pour les années à venir est de passer d’une consommation d’énergies dites « fossiles » à des énergies plus responsables écologiquement. Parmi les solutions préconisées et respectueuses de l’environnement qui permettent de satisfaire de manière durable, équitable et sans risques  pour les Hommes et la Nature, le nucléaire et l’éolien font figure de technologies de pointe. [Cependant, l’un des axes de recherche ayant un véritable potentiel concerne le secteur des énergies marines renouvelables, appelées aussi thalasso-énergies]. En effet, les océans représentent 70% de la surface de la Terre et offrent une opportunité en termes de ressources énergétiques encore largement inexploitées bien que les zones d’exploitation soient quant à elles encore limitées. Par ailleurs, notons que cette solution peut être fortement prise en compte du fait que la mer permettrait d’obtenir une énergie continue, durable et sûre. Pour autant, ces technologies ne sont qu’en phase de développement et  les industries de l’énergie sont confrontés à plusieurs barrières technologiques. Tout d’abord, elles doivent surmonter les problématiques concernant  l’installation, l’entretien mais aussi la maintenance des structures productives. Tout aussi problématique, le défi lié au transport et au stockage de l’énergie reste un des enjeux technologiques les plus importants pour les années à venir.

Une diversité de technologies productrices d’énergies renouvelables

L’attrait pour les énergies marines renouvelables se traduit notamment par une multiplication des avancées technologies. Actuellement, il existe de nombreuses méthodes connues pour produire de l’énergie issue des ressources maritimes bien que toutes ne soient pas au même stade de développement et leur efficacité reste encore à prouver d’après une étude d’Indicta pour un rapport France Energie Marine, institut d’excellence en énergies décarbonées dédié aux énergies marines renouvelables.

  • L’énergie hydro-cinétique, appelée plus communément énergie hydrolienne, repose sur une technologie utilisant l’énergie cinétique des courants marins issus des marées. Le principe de cette méthode repose sur la force des courants qui actionnent des turbines hydroliennes installées plus ou moins profondément. Celles-ci peuvent être comparées à des éoliennes convertissant l’énergie cinétique, c’est-à-dire de la force des courants sous-marins, en électricité.
  • L’une des énergies ayant été adoptée assez tôt, reste l’énergie marémotrice. L’exemple le plus connu et représentatif de la technologie, reste le barrage de la Rance situé en Ille-et-Vilaine, l’énergie issue de cette technologie tient au phénomène des marées. Son principe se base sur la différence de niveaux de deux masses d’eau. La récupération de l’énergie produite se fait grâce à un système de barrage, convertissant l’énergie dégagée en électricité.
  • Résultant de la force des vagues et de la houle formée par l’effet du vent frappant la surface de l’eau, l’énergie houlomotrice pourrait bien être une solution pertinente car potentiellement pouvant garantir une forte production d’énergie.
  • Un autre exemple de l’énergie à fort potentiel, quoique moins bien développée, est l’« énergie thermique des mers », qui provient de la différence de température entre les eaux profondes et les eaux de surface. Le principe technique de cette technologie repose sur l’installation de canalisations qui acheminent à la surface l’eau pompée en profondeur. La différence de température entre ces deux niveaux permet de dégager de la vapeur qui actionne ensuite une turbine.
Une hydrolienne
© OpenHydro

La France en pole position ?

La question qui se joue actuellement dans le cadre de la transition énergétique, consiste à déterminer s’il faut rattraper le retard pris par rapport à la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou encore les pays scandinaves. Pourtant, il est tout de même nécessaire de rappeler que la France compte un patrimoine côtier vaste estimé à 11 millions de m2 de territoire maritime ajoutés à des milliers de kilomètres côtiers répartis sur plusieurs façades : la mer du Nord, La Manche, l’Océan Atlantique, la mer Méditerranée ainsi que les territoires d’outre-mer. Cependant, les territoires marins  bretons et  normands sont considérés comme des territoires d’avenir de la production d’énergie marine car réputés pour leurs zones à forts courants marins. Grâce à l’immensité de ses territoires, la France possède le deuxième espace maritime au monde mais n’a pas encore pris complètement le virage vers l’exploitation de ses ressources et qui ne semble toujours pas être consciente des atouts majeurs dont elle dispose. En effet, bien que l’ancienne ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie, Mme Delphine Batho, estimait à juste titre que la France avait le 2ème potentiel européen dans le domaine des énergies maritimes mais pourrait bien devenir leader. Bien que la situation concernant les énergies marines renouvelables soit sur le point d’entrer en résonance avec le débat sur la transition énergétique, et que de nombreux projets soient lancés, quelques organismes dénoncent tout de même des difficultés à mettre en place ces projets. En témoigne France Énergies Marines, dont l’objectif est de coordonner les sites d’essais des différentes technologies d’énergies marines et de mener des recherches, qui dénonce un manque de visibilité de leur action même si cet institut a pu engager plusieurs projets de fermes expérimentales pour l’éolien offshore et l’hydrolien grâce à un budget de 1,3 million d’euros. Cependant, l’institut déplore n’avoir toujours pas reçu les 34 millions d’euros attendus par l’État dans le cadre des investissements d’avenir sur les 134 millions d’euros de budget pour les dix prochaines années.

Risques et impacts inhérents au développement des technologies marines renouvelables 

Bien que les énergies marines renouvelables possèdent des véritables atouts, il convient toutefois de nuancer et démontrer aussi les risques liés à la production d’énergie marine. En effet, la construction de parcs marins implique aussi des retombées négatives, d’ordres environnementaux mais aussi socio-économiques. Le développement d’une structure technologique de production d’énergie marine, qu’elle soit hydrolienne, marémotrice ou houlomotrice n’impose pas seulement qu’un territoire  bénéficie d’un positionnement géographique favorable, mais qu’il puisse être soumis et consulté par l’ensemble des acteurs concernés par cette installation, tels que les élus ainsi que les divers usagers de la mer (pécheurs, transporteur, plaisanciers, etc…) Or, l’impact environnemental des énergies marines renouvelables lié à la modification de l’écosystème marin et sous-marin est un enjeu majeur dans l’adoption ou non de ce type de production d’énergie. Bien que qu’il n’existe pas de réelles études sur les conséquences dues à l’installation d’équipements humains sur les espèces marines, quelques impacts environnementaux évoqués portent sur le remaniement des fonds marins, le bruit et les vibrations engendrés par les infrastructures ainsi que par l’éclairage ou encore l’électromagnétisme généré autour des installations de transport de l’électricité, pouvant influencer sur les paysages et les phénomènes sous-marins. Par ailleurs, il faut également noter un impact possible sur l’environnement des acteurs socio-économiques des régions concernées par ce type de production d’énergie. En effet, bon nombre de personnes vivent des apports de la Mer, comme les pécheurs, les aquaculteurs, les  transporteurs ou bien les plaisanciers.  Les modifications de l’espace maritime doivent donc être sujettes à des concertations entre ces différents acteurs et constitue un préalable pour éviter les problèmes de chevauchement et de conflits entre les parties prenantes.

Sources : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/120615_etude_version_finale.pdf http://wwz.ifremer.fr/content/download/39242/536346/file/Ifremer_synthese-etude-prospective-EnRM.pdf http://www.paralia.fr/jngcgc/12_91_rabain.pdf http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Brest.-France-energies-marines-en-manque-de-financement_6346-2234652-fils-tous_filDMA.Htm

Agir pour l’environnement en vivant dans une maison écologique

En attendant les résultats du projet de loi de septembre sur la transition énergétique, comment le citoyen lambda peut-il agir pour préserver l’environnement ?

De plus en plus de français optent pour des solutions écologiques dans leur maison : installation de petites éolienne dans le jardin ou de panneaux photovoltaïques sur le toit, récupération des eaux de pluies, etc. Mais d’autres sont passés à la vitesse supérieure en habitant une maison entièrement conçue sur des concepts écologiques.

Passons quelques exemples en revue pour s’intéresser aux divers moyens de préserver l’environnement quotidiennement. Cette liste n’a pas pour but d’être exhaustive mais présente quelques exemples intéressants de ce qu’on appelle « maison écologique ».

La maison indépendante en Bretagne.

Jean Colin et Jean-Paul Gautier, deux amis d’enfance respectivement architecte d’intérieur et skipper se sont mis en tête de braver les idées reçues et de construire une maison écologique ET low-cost. Il est vrai que le reproche le plus souvent adressé aux maisons écologiques, c’est leur prix élevé. Comme le rapporte un article publié en juillet sur consoglobe.com, Jean Colin et Jean-Paul Gautier ont produit une maison en kit, montable en trois semaines sur presque tous les types de terrain. Son coût : 35 000 pour 40m², imbattable !

La maison, bâtie sur pilotis, recouvre seulement une petite partie du sol. Elle ne nécessite donc pas de permis de construire et ressemble à une cabane :

Le prototype installé dans le Morbihan permet aux deux amis de démontrer que cette maison est totalement indépendante : pas de raccordement à l’eau ni à l’électricité. La première est gérée par une réserve d’eau d’un mètre cube et la seconde (servant principalement pour l’éclairage) est alimentée par un panneau photovoltaïque. D’autres méthodes écologiques sont utilisées notamment pour isoler la maison. Tout cela a été réalisé par des artisans de la région ! Bien entendu, ces 40m² peuvent vous paraître petits mais pas d’inquiétude, des versions plus grandes sont prévues. Si ce projet vous intéresse, vous pouvez contacter CDC Architecture.

 La maison inspirée par les hobbits. 

Pour poursuivre sur les maisons écologiques à moindre coût que pensez-vous de cette maison de hobbit construite en quatre mois pour un budget de 3500€ seulement ? Murs enduits à la chaux, fondements en bois, réfrigérateur alimenté par le froid des fondations, panneau photovoltaïque pour l’éclairage composent cette maison écologique. Simon Dale a tout construit au Pays de Galle avec la seule aide de son beau-père et un peu d’imagination. Cette maison est, elle aussi, complètement indépendante et très accueillante. L’inspiration de Tolkien, l’auteur des livres dans lesquels apparaissent les hobbits, est frappante :

 

La maison des trois petits cochons. 

Une maison entièrement en paille, tant qu’on n’a pas peur du loup, pourquoi pas ? Mathieu Le Guy, sa femme et son fils vivent dans une maison de paille depuis dix-mois. Dans une interview donnée à ouest-france.fr, M. Le Guy explique ce que cela signifie réellement. « Les parois, le sol et le plafond sont isolés avec des bottes de paille », pour le reste, les méthodes sont courantes : chaux pour isoler les murs, laine de bois pour l’acoustique, panneaux photovoltaïques pour l’électricité. En prime, une orientation plein sud doublée d’un poêle à bois assure le chauffage de l’habitation. Toilettes sèches et phyto-épuration des eaux usées règlent la question du besoin d’eau. Il aura fallu un an et demi pour la construction et Mathieu Le Guy s’en est en grande partie chargé seul, avec l’aide tout de même, de quelques professionnels. A première vue, le fait que le matériau premier de la maison est la paille ne saute pas aux yeux, jugez vous-même :

Pour les vacances…

En attendant de faire construire votre propre petit foyer écolo, vous pouvez toujours essayer, le temps d’un week-end, ce nid suspendu, entièrement construit en bois (intérieur comme extérieur et même le mobilier !). Dans cette cabane pour votre week-end : isolement avec de la laine de mouton, éclairage à la bougie, draps en coton biologique, toilettes sèches, pas de voitures à proximité et vue dégagée sur les étoiles. Pour profiter de cette coupure écolo, il faudra vous rendre dans le Morbihan !

Sources

 

BP ou la rédemption intéressée

http://www.greenpeace.org.uk

Que cherche BP en portant plainte contre l’Agence de protection de l’environnement américaine seulement trois ans après la catastrophe de la plateforme Deepwater Horizon? Provoquer l’ire du grand public? S’affirmer comme acteur crédible?

Cela aurait pu être pris pour une blague si les médias n’avaient pas relayé l’information dans tous les sens : British Petroleum attaque l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) pour « l’avoir indûment exclu de l’attribution de contrats après la marée noire de 2010 dans le golfe du Mexique ».

Plainte juridiquement fondée ou non, la décence n’est pas au rendez-vous. Ni même l’intelligence. C’est à se demander si le département juridique de la compagnie britannique a une quelconque notion de communication. D’autant que BP, après le désastre de 2010, s’est démenée pour nettoyer son image (et les plages). Le pure player Rue89, pourtant toujours à l’affut de la moindre occasion pour mener la charge contre les grosses entreprises, qualifiait de « modèle du genre » la communication de crise du groupe. En quelques mots, en mai 2010, c’était « BP est partout. BP s’occupe de tout. BP finance tout. » Tony Hayward, alors président du géant pétrolier, voulait « gagner les cœurs et les esprits ». Malgré quelques éloges, le constat de l’opération de communication de crise avait été désastreux : photos truquées, chute du cours en bourse et un PDG devenu boulet. Mais sur le long cours, les erreurs se sont estompées et l’image de BP s’est en grande partie remise sur pieds.

Dans le cadre de la plainte récemment déposée, Il est possible de supputer de la sincérité de l’industriel. Malgré les efforts déployés après la catastrophe de 2010 et la position sur le marché du groupe, l’EPA ne se laisse pas convaincre d’un sérieux qui semble, aux yeux de la direction de BP, évident. Dans ce cas, le dépôt de plainte participe d’un effort de communication sur le repentir du pétrolier. Cet axe est appuyé par les déclarations de la communication de BP. Ainsi « l’entreprise souligne […] qu’elle est « l’un des plus importants fournisseurs de carburant du gouvernement sur le territoire national et à l’étranger ». « Pendant plus de deux ans et demi après l’accident de [la plateforme] Deepwater Horizon, le gouvernement fédéral a continué à acheter du carburant à BP, et […] a estimé de façon répétée que BP était un fournisseur gouvernemental responsable » selon LeMonde.fr. Sauf que ce n’est pas à la justice de décider du repentir de la major britannique si celui-ci consistait en une opération de communication.

http://www.zeeburgnieuws.nl

En réalité, ce que vient de faire BP, c’est se tirer une balle dans le pied. Voire même une tentative de remise au goût du jour du seppuku. Jusque là, la politique de communication consistait à tout assumer de la gigantesque fuite, aussi bien au niveau moral que financier, nonobstant les bourdes et autres maladresses persistantes. Seulement, l’exclusion par l’Agence de protection de l’environnement fédérale (EPA) n’a pas été digérée car, contrairement au public, le cœur de l’EPA semble ne pouvoir s’acheter avec de l’argent et des communiqués de presse. Sans se voiler la face, il s’agit surtout de gros sous : la décision de l’EPA empêche BP d’obtenir de nouvelles concessions pétrolières dans le golfe du Mexique. A l’heure où le champ de bataille des « Supermajors » se trouve être la réalisation de projets gigantesques et risqués (Shell se casse notamment les dents dans l’Arctique), le golfe du Mexique fait figure de valeur sûre. Les techniques d’extraction sont au point, les infrastructures downstream[1] sont accessibles et les conditions ne sont pas insurmontables.

BP se fait l’incarnation du nouveau Caliméro en croyant faire d’une pierre deux coups, et cela pourrait fonctionner. Seule la justice fédérale pourra le décider.



[1] L’activité downstream concerne tout ce qui se fait en aval de l’extraction du pétrole, du transport à la distribution en passant par la transformation.

Thaïlande, Honduras : des meurtres de défenseurs de l’environnement ou des droits de l’homme impunis

asie-info.fr

Un nouveau meurtre en Thaïlande

Le 25 février 2013, Prajob Nao-opas, un chef de village âgé de 43 ans, a été abattu en plein jour de 4 balles par un homme armé dans la province de Chachoengsao, à l’Est de Bangkok, en Thaïlande. Le meurtre est survenu alors qu’il attendait, dans un garage, la fin de la réparation de sa voiture. Des témoins ont affirmé sa mort lors de son transport à l’hôpital.

Depuis février 2012, Prajob Nao-opas menait une campagne publique pour dénoncer le déversement de déchets industriels toxiques provenant de zones industrielles voisines dans la province de Chachoengsao de Phanom Sarakham et Plaeng districts Yao. Il avait ainsi révélé dix cas de dépôt de déchets et pour certains des ouvertures d’enquêtes avaient eu lieu. Une campagne à laquelle le gouvernement n’avait pas accordé beaucoup d’attention et pour laquelle il avait pris bien peu de mesures.

L’organisation Human Rights Watch (HRW) exprime son indignation, tout comme les groupes de défense des droits de l’homme, et explique qu’une enquête est en cours. Elle affirme que les responsables de sa mort « quel que soit le statut ou l’affiliation politique » devront comparaître devant la justice. L’enquête menée par le général de police Niwat Rattanathamwat devra mettre en relief le motif du meurtre et ainsi déterminer s’il a été tué « en tant que leader de villageois opposés à des déchets toxiques » ; le général étant persuadé qu’ « un professionnel » est derrière cet assassinat.

Une justice mise à mal en Thaïlande et les mesures prises sont toujours insuffisantes

Un problème récurrent en Thaïlande est la présence de menaces de mort reçues par ces écologistes avant leur mort : une mise sous protection pourrait alors être envisagée et les morts ainsi évitées. En décembre 2012, Prajob avait reçu des avertissements de la police quant à une possible menace de mort. Il avait dit avoir remarqué que des hommes non identifiés à moto le suivaient et le photographiaient et il avait ainsi prévenu la police. Bien qu’ils aient tous deux été avertis, la victime n’a bénéficié d’aucune protection. Et bien malheureusement il n’est aucunement un cas isolé, on apprend par l’organisation HRW que pas moins de 30 militants ont été tués en Thaïlande depuis 2001 et le peu de suspects poursuivis en justice ne jouent pas un rôle majeur dans l’histoire. Par exemple, concernant le meurtre de Prajob, la personne reconnue coupable a été le conducteur de la voiture qui servait à prendre la fuite. En outre, Thailande-fr.com nous informe qu’ « un suspect a été inculpé dans moins de 20% des cas ». Dans un communiqué, le patron Asie de HRW, Brad Adams a déclaré, concernant ce meurtre, qu’il « constitue un exemple de plus de l’incapacité des autorités thaïlandaises à protéger les militants qui risquent leur vie pour défendre leur communauté ».

En Honduras

Cette même semaine, dans un communiqué d’Amnesty International du 21 février, on apprend la mort de José Trejo, un avocat connu spécialisé dans la défense des droits de l’homme, lequel a été abattu le 16 février alors qu’il circulait à moto. Si ce nom vous dit quelque chose, c’est certainement parce que son frère Antonio, militant des droits de l’homme « de premier plan » avait lui aussi été tué par des hommes armés et évidemment non identifiés en septembre 2012. Le même scénario perdure : aucune personne n’a été assignée en justice et lui, de même, avait reçu des menaces de mort. Son meurtre avait pourtant été soigneusement préparé et exécuté.

En Honduras, les menaces de mort contre des défenseurs écologistes se multiplient. Dans un communiqué d’Amnesty International du 7 février, l’organisation informait du danger qu’encourait Patricio Vindel, un militant pour les droits des lesbiennes, gays et personnes bisexuelles et transgenres (LGBT) suite à une menace de mort reçu le 22 janvier. Le 30 novembre dernier, l’organisation nous informait de menaces de mort reçues par Juana Dolores Valenzuela, une journaliste spécialiste des sujets sur l’environnement qui avait publiquement « condamné les conséquences pour l’environnement des mines à ciel ouvert et de l’abattage illégal des arbres du pays ». Et entre les menaces de mort et les meurtres, beaucoup d’entre eux subissent des tortures comme en a été victime Karla Zelaya, militante des droits de l’homme, enlevée le 23 octobre dernier et retenue captive pendant trois heures.

Si vous voulez voir de vos propres yeux l’état actuel des menaces reçues, des tortures et meurtres dénombrés en Honduras, rendez-vous sur le site d’Amnesty. C’est ici pour ce qui concerne la Thaïlande.

Encore du chemin à parcourir

Il y a vraisemblablement encore du chemin à parcourir pour la défense des droits de l’homme et pour enfin arriver à protéger la population comme tout Etat devrait être en mesure de le faire. Ces meurtres ont montré que la situation dans ces pays n’évolue pas suffisamment. Celle-ci est due soit à des mesures insuffisantes du gouvernement qui empêchent toute réelle justice, soit à une justice corrompue. A la mi-janvier 2013, en Thaïlande, un rédacteur en chef, prisonnier d’opinion depuis avril 2011, a demandé à plusieurs reprises une libération sous caution, ces demandes se sont soldées par un refus, injustice es-tu là ?

En attendant, espérons que les organisations obtiennent ce qu’elles demandent et que soient autorisées des enquêtes approfondies liées à ces meurtres.

La Commission européenne tire un bilan mitigé du sixième programme d’action pour l’environnement

 

http://www.siol.net/eu

Alors que le sixième programme d’action pour l’environnement (PAE) de l’Union européenne arrivera sous peu à échéance, la Commission européenne vient d’adopter le 31 août, un bilan des dix années d’existence de ce dispositif, adopté en 2002 par le Conseil et le Parlement européen, qui fixe le cadre global pour la politique européenne en matière d’environnement.

Celui-ci a connu plusieurs réussites, exposées par la Commissaire européen à l’environnement, Janez Potočnik. Il s’agit par exemple de l’extension du réseau Natura 2000, qui selon ses dires, « couvre désormais près de 18% du territoire de l’UE ».

Mais ce bilan note aussi que « des progrès restent à faire » et ce notamment « dans la mise en œuvre des objectifs fixés et des règles établies au niveau de l’UE et dans l’amélioration de la protection de la biodiversité et de la qualité du sol et de l’eau ». Janez Potočnik souligne ainsi qu’ « une meilleure mise en œuvre des règles de l’UE par les États membres est nécessaire afin de combler le fossé entre les ambitions législatives du 6e PAE et ses résultats finaux ».

Il nous apprend en outre qu’un vaste débat public sera lancé prochainement afin de définir les orientations que prendra la future politique de l’Union en matière d’environnement, qu’il veut « ambitieuse » et tournée vers une croissance intelligente et durable.

 

Sources : enviro2b.com, actu-environnement.com

 

Le top 10 des articles les plus lus sur Ressources et Environnement

L’environnement, le développement durable ou la biodiversité ne sont pas les principales préoccupations des français en cette période creuse de l’été, et c’est bien compréhensible. Pourtant, nous avons des lecteurs fidèles ! Voyons voir les articles qui ont eu le plus de succès des 30 derniers jours.

  1. Le castor, fervent défenseur de l’environnement ne cesse de vous étonner. Il est vrai que c’est un allié certain pour gérer la pollution de l’eau !
  2. Nos lecteurs seraient-ils des urbains ? Le murs végétalisés avec des plantes grimpantes sont en effet une idée de développement durable qui vous intéresse.
  3. Le Sénégal a reçu 85 millions de dollars en faveur du développement durable. Le déblocage de telles sommes pour l’environnement en période de crise est inespéré.
  4. Les mystères de l’Île de Pâques vous a aussi fasciné : tourisme durable et biodiversité sont au cœur des préoccupations du gouvernement chilien.
  5. Il semble aussi que vous, chers lecteurs, soyez préoccupés par la gestion des forêts brésiliennes.
  6. L’environnement africain est décidément au cœur de vos préoccupations. La gouvernance environnementale du continent africain était le sujet d’un d’article publié il y a déjà 1 an !
  7. Les méfaits environnementaux de l’élevage porcin aux Etats-Unis semblent aussi vous horrifier !
  8. Le moustique tigre, prédateur ailé et piquant du Sud de la France connaît aussi un certain succès.
  9. Vous êtes fascinés par la création de la première feuille artificielle par le MIT imitant le processus de photosynthèse pour produire de l’énergie.
  10. Enfin, preuve en est que nos lecteurs sont plutôt citadins, vous avez lu avec intérêt le bilan du premier éco-quartier français, la ZAC de Bonne à Grenoble.

Voilà chers lecteurs, la revue de vos centres d’intérêt en matière de développement durable et d’environnement pour ce mois de juillet. Bonnes vacances !

Le crabe royal migre en Antarctique : nouvelle menace sur la biodiversité

Une migration « prévue » par les scientifiques

Le biologiste Sven Thatje avait prévu la migration des crabes des eaux profondes vers les eaux peu profondes de l’Antarctique depuis plusieurs années. Mais son équipe américano-suédoise n’a observé ce phénomène que cet hiver à bord du brise-glace suédois Oden. Elle essaye de comprendre où, quand, à quelle vitesse cette migration se produit et surtout, s’il s’agit d’une migration pérenne.

Le crabe royal vit habituellement dans les eaux profondes qui bordent l’Alaska, la Russie, la Nouvelle-Zélande, le Chili ou l’Argentine. Or, cette espèce n’avait pas pu survivre jusqu’à présent en Antarctique car il faisait trop froid. Ainsi, beaucoup de créatures du fond des mers comme les moules, les étoiles de mer et les oursins n’ont pas développé de défense contre les crabes depuis 40 millions dernières d’années. Selon Sven Thatje, « les espèces de l’Antarctique sont tout à fait uniques, c’est le résultat de dizaines de millions d’années d’évolution isolée ».

 

Le réchauffement climatique fait chuter « la barrière de magnésium »

Lorsque l’eau est trop froide, les crabes ne peuvent pas se débarrasser du magnésium de leur sang. Le magnésium est un minéral commun dans l’eau de mer et s’ils ne peuvent pas s’en débarrasser, il cause un effet narcotique qui les empêche de se déplacer. Mais, les eaux et l’air autour de la péninsule arctique se sont réchauffés depuis les années 1950.

Quelques scientifiques vont jusqu’à avancer que la barrière de magnésium pourrait bientôt chuter puisque le changement climatique mondial affecte continuellement la faune et la flore des régions polaires. D’autres scientifiques comme David Barnes, écologiste marin du British Antarctic Survey, relativise en ce que les changements de température d’eau de mer affectent la surface mais ne seraient pas assez significatifs pour affecter les espèces du fond des mers.

D’un autre côté, il reconnaît que le changement climatique affecte l’Antarctique et cause des problèmes pour les manchots et les phoques qui dépendent des surfaces glacées pour se nourrir et s’abriter. Il admet que cela créé une source d’inquiétude : la tolérance ou l’adaptation des animaux à ses changements dans un court laps de temps va être « délicate »…

Source : The Washington Post

La baisse des précipitations dans les régions tropicales retarde la migration des oiseaux vers le nord

 

crédits photographiques: Cephas

Une étude de cinq ans du centre de conservation et de recherche de la Smithsonian Institution sur les oiseaux migrateurs de la Jamaïque à l’Amérique du Nord a démontré que la diminution des précipitations entraîne la rareté des insectes, l’aliment de base de nombreux oiseaux pendant l’hiver. En effet, les précipitations déterminent en grande partie le nombre d’insectes disponibles et le réchauffement climatique, à l’origine de la baisse des précipitations, a pour conséquence de retarder la migration de certains oiseaux.

La baisse des précipitations est liée au changement climatique

La corrélation entre la quantité d’insectes sur le territoire d’un oiseau et le moment de son départ a suggéré à l’équipe que la variation annuelle de la disponibilité alimentaire a été un facteur déterminant dans le calendrier de migration du printemps. Bien que ce soit cette migration soit régie par des mécanismes internes, les parulines flamboyantes étudiées quittent tous leur territoire d’hiver à la même période chaque année.

Les résultats appuient l’idée selon laquelle les conditions environnementales sur les zones de non-reproduction tropicales peuvent influer sur l’heure de départ pour la migration de printemps.

Une migration plus tardive diminue la durée de la période de reproduction

Au cours des 16 dernières années, la saison sèche en Jamaïque est devenue à la fois de plus en plus longue et imprévisible, entraînant une baisse de 11 % des précipitations totales pendant la sécheresse de trois mois chaque année.

La question essentielle pour les scientifiques est de savoir si cette variation dans le déclenchement de la migration printanière aura des conséquences pour les oiseaux. Retarder ce départ pourrait être bénéfique si les ressources alimentaires sont faibles et que l’individu n’a pas encore stocké assez d’énergie pour migrer. Toutefois, retarder le départ pourrait affecter l’heure d’arrivée sur le territoire de reproduction et ainsi diminuer la durée de la période de reproduction.

Le changement climatique aura aussi un impact sur les prix de l’alimentation dans le monde selon la FAO

http://www.fao.org/index_fr.htm

Les prix mondiaux de l’alimentation ont atteint leur niveau record en février

Les prix mondiaux de l’alimentation ont atteint leur niveau record en février et devraient continuer d’augmenter au cours des dix prochaines années. Le fait que les gouvernements tentent de réduire leurs réserves pour réduire l’impact de la diminution des approvisionnements exacerberait ce phénomène car si un nouveau choc se produisait, ce serait dans un contexte de réserves réduites.

La FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, prône une action internationale coordonnée d’urgence. En 2010, 16% des populations des pays en développement étaient sous alimentées.

 

Le changement climatique pourrait amplifier le phénomène de volatilité des prix de l’alimentation

Selon un nouveau rapport de la FAO, le changement climatique pourrait faire augmenter les prix de l’alimentation et même aller jusqu’à remettre en cause la sécurité alimentaire sur le long terme.

Sécheresses, inondations, augmentation de la demande en biocarburants, utilisation grandissante de céréales pour produire de l’énergie, réduction des importations pour protéger des marchés nationaux… pourraient contribuer à augmenter la volatilité des prix sur le marché international.

La FAO a souligné l’importance de la parité pour la sécurité alimentaire de l’agriculture du futur

La production agricole pourrait être augmentée si les femmes bénéficiaient du même accès que les hommes aux terres, à l’instruction, aux marchés, aux technologies et aux services financiers. Ainsi, la parité devrait contribuer à lutter contre la faim et l’extrême pauvreté.

Selon la FAO, si les agricultrices bénéficiaient du même accès que les agriculteurs aux ressources agricoles, la production des exploitations gérées par les femmes dans les pays en développement pourrait augmenter de 20% à 30% et permettre de réduire de 12 à 17% le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde.

Les femmes représentent un potentiel de 43% de la main d’œuvre agricole des pays en développement mais ne bénéficie pas des mêmes droits que les hommes notamment sur les terres et dépendent encore souvent de la puissance paternelle ou maritale

Avis de disparition : les îles Tuvalu

les îles tuvalu

Devant les Maldives, les îles Tuvalu pourraient être le premier Etat englouti si les émissions de CO2 ne sont pas réduites. Pour prévenir leur disparition, une délégation de représentants de trois collectivités françaises du Pacifique, entre autres, devrait réaliser une mission exploratoire à Fidji cette semaine.

Cette démarche s’inscrit « dans le cadre d’un mouvement d’intégration régionale en matière de lutte contre les effets des changements climatiques et des risques naturels qui y sont associés ». Elle est financée par le Fonds Européen de Développement (FED).

Ce groupe d’experts, d’une quinzaine d’ultramarins devrait donc, selon la commission océanienne pour les sciences de la terre, « échanger des idées » – ce serait le minimum – et examiner de près des projets réalisés ou en cours sur des sujets relatifs à :

–       la gestion de l’eau,

–       l’assainissement,

–       la gestion des risques naturels

Les délégués devraient notamment se rendre « dans la région de la seconde ville fidjienne, qui se situe dans un bassin naturel frappé régulièrement par des inondations (dont la dernière remonte à 2009) et où d’importants travaux d’irrigation ont eu lieu ces dernières années » pour lutter contre ce phénomène. Ces travaux ont été financés via un fonds mondial pour l’environnement : le Global Environment Facility (GEF).

Le directeur local du projet subventionné par ce fond, Vinesh Kumar, aurait déclaré : « ce que nous espérons, c’est qu’en faisant visiter ces projets et nos approches en matière de réduction des impacts des inondations, nos amis des PTOM [Pays et Territoires d’Outre-Mer] pourront puiser quelques idées applicables à leurs problèmes locaux (… ) Mais nous considérons aussi (ces échanges) comme faisant partie du début des relations plus étroites avec les PTOM, dont nous pouvons nous aussi apprendre ».

Il ne serait peut-être pas idiot de mettre le Bangladesh dans la boucle…

Sources : Tahiti-infos.com