Australie et Etats-Unis : on torture des moutons pour leur laine

mouton-tonduLa journaliste Audrey Garric, spécialiste des enjeux énergétiques et environnementaux, sur son blog hier, a consacré un article aux dramatiques conclusions de l’ONG PETA, People for ethical traitment of animals, qui a enquêté sur la production de laine en Australie et aux Etats-Unis, où l’on torture des moutons pour leur laine.

Maltraitances dans des établissements de production de masse

Des animaux terrifiés, face à des ouvriers violents, distribuant coups de poings, coups de tondeuses, de marteau… des moutons apeurés dont la chair est entaillée, piétinée, le coup brisé. Des bêtes ensanglantées. L’atmosphère est insoutenable, les témoignages vidéos, parus le 9 juillet sur le site de l’ONG, sont choquants.

L’ONG, un peu radicale, appelle les consommateurs à ne plus acheter de laine et à s’habiller – autant que faire se peut – en matière végétale. C’est une idée, mais quel serait l’impact sur la flore si l’humanité s’habillait à partir de matière « vegan » uniquement ? N’est-il pas plus raisonnable de ne consommer que des produits dont l’origine est connue, traçable, digne de confiance ? De petits élevages de moutons existent, dans lesquels les animaux sont traités avec respect, dont la laine est de belle qualité. Bannir un produit sous prétexte que certaines exploitations massives sont infernales non, boycotter ces exploitations et leurs produits : oui.

Le cercle vicieux de la méprise

La violence des ouvriers envers les animaux des installations dans lesquelles a enquêté PETA ne s’excuse pas. Elle peut toutefois s’expliquer. Ces ouvriers ne sont apparemment pas payés à l’heure mais au volume de laine récoltée. Ils s’abattent alors sur les pauvres bêtes sans défense et les tondent le plus vite possible pour maximiser leurs salaires. Comment travailler soigneusement dans le respect de la vie animale dans de telles conditions ? Le mépris du responsable d’exploitation, du patron, envers ses salariés se répercutent de ces derniers vers les bêtes. Classique. Sortir de ce cercle vicieux est pourtant possible. La politique salariale des ouvriers et leur management est « juste » à redéfinir, dans un contexte concurrentiel qui « pressurise » ces « salops de patrons », on en convient. C’est un fonctionnement global qu’il faut repenser, avec davantage d’humanisme et proximité.

La souffrance psychologique

La prise en charge de la question psychologique de ces ouvriers se pose également. Comment ne pas penser ici au roman de l’excellente polytechnicienne, Isabelle Sorente, « 180 jours », basé sur sa propre enquête : 180 jours, c’est le temps qui sépare la naissance d’un porc de sa mort à l’abattoir. C’est dans le même temps, la période qui fait basculer la vie des hommes, celle des porchers, d’un en particulier, Camélia, « bouffé » – comme un cochon au final – par son quotidien parmi quinze mille bêtes nées pour mourir en pâté, en lardons, dont les groins saignent tant leurs réflexes naturels se heurtent à un environnement artificiel et violent. Nous avions déjà consacré un article à ce sujet ici.

De quoi rêvent donc ces tondeurs de moutons lorsqu’ils s’endorment ? Comment parviennent il à relativiser, à se distancier de leur quotidien au sein des exploitations. Ne sont-ils pas tondus eux aussi, finalement, par un système économique qui ne profite qu’à une minorité ? Ne l’oubliez pas, nous sommes tous des moutons…

Une idée lumineuse : des arbres phosphorescents pour remplacer les lampadaires

huffingtonpost.fr

Après les moutons phosphorescents, les arbres phosphorescents…

Pourtant l’idée n’est pas nouvelle : déjà en décembre 2010, une équipe de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni, avait réussi à mettre au point un procédé permettant de transférer des informations de type bioluminescence – la production et l’émission de lumière par un organisme vivant – à d’autres espèces, en vue de créer ultérieurement des arbres phosphorescents. L’équipe avait alors estimé qu’un arbre biolumineux n’aurait besoin que de 0,02% de l’énergie qu’il absorbe pour produire une lumière suffisante pour éclaire une rue. Le projet avait remporté le premier prix de la compétition IGEM 2010, récompensant les meilleures innovations en génie génétique.

De même, dans les années 1980, un plant de tabac modifié avait été créé dans une université californienne.

Mais cette méthode, s’inspirant de la bioluminescence aquatique, bien que pratiquée depuis longtemps, n’a apporté à ce jour que trop peu de résultats.

Cette possible avancée revient sur le devant de la scène avec l’idée de jeunes scientifiques du laboratoire californien, Glowing Plant Project, de produire des arbres fluorescents capables de nous éclairer la nuit, ce qui permettrait à l’homme d’économiser une grande quantité d’énergie.

Les trois scientifiques, Omri Amirav-Drory, Kyle Taylor et Anthony Evans, sont persuadés que leurs recherches peuvent aboutir et ceci dans un avenir proche.

Ils sont partis du constat selon lequel il existe dans la nature des êtres vivants naturellement phosphorescents, l’idée est alors de les utiliser afin d’illuminer les rues sans que cela ne rejette du dioxyde de carbone, sans consommer d’énormes quantités d’énergie et tout en bénéficiant de l’autonomie des plantes.

Le 24 avril dernier, face au succès des moutons phosphorescents, les chercheurs uruguayens avaient expliqué avoir injecté du gène de méduse dans celui du mouton pour obtenir leur fluorescence. Pour ce qui est de la fluorescence des plantes ou arbres, les chercheurs californiens ont affirmé pouvoir créer des plantes grâce au gène de la luciole.

Ils ont déjà réussi à isoler ce gène et ont réussi à l’insérer dans l’ADN d’un plant de moutarde. Ils espèrent à terme modifier des graines afin qu’elles puissent germer et donner à naissance à des plants phosphorescents.

Pour financer leur projet, ils ont fait un appel aux dons sur la plateforme crowdfunding et ont déjà réussi à récolter 370 000 dollars. Les trois hommes se sont fixés un objectif de 400 000 dollars,  il ne leur reste à ce jour que treize jours pour les acquérir. Les donateurs, ayant contribué à partir de 40 dollars, seront évidemment les premiers à recevoir une plante phosphorescente et pourront recevoir des informations sur l’avancée de ces recherches.

Que penser du point de vue écologique ?

Au vu de ces recherches, doit-on se féliciter de l’avancée écologique que cela représenterait si de telles recherches aboutissaient ? Au regard de ces recherches, nous pouvons certes nous montrer plus optimiste des fins révélées par les chercheurs, comparées à celles exprimées par l’Institut de reproduction animale d’Uruguay et l’Institut Pasteur de Montevideo, avec les moutons phosphorescents, lesquels avaient déclaré, suite à leur succès, pouvoir travailler dorénavant avec un autre gène dans le but de soigner postérieurement la maladie du diabète.

Car il est bon de souligner que les énergies fossiles seront tôt ou tard épuisées, alors pourquoi ne pas contourner ce problème en modifiant ce que l’on a à notre disposition, à savoir la nature ?

Néanmoins, il demeure louable de rester sceptique quand il est question de modifier génétiquement la nature car même si les arbres lumineux phosphorescents peuvent être utiles, quel sera l’impact sur l’arbre, l’environnement et les animaux qui y vivent ? Doit-on avoir peur de cette innovation ? Ces OGM seront, certes pas dans nos assiettes, mais tout de même, cela laisse dubitatif.

Pour d’amples informations sur les moutons phosphorescents (ici).

Il n’est donc pas impossible que l’on voit apparaître dans quelques années les premiers arbres phosphorescents.

En guise de mot de la fin, donnons la parole à Antony Evans, le leader de l’équipe, lequel est convaincu que leur découverte va révolutionner l’avenir : « Glowing Plants, c’est un symbole du futur, un symbole du développement durable, un symbole pour aider les autres à créer de nouveaux organismes vivants ».

Pour visualiser la vidéo en anglais :

Découverte d’un gène pour redonner du goût aux tomates

Des chercheurs semblent avoir découvert la raison du manque de saveur des tomates industrielles.

Selon une étude parue dans la revue américaine Science, un gène pourrait redonner de la saveur aux tomates industrielles, qui après avoir subi une mutation génétique mûriraient uniformément mais au détriment du goût.

Le trait génétique contrôlant l’uniformité du mûrissement dans la totalité de la tomate a été sélectionné pendant 70 ans, ce qui revenait à sélectionner celles qui étaient vertes, avant de devenir uniformément rouges. Mais la transformation neutralisait une protéine donnant du goût aux tomates.

Ann Powell, biochimiste à l’université de Californie et principale auteure du rapport explique que : « cette découverte du gène responsable de la saveur dans des variétés de tomates sauvages et traditionnelles offre la possibilité de retrouver des caractéristiques qui ont été perdues sans le savoir ».

Les auteurs de l’étude ont découvert deux protéines (GLK1 et GLK2) contrôlant le développement des chloroplastes. Il s’agit de structures dans les cellules de la plante qui permettent la photosynthèse chez les végétaux, un processus convertissant l’énergie de la lumière du soleil en sucres et autres composants, favorisant la production de sucres et de lycopènes responsables du goût de la tomate.

« Désormais, nous savons que certaines des qualités de la tomate très importantes pour les gens existent dans d’autres variétés non-industrielles, ce qui donne aux producteurs la possibilité de faire des fruits plus désirables tant par la couleur que par la saveur », conclut Ann Powell.

Gastronomie : un moyen de sensibiliser les Français au changement climatique

Quitte à faire un peu « cliché », la gastronomie pourrait être un bon vecteur de sensibilisation des Français à la nécessité de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Partant de cette hypothèse, une cinquantaine de restaurateurs alsaciens vont tenter de séduire leurs clients pendant tout le mois de novembre via une nouvelle initiative, conduite par l’association Objectif climat : ils se sont engagés à cuisiner tout en réduisant la « facture carbone » de leurs menus de moitié.

Jean-Michel Augé, président de l’association, explique cette démarche. Il évoque l’impact de nos choix alimentaires, qui représentent « un tiers des émissions de gaz à effet de serre en France ».

Quelles solutions s’offrent aux restaurateurs pour relever le défi?

La principale est simple et régulièrement mise en avant : élaborer leurs menus à l’aide de fruit et légumes de saison, produits localement. Pour ce faire, les exploitations agricoles régionales ne manquent pas de ressources. Leurs produits auntomnaux, cités par 20minutes.fr, offrent en effet un choix varié : « betterave, carotte, cèleri, choux-fleurs, coing, courgette, endive, épinards, mâche, navet, noix, panais, poire, poireau, pomme, pomme de terre, potiron, topinambour… »

Les restaurateurs pourront également mettre de côté les viandes d’agneau et de boeuf, dont les élevages sont pointés du doigt en raison des quantités de CO2 qu’ils génèrent, afin de privilégier la volaille, le porc ou le gibier, plus respectueux.

L’association Objectif climat n’en est pas à son coup d’essai. Alors qu’elles proposait aux restaurateurs ce même défi en 2010, seul l’un d’entre eux s’était présenté pour le relever. Un succès pour ce dernier, dont la carte avait alors été plébiscitée par les consommateurs.

Sources : Liberation.fr et 20minutes.fr 

Elevage porcin : la honte des Etats-Unis

L’association de défense pour  la cause animale américaine Mercy For Animals a réussi à infiltrer les bâtiments de l’un des plus gros producteurs de porcs de l’Iowa, Iowa Farms Select Kamrar.

Les conditions d’élevage intensif sont tout bonnement impitoyables. Les porcs sont gardés dans des bâtiments surchargés, entassés les uns sur les autres et où l’éclairage est quasi-inexistant. Le sol, dépourvu de paille, empêche un comportement normal de fouille.

Les porcelets sont généralement enlevés brutalement à leur mère à l’âge de quatre semaines, alors qu’à l’état naturel, le sevrage se fait progressivement vers l’âge de trois ou quatre mois. Ces petits cochons sont par ailleurs castrés dès les premiers jours de leur courte vie et ce, sans anesthésie.

A cause des densités d’élevage trop élevées et de l’environnement appauvri, il est fréquent que les porcs mordent la queue de leurs congénères. Pour éviter cela, les éleveurs emploient une solution radicale et des plus barbares, en coupant tout simplement la queue des pauvres bêtes.

Dans certains élevages, les porcs sont tout simplement enfermés dans de minuscules cages afin de les empêcher de bouger dans le but de les engraisser plus rapidement, comme le montre la vignette de l’article.

La vidéo diffusée sur le site internet de l’association est d’une intolérable cruauté.

Attention, cette vidéo est susceptible de choquer, âmes sensibles s’abstenir.

 

Source : PMAF

 

Le lobby OGM courtise les candidats à la présidence

L’Association Française des Biotechnologie Végétales (AFBV) a adressé une lettre à tous les candidats à la présidentielle afin de solliciter leur soutien aux OGM. Dans cette lettre, poétiquement intitulée « les biotechnologies végétales, une chance pour le développement durable de l’agriculture », l’AFBV pousse ainsi un « cri d’alarme pour sauver les Organismes Génétiquement Modifiés biotechnologies végétales  dans notre pays ». Selon l’association, les OGM contribueraient à « une agriculture durable économiquement viable, socialement responsable et écologiquement saine »…

Pour mieux convaincre, l’AFBV appuie son discours sur plusieurs arguments :

Nos OGM vont permettre de nourrir le monde :

Le principal raisonnement des disciples du lobby OGM reste toujours le même : pour nourrir l’humanité, l’utilisation des OGM est inévitable, car sans eux, le monde ne pourra pas manger à sa faim. « Le monde est confronté au défi de devoir nourrir plus de 9 milliards d’humains en 2050, ce qui exigera d’augmenter la production agricole de 50%. Cette augmentation devra se faire à 80% par la croissance des rendements des cultures et essentiellement dans les pays en développement ».

Etrangement, de nombreux scientifiques mettent en avant le fait que c’est justement cette forme d’agriculture intensive qui épuise les ressources de la terre et qui va finalement mener à une crise alimentaire mondiale. « L’industrialisation de l’agriculture, avec l’usage massif d’engrais chimiques, de pesticides et de semences hybrides et la mécanisation excessive, a porté gravement atteinte à la terre nourricière et à la culture paysanne. Ne pouvant produire sans détruire, l’humanité s’expose ainsi à des famines sans précédent », explique Pierre Rabhi, reconnu expert international pour la sécurité alimentaire.

Vous allez perdre de l’argent

« L’Europe et la France ne peuvent rester plus longtemps à l’écart du dynamisme de l’innovation dans la création variétale issue du génie génétique et que l’on peut constater dans de nombreux pays, aux Etats-Unis comme dans les pays émergents, lesquels sont déjà nos concurrents sur les marchés mondiaux des produits agricoles et agroalimentaires. Ne pas agir dans ce domaine créera à échéance rapide une perte d’expertise, une dépendance technologique et économique, une perte de compétitivité coûteuse pour notre agriculture et négative pour notre balance commerciale, pour l’emploi et notre sécurité d’approvisionnement en matières agricoles. Relancer notre recherche dans le domaine des biotechnologies vertes s’inscrit parfaitement dans la volonté affichée de relancer la croissance en remettant au centre de la politique économique une dynamique de l’offre de production de nos filières agricoles et agro-industrielles sur le territoire français », explique ainsi la lettre aux candidats.

De la publicité pro-OGM à la télé ?

L’AFBV demande aux candidats s’ils ont l’attention d’agir auprès du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel afin de « veiller à ce que les grands médias respectent le pluralisme des idées sur les controverses scientifiques et ainsi assurer une information des citoyens rigoureuse et équilibrée sur les grands enjeux scientifiques de notre pays ». L’association souhaite sensibiliser le grand public à la cause OGM…

Rappelons que, selon un sondage IFOP / Ouest France publié en décembre 2011, 80% des Français se déclarent opposés à la culture de plantes génétiquement modifiées en plein champ en France.

 

Source : bioaddict.fr

Le Bhoutan : premier pays 100% bio

continent-asiatique.com

Le Bhoutan, royaume de l’Himalaya, pourrait bien devenir le premier pays 100% bio. Contrairement à nous qui mesurons le Produit Intérieur Brut, le Bhoutan évalue la richesse de son pays en termes de Bonheur National Brut. Une quête intéressante, qui lui vaut d’être admiré par certains quand d’autres s’inquiètent de cette dictature. Effectivement, reconnaissons que le bonheur est un sentiment tout à fait subjectif. Remarquez, la richesse et le bonheur tacitement imposés par le modèle occidental matérialiste est discutable aussi. Donc quitte à choisir un « diktat », autant qu’il soit sain & bio !

Rappels sur le Bhoutan

Ce royaume, à majorité bouddhiste, est situé entre la Chine et l’Inde. Il s’agit d’un pays d’Asie du Sud sans accès à la mer. Notre ami Wikipedia nous informe qu’ « il est situé dans l’est de la chaîne de l’Himalaya, enclavé entre l’Inde au sud, à l’est et à l’ouest, avec laquelle il partage 605 km de frontières terrestres, et la Chine (région autonome du Tibet) au nord avec 470 km de frontières. Sa superficie est 46 500 km2 et mesure environ 300 km dans sa plus grande longueur est-ouest, et 170 km dans le sens nord-sud ». Préservé, ou renfermé, selon les points de vue, le territoire est longtemps resté fermé au monde extérieur. Pendant ce temps-là, s’y est développée une approche peu commune du développement économique, autour de la protection de l’environnement et du bien-être. Un pays nature & spa ?

Incroyable mais vrai, rappelons la France et la Grande-Bretagne notamment ont publiquement soutenu, aux Nations Unies, ce modèle de développement mesurant le bonheur au lieu du Produit Intérieur Brut (PIB).

Rendez-vous compte, au Bhoutan, « la télévision était interdite jusqu’en 1999 afin de préserver la culture ancestrale des influences étrangères ». Récemment, les autorités auraient imposé « un jour piéton, le jeudi, pour interdire les voitures en ville ». Qui n’a jamais rêvé de ça à Paris ou ailleurs ?

Parvenir au 100% bio d’ici 10 ans

Nouvel objectif pour le royaume, parvenir au 100% bio pour les aliments de base d’ici 10 ans. L’ambition affichée est de « supprimer progressivement les produits chimiques agricoles » pour les pommes de terre, le blé, les fruits. Sweet.

Pema Gyamtsho, ministre de l’Agriculture, a affirmé à l’AFP lors d’un entretien téléphonique, que « le Bhoutan a décidé de s’engager dans une économie verte à la lumière de l’extraordinaire pression que nous exerçons sur la planète ». Il a ajouté que « si l’on pratique l’agriculture intensive, cela implique l’utilisation de nombreuses substances chimiques, ce qui ne correspond pas à notre croyance bouddhiste qui nous demande de vivre en harmonie avec la nature ».

Il s’agit d’une déclaration d’autant plus percutante que le pays « est peuplé de 700 000 habitants dont deux tiers dépendent de l’agriculture dans les villages éparpillés dans les plaines fertiles du sud, les montagnes reculées ou les vallées encaissées du nord du pays ».

Un marché lucratif

Les belles déclarations du ministre sont-elles dénuées d’intérêts financiers ? La question se pose évidemment, le marché mondial du bio étant estimé « à 44,5 milliards d’euros en 2010 » d’après l’Institut de recherche sur l’agriculture biologique et la Fédération internationale des mouvements de l’agriculture biologique (IFOAM).

Nadia Scialabba, spécialiste de l’agriculture biologique pour la FAO (ONU), explique que le marché de l’alimentation bio et ses prix plus élevés attirent les petits pays. Pour preuve, le seul concurrent du Bhoutan pour l’instant pour être « 100% bio » est « la petite île autogérée de Niue, dans le Pacifique Sud, peuplée de 1300 habitants, qui ambitionne un « 100% bio » d’ici 2015-2020. Nadia Scialabba résume que le marché est en effet possible « pour de très petits pays qui ne sont pas compétitifs en quantité, mais qui voudraient l’être en qualité ».

Peter Melchett, de la Soil Association, organisme britannique plaidant pour les cultures biologiques, prévoit que cette politique du « tout bio » permettra de fournir au pays la réputation d’une alimentation de grande qualité biologique, ce qui lui donnera, sur le long court, « un avantage sur le marché et la possibilité de pratiquer des prix élevés ».

Source : lematin.ch

Alimentation et respect de l’environnement : un guide gratuit à télécharger

asef-asso.fr

Concilier une alimentation équilibrée tout en respectant l’environnement, pas toujours facile a priori. Nous accueillons favorablement donc, le petit guide gratuit mis à la disposition des internautes par l’Association santé environnement de France (Asef). Vous pouvez le télécharger ici depuis hier !

Composée de plus de 2500 médecins, l’Asef a publié un recueil intitulé « Petit guide vert de la bioalimentation », ouvrage « pratique » visant à aider les consommateurs que nous sommes, à parvenir à nous alimenter sainement tout en respectant l’environnement.

Sa lecture permet d’acquérir des connaissances sur des sujets aussi variés que l’ensemble du processus alimentaire, le choix des aliments, la cuisson des produits, leur conservation, les régimes alimentaires sains et efficaces, le tri des déchets.

Si vous vous interroger sur la pertinence de l’utilisation du micro-ondes pour la cuisson de certains aliments, si vous avez des questions sur la nature des produits propices au compost, sur le classement des viandes bonnes pour la santé, ce guide, basé sur des études scientifiques, est fait pour vous !

Sources : Asef

Le top 10 des articles les plus lus sur Ressources et Environnement

L’environnement, le développement durable ou la biodiversité ne sont pas les principales préoccupations des français en cette période creuse de l’été, et c’est bien compréhensible. Pourtant, nous avons des lecteurs fidèles ! Voyons voir les articles qui ont eu le plus de succès des 30 derniers jours.

  1. Le castor, fervent défenseur de l’environnement ne cesse de vous étonner. Il est vrai que c’est un allié certain pour gérer la pollution de l’eau !
  2. Nos lecteurs seraient-ils des urbains ? Le murs végétalisés avec des plantes grimpantes sont en effet une idée de développement durable qui vous intéresse.
  3. Le Sénégal a reçu 85 millions de dollars en faveur du développement durable. Le déblocage de telles sommes pour l’environnement en période de crise est inespéré.
  4. Les mystères de l’Île de Pâques vous a aussi fasciné : tourisme durable et biodiversité sont au cœur des préoccupations du gouvernement chilien.
  5. Il semble aussi que vous, chers lecteurs, soyez préoccupés par la gestion des forêts brésiliennes.
  6. L’environnement africain est décidément au cœur de vos préoccupations. La gouvernance environnementale du continent africain était le sujet d’un d’article publié il y a déjà 1 an !
  7. Les méfaits environnementaux de l’élevage porcin aux Etats-Unis semblent aussi vous horrifier !
  8. Le moustique tigre, prédateur ailé et piquant du Sud de la France connaît aussi un certain succès.
  9. Vous êtes fascinés par la création de la première feuille artificielle par le MIT imitant le processus de photosynthèse pour produire de l’énergie.
  10. Enfin, preuve en est que nos lecteurs sont plutôt citadins, vous avez lu avec intérêt le bilan du premier éco-quartier français, la ZAC de Bonne à Grenoble.

Voilà chers lecteurs, la revue de vos centres d’intérêt en matière de développement durable et d’environnement pour ce mois de juillet. Bonnes vacances !

Agriculture : Vandana Shiva appelle les Français à désobéir

Les Français, au même titre que tous les habitants de la planète, sont appelés à désobéir par Vandana Shiva, docteur en philosophie, illustre figure des écologistes de terrain et des altermondialistes au niveau mondial, reconnue notamment pour la défense de l’agriculture paysanne et biologique face à la politique d’expansion des multinationales agro-alimentaires et aux effets pervers du génie génétique.

Un appel de l’Alliance pour la Liberté des Semences

Alors qu’elle organise une « grande quinzaine d’actions du 2 au 16 octobre 2012 », l’Alliance pour la Liberté des Semences a choisi l’activiste indienne Vandana Shiva, qui lutte contre le brevetage du vivant et la biopiraterie, autrement dit, contre « l’appropriation par les firmes agro-chimiques transnationales des ressources universelles, notamment les semences », pour alerter sur l’impact des semences industrielles.

Ces prises de position interviennent dans le même temps que la onzième conférence de l’ONU de la Convention sur la Diversité Biologique (COP11), organisée à Hyderabad, en Inde, jusqu’au 19 octobre.

Qu’en est-il en France ?

Vandana Shiva a été reçue en France le 10 octobre par la Fondation France Libertés. La détentrice du Prix Nobel alternatif de 1993 a présenté le Rapport Mondial Citoyen sur la Liberté des Semences : Seed Freedom », élaboré par plus d’une centaine d’ONG internationales.

Vandana Shiva appelle la France à « entrer en désobéissance civile contre l’industrie semencière, sur les pas de Gandhi ». Un parallèle est établi avec la marche du sel, de 1930, qui a permis aux paysans indiens menés par le Mahatma de s’opposer à la taxation que voulaient leur imposer les Anglais « pour un produit, le sel, qui comme les semences est donné par la nature ! ».

L’activiste affirme : « Dans ce pays de révolution, il est temps  de résister à la stupidité, à l’irresponsabilité et aux crimes contre la Nature ».  La désobéissance est si simple ! Il suffit de semer « des semences libres, en apprenant à les reproduire, en les échangeant, et en s’unissant ».

Au niveau politique, car cette révolution doit être soutenue, Guy Kastler, du  Réseau Semences Paysannes rappelle que le gouvernement socialiste s’est engagé et qu’il est attendu au tournant : « Voici un an, en France, une loi a été imposée par l’ancienne majorité pour interdire aux paysans de ressemer une partie de leurs récoltes » (…) « La nouvelle majorité s’est engagée à abroger cette loi. Nous attendons. » Il a aussi invité les députés européens à se mobiliser d’urgence « contre l’interdiction programmée d’échanger ou de diffuser toutes les semences qui concernent l’agriculture vivrière sans passer par le système légal ».

Les semences industrielles menacent la biodiversité

L’Alliance pour la Liberté des Semences dénonce l’atteinte à la biodiversité que représentent les semences industrielles. Elle estime que leur monopole entrave la diversité génétique, indispensable au maintien de la biodiversité. Vandana Shiva déplore que les semenciers font passer le critère D.H.S (Distincte, Homogène, Stable, pour une variété de semence inscrite dans un catalogue officiel) pour un critère scientifique, alors que selon elle, « il ne l’est pas ».

Les semences industrielles menacent les droits des agriculteurs

Vandana Shiva dénonce aussi que les industriels interdisent aux agriculteurs de semer librement ce qu’ils récoltent ou échangent, ce qu’elle considère comme un droit, pour pouvoir mieux continuer à leur vendre des semences pourtant naturellement fournies par la nature. Pour argumenter sur l’atteinte à ce droit de semer naturellement, elle affirme qu’aujourd’hui « au moins 90% des semences cultivées dans le monde sont des semences industrielles ».

Pas étonnant qu’elle contre-attaque les « faux arguments » donnés par l’industrie semencière pour justifier les OGM : « les recherches dans le domaine n’ont pas pour but de résoudre le problème de la faim dans le monde ! » mais de « légitimer, au nom des lois imposées par l’OMC,  le droit de déposer des brevets » et ainsi, toujours et encore, d’« obliger les agriculteurs à acheter des semences chaque année ».

Source : Novethic.fr

Légumes : des greffes pour une meilleure résistance et plus de nutriments

malnutrition chronique au Soudan

En greffant une partie d’une plante sur une autre, il serait possible d’après des scientifiques, de cultiver des légumes résistants aux maladies et au climat. Les greffes permettraient une meilleure résistance et apporteraient aux légumes plus de nutriments. Pour les plantes potagères en tout cas, cette méthode serait efficace.

Un procédé tendance pourtant daté de 1920

L’international Society of Food, Agriculture and Environment (ISFAE), dont le siège se trouve en Finlande, à Helsinki, a répertorié la première mention d’une greffe de légumes durant les années 1920. Elle a été réalisée au Japon. Ce pays a poursuivi l’emploi de cette méthode puisque selon l’ISFAE, en 2003, plus de la moitié des légumes du Japon étaient cultivés via la méthode de greffage. La tendance est donc toujours bien d’actualité.

Une pratique asiatique

Les greffes de légumes seraient plus courantes en Asie qu’ailleurs dans le monde, d’après le Centre de recherche et de développement sur les légumes en Asie (Asian Vegetable Research and Development Centre, AVRDC). les greffes de légumes sont plus communes en Asie qu’ailleurs dans le monde. En effet, les terres y sont exploitées de manière intensive, les parcelles agricoles sont petites et sont situées dans une région sujette aux catastrophes et les taux de malnutrition  » chronique  » y sont élevés en raison du manque de nutriments.

Joko Mariyono, chercheur à l’AVRDC, affirme qu’ « en appliquant la technique du greffage, les agriculteurs peuvent produire des légumes nutritifs et de grande valeur », y compris en cas de conditions météorologiques difficiles.

Qu’en dit l’OMS ?

D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les politiques alimentaires, qui se concentrent sur la sous-nutrition, négligent des solutions telles que la greffe de légumes, qui permettraient de lutter efficacement contre la malnutrition chronique. Que faire alors ? Il serait intéressant de tester toutes les méthodes potentiellement aptes à régler le problème de croissance dont souffrent « au moins 170 millions d’enfants » dans le monde en raison de « malnutrition chronique ».

Source : Mediaterre.org

Le régime végétarien meilleur pour la planète

Selon un rapport de la FAO de 2006,  « la production mondiale annuelle de viande devrait augmenter de 228 millions à 463 millions de tonnes d’ici à 2050 ». Une demande mondiale en forte croissance qui n’est pas sans conséquence pour l’environnement.

C’est un fait. La forte consommation de viande affecte la planète. Selon ce même rapport, « l’élevage est l’une des causes principales des problèmes d’environnement les plus pressants à savoir le réchauffement de la planète, la dégradation des terres, la pollution de l’atmosphère et des eaux et la perte de la  biodiversité ».

Fabrice Nicolino, auteur de Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde, explique : « il existe un modèle de consommation de la viande, le modèle occidental, basé sur une consommation très forte de viande ». La hausse du niveau de vie dans les pays émergents accroit fortement la demande. A titre d’exemple, en Chine, la consommation de viande est passée de 13,7 kg à 59,5 kg par habitant et par an entre 1980 et 2005.

Des conséquences écologiques, climatiques et sanitaires

Plus on produit de viande, plus il faut d’aliments pour les animaux. Il faut ainsi 16 kg de céréales pour produire 1 kg de viande. A titre d’exemple,  l’Europe ne dispose plus de surfaces cultivables suffisantes et elle importe donc d’Amérique latine du fourrage riche en énergie comme la farine de soja. Ces immenses cultures, majoritairement OGM et soumises à l’épandage de pesticides  ne sont pas sans conséquence pour l’environnement.

40% de la production céréalière mondiale est consacrée à l’alimentation du bétail. Alain Karsenty, économiste et expert auprès de la banque mondiale estime que l’élevage extensif et le soja exporté comme aliment du bétail est la première cause de déforestation. Greenpeace enfonce le clou et affirme que l’élevage bovin est responsable à 80% de la destruction de la forêt amazonienne. L’élevage est aussi responsable de 18 % des émissions de gaz à effet de serre. Le pâturage occupe 26 % de la surface émergée de la terre. Tandis que la production fourragière requiert environ un tiers de toutes les terres arables.

Il y a également des conséquences sanitaires. Il faut savoir qu’environ «  75 % de nouvelles maladies qui ont affecté les humains depuis dix ans sont causées par des pathogènes provenant d’animaux ou de produits d’origine animale ».

Devenir végétarien

Sensibilisée, la population des pays occidentaux veille à ne pas laisser couler l’eau du robinet inutilement ou encore à trier ses déchets, mais qui veille à manger moins de viande ? Le rapport entre consommation de viande et méfait écologique n’est pas encore évident. Helene Defossez qui publie  le végétarisme comme réponse à la violence du monde  aux éditions l’Harmattan (2011) parle des ouvriers des abattoirs qui font le « sale boulot, confrontés à la violence constamment ». « On estime à un tiers les animaux qui se réveillent sur la chaine d’abattage, et sont dépecés vivants » précise-t-elle. Elisabeth de Fontenay, philosophe, qui anime « vivre avec les bêtes » sur France Inter, dénonce un rapport « mortifère et sinistré aux animaux ». Un rapport sur lequel peu s’étende et pourtant. Le sujet est opaque. Très peu présent dans les médias, ce sujet émeut ceux qui ont le courage de s’informer des conditions d’élevage des animaux de ferme.

Viande artificielle : nourrir le monde et sauver la planète ?

Source: sequovia.com

 

Il y a déjà quelques années que l’idée de cultiver de la viande en laboratoire est soumise au public. Des chercheurs hollandais de l’université d’Eindhoven, aux Pays-Bas, s’attèlent à reproduire ses bienfaits en protéines, son aspect et éventuellement son goût.

La viande cultivée est une viande produite in vitro dans une culture de cellules, plutôt que dérivée d’un animal. Les cellules produites peuvent être récoltées, assaisonnées, cuisinées et consommées en tant que viande traitée, sans os, tels que saucisses, hamburgers ou  nuggets de poulet.

Aujourd’hui, la viande artificielle est à nouveau au menu du jour puisque les experts de l’Université d’Oxford ont publié le 17 juin dans la revue « Environmental sciences and technology », les conclusions de leur étude : la culture de la viande en laboratoire génère une quantité d’émissions de gaz à effet de serre bien plus petite que la production d’élevage conventionnelle.

Première commercialisation d’ici 5 ans

De plus en plus, les populations de pays émergents – d’Inde ou de Chine – peuvent se permettre d’ajouter de la viande à leur régime alimentaire. L’un des premiers objectifs de la culture en laboratoire serait de nourrir toute la planète. Les défenseurs du projet évoquent aussi la possibilité de préserver de l’eau et l’énergie. D’autant que les coûts de production seraient bien moins importants.

Hanna Tuomisto, l’une des chercheuses, prédit que si plus de ressources sont placées dans la recherche, les premières commercialisations de la viande cultivée pourraient être disponibles d’ici moins de cinq ans.

« Nous ne sommes pas en train de dire que nous pourrions, ou voudrions nécessairement, remplacer la viande conventionnelle par sa contrepartie cultivée dès maintenant. […] Simplement, la viande de culture est potentiellement un moyen de mettre de la viande sur la table plus efficace et respectueux de l’environnement » ajoute-t-elle.

Des recherches financées par PETA

Le soutien est présent. Les premiers pas de l’étude ont été développés par l’organisation à but non lucratif « New Harvest » dont le but était de trouver une alternative à la viande. Les premiers résultats de leur recherche ont été présentés lors d’une conférence en 2010. L’Association de défense du droit des animaux (PETA) fournit également des fonds à la recherche.

Cependant, la viande de synthèse montre, d’après l’étude, quelques implications complexes. Les chercheurs citent l’exemple de la production de viande de poulet qui consomme plus d’énergie si elle est réalisée en laboratoire qu’en élevage. Aussi précise que soit l’étude, elle ne montre pas les effets plus négatifs du transport ou de la réfrigération des aliments.

Les nouveaux arguments fournis à la recherche pour créer in vitro de la viande renouvelle le débat sur la scène publique. Peut-on croire à ce procédé révolutionnaire, capable de réduire la faim et le réchauffement climatique ? Peut-on être surs que les découvertes réalisées dans les pays développés seront diffusés dans les pays pauvres ?

Limiter sa consommation de viande, un geste plus écolo que cultiver bio

L’Université technique de Vienne a récemment rendu publique une étude consacrée à l’impact de la consommation excessive de viande sur l’environnement, et ses conclusions sont sans appel. Une diminution de celle-ci au sein de la population autrichienne à hauteur de 5% des besoins énergétiques – contre 12% actuellement – permettrait ainsi de réduire d’un quart la surface de terre nécessaire à son alimentation. Cette baisse de la consommation de viande devrait être compensée par une alimentation plus riche en céréales, légumes et fruits.

Mais une telle diminution aurait un impact plus large. Elle permettrait également de réduire les émissions de gaz à effet de serre occasionnées par les importantes importations auxquelles doit se livrer le pays afin de nourrir son bétail. Elle induirait aussi une baisse de l’usage d’engrais destinés aux cultures lui étant dédiées.

Par ailleurs, cette étude montre qu’une refonte des comportements alimentaires aurait un impact plus profitable pour l’environnement que le passage à une culture intégralement biologique. En effet, comme l’explique Matthias Zessner-Spitzenberg, l’un de ses auteurs, l’agriculture biologique réclame des surfaces arables plus importantes, et ce pour des rendements plus modestes que les cultures traditionnelles.

Sources : Romandie.com, La Tribune de Genève.

Les fermes agricoles ont le vent en poupe à New-York

L’agriculture urbaine est une forme émergente de pratiques agricoles en ville visant à faire face aux défis de l’urbanisation et de la périurbanisation. Cette solution, qui se développe désormais aux quatre coins du globe, fait partie des recommandations de L’ ONU et la Food and Agriculture Organization pour faire face aux besoins de sécurité alimentaires mondiaux. En effet, près de 60% de l’Humanité se concentre aujourd’hui dans les zones urbaines. D’ici 2050, cette proportion devrait atteindre 80%.

Il est alors fort probable qu’à ce stade, l’agriculture traditionnelle ne soit plus en mesure de répondre à la demande.

Voici un joli reportage filmé en mode « tilt shift » au sujet des potagers situés en plein New-York. On y découvre notamment les actions menées par Brooklyn Grange Farm, Nourishing New-York, Snap Gardens et le chef du restaurant Bobo.

New York Farm City from Petrina TV on Vimeo.

Source : locavorespirit

Le changement climatique aura aussi un impact sur les prix de l’alimentation dans le monde selon la FAO

http://www.fao.org/index_fr.htm

Les prix mondiaux de l’alimentation ont atteint leur niveau record en février

Les prix mondiaux de l’alimentation ont atteint leur niveau record en février et devraient continuer d’augmenter au cours des dix prochaines années. Le fait que les gouvernements tentent de réduire leurs réserves pour réduire l’impact de la diminution des approvisionnements exacerberait ce phénomène car si un nouveau choc se produisait, ce serait dans un contexte de réserves réduites.

La FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, prône une action internationale coordonnée d’urgence. En 2010, 16% des populations des pays en développement étaient sous alimentées.

 

Le changement climatique pourrait amplifier le phénomène de volatilité des prix de l’alimentation

Selon un nouveau rapport de la FAO, le changement climatique pourrait faire augmenter les prix de l’alimentation et même aller jusqu’à remettre en cause la sécurité alimentaire sur le long terme.

Sécheresses, inondations, augmentation de la demande en biocarburants, utilisation grandissante de céréales pour produire de l’énergie, réduction des importations pour protéger des marchés nationaux… pourraient contribuer à augmenter la volatilité des prix sur le marché international.

La FAO a souligné l’importance de la parité pour la sécurité alimentaire de l’agriculture du futur

La production agricole pourrait être augmentée si les femmes bénéficiaient du même accès que les hommes aux terres, à l’instruction, aux marchés, aux technologies et aux services financiers. Ainsi, la parité devrait contribuer à lutter contre la faim et l’extrême pauvreté.

Selon la FAO, si les agricultrices bénéficiaient du même accès que les agriculteurs aux ressources agricoles, la production des exploitations gérées par les femmes dans les pays en développement pourrait augmenter de 20% à 30% et permettre de réduire de 12 à 17% le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde.

Les femmes représentent un potentiel de 43% de la main d’œuvre agricole des pays en développement mais ne bénéficie pas des mêmes droits que les hommes notamment sur les terres et dépendent encore souvent de la puissance paternelle ou maritale

Une forêt pour réhabiliter la plaine polluée de Pierrelaye Bessancourt

crédits : fotosearch.fr

Ce projet émanant du Grand Paris semble tenir la corde en vue de la réhabilitation de cette plaine située au Nord-Ouest de Paris. La plantation de plus d’un millier d’hectare de bois sur place a en effet été validée récemment par le gouvernement. Le journal Les Echos nous indique ainsi dans un article intitulé « une nouvelle forêt à l’Ouest », que 1100 hectares seront mobilisés pour l’occasion : 400 appartenant à la ville de Paris, 400 à la région et à d’autres communes, et 300 qui seront acquis auprès de particuliers. Le début des opérations étant prévu pour 2017, il faudra donc encore patienter quelques années.

La pollution des sols, à l’origine de cette initiative, est due à l’épandage d’eaux usées en provenance de la région parisienne et des communes alentours. Celui-ci avait pour objectif au XIXème siècle de favoriser le maraîchage grâce à l’enrichissement des sols. Cependant, cet épandage y a engendré une accumulation de métaux lourds, rendant les terres impropres à toute culture vivrière.

Pour mener à bien ce projet, un groupement d’intérêt public devrait être créé. Il réunirait alors l’ensemble des communes concernées. Il devrait également s’accompagner de la création de 8.000 logements à proximité des zones nouvellement boisées. En tout les cas, s’il est mené à bien, ce projet sera historique, puisque le dernier domaine forestier créé l’avait été par Colbert au XVIIème siècle.

Pesticides dans le thé chinois

Photo: Flickr.com

Deux études menées par les laboratoires Greenpeace, à la demande de l’organisation,  révèlent la présence de nombreux pesticides dans le thé distribué en Chine par la grande marque Lipton, première sur le marché de la distribution de thé en sachet dans le pays. Un rapport de Greenpeace Chine publié le 24 avril dénonce les méthodes de production du groupe Unilever, et le non respect des normes de sécurité sanitaire dans le pays.

Des enquêtes accablantes

Greenpeace a publié un premier rapport d’enquête le 13 avril donnant des résultats alarmants concernant neuf marques chinoises, comme Zhang Huang ou Tenfy’s Tea. Ces différents thés contiennent plus de 29 pesticides, dont certains très toxiques pour la santé. On trouve parmi eux des pesticides strictement interdits en Chine tels que le dicophol, l’endosulfan et méthomyl, étant jugés très néfastes pour la fertilité, la santé des femmes enceintes et la croissance des fœtus.

La deuxième enquête concerne quatre types de thé Lipton: un thé vert, un thé jasmin, un thé noir, et le thé Iron Buddha. Chaque échantillon contient au moins neuf pesticides, dont sept ne sont pas approuvés par l’UE, qui imposent des « limites maximales de résidus (LMR) bien plus strictes que celles en vigueur en Chine ». Sur ce point a directrice de la campagne de Greenpeace, Wang Jing déclare que « sur 29 pesticides que nous avons trouvés, seuls 5 sont listés par les organes de supervision chinois. Pour les thés, il n’y a en Chine que 30 substances actives listées, contre 450 pour l’UE. Or il y a près de 600 types de pesticides en Chine. La réglementation est très en retard sur les usages agricoles, notamment pour les plantations de thé. »

Aucun des thés qui sont montrés du doigt par l’ONG n’est destiné à l’exportation, car ils ne respectent pas les normes de sécurité sanitaire que l’Union Européenne a renforcée le 1er octobre 2011. Mais les résultats obtenus confirment qu’il y a « des failles dans le système de contrôle sanitaire chinois, sur l’ensemble de la chaîne de production », leur commercialisation est pourtant  maintenue en Chine.

Un scandale sanitaire

Le groupe Unilever ne s’est pas encore déclaré sur le rapport de Greenpeace, toutefois il maintient la volonté d’obtenir « à l’horizon 2015 la certification Rain Forest Alliance, qui inclut des critères stricts à l’égard des pesticides. » Il précise que cette certification sera appliquée à tous les thés chinois produits dans la province du Yunnan « avant fin 2012 ».

Les enquêteurs de Greenpeace se sont attachés à contrôler les thés des provinces du Fujian et du Zhejiang, respectivement première productrice de thé oolong et première productrice de thé vert. Ils y ont trouvés des traces de pesticides contenant des substances actives interdites en Chine. Pour Greenpeace Chine, il s’agit de faire comprendre aux industriels que le scandale sanitaire est bien réel et qu’ils ne doivent pas se cacher derrière « le fait que les limites maximales de résidus décelés dans leurs thés sont inférieures aux normes chinoises ». Le thé étant maintenu à la vente, c’est la santé de la population chinoise qui est mise en jeu.

Selon l’ONG, l’Association des producteurs chinois a « réservé son avis » suite à la publication de son premier rapport. Toutefois ce nouveau scandale pourrait bien réveiller l’opinion publique et faire pression sur les grands groupes et leurs marques.

Source : LeMonde.fr

Scandale en Europe : les conditions déplorables de l’élevage des poules pondeuses

L’Union européenne a sommé jeudi dernier 13 pays d’améliorer, sous peine de poursuites, le sort de 47 millions de poules pondeuses tenues dans des cages trop petites et mal aménagées. Actuellement dans l’Union Européenne, une poule pondeuse sur sept n’est pas élevée dans des conditions satisfaisantes, a souligné la Commission européenne en donnant aux Etats concernés deux mois pour se conformer aux nouvelles normes entrées en vigueur le 1er janvier 2012. La France et douze autres pays, la Belgique, Chypre, l’Espagne, la Grèce, la Hongrie, la Lettonie, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal et la Roumanie, avaient pourtant douze ans pour se préparer à ces normes, adoptées en 1999.

 

« La Commission regrette, qu’après toutes ces années, plus de la moitié des Etats membres de l’UE ne se soient pas conformés aux règles » a souligné son porte-parole en charge du dossier, Frédéric Vincent.

 Jusqu’à fin 2011, chaque poule disposait de l’équivalent minimal d’une feuille A4 d’espace au sol dans les élevages traditionnels en batterie. Les nouvelles normes prévoient de donner à chaque poule au minimum 750 cm2 d’espace dans leur cage, soit une feuille A4 agrandie de l’équivalent d’une carte postale. De nouveaux aménagements spécifiques doivent également être installés dans les cages, tel que des nids, des perchoirs offrant au moins 15 cmpar poule, de la litière permettant le picotage et le grattage. Cette très légère avancée dans la prise en compte du bien être des gallinacés constitue un minimum réglementaire que la ProtectionMondialedes Animaux de Ferme (PMAF) souhaite voir évoluer.

Selonla PMAF, 17% des établissements européens n’ont pas appliqués ces nouvelles normes. De 3 à 3,7 millions de poules pondeuses seraient aujourd’hui élevées en cages illégales.

Actuellement, les œufs produits par ces poules élevées dans ces cages interdites continuent à être commercialisés sous forme d’ovo-produits (sauces, biscuits, pâtes…).La PMAFinvite les industriels utilsant ces ovo-produits à se fournir exclusivement en œufs de plein air, et à suivre l’exemple d’entreprises telles que Lessieur qui, en 2011, a totalement exclu les œufs de batterie de ses mayonnaises.

En France, 46 millions de poules pondeuses sont utilisées pour produire les œufs, la consommation moyenne est de 231 œufs par habitant et par année. A une écrasante majorité (80%), les poules pondeuses sont élevées en cages. Après une année à pondre, entassées les unes sur les autres, elles sont tuées dans un abattoir.

L’élevage de plein air est le seul mode d’élevage permettant aux poules pondeuses d’accéder à un niveau de bien-être satisfaisant et de vivre une vraie vie de gallinacé. Déployer ses ailes, gratter le sol ou encore courir.

Pour vous repérer dans vos achats, les règles de marquage et d’étiquetage pour la vente des œufs sont harmonisées au sein de l’UE. Sur chaque œuf figure obligatoirement le code producteur donnant des informations sur la provenance et le mode d’élevage.

Code 3 : œufs de poules pondeuses élevées en cage

Code 2 : œufs de poules pondeuses élevées au sol sans accès à l’extérieur

Code 1 : œufs de poules pondeuses élevées en plein air

Code 0 : œufs de poules pondeuses élevées en mode biologique

Les œufs utilisés dans la fabrication de produits alimentaires proviennent le plus souvent de poules élevées en cage (sauf mention contraire sur l’emballage).

Voici une vidéo réalisée ces dernières semaines par l’association de protection des animaux L124. Attention, images chocs.


 

Sources : AFP   mcetv.fr  frequenceterre.com

De la ferme au quartier : quand l’agriculture arrive au cœur de Saint-Etienne

Dans la ville ouvrière de Saint-Etienne, associations de quartiers et paysans se mobilisent autour du projet « de la ferme au quartier », une plateforme d’approvisionnement alimentaire solidaire en circuit court ayant pour objectif de proposer aux riverains des légumes de saison et des produits sains. La principale différence avec les AMAP traditionnelles réside dans le fait que ce projet se veut créateur d’emplois et touche un plus large public, y compris les couches les moins favorisées de la population stéphanoise.

 

« Comment permettre au plus grand nombre, y compris aux personnes aux revenus très faibles et précaires, d’accéder à une alimentation saine ? » Georges Günther et les autres initiateurs du projet « de la ferme au quartier » ont répondu concrètement à la question. Cette initiative se veut complémentaire de l’offre proposée par les AMAP, qui repose totalement sur l’engagement bénévole de familles directement en lien avec les paysans partenaires. « Le projet De la ferme au quartier se veut, quant à lui, créateur d’emplois » explique Georges Günther.

Lancer une activité viable économiquement et créatrice d’emplois a évidemment un coût. Pour sa mise en place, le projet a notamment bénéficié d’un soutien dela RégionRhône-Alpes, de la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire Rhône-Alpes avec le fond social européen, l’Etat et la ville de Saint-Etienne qui loue un local.

Producteurs et consommateurs participent à parts égales aux frais de fonctionnement de la structure. « Nous misons sur la solidarité entre les consommateurs. L’idée est qu’ils participent aux frais de fonctionnement en fonction de leurs revenus », précise Georges Günther. Le montant de cette participation aux frais varie de 0 à 20%. L’association accepte également les chèques d’aide alimentaire, « notre objectif est de pouvoir proposer à tous les publics de l’agglomération de Saint-Etienne des produits agricoles locaux de qualité à un prix abordable ».

L’une des spécificités du projet est l’engagement de plusieurs associations de quartier qui mettent à disposition leur local, participent au conseil d’administration et mènent également un travail de sensibilisation auprès des riverains. Aux côtés de l’Association Départementale pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural (ADDEAR), on retrouve des centres sociaux, des amicales laïques, mais aussi le centre Al Qalam-Firdaws, qui développe et diffuse des travaux traitant de la culture musulmane.

« Se démarquer de l’image bobo qui colle aux AMAP n’est pas simple mais on a globalement un bon retour », estime Michel Avril, directeur de l’Agence Française des Producteurs Indépendants (AFPF). La mise en place du quotient familial soulage les familles les plus modestes, « on insiste sur le fait que c’est un service auquel même les populations en difficulté ont droit ». Tout l’enjeu pour l’AFPF est de redonner du sens afin de renforcer d’adhésion au projet « cela passe par une éducation, les gens ont perdu ces repères. C’est aussi une sensibilisation au développement local, on montre que c’est générateur d’emplois et de débouchés. On sensibilise aussi aux difficultés que rencontrent les paysans ».

« De la ferme au quartier » compte 24 paysans, dont la moitié environ est labellisée en Agriculture Biologique. « On discute avec les producteurs, on les met en lien avec d’autres producteurs et consommateurs pour faire évoluer leurs pratiques », l’association se place dans une démarche de respect de la charte de l’agriculture paysanne. Récemment, les initiateurs du projet sont rentrés en contact avec un producteur de poules pondeuses utilisant des aliments avec des OGM, « ce dernier à accepter d’y renoncer pour travailler avec nous ». Pour Georges Günther, refuser de travailler avec ce type de producteur reviendrait à vouloir s’enfermer dans une niche, « face à un système productiviste délocalisable, nous voulons tirer les pratiques vers le haut ».

L’objectif « de la ferme au quartier » est d’atteindre la taille d’une dizaine d’AMAP d’ici 2013, soit environ 600 familles pour une trentaine de paysans. « L’enjeu est d’augmenter en nombre d’adhérents si l’on veut embaucher ». L’association pourrait devenir une coopérative vers la mi-2013 si, comme l’espère ses initiateurs, le projet atteint son équilibre économique.

Source : http://www.bastamag.net