Manifestations contre le nucléaire à Tokyo

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées le 16 juillet pour demander l’abandon du nucléaire, un peu plus d’un an après la catastrophe de Fukushima.

Le parc Yoyogi, à Tokyo, a abrité le 16 juillet des milliers de manifestants, appelant à un « Japon propre ». Le rassemblement prend part alors que le Premier ministre, Yoshihiko Noda, a annoncé le 16 juin dernier la décision du gouvernement de remettre en service deux réacteurs de la centrale d’Ohi, en affirmant qu’il s’agissait d’une nécessité économique.

Les organisateurs ont revendiqué près de 170000 personnes tandis que la police a prévenu ne donner aucune estimation. C’est ainsi l’une des manifestations les plus massives depuis l’accident de Fukushima, témoignant le traumatisme social toujours prégnant auprès des habitants de la région. Satoshi Kobayashi, père de deux jeunes enfants, explique : « Un accident nucléaire a des conséquences ineffaçables et marque à jamais le territoire. C’est pour ça qu’il faut arrêter d’utiliser cette énergie ».

La mobilisation augmente

Le mouvement « Adieu l’énergie nucléaire ! », à l’origine de l’événement, à fédérer des groupes militant de longue date dont des personnalités influentes comme le compositeur Ryuichi Sakamoto ou le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe.

Les organisateurs affirment ne pas avoir l’intention de relâcher la pression. Mayumi Ishida, étudiant de l’université du Tohoku à Sendai, explique : « La mobilisation augmente mais il faudrait aller plus loin. Pourquoi pas un mouvement social avec des grèves ? »