Le régime végétarien meilleur pour la planète

Selon un rapport de la FAO de 2006,  « la production mondiale annuelle de viande devrait augmenter de 228 millions à 463 millions de tonnes d’ici à 2050 ». Une demande mondiale en forte croissance qui n’est pas sans conséquence pour l’environnement.

C’est un fait. La forte consommation de viande affecte la planète. Selon ce même rapport, « l’élevage est l’une des causes principales des problèmes d’environnement les plus pressants à savoir le réchauffement de la planète, la dégradation des terres, la pollution de l’atmosphère et des eaux et la perte de la  biodiversité ».

Fabrice Nicolino, auteur de Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde, explique : « il existe un modèle de consommation de la viande, le modèle occidental, basé sur une consommation très forte de viande ». La hausse du niveau de vie dans les pays émergents accroit fortement la demande. A titre d’exemple, en Chine, la consommation de viande est passée de 13,7 kg à 59,5 kg par habitant et par an entre 1980 et 2005.

Des conséquences écologiques, climatiques et sanitaires

Plus on produit de viande, plus il faut d’aliments pour les animaux. Il faut ainsi 16 kg de céréales pour produire 1 kg de viande. A titre d’exemple,  l’Europe ne dispose plus de surfaces cultivables suffisantes et elle importe donc d’Amérique latine du fourrage riche en énergie comme la farine de soja. Ces immenses cultures, majoritairement OGM et soumises à l’épandage de pesticides  ne sont pas sans conséquence pour l’environnement.

40% de la production céréalière mondiale est consacrée à l’alimentation du bétail. Alain Karsenty, économiste et expert auprès de la banque mondiale estime que l’élevage extensif et le soja exporté comme aliment du bétail est la première cause de déforestation. Greenpeace enfonce le clou et affirme que l’élevage bovin est responsable à 80% de la destruction de la forêt amazonienne. L’élevage est aussi responsable de 18 % des émissions de gaz à effet de serre. Le pâturage occupe 26 % de la surface émergée de la terre. Tandis que la production fourragière requiert environ un tiers de toutes les terres arables.

Il y a également des conséquences sanitaires. Il faut savoir qu’environ «  75 % de nouvelles maladies qui ont affecté les humains depuis dix ans sont causées par des pathogènes provenant d’animaux ou de produits d’origine animale ».

Devenir végétarien

Sensibilisée, la population des pays occidentaux veille à ne pas laisser couler l’eau du robinet inutilement ou encore à trier ses déchets, mais qui veille à manger moins de viande ? Le rapport entre consommation de viande et méfait écologique n’est pas encore évident. Helene Defossez qui publie  le végétarisme comme réponse à la violence du monde  aux éditions l’Harmattan (2011) parle des ouvriers des abattoirs qui font le « sale boulot, confrontés à la violence constamment ». « On estime à un tiers les animaux qui se réveillent sur la chaine d’abattage, et sont dépecés vivants » précise-t-elle. Elisabeth de Fontenay, philosophe, qui anime « vivre avec les bêtes » sur France Inter, dénonce un rapport « mortifère et sinistré aux animaux ». Un rapport sur lequel peu s’étende et pourtant. Le sujet est opaque. Très peu présent dans les médias, ce sujet émeut ceux qui ont le courage de s’informer des conditions d’élevage des animaux de ferme.

Commentaires

  1. […] Peut-être parce que dire à quelqu’un que tu as décidé de ne plus manger d’animaux, c’est le confronter, lui, à sa réalité : lui en mange, sans scrupules, sans remords. Ou peut-être qu’il trouve ça simplement ridicule de se soucier des animaux, après tout ce ne sont que des animaux… et puis du temps de la préhistoire, ils faisaient comment, hein ? Et puis l’humain est fait pour manger de la viande, depuis la nuit des temps on mange de la viande, on peut pas vivre sans. Et puis si on arrêtait de les manger ces animaux, on se retrouverait envahis, y aurait des cochons et des poules partout, non mais imagine un peu le bordel. […]