L’invasion du moustique tigre

Le moustique tigre s’implante toujours plus d’années en années dans les départements méridionaux de France. Redouté pour le risque sanitaire qu’il engendre, un plan d’action est mis en place depuis le 1er mai…

Une espèce invasive

Le moustique tigre est facilement reconnaissable par ses rayures blanches, même à l’œil nu.

Aedes albopictus pour les latinistes, est un moustique originaire d’Asie du sud-est dont l’aire de répartition s’étend aujourd’hui dans le sud de la France, en Amérique du Nord… Il a sûrement profité des réseaux de transport, et peut-être aussi du réchauffement climatique global pour survivre en dehors des zones tropicales.
Reconnaissable par ses rayures blanches sur son corps noir, cet insecte est redouté car, contrairement à son homologue européen, il transmet des maladies qui ne sont normalement pas présentes en France. Les maladies potentielles sont la dengue et le chikungunya. Jusqu’à présent, seuls quatre cas de maladies propagées à cause des moustiques tigres ont été déclarées en métropole.

Un plan de lutte mis en place

Cependant, pour éviter tout risque, un système, réactualisé chaque année, est mis en place afin de lutter contre cette espèce invasive. Le moustique étant actif en été, c’est le 1er mai que le plan d’action a débuté. Articulé autour de trois axes, le plan prévoit de surveiller les moustiques ainsi que les humains afin d’éviter la propagation de la maladie et le troisième volet consiste à l’information des populations : il faudra en effet détruire les habitats du moustique, qui sont les eaux stagnantes, ce qui ne peut se faire que par la bonne volonté de la population. On apprendra aussi comment se protéger des piqûres. On peut citer comme moyen de protection individuel le port des manches longues – bien qu’en été, dans le sud de la France, le temps ne s’y prête pas vraiment.

Le but de ces actions est de limiter au maximum la propagation du moustique de nature agressive en France, vecteur de maladies qu’on ne sait traiter que symptomatiquement.

 

Source : Enviro2b