Ouverture de COP 17 à Durban

 

 

La 17ème conférence  des parties à la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (COP) s’ouvre aujourd’hui  dans la ville de Durban, en Afrique du Sud . Ce sommet, qui se tiendra jusqu’au 9 décembre, réunis 195 pays et est censé préparer la suite du protocole de Kyoto, signé en 2007.

Après le succès de Cancùn en 2010, COP 17 constitue une nouvelle étape importante quant aux négociations sur le climat. La communauté internationale n’étant toujours pas parvenue à mettre en place un nouveau régime de lutte contre le changement climatique qui limite le réchauffement du climat en dessous du seuil dangereux des 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.  Les dernières avancées scientifiques rappellent pourtant la nécessité de réduire de moitié les émissions mondiales d’ici 2050.

Le changement climatique produit déjà des effets désastreux particulièrement marqués dans les pays les plus pauvres. Le secrétaire de l’ONU Ban Ki-Moon assure qu’il n’est plus possible de « demander aux plus pauvres et aux plus vulnérables de payer le prix du changement climatique ». Durban doit permettre de consolider les mesures actuellement  insuffisantes afin de répondre au défi de l’adaptation au changement climatique.

COP 17 est en quelque sorte le sommet  de la dernière chance pour construire rapidement un nouveau protocole de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cependant, les négociations s’avèrent compliquées. En effet, la Chine, premier émetteur mondial de CO2, refuse toujours de signer tout accord pour préserver son « droit au développement ». Les Etats-Unis, deuxième pays émetteur de la planète – qui n’a jamais ratifié Kyoto – n’avanceront pas si la Chine ne débloque pas la situation, la Russie et le Japon sont du même avis. Quant à l’Union européenne, elle affirme ne rien vouloir ratifier sans engagement de réduction des Etats-Unis. Il est donc fort peu probable que la signature d’un traité effectif dès 2013 se fasse en Afrique du Sud.

Enfin, Durban devrait concrétiser les engagements pris lors des derniers rounds de négociation. Le cas de la question des financements de long terme sera de nouveau aborder, sur ce sujet, un travail important a déjà été accompli  au-delà du cadre strict de la Convention climat, notamment dans le cadre du G20 qui s’est tenu à Cannes les 3 et 4 novembre dernier.

Source : France Diplomatie