Eduquer les jeunes pour construire un avenir durable

Le magazine de l’ADEME du mois d’août consacre un dossier à l’éducation des jeunes au développement durable.

L’ADEME (Agence de l’Environnement Et de la Maitrise de l’Energie) qui joue un rôle actif dans l’éducation au développement durable, verra celui-ci se renforcer avec la convention, en cours de signature, avec le ministère de l’Education nationale. Cet accord-cadre prévoit que l’Agence apporte « les connaissances et les compétences nécessaires propres au développement durable aux enseignants et aux cadres de l’Éducation nationale, à tous les niveaux et à toutes les filières ».

Une expertise nouvelle à laquelle doit être formé le personnel enseignant, afin de s’adapter à la présence de plus en plus importante du  développement durable dans l’enseignement. Les programmes scolaires de géographie et de sciences et vie de la Terre, de la primaire jusqu’au lycée, intègrent les diverses problématiques environnementales (gestion des ressources, protection de l’eau, énergie, pollution atmosphérique). Les diplômes intègrent également les questions de développement durable comme en témoigne la création de la mention complémentaire post-bac pro « spécialisation Énergies renouvelables », entrée en vigueur à la rentrée scolaire 2010 dans quelques établissements tests  ou encore le bac STI, qui devient STIDD (sciences et technologies de l’industrie et développement durable) à la rentrée 2011 pour les classes de première et, dès 2012, pour les terminales. Sans parler des formations spécialisées dans ce domaine qui voient le jour.

La sensibilisation au développement durable devant également se faire au-delà du temps scolaire, les animateurs du secteur socioculturel ou sportif (les fédérations sportives, les associations, le Centre d’information et de documentation jeunesse …) bénéficieront aussi de ces formations.

L’enseignement des enjeux écologique au sein de l’Education nationale n’est pas récent. Dès 1977, une circulaire donne naissance à l’éducation à l’environnement en France, devenue ensuite « Éducation à l’environnement et au développement durable » en 2004, puis officiellement désignée « Éducation au développement durable » par une circulaire de 2007.

Le grenelle de l’environnement et la traduction législative de ses engagements insiste sur l’importance de la dimension éducative dans la stratégie nationale de développement durable. Les jeunes qui vont construire le monde de demain sont une cible privilégiée de cette éducation. Comme l’explique Florence Clément, chargée de l’Information du grand public et de la sensibilisation des jeunes à l’ADEME, il  est nécessaire de «  donner aux citoyens de demain les clés pour agir. Nous ne bâtirons pas de société nouvelle sans éduquer les plus jeunes ! ».

Un discours qui fait écho à celui de Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, qui appelle la jeunesse à s’engager  à changer le monde à l’occasion de la Conférence annuelle Simul’ONU (Simul’ONU est un dispositif clef de la stratégie du Groupe de l’action éducative des Nations Unies visant à sensibiliser les jeunes dans le monde à des questions importantes). Pour cette troisième édition, des étudiants des universités les plus prestigieuses devront échanger sur le thème  « Développement durable: promouvoir les progrès humains en harmonie avec la nature » et plus particulièrement sur l’impact des conflits armés sur le développement durable, sur les moyens de préserver la sécurité alimentaire mondiale et de faire de l’éducation un outil déterminant à la réalisation du développement durable et sur la question litigieuse des changements climatiques et celle des réfugiés climatiques.

Sources : ADEME, Nations Unies.