L’Agence européenne de l’environnement cible la pollution chimique des eaux européennes

L’AEE vient en effet de publier un nouveau rapport en date du 14 juillet sur ce thème, et met en évidence « la persistance des substances chimiques dans les rivières et mers d’Europe malgré un attirail de législations » visant à la contrecarrer. Ces substances chimiques sont émises par l’usage de produits domestiques, par les activités industrielles et de transport, ou encore l’agriculture notamment.

Elle souligne, après des recherches menées par un organisme de la Commission européenne, le Joint research center, que 60 % des rivières et 25 % des eaux souterraines analysées contiennent un ensemble de substances chimiques néfastes pour l’environnement, parmi lesquelles figurent des herbicides, des anticorrosifs, mais aussi des antibiotiques et antiépileptiques. Les eaux marines ne sont pas en reste, puisque leur teneur en PCB reste élevée, malgré un recul de leur concentration en produits chimiques.

Outre un impact sur l’environnement et la faune, ces substances chimiques ont un impact sanitaire important sur l’homme. Il s’agit en effet de perturbateurs endocriniens, molécules qui agissent sur l’équilibre hormonal, et peuvent ainsi provoquer certains symptômes tel des malformations génitales, ou encore altérer le développement neuronale, voire entrainer des risques de cancer.

Face à ces constats, l’AEE souhaite une amélioration du traitement des produits chimiques dans les eaux des villes, principalement lorsque de fortes précipitations accentuent le risque de ruissellement et d’infiltration. Elle appelle également à une réduction de leur usage à la source, en favorisant l’essor de la chimie verte.

Source : actu-environnement.com.