L’eau du robinet permet de produire de l’électricité

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Une « micro-turbine » installée sur le réseau d’eau potable permet de générer de l’électricité. L’avenue Brancolar de Nice a été choisie par Veolia Eau pour mener ce projet pilote.

L’eau arrive par un tuyau et ressort par un autre pour faire tourner une « micro-turbine »

Après 9 ans de démarches administratives, cette « micro-turbine » innovante a pu être implantée sur le réseau d’eau potable niçois.

L’eau potable arrive par l’un des tuyaux bleu clair puis repart dans un autre tuyau après avoir entraîné une turbine bleu foncé. L’eau potable, traitée en amont à l’usine de Super-Rimiez ressort intacte du processus par l’autre canalisation.

Benoît le Falher, directeur d’exploitation de Veolia Eau, explique que « l’usine d’eau potable est située à 220 m d’altitude ». Ainsi, « l’eau descend en ville : la gravité entraîne forcément une pression dans les tuyaux ».

Une première en France

S’il s’agit d’une première en France, « deux autres turbines ont depuis été installées, dont la dernière route de Turin, en décembre dernier », ajoute Benoît le Falher. L’investissement total qui dépasse 1.5 million d’euros va permettre de produire 5 millions de KW/h par an, revendus à EDF.

Selon Benoît le Falher, « une fois amorties, dans environ 5 ans, ces installations, qui génèrent plus de 400 000 € de revenus annuels, reviendront à Nice Côte d’Azur » et le trop-plein de Super Rimiez devrait permettre de faire tourner une quatrième turbine dans la communauté urbaine.

Au total, ces « micro-turbines » pourraient produire l’équivalent de la consommation électrique annuelle de l’usine d’eau potable de Nice. Pour Benoît le Falher, il s’agit « tout de même de l’une des plus grosses structures de ce type dans tout le Sud-Est ».

On espère que cette démarche pourra être généralisée puis complétée à terme par le chauffage par les « eaux usées » voire même bénéficier des récents enseignements liés aux feuilles artificielles.